Noisy-le-Sec · 93130 · Seine-Saint-Denis

Traitement de l’humidité des murs à Noisy-le-Sec, entre argiles et bâti d’après-guerre

Un mur qui verdit en pied de cave, un enduit qui cloque au rez-de-chaussée, une fissure qui reprend chaque été. À Noisy-le-Sec, commune très majoritairement bâtie en collectif entre 1946 et 1970, ces signes ne renvoient pas tous à la même cause : sol argileux qui travaille, ruissellement urbain, ou simple défaut de ventilation dans un logement dense.

  • Intervention à Noisy-le-Sec
  • Diagnostic humidité sur place
  • Devis après visite technique

L’essentiel, en quatre points

Pourquoi le bâti change tout ici

Noisy-le-Sec compte 78,2 % d’appartements pour 20,2 % de maisons parmi ses résidences principales (INSEE, RP 2020). L’humidité s’y loge d’abord dans les parties communes : caves, rez-de-chaussée, murs mitoyens entre immeubles.

Un sol qui bouge avec la sécheresse

Le BRGM classe la commune en exposition forte au retrait-gonflement des argiles. Conséquence mesurable : 8 arrêtés de catastrophe naturelle pour sécheresse et réhydratation des sols ont été pris à Noisy-le-Sec entre 1983 et 2021 (Géorisques, base GASPAR).

Quel bâti est le plus concerné

43,6 % des résidences principales, soit 7 443 logements, datent de la reconstruction d’après-guerre (1946-1970). Les techniques d’étanchéité de cette période sont aujourd’hui datées, en particulier en pied d’immeuble et dans les caves.

Par quoi commencer

Par un relevé d’humidité et une lecture du bâti, pas par un devis au mètre linéaire. Mur mitoyen, cave collective ou façade sur rue n’appellent pas le même diagnostic.

Noisy-le-Sec en chiffres : ce que disent les données publiques

9 023habitants au km², une densité qui explique la part écrasante de logement collectif (geo.api.gouv.fr)
Forteexposition de la commune au retrait-gonflement des argiles, classement BRGM / Géorisques
16arrêtés de catastrophe naturelle depuis 1983 : 8 pour sécheresse, 7 pour inondation ou coulée de boue (GASPAR)
43,6 %des résidences principales construites entre 1946 et 1970, soit 7 443 logements (INSEE, RP 2020)
Pourquoi ces chiffres plutôt qu’un simple « risque existant ». La fiche standard de Géorisques indique un risque qualitatif, valable pour une grande partie de la petite couronne. Les chiffres ci-dessus proviennent des mêmes bases officielles mais rattachés au périmètre de Noisy-le-Sec précisément : historique d’arrêtés, classement d’exposition et structure réelle du parc de logements.

Le bâti de Noisy-le-Sec : une reconstruction d’après-guerre majoritairement collective

À la différence de communes pavillonnaires de la même couronne, Noisy-le-Sec s’est reconstruite pour l’essentiel après 1945, en habitat collectif. Cette histoire du bâti détermine où chercher l’humidité.

Résidences principales de Noisy-le-Sec par période de construction (INSEE, recensement 2020)
Période Logements Part du parc
Avant 1919 611 3,6 %
1919 – 1945 2 054 12,0 %
1946 – 1970 7 443 43,6 %
1971 – 1990 3 301 19,3 %
1991 – 2005 1 514 8,9 %
2006 – 2017 2 160 12,6 %

Sur les 17 418 résidences principales recensées, 14 704 sont des appartements, soit 78,2 %, contre 3 795 maisons (20,2 %). Dans ce contexte, l’humidité qui touche un logement vient rarement d’un mur isolé : elle se propage souvent depuis une cave commune, un mur mitoyen ou un rez-de-chaussée en contact direct avec un sol qui travaille.

Ce que l’on croit à tort ici. On associe souvent l’humidité de mur au pavillon ancien. À Noisy-le-Sec, le profil dominant est inverse : c’est l’habitat collectif des années 1950-1960 qui concentre le plus de désordres remontés, en particulier dans les caves et les circulations en sous-sol.

Le sol et les risques : argiles, sécheresse et anciennes carrières

Le retrait-gonflement des argiles est un phénomène saisonnier : le sol se rétracte en période sèche puis regonfle avec la pluie, ce qui fissure les fondations et les murs enterrés. Le BRGM classe Noisy-le-Sec en exposition forte à cet aléa, et l’historique le confirme : la commune a fait l’objet de 8 arrêtés de catastrophe naturelle pour sécheresse et réhydratation des sols entre 1983 et 2021.

