Issy-les-Moulineaux · 92130 · Boucle sud de la Seine

Humidité des murs à Issy-les-Moulineaux : un diagnostic différent selon l’âge du bâtiment

Une tache qui part du bas d’un mur, une plinthe qui gondole, une odeur de moisi dans une pièce en rez-de-chaussée ou en sous-sol : à Issy-les-Moulineaux, la cause n’est pas la même selon que l’immeuble date d’avant 1946 ou de l’après-guerre. La ville s’est reconstruite en hauteur en un siècle, et chaque génération de bâti a ses propres points faibles face à l’humidité.

  • Intervention à Issy-les-Moulineaux, via l’agence Île-de-France
  • Relevé d’humidité effectué sur site
  • Devis chiffré remis après le diagnostic

L’essentiel, en quatre points

Un parc massivement collectif

91,9 % des logements d’Issy-les-Moulineaux sont des appartements, contre 6,1 % de maisons (INSEE). Les remontées capillaires et l’humidité de sous-sol s’y posent surtout au rez-de-chaussée, dans les caves et dans les parties communes en contact avec le sol.

Une poche de bâti ancien

18,7 % du parc de logements date d’avant 1946 (INSEE), une part minoritaire mais réelle : c’est sur ces immeubles et ces quelques maisons, souvent bâtis sans coupure de capillarité, que le risque de remontée d’humidité par le sol est le plus documenté.

La Seine, un risque encadré par un plan officiel

Issy-les-Moulineaux est concernée par le Plan de Prévention du Risque Inondation de la Seine, qui prend pour référence la crue de 1910. Le PPRI encadre l’usage des sous-sols et des caves dans les secteurs exposés.

Un événement pluvial documenté

Les 12 et 14 juillet 2010, un épisode de pluie a provoqué d’importants ruissellements, reconnu catastrophe naturelle par arrêté du 5 avril 2011 (DICRIM, Ville d’Issy-les-Moulineaux).

Issy-les-Moulineaux en chiffres : ce que disent les données publiques

91,9 %du parc de logements est constitué d’appartements, contre 6,1 % de maisons (INSEE, 35 592 logements)
18,7 %des logements sont antérieurs à 1946 (3,5 % avant 1919, 15,2 % entre 1919 et 1945 — INSEE)
23 400 m³c’est la capacité du bassin de rétention des eaux pluviales mis en service en 2017 sous le stade Gabriel Voisin (Ville d’Issy-les-Moulineaux)
2010 → 2011épisode de ruissellement des 12 et 14 juillet 2010, reconnu catastrophe naturelle par arrêté du 5 avril 2011 (DICRIM)
Pourquoi ces chiffres plutôt qu’un simple « risque existant ». Une étiquette qualitative de risque se retrouve à l’identique sur des centaines de communes. Une part de logements anciens, une capacité de bassin de rétention ou une date d’arrêté de catastrophe naturelle sont, elles, propres à Issy-les-Moulineaux et vérifiables auprès des sources citées en fin de page.

Le bâti d’Issy-les-Moulineaux : une reconstruction en plusieurs vagues

Le parc de logements d’Issy-les-Moulineaux s’est construit par vagues successives, chacune avec ses techniques et ses points faibles propres face à l’humidité.

Logements d’Issy-les-Moulineaux par période d’achèvement (INSEE)
Époque de construction Part du parc de logements
Avant 1919 3,5 %
1919 – 1945 15,2 %
1946 – 1970 21,2 %
1971 – 1990 24,5 %
1991 – 2005 25,0 %
2006 et après 10,7 %

Sur les immeubles d’avant 1946, la maçonnerie traditionnelle — pierre, meulière, brique pleine — n’intègre le plus souvent aucune coupure de capillarité horizontale. C’est sur cette part du parc, 18,7 % des logements, que les remontées capillaires par le sol restent la cause la plus documentée par les professionnels du diagnostic. Sur le bâti d’après 1970, qui représente à lui seul plus de 60 % des logements, l’humidité des murs a le plus souvent une autre origine : condensation liée à une ventilation insuffisante, défaut d’étanchéité en façade ou infiltration ponctuelle, plutôt qu’une remontée capillaire au sens strict.

