Montreuil · 93100 · Seine-Saint-Denis

Remontée capillaire à Montreuil : ce que le bâti et le sous-sol changent au diagnostic

Une plinthe qui gondole, un dépôt blanc qui revient après chaque nettoyage, une odeur de cave qui persiste malgré l’aération. À Montreuil, ville dense et largement bâtie en collectif, ces signes touchent d’abord le bâti ancien encore présent dans le tissu pavillonnaire — et se croisent avec un sous-sol connu pour ses anciennes carrières.

  • Intervention à Montreuil et en Seine-Saint-Denis
  • Mesure d’humidité sur place
  • Devis détaillé après diagnostic

L’essentiel, en quatre points

Ce qu’est une remontée capillaire

Un mur enterré fonctionne un peu comme une mèche : le matériau poreux aspire l’humidité du sol par capillarité, et cette eau ne s’arrête qu’en séchant à l’air libre, plus haut sur la paroi, en y déposant les minéraux qu’elle transportait. Les bâtisses récentes y échappent presque toujours grâce à leur coupure de capillarité ; les constructions plus anciennes, elle, en sont dépourvues.

Pourquoi le bâti ancien de Montreuil est concerné

Selon l’INSEE (RP2016), 20,5 % des résidences principales de Montreuil sont antérieures à 1946, soit avant la généralisation de l’arase étanche en pied de mur — la barrière qui coupe la capillarité entre fondations et maçonnerie.

Un sous-sol qui a sa propre histoire

Montreuil est concernée par d’anciennes carrières souterraines et par un phénomène de dissolution du gypse, en plus d’un aléa retrait-gonflement des argiles classé fort par le BRGM. Ces facteurs peuvent fragiliser le bâti et modifier la façon dont l’eau circule sous une parcelle.

Par quoi commencer

Un devis donné sans avoir vu le mur ne repose sur rien de vérifiable. La priorité est de faire constater sur place d’où vient réellement l’eau, car remontée capillaire, infiltration et condensation se ressemblent au premier regard mais appellent des réponses très différentes.

Montreuil en chiffres : ce que disent les données publiques

17arrêtés de catastrophe naturelle recensés sur la commune entre 1983 et 2020, dont 9 pour sécheresse et 6 pour inondation ou coulée de boue (Géorisques, base GASPAR)
20,5 %des résidences principales sont antérieures à 1946 : 2 746 logements d’avant 1919 et 6 832 de 1919-1945, sur 46 656 résidences principales (INSEE, RP2016)
16,5 %du parc de résidences principales est constitué de maisons individuelles (8 275 sur 50 061 logements), contre 82,1 % d’appartements (INSEE, RP2016)
depuis 2011la commune est couverte par un plan de prévention des risques naturels mouvements de terrain (PPRMT), approuvé le 22 avril 2011 (Ville de Montreuil)
Pourquoi ces chiffres plutôt qu’un simple « risque existant ». Les fiches Géorisques signalent un risque de mouvement de terrain ou de retrait-gonflement des argiles pour la quasi-totalité des communes d’Île-de-France : cette seule mention ne distingue pas Montreuil de sa voisine. Les chiffres ci-dessus viennent des bases publiques (INSEE, Géorisques, Ville de Montreuil) et sont propres au périmètre communal.

Le bâti de Montreuil : une ville d’appartements, avec un noyau pavillonnaire ancien

Montreuil est très majoritairement une commune d’habitat collectif : 82,1 % des résidences principales sont des appartements, contre 16,5 % de maisons. Mais ce sont justement ces maisons, souvent les plus anciennes, qui présentent le plus de contact direct avec le sol — donc le plus d’exposition à une remontée capillaire.

Résidences principales de Montreuil par période d’achèvement (INSEE, RP2016)
Période Résidences principales Part du total
Avant 1919 2 746 6,1 %
1919 – 1945 6 832 15,2 %
1946 – 1970 15 589 34,6 %
1971 – 1990 11 592 25,7 %
1991 – 2005 4 779 10,6 %
2006 et après 3 527 7,8 %

Sur les 9 578 logements montreuillois antérieurs à 1946, une part significative se trouve dans les quartiers pavillonnaires plutôt que dans les grands ensembles construits en majorité après-guerre, période qui concentre à elle seule 34,6 % du parc actuel. C’est ce bâti ancien, mêlé au tissu pavillonnaire, qui reste le plus concerné par les remontées capillaires classiques.

Une nuance à garder en tête. Le nombre de logements construits avant 1946 ne se limite pas aux seules maisons individuelles : une partie de ce bâti ancien est aussi collective. La période de construction reste toutefois le meilleur repère disponible pour anticiper l’absence probable d’une coupure de capillarité efficace.

Sous-sol et risques à Montreuil : carrières, gypse et argiles

Au-delà de l’âge du bâti, Montreuil présente une particularité de sous-sol qui influence directement les désordres liés à l’humidité et aux fissures.