Le registre officiel des risques recense aussi, pour la commune, un risque d’affaissement ou d’effondrement d’origine anthropique, lié aux anciennes carrières souterraines de la boucle de la Marne et du plateau de Romainville, ainsi qu’un risque d’inondation par ruissellement et coulée de boue, à l’origine de 7 arrêtés supplémentaires sur la même période. Deux mécanismes distincts, mais un même résultat au pied du mur : une fissure ou un joint qui cède devient un point d’entrée pour l’eau.

Ce que cela change au diagnostic. Une fissure qui s’ouvre l’été et se referme l’hiver oriente vers un mouvement d’argile, pas vers une fuite. Un mur qui se charge d’humidité après chaque épisode pluvieux oriente plutôt vers le ruissellement ou un réseau d’évacuation insuffisant. Les deux se traitent différemment.

Symptôme, cause probable, vérification

En habitat collectif dense, un même symptôme peut avoir plusieurs origines. Voici la table de décision utilisée avant tout devis.

Du symptôme visible à la vérification qui tranche
Ce que vous voyez Causes possibles Ce qui permet de trancher
Cave ou local commun humide en permanence Remontée capillaire, absence de barrière étanche, ventilation insuffisante Relevé d’humidité à plusieurs hauteurs, recherche de la charge en sels
Fissure en pied de mur, plus marquée en été Retrait-gonflement des argiles Suivi de la fissure sur un cycle sec-humide, comparaison avec le zonage argiles
Auréole sur mur mitoyen après de fortes pluies Ruissellement, réseau d’évacuation sous-dimensionné, joint de façade Observation pendant et après un épisode pluvieux, contrôle des descentes
Buée et gouttelettes en rez-de-chaussée l’hiver Condensation liée à une ventilation insuffisante, logement peu aéré Pose d’un film plastique deux jours : humidité côté pièce = air intérieur qui condense
Odeur de moisi, taches noires en angle de mur Champignons et moisissures consécutifs à une humidité non traitée Identification du foyer d’humidité avant tout traitement de surface
Un repère simple avant d’appeler un professionnel. Posez un carré de film plastique transparent sur la zone touchée et fixez-en les quatre bords au ruban adhésif pour qu’il soit hermétique, puis attendez deux jours. Des gouttelettes apparues côté maçonnerie signent une eau qui vient du mur ou du sol ; si elles apparaissent côté pièce, c’est l’air intérieur qui se condense, et la piste à privilégier devient la ventilation plutôt que le traitement du mur.

Ce que doit vérifier un diagnostic à Noisy-le-Sec

Avant tout traitement, l’Agence Qualité Construction demande de vérifier que l’humidité est bien d’origine ascensionnelle et non liée à une infiltration ou à de la condensation. En habitat collectif dense, deux vérifications supplémentaires s’ajoutent :

  1. Situer le logement dans l’immeubleRez-de-chaussée, cave ou étage : la position change la cause probable et l’accès au mur concerné.
  2. Distinguer mur mitoyen et mur périphériqueUn mur mitoyen humide peut recevoir de l’eau depuis le logement voisin ou une partie commune, pas seulement depuis le sol.
  3. Effectuer un relevé à plusieurs hauteursDu pied de mur jusqu’au-dessus de la frange visible, avec un point de comparaison pris sur un mur resté sec.
  4. Analyser la charge en selsUn prélèvement en profondeur montrant un taux élevé signe un transport d’eau ancien depuis le sol, à distinguer d’une infiltration récente.
  5. Vérifier l’état de la fissurationPrésence, largeur et évolution saisonnière des fissures, à mettre en relation avec le classement argiles de la commune.
  6. Rédiger une conclusion qui nomme la causeUn diagnostic n’a de valeur que s’il localise le désordre dans le bâtiment et hiérarchise les interventions à mener.

Les solutions, selon la cause identifiée

Une seule technique ne suffit pas à traiter un mur humide : la bonne solution se choisit après le diagnostic, en fonction de la cause retenue, du type de mur et de ce qu’il est raisonnablement possible d’atteindre sans tout démolir.