Seine et sous-sols : ce qu’encadre le PPRI

Issy-les-Moulineaux borde la Seine, et une partie du territoire communal est couverte par le Plan de Prévention du Risque Inondation de la vallée de la Seine dans les Hauts-de-Seine, document annexé au Plan Local d’Urbanisme. Deux mécanismes sont distingués par le DICRIM de la commune : le débordement du fleuve ou la remontée de sa nappe d’accompagnement, plutôt entre novembre et mars, et le ruissellement pluvial lors d’orages intenses, qui peut survenir toute l’année.

La crue de référence retenue pour le PPRI est celle de 1910, considérée comme un événement de fréquence centennale.

L’épisode du 12 et 14 juillet 2010 illustre le second mécanisme : un ruissellement pluvial, sans crue de la Seine, a suffi à provoquer des dégâts reconnus catastrophe naturelle par arrêté du 5 avril 2011. La ville a depuis mis en service, en 2017, un bassin de rétention de 23 400 m³ sous le stade Gabriel Voisin pour limiter ce type d’épisode.
Ce que dit le DICRIM sur les caves. En cas d’épisode de crue ou de fortes pluies, la commune recommande de vider les caves de tout élément pouvant provoquer une pollution et de colmater les points d’entrée d’eau possibles (portes, soupiraux, siphons de sol, bouches d’aération). C’est une mesure de prévention, pas une garantie d’étanchéité : un sous-sol ancien, non conçu pour être étanche, reste vulnérable en dehors même de tout épisode exceptionnel.

Sur le plateau et hors des abords immédiats du fleuve, une autre donnée officielle entre en jeu : la cartographie de l’aléa retrait-gonflement des argiles, réalisée par le BRGM en 2006 à l’échelle des Hauts-de-Seine, qui classe les sols selon trois niveaux — faible, moyen ou fort. Cette carte, consultable sur Géorisques, ne se substitue pas à une étude de sol : elle situe seulement un contexte géologique qui peut favoriser des mouvements de terrain différentiels et, indirectement, des fissures ouvrant la voie à l’humidité.

Symptôme, cause probable, vérification

Le tableau suivant aide à orienter un premier diagnostic, sans le remplacer : seul un relevé sur place permet de conclure.

Orientation par symptôme observé
Symptôme observé Cause probable Vérification simple
Auréole qui part du bas du mur, limite supérieure irrégulière Remontée capillaire (bâti ancien, contact avec le sol) Le mur reste humide même après une longue période sans pluie
Buée sur les vitres, moisissures en angle de plafond Condensation, ventilation insuffisante Le phénomène s’aggrave en hiver, fenêtres fermées
Tache localisée après un épisode de pluie Infiltration ponctuelle en façade ou en toiture Le lien avec la météo est direct et rapide
Odeur de moisi en sous-sol ou en cave sans trace visible Confinement, défaut de ventilation du volume enterré Le taux d’humidité de l’air est élevé sans mur visiblement mouillé

Ce que doit vérifier un diagnostic à Issy-les-Moulineaux

Un diagnostic sérieux ne se limite pas à regarder la tache. Voici, dans l’ordre, ce qu’il doit établir :

  1. Situer le logement dans son bâtimentÉtage, présence d’un sous-sol ou d’une cave, proximité de la Seine et appartenance ou non au périmètre du PPRI : le contexte n’est pas le même en rez-de-chaussée d’un immeuble ancien qu’au 4ᵉ étage d’une résidence des années 1990.
  2. Mesurer à plusieurs hauteursUn relevé du pied de mur jusqu’au-dessus de la zone atteinte, complété par un mur témoin non touché, permet de distinguer une remontée capillaire d’une infiltration ou d’une condensation.
  3. Chercher la présence de selsUn dépôt blanc qui revient après nettoyage (efflorescence) est un indice classique de transport d’eau prolongé depuis le sol ou la maçonnerie.
  4. Vérifier l’existence d’une coupure de capillaritéSur le bâti d’avant 1946, l’absence ou la discontinuité d’une arase étanche en pied de mur est le point à contrôler en priorité.
  5. Contrôler la ventilationSur le bâti plus récent, l’état de la VMC ou de la VMI et l’aération des pièces humides orientent souvent davantage le diagnostic que l’hypothèse d’une remontée par le sol.

Quelle solution pour quelle cause

Poser une barrière anti-remontée sur un mur qui souffre en réalité de condensation ne règle rien : le traitement doit correspondre à la cause réellement identifiée sur place.

