Traitement de l’humidité par injection : fonctionnement, avantages et déroulement
Une barrière hydrophobe injectée à la base du mur coupe la remontée capillaire. Ce n’est pas un produit miracle : c’est une chimie précise, posée à la bonne hauteur, sur un mur dont on a d’abord mesuré l’humidité.
- Diagnostic et devis gratuits
- Injection à la crème, sans pression
- Garantie 30 ans KM HUMIDITÉ
- Prix au mètre linéaire annoncés
Ce qui se passe dans le mur
- Produits certifiés WTA
- 103
- Réduction exigée à l’essai
- ≥ 50 %
- Séchage d’un mur de 22 cm
- ≈ 9 mois
- Garantie KM HUMIDITÉ
- 30 ans
Mes murs sont humides en bas et l’humidité remonte : est-ce que l’injection règle vraiment le problème ?
La question qui revient à chaque visite
L’humidité ascensionnelle et les remontées capillaires sont des phénomènes très connus des experts de l’humidité par injection. Pour empêcher que l’eau humidifie les murs de votre habitation, plusieurs solutions existent ; l’injection, elle, se réalise directement dans les murs ciblés.
Alors nous avons écrit cette page comme nous l’expliquons en visite : comment l’eau monte, ce que fait réellement le produit, ce qui distingue la crème de la résine liquide, combien de temps il faut attendre, et dans quels cas ça ne marche pas.
Qui réalise votre traitement par injection
Une barrière d’injection ne se juge pas à la pose : elle se juge des mois plus tard. Autant savoir à qui vous confiez le mur.
interventions réalisées
experts de l’humidité à votre service
de clients satisfaits
de garantie KM HUMIDITÉ sur la barrière
Chaque chantier est couvert par la garantie décennale, par l’assurance responsabilité civile avant, pendant et après travaux, et par notre certificat de garantie de 30 ans sur la barrière d’injection, remis avec l’autorisation de rénovation à la fin du chantier. Notre expertise et les avis de nos clients.
Les signes qui font penser à une remontée capillaire
La remontée capillaire a une signature reconnaissable : elle part du sol, elle s’arrête à une hauteur régulière, et elle laisse des sels derrière elle. Quatre indices à vérifier avant tout devis.
Une frange horizontale nette
L’humidité s’arrête à une hauteur régulière, souvent entre 40 cm et 1,50 m. Une infiltration, elle, dessine une auréole irrégulière autour d’un point.
Du salpêtre en bas de mur
Une poudre blanche qui revient après chaque nettoyage. Ce sont les sels transportés par l’eau, qui cristallisent là où elle s’évapore.
Plinthes et enduits qui se décollent
Le revêtement cloque, sonne creux, se détache par plaques en pied de mur. Le support est saturé derrière.
Une humidité qui ne varie pas
Elle est là toute l’année, un peu plus marquée en hiver. La condensation, elle, apparaît et disparaît avec la saison et l’occupation.
L’essentiel, en quatre points
Il ne bouche pas les pores et il ne gonfle pas : il retourne leur tension superficielle. Le mur reste perméable à la vapeur, mais l’eau liquide n’y monte plus.
Un seul forage, aucune pression, et 60 à 80 % de matière active déposée au fond du trou. C’est la formulation la plus concentrée et la plus reproductible ; la résine liquide reste disponible, mais nous la réservons à des cas particuliers.
La coupure est pleinement active vers 90 jours. Le mur, lui, met plusieurs mois à sécher : comptez son épaisseur en centimètres divisée par 2,5.
Une barrière parfaite ne fait pas sécher un enduit chargé en nitrates. Cet enduit se dépose : c’est la partie du devis qu’on oublie le plus souvent.
