Le Plessis-Gassot · 95720 · Plaine de France

Remontée capillaire à Le Plessis-Gassot : diagnostic dans un village de 102 habitants

Le Plessis-Gassot est l’une des plus petites communes du Val-d’Oise : une centaine d’habitants sur un peu plus de 4 km² de plaine agricole, entre Écouen et Le Mesnil-Aubry. Un bâti aussi restreint ne veut pas dire un bâti sans risque : trois arrêtés de catastrophe naturelle ont déjà été pris sur la commune, et le sol y est classé en exposition moyenne au retrait-gonflement des argiles.

  • Diagnostic humidité sur place
  • Secteur couvert par l’Agence Île-de-France
  • Devis détaillé après relevé d’humidité

Le Plessis-Gassot en quatre points

Une commune très peu peuplée

102 habitants pour environ 4,15 km², soit une densité proche de 25 habitants au km². À cette échelle, l’Insee ne publie pas de répartition détaillée du bâti par période de construction : la donnée est trop fine pour être diffusée sans risque de ré-identification.

Deux épisodes reconnus en 1992 et 1999

Le dossier GASPAR de Géorisques recense trois arrêtés de catastrophe naturelle sur la commune, dont un mouvement de terrain fin décembre 1999 associé à une inondation par coulée de boue la même semaine.

Un sol argileux à surveiller

Géorisques classe Le Plessis-Gassot en exposition moyenne au retrait-gonflement des argiles (BRGM). Ce phénomène fissure les sols et peut désolidariser un dallage, ouvrant un passage à l’humidité en pied de mur.

Pas de zone inondable cartographiée

L’atlas des zones inondables de Géorisques ne recense aucun secteur réglementé sur la commune : l’humidité constatée en pied de mur vient plus probablement du sol ou d’un défaut de construction que d’un débordement de cours d’eau.

Ce que disent les données publiques

102habitants (population municipale, INSEE / geo.api.gouv.fr)
4,15 km²superficie communale, soit 415 hectares
3arrêtés de catastrophe naturelle recensés depuis 1992 (Géorisques / GASPAR)
Moyenneexposition au retrait-gonflement des argiles (Géorisques / BRGM)
Pourquoi si peu de chiffres. Le Plessis-Gassot est trop petit pour figurer en détail dans la plupart des bases nationales : pas de dossier logement complet à l’Insee, pas de zonage PPRI. Les données ci-dessus sont celles qui existent réellement pour cette commune ; nous préférons les présenter telles quelles plutôt que d’y ajouter des estimations invérifiables.

Aléas recensés par Géorisques sur la commune

Arrêtés de catastrophe naturelle, commune de Le Plessis-Gassot (Géorisques, base GASPAR)
Nature de l’événement Période Publication de l’arrêté
Inondations et coulées de boue 31 mai – 1er juin 1992 21/08/1992
Mouvement de terrain 25 – 29 décembre 1999 29/12/1999
Inondations et coulées de boue 25 – 29 décembre 1999 29/12/1999

Les deux événements de fin 1999 sont liés à la même séquence météorologique : un sol saturé qui a d’abord bougé, puis ruisselé. Sur une commune agricole comme Le Plessis-Gassot, ce type d’épisode agit surtout sur les fondations superficielles et les pieds de mur non protégés par une coupure de capillarité continue, plus que sur les étages.

« Pour détecter la présence d’humidité, vérifier si celle-ci est bien d’origine ascensionnelle et non liée à des infiltrations ou de la condensation. »

Agence Qualité Construction, fiche pathologie Remontées capillaires

Pied de mur ancien avec frange d'humidité ondulée et dépôt blanc de salpêtre au-dessus de la plinthe
Frange d’humidité et salpêtre en pied de mur : le signe le plus courant d’une remontée capillaire sur un bâti ancien.