Anciennes carrières souterrainesPrésence documentée par la Ville de Montreuil ; peut affecter la stabilité des fondations et la circulation de l’eau dans le sol
Dissolution du gypsePhénomène identifié comme facteur aggravant de l’instabilité du sous-sol montreuillois
Argiles : aléa fortRetrait-gonflement des sols argileux classé en aléa fort par le BRGM (Géorisques)
Sismicité très faibleCommune classée en zone 1, risque sismique très faible (Géorisques)

Ce sous-sol explique en partie le profil des arrêtés de catastrophe naturelle de la commune : sur les 17 recensés depuis 1983, la sécheresse (9 arrêtés) domine largement l’inondation (6 arrêtés), à l’inverse d’une commune riveraine d’un cours d’eau. Le PPRMT de Montreuil, actif depuis le 22 avril 2011, impose aux propriétaires concernés la réalisation de travaux de prévention dans un délai réglementaire, dans la limite de 10 % de la valeur vénale du bien.

« Anciennes carrières » et « dissolution du gypse » figurent parmi les risques recensés par la commune, aux côtés du retrait-gonflement des argiles reconnu en catastrophe naturelle à plusieurs reprises depuis les années 1980.

Ville de Montreuil, page Risques naturels et technologiques

Le lien avec l’humidité des murs. Un sous-sol qui bouge, même légèrement, peut désolidariser un dallage, ouvrir une microfissure en pied de mur ou déformer une coupure de capillarité existante. Un diagnostic sérieux à Montreuil ne se limite donc pas à traiter la façade visible : il replace le désordre dans son contexte de sol.

Symptôme, cause probable, vérification

Un même signe peut avoir plusieurs origines. Voici la logique de diagnostic utilisée sur place, pour ne pas traiter la mauvaise cause.

Du symptôme visible à la vérification qui tranche
Ce que vous voyez Causes possibles Ce qui permet de trancher
Bas du mur assombri, ligne irrégulière, poudre blanche qui repousse après grattage Remontée capillaire ; niveau extérieur monté au fil des années par rapport au sol intérieur Comparer les altitudes sol/plancher, puis mesurer l’humidité tous les 20 cm en montant le long du mur
Lézarde qui s’ouvre en pied de mur ou traverse un carrelage Sol argileux qui travaille, ou tassement lié à une ancienne carrière Photographier la fissure et sa largeur à intervalles réguliers ; consulter le zonage PPRMT de la parcelle
Marque qui apparaît en hauteur seulement quand il pleut Défaut d’étanchéité en façade, gouttière ou raccord qui fuit Guetter le mur juste après une averse ; contrôler descentes d’eau et appuis de fenêtre
Vitres embuées, gouttes qui perlent sur un mur froid l’hiver Manque de renouvellement d’air, salle de bain ou cuisine mal ventilée Coller un carré de film plastique sur la zone et regarder deux jours après de quel côté se forme la buée
Cave qui sent l’humidité toute l’année, davantage après un épisode pluvieux Sous-sol ancien jamais rendu étanche, ou terrain instable à proximité d’une cavité Mesurer le niveau du sol de cave par rapport au terrain naturel et croiser avec le zonage de sous-sol de la commune
Pied de mur touché par une remontée capillaire, avec frange d'humidité ondulée et dépôt blanc de salpêtre au-dessus de la plinthe
Ce type de marque, irrégulière et chargée de dépôt blanc, est l’un des signes recensés dans le tableau ci-dessus comme caractéristique d’une origine souterraine plutôt que d’un défaut de façade.
Un repère à vérifier soi-même avant de prendre rendez-vous. Fixez un morceau de film plastique bien hermétique sur une zone du mur qui semble touchée, et regardez deux jours plus tard où se forme la buée. Si elle apparaît entre le mur et le plastique, l’humidité vient de la paroi elle-même. Si elle se forme du côté visible, dans la pièce, il s’agit le plus souvent d’air trop chargé en vapeur d’eau : un problème de ventilation plutôt qu’un mur qui remonte l’eau du sol.

Ce que doit vérifier un diagnostic à Montreuil

Avant tout traitement, un diagnostic sérieux distingue l’origine réelle de l’humidité. Concrètement, à Montreuil :

  1. Situer la maison dans son quartierBâti pavillonnaire ancien ou immeuble plus récent, proximité éventuelle d’une zone d’anciennes carrières ou d’un secteur argileux : le contexte change l’hypothèse de départ.
  2. Prendre des mesures à différentes hauteursEn partant du bas du mur et en montant au-delà de la zone visiblement touchée, avec un point de comparaison pris sur un mur sec. La courbe obtenue en dit plus long qu’une seule mesure : elle décroît progressivement en cas de remontée, alors qu’une infiltration donne un profil plus localisé.
  3. Rechercher les sels dans la maçonnerieUn prélèvement en profondeur permet de confirmer un transport d’eau ancien et prolongé depuis le sol.
  4. Vérifier l’existence et la continuité d’une coupure de capillaritéSa présence, sa position et surtout sa continuité conditionnent l’efficacité de toute solution ultérieure.
  5. Vérifier si le mur peut respirerUn enduit étanche, un doublage collé ou une peinture filmogène n’est jamais la cause première du désordre, mais bloque l’évaporation en surface : l’eau est alors contrainte de chercher une sortie plus haut sur la paroi.
  6. Formaliser les constats dans un compte-renduChaque désordre observé doit être rattaché à une cause précise et positionné sur un plan du bâtiment, pour permettre de prioriser les travaux plutôt que de tout traiter en même temps.