L’injection en chiffres : ce que dit le référentiel
produits d’injection certifiés par la WTA, au 15 septembre 2026
le sont pour un mur saturé jusqu’à 95 % de sa porosité accessible
de réduction exigée à l’essai, par rapport à une éprouvette non traitée
de durabilité minimale certifiée pour une crème silane de référence
Pourquoi ces chiffres comptent. Il n’existe pas de DTU français sur l’injection. Le référentiel de fait est la directive allemande WTA 4-10, dont l’édition en vigueur date de mars 2024, avec un schéma de certification produit, une méthode d’essai et un critère de réussite chiffré.
Le deuxième chiffre démonte au passage une idée reçue tenace : il n’est pas nécessaire d’attendre qu’un mur sèche pour l’injecter. 99 des 103 produits certifiés le sont jusqu’à 95 % de saturation.
Pourquoi l’eau monte : la capillarité, et ce qui l’arrête vraiment
Le traitement humidité par injection est l’un des procédés permettant de résoudre les remontées capillaires. C’est notamment le cas sur une habitation en contrebas, sur un sol chargé en humidité ou quand une nappe se situe à proximité. L’eau s’incruste dans les murs et avance vers le haut sans être arrêtée.
Physiquement, c’est la loi de Jurin qui commande : dans un tube capillaire, l’eau s’élève d’autant plus haut que le tube est fin. La hauteur théorique s’écrit h = 2γ·cosθ / (ρ·g·r), où r est le rayon du pore. Dans une maçonnerie, les pores descendent jusqu’au micromètre — et les hauteurs théoriques deviennent absurdes.
C’est le mortier, pas la briqueDes essais publiés dans Construction and Building Materials ont comparé deux murs bâtis avec des briques identiques. Avec un mortier peu perméable, la remontée s’est stabilisée à 80 mm. Avec un mortier très perméable, elle a dépassé 480 mm. C’est pourquoi un diagnostic sérieux regarde les joints autant que les blocs.
Avant d’injecter : être sûr que c’est bien une remontée capillaire
Injecter un mur qui souffre d’autre chose, c’est payer des travaux qui ne changeront rien. Le code de bonne pratique britannique BS 6576 en fait d’ailleurs son premier chapitre : distinguer la remontée capillaire des autres causes avant tout traitement.
| Ce que vous observez | Origine probable | Le traitement |
|---|---|---|
| Frange horizontale partant du sol, salpêtre, hauteur stable toute l’année | Remontée capillaire capillarité | Injection d’une barrière hydrophobe à la base du mur |
| Auréole autour d’un point, apparition après la pluie, mur enterré qui suinte | Infiltration ou poussée d’eau pression | Cuvelage ou drainage |
| Buée sur les vitres, taches dans les angles froids, pire en hiver et le matin | Condensation vapeur | Ventilation ou déshumidification |
Et souvent, c’est deux choses à la fois. Un mur ancien peut cumuler une remontée capillaire et une infiltration latérale. On ne choisit pas « le » traitement : on traite chaque mécanisme par ce qui l’arrête. Notre page assécher un mur humide détaille comment on fait la part des choses.
La mesure se fait à l’humidimètre pour le repérage, puis sur prélèvement en laboratoire quand l’enjeu le justifie : c’est la seule méthode qui donne une teneur en eau réelle, et non une valeur relative influencée par les sels.
Pourquoi nous injectons à la crème
Crème et résine liquide font la même chose — rendre les pores hydrophobes. Mais elles ne se posent pas de la même façon, et l’écart se joue sur un point que personne ne regarde : la quantité de matière active réellement déposée dans le mur. C’est là que la crème gagne, et c’est pour cette raison qu’elle est notre solution.
- Matière active
- Les crèmes de qualité titrent 60 à 80 % de silane et siloxane. Les formulations d’entrée de gamme tombent à 15-20 %.
- Mise en œuvre
- Un seul forage, remplissage au pistolet en retirant lentement la canule. Ni pompe, ni obturateur, ni colmatage.
- Propreté du chantier
- Aucune projection, très peu de perte produit, phase aqueuse ininflammable.
- Prévisibilité
- La consommation se calcule à la cartouche près, avant même de commencer.
