Les remontées capillaires sont un problème qui nécessite une attention et un traitement approprié. Sans cela, elle peut causer un large éventail de problèmes pour les maisons dont les fondations ont plus de 20 ans. En traitant correctement la présence de nappes phréatiques via les réseaux capillaires qui remontent à travers les murs dans ces structures, on peut garantir une protection adéquate contre les dommages causés par l’humidité et les problèmes associés à l’avenir
C’EST QUOI ?
Qu’est-ce que les
remontées capillaires?
Les remontées capillaires sont un phénomène naturel qui se produit quand l’humidité dans le sol et sous votre maison s’infiltre à travers le mur, provoquant des problèmes d’humidité à l’intérieur de la maison.
Cette humidité remonte à travers les murs et induit des conséquences néfastes pour votre santé ainsi que pour la structure de votre bâtiment. Les symptômes les plus courants sont des taches d’humidité sur les murs et une dégradation du mur intérieur et/ou extérieur.
Les remontées capillaires se produisent principalement dans les murs en maçonnerie. Elles peuvent affecter aussi bien l’intérieur qu’à l’extérieur de l’habitation, en endommageant progressivement le mur ou le matériau de construction, entrainant des problèmes structurels et des signes de mauvais état visible.
SOLUTIONS
Quelles solutions professionnelles existent pour traiter ce phénomène ?
L’injection contre la remontée capillaire est une technique utilisée pour résoudre les problèmes d’humidité ascensionnelle dans les murs. Voici les étapes générales pour la réalisation d’une injection contre la remontée capillaire :
Évaluation
Évaluation La première étape consiste à évaluer l’ampleur du problème d’humidité dans le mur. Cette évaluation peut être effectuée par un professionnel de l’humidité, qui effectuera des tests pour déterminer le niveau d’humidité dans le mur.
Préparation de la zone d’injection
La zone autour du mur sera protégée avec des bâches pour éviter tout déversement ou contamination.
Percement des trous
Des trous seront percés dans le mur, généralement à environ 10 cm d’intervalle, et à une profondeur de 2/3 de l’épaisseur du mur.
Injection
Un produit d’injection sera ensuite injecté dans les trous à l’aide d’un pistolet ou d’une pompe spéciale. Le produit d’injection est généralement une résine hydrophobe qui pénètre dans le mur et forme une barrière étanche contre l’humidité.
Nettoyage
Après l’injection, les trous seront bouchés et les zones d’injection seront nettoyées.
Comment reconnaître une remontée capillaire et la distinguer des autres désordres ?
Une remontée capillaire est la migration de l’eau du sol vers le haut du mur, à travers le réseau poreux des matériaux de maçonnerie. Trois indices la caractérisent :
- Une auréole basse et horizontale, qui part du pied du mur et s’arrête à une hauteur relativement constante sur toute la longueur de la paroi.
- Des efflorescences salines — dépôts blanchâtres, poudreux ou cristallins — laissées par les sels minéraux transportés par l’eau puis déposés lors de l’évaporation.
- Une persistance toute l’année, indépendante de la météo immédiate et du chauffage.
Ces trois signes sont ce qui permet de ne pas confondre une remontée capillaire avec deux autres pathologies au traitement complètement différent.
Remontée capillaire, condensation ou infiltration : trois désordres à ne pas confondre
| Indice observé | Remontée capillaire | Condensation | Infiltration latérale |
|---|---|---|---|
| Localisation | Pied de mur, bande basse horizontale | Surfaces froides : angles, plafonds, encadrements, ponts thermiques | Paroi enterrée ou exposée, en face du point d’entrée de l’eau |
| Évolution | Permanente, peu sensible à la saison | Saisonnière : s’aggrave en période de chauffe et de faible aération | Rythmée par les épisodes de pluie |
| Sels | Efflorescences fréquentes | Absentes | Variables selon le terrain |
| Signe associé | Décollement d’enduit et de peinture en bas de mur | Buée sur les vitrages, moisissures noires en surface | Traînées, ruissellement, désordre localisé |
| Piste à vérifier d’abord | Absence ou défaillance de la coupure de capillarité | Ventilation et renouvellement d’air du logement | Drainage, étanchéité extérieure, niveau du terrain |
Les trois peuvent coexister sur un même bâtiment : c’est précisément pourquoi le diagnostic précède le choix d’une solution.