Injection de résine contre les remontées capillairesRéponse à une barrière capillaire absente ou défaillante en pied de mur. Son efficacité dépend d’une imprégnation continue sur toute la section du mur : une injection partielle laisse le désordre se reformer plus loin.
Traitement des infiltrations latérales et de façadeAdapté quand l’eau entre par un joint, une fissure de façade ou un défaut d’étanchéité, plutôt que par le sol. Fréquent sur les murs mitoyens et les façades exposées aux intempéries.
Cuvelage et drainage pour les caves et sous-solsPour les parties enterrées soumises à une pression d’eau, notamment les caves communes des immeubles anciens. Le choix entre cuvelage intérieur et drainage périphérique dépend de l’accès au pied du mur côté extérieur.
Ventilation mécanique par insufflation ou déshumidificationRépond à la condensation et à l’humidité liée à un logement mal ventilé, situation fréquente dans le bâti collectif dense. Elle ne traite pas une remontée capillaire, mais évite qu’un mur asséché ne se recharge par la vapeur intérieure.
Traitement des champignons et moisissuresIntervient après le traitement de la cause humide, jamais à sa place : un traitement de surface sur un mur toujours humide ne fait que retarder la réapparition des taches.
Ce qu’il ne faut surtout pas fairePoser un enduit ciment étanche ou une peinture filmogène sur un mur encore humide bloque l’évaporation en surface : l’eau est alors repoussée plus haut dans la maçonnerie, et le désordre remonte au lieu de disparaître.
Ce qui ne figure jamais dans nos devis. Un délai de séchage fixé sans avoir vu le mur, une garantie de résultat annoncée avant le relevé d’humidité, ou un tarif au mètre linéaire donné par téléphone : ces trois éléments dépendent trop de la cause réelle, de l’épaisseur du mur et de la solution retenue pour être chiffrés à l’avance. Nos prix sont communiqués en fourchette, une fois le diagnostic fait.

Avant tout devis, un diagnostic sur place à Noisy-le-Sec.

Nous nous déplaçons à Noisy-le-Sec et dans le reste de la Seine-Saint-Denis pour mesurer l’humidité, en identifier l’origine, puis établir un devis chiffré une fois le mur examiné.

Questions fréquentes à Noisy-le-Sec

J’habite un appartement, pas une maison : suis-je quand même concerné par l’humidité de mur ?

Oui, et c’est même la situation la plus fréquente à Noisy-le-Sec : 78,2 % des résidences principales sont des appartements. L’humidité s’y loge d’abord dans les caves, les rez-de-chaussée et les murs mitoyens entre logements ou entre bâtiments.

Une fissure qui s’ouvre l’été peut-elle être liée à l’humidité ?

Indirectement, oui. Noisy-le-Sec est classée en exposition forte au retrait-gonflement des argiles par le BRGM, et la commune a connu 8 arrêtés de catastrophe naturelle pour sécheresse depuis 1983. Une fissure qui varie avec les saisons ouvre un chemin à l’eau, même si elle n’est pas la cause initiale de l’humidité.

Le diagnostic est-il le même pour une cave privative et une cave commune d’immeuble ?

Non. Une cave commune reçoit souvent l’humidité de plusieurs murs, voire de plusieurs logements superposés, ce qui rend plus difficile d’isoler une seule cause. Le relevé doit alors porter sur l’ensemble des murs du local, et pas seulement sur celui qui paraît le plus touché, avant qu’un traitement soit proposé.

Pourquoi le bâti d’après-guerre est-il particulièrement concerné ?

43,6 % des résidences principales de Noisy-le-Sec, soit 7 443 logements, ont été construites entre 1946 et 1970. Les techniques de l’époque prévoyaient rarement une barrière d’étanchéité aussi performante que les constructions récentes, notamment au niveau des caves et des soubassements.

Nos interventions autour de Noisy-le-Sec

Les communes voisines de Seine-Saint-Denis partagent un contexte de bâti et de sol proche :

Sources. Chiffres consultés en septembre 2026, périmètre commune de Noisy-le-Sec (93053).

  • INSEE — dossier complet, recensement de la population 2020, logements par type et période d’achèvement.
  • Géorisques / BRGM — carte d’exposition au retrait-gonflement des argiles.
  • Géorisques — risques recensés pour la commune, base GASPAR des arrêtés de catastrophe naturelle.
  • API Découpage administratif — identité, population et surface communale.