- Là où elle excelle
- Brique, pierre, parpaing, meulière, mur mince ou épais, humidité modérée comme forte : c’est la solution que nous posons sur la quasi-totalité de nos chantiers.
- Ce qu’elle demande
- Une vraie crème, concentrée. C’est le seul point de vigilance — et c’est nous qui la choisissons.
- Matière active
- Micro-émulsions de silane et siloxane, ou siliconates, à concentration plus faible mais à pouvoir de diffusion élevé.
- Mise en œuvre
- Forage, mise en place d’obturateurs, injection par gravité ou à basse pression jusqu’à refus.
- Propreté du chantier
- Demande un colmatage des abords et une surveillance des fuites dans les vides.
- Prévisibilité
- La consommation dépend de la porosité réelle : elle se constate plus qu’elle ne se calcule.
- Quand nous la retenons
- Sur un support très particulier, ou quand le cahier des charges du chantier l’impose. Nous la proposons, nous ne la recommandons pas par défaut.
- Ses limites
- Concentration plus faible, consommation imprévisible, et dans un mur à vides ou à blocage le produit peut fuir sans former de barrière continue.
Ce que dit la recherche, et ce qu’elle ne dit pas. Une étude publiée en 2026 dans le Bulletin of the Polish Academy of Sciences a injecté des briques à trois niveaux d’humidité, par gravité puis sous pression. Le résultat dépend fortement du mode d’injection et de l’état du support : la gravité gagne sur un support modérément humide, la pression sur un support très humide. Autrement dit, un produit liquide est sensible aux conditions du chantier — ce qui explique les écarts d’efficacité mesurés ailleurs, de 56 à 99 % selon les formulations.
La crème, elle, ne dépend pas d’un mode d’injection : elle est déposée au fond du forage et reste où on la met, à concentration constante. C’est cette reproductibilité que nous garantissons 30 ans — et c’est pourquoi nous injectons à la crème. La résine liquide reste disponible si votre chantier l’exige, mais nous vous dirons franchement quand elle n’apporte rien.

Comment se déroule le traitement de l’humidité par injection
Peu importe l’épaisseur et la nature de vos murs — brique, pierre, parpaing — la méthode d’injection se fait sous réserve d’un contrôle préalable. Voici les six étapes réelles d’un chantier.
- Mesurer avant de percerOn relève l’humidité du mur, on situe la hauteur de la frange et le niveau du sol extérieur. C’est cette mesure qui décide de la formulation — crème ou liquide — et de la hauteur de forage.
- Récurer les surfacesLes murs à traiter sont minutieusement nettoyés afin d’éliminer poussières et impuretés. On enlève également les revêtements présents, papier peint ou plâtre, sur la zone de travail.
- Forer la ligne d’injectionDes trous de 10 à 12 mm sont percés le long du mur, espacés de 10 à 12 cm, à une dizaine de centimètres au-dessus du sol intérieur. La profondeur vaut l’épaisseur du mur moins un centimètre.
- Injecter le produit hydrofugeLe produit est déposé dans chaque trou, à la cartouche pour la crème, par gravité ou basse pression pour la résine liquide. Il diffuse dans le réseau poreux, s’hydrolyse au contact de l’eau du mur et se greffe sur les silicates du support.
- Traiter les sels et reboucherLes trous sont rebouchés au mortier. Là où le salpêtre est présent, l’enduit contaminé est déposé : c’est une étape à part entière, pas une finition. Voir comment se déroule la remise en état.
- Contrôler l’assèchementUne visite de contrôle est programmée pendant le séchage. Nous vous remettons l’autorisation de rénovation et le certificat de garantie de 30 ans, et une assistance téléphonique reste ouverte six jours sur sept.
Une précision qui a son importance. Le produit ne « gonfle » pas et ne bouche pas les pores. Le silane s’hydrolyse en silanol, qui se condense en polysiloxanes accrochés à la silice du support. On ne ferme pas le mur : on inverse la mouillabilité de ses pores, ce qui rend la remontée impossible tout en laissant la vapeur d’eau s’échapper.
