Remontée capillaire à Le Plessis-Gassot : diagnostic dans un village de 102 habitants
Le Plessis-Gassot est l’une des plus petites communes du Val-d’Oise : une centaine d’habitants sur un peu plus de 4 km² de plaine agricole, entre Écouen et Le Mesnil-Aubry. Un bâti aussi restreint ne veut pas dire un bâti sans risque : trois arrêtés de catastrophe naturelle ont déjà été pris sur la commune, et le sol y est classé en exposition moyenne au retrait-gonflement des argiles.
- Diagnostic humidité sur place
- Secteur couvert par l’Agence Île-de-France
- Devis détaillé après relevé d’humidité
Le Plessis-Gassot en quatre points
102 habitants pour environ 4,15 km², soit une densité proche de 25 habitants au km². À cette échelle, l’Insee ne publie pas de répartition détaillée du bâti par période de construction : la donnée est trop fine pour être diffusée sans risque de ré-identification.
Le dossier GASPAR de Géorisques recense trois arrêtés de catastrophe naturelle sur la commune, dont un mouvement de terrain fin décembre 1999 associé à une inondation par coulée de boue la même semaine.
Géorisques classe Le Plessis-Gassot en exposition moyenne au retrait-gonflement des argiles (BRGM). Ce phénomène fissure les sols et peut désolidariser un dallage, ouvrant un passage à l’humidité en pied de mur.
L’atlas des zones inondables de Géorisques ne recense aucun secteur réglementé sur la commune : l’humidité constatée en pied de mur vient plus probablement du sol ou d’un défaut de construction que d’un débordement de cours d’eau.
Ce que disent les données publiques
Aléas recensés par Géorisques sur la commune
| Nature de l’événement | Période | Publication de l’arrêté |
|---|---|---|
| Inondations et coulées de boue | 31 mai – 1er juin 1992 | 21/08/1992 |
| Mouvement de terrain | 25 – 29 décembre 1999 | 29/12/1999 |
| Inondations et coulées de boue | 25 – 29 décembre 1999 | 29/12/1999 |
Les deux événements de fin 1999 sont liés à la même séquence météorologique : un sol saturé qui a d’abord bougé, puis ruisselé. Sur une commune agricole comme Le Plessis-Gassot, ce type d’épisode agit surtout sur les fondations superficielles et les pieds de mur non protégés par une coupure de capillarité continue, plus que sur les étages.
« Pour détecter la présence d’humidité, vérifier si celle-ci est bien d’origine ascensionnelle et non liée à des infiltrations ou de la condensation. »
Agence Qualité Construction, fiche pathologie Remontées capillaires

Ce que doit vérifier un diagnostic à Le Plessis-Gassot
- Situer le bâtiment sur la parcelleExposition, présence d’un fossé ou d’un point bas agricole à proximité, nature du sol en surface.
- Relever l’humidité à plusieurs hauteursDu pied de mur jusqu’au-dessus de la frange visible, pour distinguer une remontée d’une infiltration latérale.
- Vérifier la continuité de la coupure de capillaritéL’Agence Qualité Construction précise qu’elle doit être « rigoureusement continue sur tous les murs porteurs » et positionnée entre 5 et 15 cm au-dessus du sol extérieur. Une arase discontinue reste l’une des causes d’échec les plus fréquentes d’un traitement mal posé.
- Croiser avec le contexte argileuxUne fissuration en pied de mur liée au retrait-gonflement des argiles n’appelle pas le même traitement qu’une remontée capillaire pure : le diagnostic doit trancher avant toute intervention.
- Conclure par écritUn diagnostic utile nomme la cause probable, la localise sur le bâtiment et hiérarchise les travaux à envisager.
Les solutions, selon la cause identifiée
Un mur humide à Le Plessis-Gassot ? Commencez par le diagnostic.
Nos techniciens interviennent depuis l’Agence Île-de-France pour évaluer l’origine exacte de l’humidité avant de proposer un traitement.
Questions fréquentes à Le Plessis-Gassot
Une si petite commune peut-elle vraiment avoir des données fiables ?
Oui, mais elles sont peu nombreuses : population, superficie, arrêtés de catastrophe naturelle et exposition aux argiles sont publiés par l’Insee et Géorisques. En revanche, l’Insee ne diffuse pas de détail du bâti par période de construction pour une commune de cette taille, faute d’échantillon suffisant.
Le Plessis-Gassot est-elle en zone inondable ?
Non, aucun zonage réglementaire d’inondation n’apparaît dans l’atlas des zones inondables de Géorisques pour cette commune. Les deux arrêtés de 1999 concernent un mouvement de terrain et une coulée de boue, pas une crue de rivière.
Le retrait-gonflement des argiles peut-il causer de l’humidité en pied de mur ?
Indirectement, oui. En se rétractant puis en gonflant, une argile en exposition moyenne comme celle du Plessis-Gassot peut fissurer un dallage ou désolidariser une fondation, ce qui ouvre un chemin à l’eau du sol. Le diagnostic permet de distinguer cette cause d’une remontée capillaire classique.
Le cuvelage ou l’injection de résine sont-ils proposés ici ?
Pas en tant que prestations confirmées de KM Humidité à ce jour. Ce sont des techniques reconnues du bâtiment ; un diagnostic sur place indique si l’une d’elles serait pertinente pour votre situation.
Notre expertise humiditéComment se déroule un diagnostic
Ventilation par insufflation (VMI)Traiter l’humidité de l’air intérieur
Déshumidificateur professionnelUne solution ponctuelle et localisée
Humidité en sous-sol et en caveQuand le désordre vient d’une partie enterrée
Champignons et moisissuresUne conséquence fréquente d’un mur humide
- Base officielle des communes (INSEE / geo.api.gouv.fr) — identité communale, population municipale, superficie.
- Géorisques — GASPAR — arrêtés de catastrophe naturelle de la commune.
- Géorisques / BRGM — exposition au retrait-gonflement des argiles.
- Géorisques — Atlas des zones inondables — absence de zonage réglementaire recensé sur la commune.
- Agence Qualité Construction — fiche pathologie Remontées capillaires.