Ce que doit vérifier un diagnostic à Le Plessis-Gassot

  1. Situer le bâtiment sur la parcelleExposition, présence d’un fossé ou d’un point bas agricole à proximité, nature du sol en surface.
  2. Relever l’humidité à plusieurs hauteursDu pied de mur jusqu’au-dessus de la frange visible, pour distinguer une remontée d’une infiltration latérale.
  3. Vérifier la continuité de la coupure de capillaritéL’Agence Qualité Construction précise qu’elle doit être « rigoureusement continue sur tous les murs porteurs » et positionnée entre 5 et 15 cm au-dessus du sol extérieur. Une arase discontinue reste l’une des causes d’échec les plus fréquentes d’un traitement mal posé.
  4. Croiser avec le contexte argileuxUne fissuration en pied de mur liée au retrait-gonflement des argiles n’appelle pas le même traitement qu’une remontée capillaire pure : le diagnostic doit trancher avant toute intervention.
  5. Conclure par écritUn diagnostic utile nomme la cause probable, la localise sur le bâtiment et hiérarchise les travaux à envisager.

Les solutions, selon la cause identifiée

Traitement contre la remontée capillaireAprès diagnostic, mise en place d’un traitement hydrofuge adapté à la maçonnerie rencontrée. C’est la prestation que nous réalisons sur ce type de bâti ancien ou agricole.
Ventilation mécanique par insufflation (VMI)En complément d’un traitement de mur, une VMI limite la stagnation d’humidité intérieure dans un bâtiment peu ventilé.
Déshumidificateur professionnelUne solution ponctuelle pour une pièce exposée, en attendant ou en complément d’un traitement de fond.
Drainage périphérique, injection de résine, cuvelageCe sont des techniques reconnues du bâtiment : l’AQC classe le drainage périphérique parmi les traitements palliatifs, « raccordé sur un exutoire pour réduire la quantité d’eau en pied des murs ». Elles ne figurent pas parmi les prestations confirmées de KM Humidité à ce jour ; un diagnostic sur place permet de juger si l’une d’elles est réellement adaptée à votre bâtiment.
Ce que nous n’annonçons pas. Pas de durée de séchage donnée à l’avance : aucun document technique de référence n’en publie. Pas de promesse de résultat avant d’avoir vu le mur : l’AQC elle-même parle de techniques employées pour « tenter de mettre fin » au phénomène. Et pas de tarif au mètre linéaire sans être passés sur place. L’Agence Qualité Construction rappelle aussi qu’un enduit ou une peinture étanche mal choisis empêchent l’évaporation près du sol et font remonter l’humidité plus haut dans le mur.

Un mur humide à Le Plessis-Gassot ? Commencez par le diagnostic.

Nos techniciens interviennent depuis l’Agence Île-de-France pour évaluer l’origine exacte de l’humidité avant de proposer un traitement.

Questions fréquentes à Le Plessis-Gassot

Une si petite commune peut-elle vraiment avoir des données fiables ?

Oui, mais elles sont peu nombreuses : population, superficie, arrêtés de catastrophe naturelle et exposition aux argiles sont publiés par l’Insee et Géorisques. En revanche, l’Insee ne diffuse pas de détail du bâti par période de construction pour une commune de cette taille, faute d’échantillon suffisant.

Le Plessis-Gassot est-elle en zone inondable ?

Non, aucun zonage réglementaire d’inondation n’apparaît dans l’atlas des zones inondables de Géorisques pour cette commune. Les deux arrêtés de 1999 concernent un mouvement de terrain et une coulée de boue, pas une crue de rivière.

Le retrait-gonflement des argiles peut-il causer de l’humidité en pied de mur ?

Indirectement, oui. En se rétractant puis en gonflant, une argile en exposition moyenne comme celle du Plessis-Gassot peut fissurer un dallage ou désolidariser une fondation, ce qui ouvre un chemin à l’eau du sol. Le diagnostic permet de distinguer cette cause d’une remontée capillaire classique.

Le cuvelage ou l’injection de résine sont-ils proposés ici ?

Pas en tant que prestations confirmées de KM Humidité à ce jour. Ce sont des techniques reconnues du bâtiment ; un diagnostic sur place indique si l’une d’elles serait pertinente pour votre situation.

Sources. Données consultées en août 2026, commune de Le Plessis-Gassot (INSEE 95492).