Un revêtement étanche posé après coup — un enduit ciment, une peinture filmogène — annule ce bénéfice et fait monter la frange d’humidité. C’est l’erreur d’après-chantier la plus fréquente.
Pourquoi traiter l’humidité par injection
Lorsque l’humidité envahit votre logement, celui-ci manifeste des champignons, du salpêtre, des taches noires, des papiers peints qui se détachent, des peintures qui s’écaillent, des moisissures, de mauvaises odeurs et des fissures. Tout cela dégrade considérablement la valeur de votre bien.
Repeindre, doubler ou déshumidifier ne change rien à l’eau qui monte. La barrière, elle, agit à l’endroit exact où le mécanisme se déclenche.
Un mur humide conduit la chaleur bien plus vite qu’un mur sec. Tant qu’il est gorgé d’eau, vous chauffez pour rien et l’impression d’humidité persiste.
Moisissures et acariens prolifèrent dans un logement humide et sont associés à des irritations, des allergies, de l’asthme et des rhinites chroniques, en particulier chez les personnes fragiles.
L’injection agit dans l’épaisseur de la maçonnerie, jusque dans les capillarités. Une fois la barrière en place, elle ne demande aucun entretien.
Le chantier est court, sans terrassement, sans engin, et se mène pièce par pièce. Vous n’avez pas à quitter les lieux.
Un mur traité, documenté et garanti se présente autrement à la revente qu’un bas de mur couvert de salpêtre.
Prix d’une injection : nos fourchettes au mètre linéaire
Une injection ne se chiffre pas au mètre carré mais au mètre linéaire de mur traité. Et un seul paramètre fait varier le prix : l’épaisseur du mur, puisque c’est elle qui détermine la profondeur de forage et la quantité de produit. Chez KM Humidité, une injection coûte de 112 € à 442 € HT le mètre linéaire, selon l’épaisseur du mur. Pour connaître le prix appliqué à vos murs, longueur et épaisseur comprises, utilisez notre simulateur de prix : le résultat s’affiche en deux minutes, sans laisser d’e-mail. Toutes nos fourchettes, technique par technique, sont réunies sur la page prix d’un traitement de l’humidité.
| Type de mur | Fourchette HT / ml |
|---|---|
| Murs de faible épaisseurde 11 à 34 cm : cloison, parpaing, brique | de 112 à 182 € |
| Murs de pierre ou de meulièrede 46 à 61 cm : pierre, meulière francilienne, mur ancien | de 232 à 302 € |
| Murs anciens très épaisde 69 à 121 cm : moellons, soutènement, cave voûtée | de 332 à 442 € |
Un pavillon des années 1960 : 10 ml de mur en parpaing ou en brique, selon son épaisseur.
Une meulière francilienne : 15 ml de mur de pierre ou de meulière, selon son épaisseur.
On compte le linéaire de mur réellement traité — la longueur des murs concernés par la remontée, pas le périmètre de la maison. Un pignon sain ne se traite pas « au cas où ».
Les options possibles
Décapage des enduits, sur 1,00 m de hauteur maximum
Rejointement, sur 1,00 m de hauteur maximum
Déplacement des meubles, encombrants ou abords
Ce que ce prix comprend déjà
C’est le point où deux devis au même prix affiché peuvent ne pas couvrir la même chose. Chez nous, la ligne « injection » inclut :
- Le diagnostic complet et gratuit
- La visite de préparation du chantier
- La préparation des dosages
- La protection des lieux à traiter
- La main d’œuvre et les déplacements
- Le traitement par multi-passes
- Les explications sur la surveillance de l’assèchement
- La visite de contrôle de l’assèchement
- La remise de l’autorisation de rénovation
- Le certificat de garantie de 30 ans
- L’assistance téléphonique, 6 jours sur 7, 50 semaines par an
- L’assurance responsabilité civile avant, pendant et après travaux
- La garantie décennale, dix ans
Ce qu’un devis d’injection doit contenir
Un devis d’injection n’est pas un prix au mètre multiplié par une longueur. S’il ne dit pas ces six choses, il ne dit pas vraiment ce qu’il vous vend :
- L’épaisseur retenue pour chaque mur et le linéaire correspondant
- La formulation employée : crème ou résine liquide, et pourquoi
- La hauteur de forage par rapport au sol extérieur
- L’entraxe des trous et leur profondeur
- Le sort réservé aux enduits contaminés par les sels
- Les garanties et l’attestation d’assurance décennale de l’entreprise
Comment lire ces prix. Ce sont des montants hors taxes, pose comprise en France métropolitaine ; la TVA en vigueur au jour de la pose s’ajoute à ces prix comme aux éventuelles options.