Ce qu’un diagnostic doit établir avant tout travaux
Traiter un mur sans avoir identifié l’origine de l’eau expose à refaire les travaux. Un diagnostic sérieux établit au minimum :
- La hauteur et l’étendue de la zone humide, relevées paroi par paroi.
- La nature du mur (pierre, brique, moellon, béton) et sa porosité, qui conditionnent la vitesse de remontée.
- La présence ou l’absence d’une coupure de capillarité, barrière étanche horizontale que les règles de l’art imposent en pied de maçonnerie (NF DTU 20.1) et qui fait défaut sur beaucoup de bâti ancien.
- Le contexte extérieur : niveau du terrain naturel par rapport au plancher, pente, évacuation des eaux pluviales, revêtements extérieurs étanches qui empêchent le mur de sécher.
- La ventilation des locaux, pour écarter ou quantifier la part de condensation.
Ce n’est qu’une fois ces points établis qu’une solution technique peut être discutée, chiffrée et garantie.
Pourquoi une remontée capillaire ne doit pas être laissée en l’état
Au-delà des dégâts visibles sur les enduits et les peintures, l’humidité permanente dégrade les performances thermiques de la paroi : un matériau gorgé d’eau conduit mieux la chaleur qu’un matériau sec, ce qui accroît les déperditions et entretient la sensation de froid. Elle favorise aussi le développement de moisissures, dont l’exposition prolongée est associée à des troubles respiratoires.
Côté logement loué, la réglementation impose que le bien soit protégé contre les infiltrations d’eau et ne présente pas de risque manifeste pour la santé et la sécurité des occupants : c’est l’un des critères de décence (décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002).
Questions fréquentes sur les remontées capillaires
Une remontée capillaire peut-elle disparaître seule ?
Non. Tant que l’eau du sol trouve un chemin capillaire dans le mur et que rien ne l’interrompt, le phénomène se poursuit. Un assèchement apparent en été ne signifie pas que la cause a disparu.
Un enduit étanche ou une peinture anti-humidité suffisent-ils ?
Ils masquent le symptôme sans traiter la cause, et empêchent le mur d’évaporer : l’eau et les sels migrent alors plus haut ou ressortent de l’autre côté de la paroi.
Pourquoi les dégâts réapparaissent-ils après des travaux ?
Le plus souvent parce que le désordre traité n’était pas le bon, ou parce que les sels déjà présents dans la maçonnerie n’ont pas été pris en compte : hygroscopiques, ils continuent de fixer l’humidité de l’air.
Combien de temps un mur met-il à sécher ?
Cela dépend entièrement de l’épaisseur du mur, du matériau, de la charge en sels et des conditions de ventilation. Aucun délai générique ne peut être annoncé sans relevé sur place.
Sources et documents de référence
- NF DTU 20.1 — Ouvrages en maçonnerie de petits éléments : parois et murs (règles relatives à la coupure de capillarité en pied de maçonnerie).
- CSTB — Centre Scientifique et Technique du Bâtiment : pathologies liées à l’humidité des parois.
- AQC — Agence Qualité Construction : fiches pathologie bâtiment, désordres d’humidité et de condensation.
- ADEME : ventilation, qualité de l’air intérieur et humidité dans le logement.
- Décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 relatif aux caractéristiques du logement décent (Legifrance).
Un doute sur l’origine de l’humidité de vos murs ? KM Humidité réalise le diagnostic sur place avant toute préconisation. Téléphone : 01 30 76 13 26 — du lundi au samedi, 8 h à 20 h.