Traitement des remontées capillairesLorsque le diagnostic confirme une eau qui monte par capillarité dans une maçonnerie ancienne, KM Humidité met en œuvre une barrière contre les remontées capillaires par injection dans le mur, associée si besoin à un traitement des sels en surface.
Traitement des infiltrationsPour une eau qui entre ponctuellement par une façade, une menuiserie ou une paroi enterrée, KM Humidité intervient sur les infiltrations latérales et les infiltrations d’eau dans les murs, en traitant le point d’entrée identifié.
Ventilation mécanique par insufflation (VMI)Quand la cause dominante est la condensation, en particulier dans les logements récents ou mal ventilés, une VMI renouvelle l’air du logement et réduit l’humidité ambiante à la source.
Déshumidificateur professionnelEn complément d’un traitement de fond, un déshumidificateur professionnel accélère le séchage d’un volume déjà humide, notamment en cave ou en sous-sol.
Traitement des champignons et moisissuresLorsque l’humidité a favorisé leur développement, un traitement dédié des champignons et moisissures accompagne systématiquement la correction de la cause, jamais en substitution.
Ce que KM Humidité ne fait pas au hasardAucune solution n’est proposée avant diagnostic sur place. Un traitement posé sur la mauvaise cause — par exemple une barrière anti-remontée sur un mur souffrant en réalité de condensation — ne corrige rien et retarde la vraie solution.
Ce que ce diagnostic ne remplace pas. Cette page donne un cadre de lecture général et des données publiques vérifiables sur Issy-les-Moulineaux. Elle ne remplace ni un relevé d’humidité sur place, ni une étude de sol, ni l’avis d’un professionnel du bâtiment pour toute question réglementaire relevant du PPRI ou du PLU.

Un mur humide à Issy-les-Moulineaux ? Commencez par le diagnostic.

KM Humidité intervient à Issy-les-Moulineaux via son agence Île-de-France. Relevé d’humidité sur place, identification de la cause, devis détaillé avant tout traitement.

Questions fréquentes à Issy-les-Moulineaux

J’habite en appartement, une remontée capillaire est-elle possible ?

Oui, mais surtout si le logement est en rez-de-chaussée, en sous-sol ou en cave, en contact direct avec le sol. Un appartement en étage n’est pas concerné par une remontée capillaire au sens strict ; une tache d’humidité y vient plus souvent d’une infiltration ou d’une condensation.

Mon immeuble date des années 1980, l’humidité peut-elle quand même venir du sol ?

C’est possible mais moins probable statistiquement : à Issy-les-Moulineaux, plus de 60 % du parc de logements date d’après 1970, une période où la coupure de capillarité en pied de mur est plus systématiquement présente. Un diagnostic reste nécessaire pour écarter les autres causes, en particulier la condensation.

Que dit le DICRIM d’Issy-les-Moulineaux sur les caves ?

Il recommande, en cas d’épisode de crue ou de fortes pluies, de vider les caves des éléments pouvant provoquer une pollution et de colmater les points d’entrée d’eau (portes, soupiraux, siphons, bouches d’aération). C’est une mesure de prévention face à un risque documenté, pas une étanchéité garantie du sous-sol.

Comment distinguer une remontée capillaire d’une infiltration ?

La remontée capillaire part toujours du bas du mur avec une limite supérieure irrégulière et reste présente même sans pluie récente. Une infiltration apparaît en général après un épisode de pluie et peut toucher un mur à n’importe quelle hauteur, selon le point d’entrée.

Le bassin de rétention du stade Gabriel Voisin protège-t-il mon logement ?

Il réduit le risque de ruissellement pluvial à l’échelle du quartier concerné, comme celui de juillet 2010, mais ne supprime ni le risque de crue de la Seine dans le périmètre du PPRI, ni les causes d’humidité propres à un bâtiment (condensation, infiltration, remontée capillaire).

Communes voisines desservies par notre agence Île-de-France :

Sources. Chiffres consultés le 6 septembre 2026, périmètre commune d’Issy-les-Moulineaux (INSEE 92040).

  • INSEE — dossier complet de la commune : logements par type et par époque d’achèvement, population.
  • Ville d’Issy-les-Moulineaux — Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM 2017) : PPRI, crue de référence de 1910, épisode du 12-14 juillet 2010, arrêté de catastrophe naturelle du 5 avril 2011, bassin de rétention du stade Gabriel Voisin.
  • Géorisques / BRGM — cartographie de l’aléa retrait-gonflement des argiles (étude BRGM 2006, échelle des Hauts-de-Seine), citée via le DICRIM de la commune ; l’accès direct à la fiche communale n’a pas pu être vérifié pendant cette exécution (service indisponible).