Et la TVA ? Pour un logement achevé depuis plus de deux ans en France métropolitaine, les travaux d’amélioration et d’aménagement relèvent du taux réduit de 10 % — les 5,5 % étant réservés à la rénovation énergétique, ce que l’injection n’est pas. Nos deux exemples deviennent alors 1 232 à 2 002 € et 3 828 à 4 983 € TTC. Seul un devis après visite engage un prix sur vos murs.
Les trois horloges d’un chantier d’injection
C’est la source de malentendu numéro un. Une injection ne produit pas un mur sec le lendemain, et ce n’est pas un défaut : trois phénomènes différents se déroulent à trois vitesses différentes.
Combien de temps votre mur mettra-t-il à sécher ?
Il existe une règle simple, et c’est celle que nous appliquons : l’épaisseur du mur en centimètres, divisée par 2,5, donne le nombre de mois. Elle recoupe la règle empirique internationale d’un mois par 25 mm d’épaisseur, dans de bonnes conditions de séchage.
Les sels : pourquoi un mur peut rester humide malgré une barrière efficace
C’est le sujet le moins traité et celui qui provoque le plus de litiges. L’eau qui a traversé le mur pendant des années y a déposé des nitrates, des sulfates et des chlorures. Ces sels sont hygroscopiques : ils captent l’humidité de l’air ambiant.
Conséquence directe : un enduit chargé en sels reste humide au toucher même quand la barrière fonctionne parfaitement. Le mur derrière est sec ; c’est le plâtre qui pompe dans l’air de la pièce. Aucun temps d’attente ne réglera cela.
Poudre blanche qui revient, enduit qui reste frais alors que le reste du mur a séché, hygrométrie de surface élevée sans source d’eau identifiable.
Déposer l’enduit contaminé. La règle de l’art britannique prescrit de le retirer jusqu’à 30 cm au-dessus de la frange la plus haute, avec un minimum d’un mètre de hauteur.
On repose un enduit d’assainissement : très poreux, perméable à la vapeur, hydrophobe en profondeur. Les sels cristallisent alors dans la porosité de l’enduit, pas en surface.
Pourquoi nous le chiffrons dès le devis. Le décapage des enduits figure en option à notre tarif, au mètre linéaire. Ce n’est pas une ligne commerciale de plus : c’est la différence entre un mur qui sèche et un mur qui reste taché un an après le chantier, alors même que la barrière a tenu.
Le cadre normatif : ce qu’il faut savoir, et ce que personne ne dit
Autant l’écrire franchement : il n’existe pas de NF DTU français couvrant l’injection curative contre les remontées capillaires. Le NF DTU 20.1 impose bien une arase étanche, mais il s’applique à la construction neuve, pas à la réparation d’un mur existant.
La directive allemande Injektionsverfahren gegen kapillaren Feuchtetransport, édition de mars 2024, qui a remplacé l’ancien WTA 4-4. Elle définit la méthode d’essai, la certification des produits et les mesures d’accompagnement.
Le code de bonne pratique britannique pour le diagnostic des remontées capillaires et la pose de barrières chimiques. Il traite aussi du replâtrage, souvent négligé en France.
En France, le repère est une qualification d’entreprise : « Assèchement des murs par traitement des remontées capillaires », dans la rubrique 154 de la nomenclature Qualibat.