Les solutions, selon la cause identifiée

Une même façade humide peut relever de traitements très différents : tout dépend de ce que le diagnostic a établi comme cause réelle, de l’épaisseur du mur concerné et de la possibilité d’y accéder d’un côté ou des deux.

Traitement des remontées capillairesNotre prestation de référence contre l’humidité qui remonte par capillarité dans un mur ancien, après diagnostic de la cause et de la hauteur atteinte par l’eau.
Traitement de la condensation et de la buéeQuand l’humidité vient de l’air intérieur et non du sol : ventilation adaptée et correction des points froids.
Ventilation mécanique par insufflation (VMI)Renouvelle l’air du logement et limite la condensation, en complément d’un traitement de la cause principale.
Déshumidificateur professionnelSolution d’appoint pour réduire rapidement le taux d’humidité ambiant, en cave ou en pièce fermée.
Traitement des champignons et moisissuresLorsque l’humidité prolongée a favorisé leur développement sur les murs ou les boiseries.
Ce qui aggrave le désordrePeinture dite anti-humidité, enduit ciment étanche ou doublage collé sur un mur humide : ces revêtements empêchent l’évaporation basse et poussent l’humidité plus haut dans le mur.
À propos des techniques évoquées ailleurs. L’injection de résine hydrofuge, la coupure de capillarité mécanique, le cuvelage ou le drainage périphérique sont des techniques reconnues dans le secteur du traitement de l’humidité. Chez KM Humidité, la solution retenue dépend du diagnostic réalisé sur place : nous ne présentons ici que les prestations que nous réalisons effectivement, décrites ci-dessus.
Ce que nous n’annonçons pas. Aucun délai de séchage chiffré à l’avance : il dépend de l’épaisseur du mur et de la saison. Aucune garantie de résultat avant diagnostic. Aucun tarif au mètre linéaire sans avoir vu le mur.

Un mur humide à Montreuil ? Commencez par le diagnostic.

Notre agence Île-de-France couvre Montreuil et les communes de la petite couronne alentour. Un technicien se déplace pour mesurer l’humidité, en discuter avec vous et vous remettre un devis chiffré poste par poste.

Questions fréquentes à Montreuil

J’habite un appartement, suis-je concerné par les remontées capillaires ?

Moins souvent qu’une maison, mais cela dépend de l’étage et de la configuration de l’immeuble. À Montreuil, 82,1 % des résidences principales sont des appartements ; le risque de remontée capillaire concerne surtout les logements en rez-de-chaussée ou les parties communes en contact avec le sol, notamment dans les immeubles anciens.

Les anciennes carrières de Montreuil ont-elles un lien avec l’humidité de mon mur ?

Indirectement. La présence d’anciennes carrières souterraines et le phénomène de dissolution du gypse, documentés par la Ville de Montreuil, peuvent provoquer des mouvements de sol qui fragilisent une coupure de capillarité existante ou ouvrent de nouvelles voies d’entrée pour l’eau. C’est un facteur de contexte à mentionner lors du diagnostic, pas une cause à elle seule.

Comment savoir si l’humidité de mon mur vient du sol plutôt que de la pluie ?

Regardez d’abord la forme de la tache : une remontée capillaire dessine une ligne irrégulière qui part du sol, alors qu’une infiltration de pluie laisse plutôt une auréole ronde plus haut sur le mur. Le dépôt blanc qui revient après un simple lavage est également caractéristique du sel transporté par l’eau du sol. En cas de doute, un carré de film plastique posé deux jours sur la zone touchée permet de confirmer l’origine exacte de l’humidité.

Le PPRMT de Montreuil m’oblige-t-il à faire des travaux ?

Le plan de prévention des risques naturels mouvements de terrain, actif depuis le 22 avril 2011, peut imposer des mesures de prévention aux propriétaires concernés, dans la limite de 10 % de la valeur vénale du bien, notamment pour rester couvert en cas de sinistre. Un diagnostic permet de vérifier ce qui s’applique réellement à votre parcelle.

Pourquoi ma cave reste-t-elle humide même en été ?

Un sous-sol ancien, non étanché à l’origine, reste sensible à l’humidité du sol toute l’année, avec une aggravation possible lors des périodes pluvieuses. Le diagnostic permet de distinguer une remontée capillaire d’une infiltration ponctuelle liée à une fissure ou à un défaut d’étanchéité.

Nos interventions autour de Montreuil

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Sources. Données consultées en août 2026, périmètre commune de Montreuil (93048).

  • geo.api.gouv.fr — identité administrative, population, superficie de la commune.
  • Géorisques (GASPAR, BRGM, IRSN) — arrêtés de catastrophe naturelle, risques recensés, sismicité, radon, retrait-gonflement des argiles.
  • INSEE — Dossier complet, commune de Montreuil : logement et résidences principales, RP2016.
  • Ville de Montreuil — Risques naturels et technologiques à Montreuil : carrières, gypse, PPRMT.