L’Agence Qualité Construction documente trois causes de remontée : arase absente ou mal exécutée, parement trop peu perméable qui empêche l’évaporation, et « effet mèche » d’un enduit descendant sous l’arase.
À notre connaissance, aucun Avis Technique du CSTB ne couvre ce procédé, et le marquage CE ne s’y applique pas : la norme EN 1504-5 concerne l’injection du béton, pas les barrières anti-capillarité en maçonnerie. Méfiez-vous des entreprises qui invoquent « les DTU » ou « les normes CSTB » pour l’injection : ces textes n’existent pas.
Ce qui existe et qui se vérifie : la certification WTA du produit, la qualification de l’entreprise, et son attestation d’assurance décennale. Demandez les trois.
Pourquoi certaines injections échouent
C’est la question que tout le monde se pose sans oser la poser. Les causes d’échec sont documentées, et aucune n’est mystérieuse.
Les crèmes d’entrée de gamme descendent à 15-20 % de matière active, là où une formulation sérieuse se situe entre 60 et 80 %. À l’œil, rien ne les distingue dans le trou.
La barrière doit être continue. Un seul trou incomplètement rempli, et l’eau contourne l’obstacle par ce point.
Mur creux, blocage de moellons, cavité encombrée : le produit s’y perd sans former de ligne continue. Cela se détecte au forage et se traite en forant des deux côtés.
Une barrière posée sous le niveau du sol extérieur ne sert à rien : l’eau passe au-dessus. C’est l’erreur la plus courante et la plus irrattrapable.
Un enduit ciment ou une peinture filmogène posés après coup empêchent l’évaporation et font monter la frange plus haut qu’avant les travaux.
Terre en surhauteur contre le mur, gouttière fuyarde, infiltration latérale, canalisation percée. La barrière fait son travail ; l’eau arrive par ailleurs.
56 à 99 %C’est l’étendue des efficacités mesurées en laboratoire sur neuf formulations différentes, à 90 jours, dans une étude de 2024. La moyenne dépasse 86 %, mais l’écart entre le meilleur et le pire produit est considérable. Le choix du produit et la rigueur de pose comptent autant que la technique elle-même.
Vos droits, et les aides qui existent vraiment
Sur ce sujet, beaucoup de pages laissent entendre des choses fausses. Voici ce qui est écrit dans les textes, et rien d’autre.
Le gros œuvre du logement et de ses accès […] protège les locaux contre les eaux de ruissellement et les remontées d’eau.
Décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002, article 2 — caractéristiques du logement décent
Les menuiseries extérieures et la couverture […] assurent la protection contre les infiltrations d’eau dans l’habitation.
Même article
L’expression « les remontées d’eau » figure littéralement dans le décret sur le logement décent. Si vous êtes locataire, un mur atteint de remontées capillaires relève donc des obligations du bailleur : c’est un argument juridique, pas une formule.
Pour un logement achevé depuis plus de deux ans en France métropolitaine. Depuis mars 2025, une simple mention sur le devis ou la facture remplace l’ancienne attestation.
Le parcours par geste ne finance ni l’assèchement des murs ni le traitement de l’humidité. Toute entreprise qui vous l’annonce vous induit en erreur.
Le dispositif de l’Anah, lancé en 2024, liste explicitement « les travaux de lutte contre l’humidité, arases étanches… ». Il vise des travaux d’ampleur, sous conditions de ressources et avec accompagnement obligatoire.
Un conseiller France Rénov’ valide votre éligibilité gratuitement. Nous ne montons pas les dossiers à votre place et nous ne promettons aucune aide au téléphone.
Choisir le bon prestataire : nos conseils
Pour choisir le bon professionnel, capable de bien traiter l’humidité par injection, vous devez prendre en considération certains paramètres — et quelques-uns valent mieux que le prix.
Un professionnel qui chiffre sans être venu mesurer l’humidité vend un produit, pas un traitement. La mesure décide de la formulation et de la hauteur de forage.
Demandez la qualification Qualibat 1542, « assèchement des murs par traitement des remontées capillaires ». C’est le seul repère français sur ce métier.
Le devis doit indiquer la formulation employée et, idéalement, sa certification. « Produit hydrofuge professionnel » ne veut rien dire.
Attestation d’assurance décennale en cours de validité, et durée de garantie de la barrière elle-même. Une entreprise qui hésite à fournir l’attestation vous renseigne déjà.
Si le devis ne dit rien des enduits chargés en sels, il sera muet aussi quand le mur restera taché. Cette ligne doit exister, même pour la refuser.
L’expérience, les prestations réellement maîtrisées, et ce que disent les clients précédents — sur des chantiers comparables au vôtre.
En résumé
Une barrière hydrophobe posée à la base du mur. Elle n’obture pas les pores : elle les rend non mouillables, et l’eau cesse de monter.
C’est notre solution : la formulation la plus concentrée, un seul forage, aucune pression, un résultat reproductible. La résine liquide reste disponible pour les cas particuliers.
Un mois pour que la barrière polymérise, trois pour qu’elle soit pleinement active, puis l’épaisseur du mur divisée par 2,5 en mois pour le séchage.
Ils décident de la finition. Un enduit contaminé se dépose : sinon le mur restera humide au toucher alors que la barrière fonctionne.
Questions fréquentes sur l’injection
Combien coûte l’injection des murs ?
De 112 € à 442 € HT le mètre linéaire, selon l’épaisseur du mur. Le prix suit l’épaisseur du mur, puisque c’est elle qui commande la profondeur de forage et la quantité de produit. S’y ajoutent la TVA et les éventuelles options — décapage des enduits, rejointement, déplacement de meubles. Voir les fourchettes par type de mur.
Pourquoi une crème d’injection plutôt qu’une résine liquide ?
Pour trois raisons. D’abord la concentration : une crème de qualité titre 60 à 80 % de matière active, là où une micro-émulsion liquide est bien plus diluée — à volume égal, on dépose beaucoup plus de produit actif dans le mur. Ensuite la reproductibilité : la crème reste où on la met, sa consommation se calcule à la cartouche près, et le résultat ne dépend pas d’un réglage de pompe. Enfin la propreté : un seul forage, aucun obturateur, aucune projection, dans un logement occupé. C’est pour cela que la crème est notre solution. La résine liquide reste disponible si votre chantier l’exige. Le comparatif détaillé.
Faut-il attendre que le mur sèche avant d’injecter ?
Non, et c’est une idée reçue tenace. Sur les 103 produits d’injection certifiés par la WTA, 99 le sont pour un mur dont la porosité accessible est saturée jusqu’à 95 %. Les produits modernes sont précisément conçus pour diffuser dans un support humide : c’est d’ailleurs l’eau du mur qui déclenche leur réaction chimique.
Combien de temps faut-il pour que le mur soit sec ?
Comptez l’épaisseur du mur en centimètres divisée par 2,5 : un mur de 22 cm met environ 9 mois, un mur de 51 cm environ 20 mois. Cette règle recoupe la règle empirique internationale d’un mois par 25 mm. Elle suppose un chauffage et une ventilation normaux : un mur doublé ou recouvert d’un enduit étanche met beaucoup plus longtemps.
Quelle est la durée de vie du traitement ?
Un certificat britannique d’agrément produit retient au moins 20 ans pour une crème silane de référence, sans aucun entretien. Nous remettons pour notre part un certificat de garantie de 30 ans sur la barrière, avec l’autorisation de rénovation, à la fin du chantier.
Le traitement fonctionne-t-il sur tous les types de murs ?
Sur la brique, la pierre, le parpaing et la meulière, oui : la méthode s’adapte à l’épaisseur et à la nature du support. Les vraies difficultés sont ailleurs : un mur creux ou un blocage de moellons comportent des vides dans lesquels le produit se perd. On les détecte au forage, et on adapte en forant des deux faces à la même hauteur.
Mon mur est-il creux ? Pourquoi cette question ?
Parce qu’elle change la méthode. Dans un mur à double paroi, la barrière doit être continue dans chaque paroi, et la cavité doit être libre de gravats — sinon les débris forment un pont par lequel l’eau contourne le traitement. C’est l’une des premières choses que nous vérifions en visite.
Pourquoi mon mur reste-t-il humide après l’injection ?
Trois causes possibles, dans cet ordre de fréquence. D’abord le temps : le séchage se compte en mois, pas en semaines. Ensuite les sels hygroscopiques présents dans l’enduit, qui captent l’humidité de l’air même quand le mur derrière est sec — l’enduit doit alors être déposé. Enfin une autre source d’eau non traitée : terre en surhauteur, gouttière, infiltration latérale.
Peut-on faire l’injection soi-même ?
Les produits existent en vente libre, donc techniquement oui. Ce qui ne s’achète pas, c’est le diagnostic : la hauteur de forage par rapport au sol extérieur, la détection des vides, le choix de la formulation selon le taux d’humidité, et le traitement des sels. Une barrière posée 20 cm trop bas est parfaitement exécutée et parfaitement inutile — et personne ne la garantit.
Quel enduit refaire sur un mur traité ?
Un enduit perméable à la vapeur, jamais un enduit ciment ni une peinture filmogène. Là où les sels sont présents, on pose un enduit d’assainissement : très poreux, hydrophobe en profondeur, conçu pour que les sels cristallisent dans son épaisseur plutôt qu’en surface. Et il faut attendre que le mur ait séché avant toute finition décorative.
L’injection traite-t-elle une cave humide ?
Seulement si l’eau y monte par capillarité. Si elle pousse sur la paroi enterrée — nappe, infiltration latérale sous pression — l’injection ne reprend aucune charge et ne sert à rien. C’est alors un cuvelage qu’il faut. Un même sous-sol peut d’ailleurs cumuler les deux mécanismes, et demander les deux traitements.
Y a-t-il une norme française pour l’injection ?
Non. Aucun NF DTU, aucune règle professionnelle et, à notre connaissance, aucun Avis Technique du CSTB ne couvrent l’injection curative contre les remontées capillaires. Le référentiel de fait est la directive allemande WTA 4-10 (édition de mars 2024), complétée par le code britannique BS 6576. En France, le repère est la qualification d’entreprise Qualibat 1542.
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- WTA — Merkblatt 4-10, édition 03.2024 — résumé officiel, avec version française : procédés d’injection avec produits certifiés contre le transport capillaire d’humidité.
- WTA GmbH — liste des produits d’injection certifiés — 103 produits au 15 septembre 2026, avec leur degré de saturation admissible et leur mode de pose.
- BSI — BS 6576:2005+A1:2012 — code de bonne pratique pour le diagnostic des remontées capillaires et la pose de barrières chimiques.
- Agence Qualité Construction — fiche pathologie « Remontées capillaires » — causes constatées et rappel de l’arase étanche du NF DTU 20.1.
- Décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 — caractéristiques du logement décent, article 2 sur la protection contre les remontées d’eau.
- Service-Public — taux de TVA des travaux de rénovation — taux réduit de 10 % pour un logement achevé depuis plus de deux ans.
- ANIL — Ma Prime Logement Décent — travaux éligibles, dont la lutte contre l’humidité et les arases étanches, conditions et plafonds.
- SDES — Enquête Logement 2020, Datalab Essentiel n° 296 — proportion de logements présentant des signes d’humidité sur les murs.
Faisons le point sur vos murs
On vient mesurer, on identifie si l’eau monte, pousse ou se condense, et on vous dit quelle formulation votre mur demande — avec l’épaisseur, la hauteur de forage et le linéaire écrits noir sur blanc.
Paris 75Seine-et-Marne 77Yvelines 78Essonne 91Hauts-de-Seine 92Seine-Saint-Denis 93Val-de-Marne 94Val-d’Oise 95Oise 60Eure 27
