Remontée capillaire à Servon : ce que disent le bâti et les arrêtés sécheresse
Une plinthe qui gondole, un enduit qui s’effrite en pied de mur, une odeur de sous-sol qui persiste malgré l’aération. À Servon, ces signes ne concernent qu’une petite partie du parc de logements — mais sur ce parc-là, la question mérite un diagnostic avant tout traitement.
- Secteur de la Brie et Seine-et-Marne (77)
- Diagnostic avant chiffrage, jamais l’inverse
- Rattaché à l’agence Île-de-France de KM Humidité
L’essentiel, en quatre points
L’eau contenue dans le sol progresse, par capillarité, à l’intérieur des matériaux poreux d’un mur enterré ou semi-enterré, puis s’évapore en surface en y déposant les sels minéraux qu’elle transportait — d’où les traces blanchâtres caractéristiques. Ce mécanisme suppose un contact prolongé entre la maçonnerie et l’humidité du sol.
Sur les 1 494 logements recensés à Servon, 66 sont antérieurs à 1946, soit 4,8 % du parc (INSEE, recensement 2023). C’est ce sous-ensemble, construit avant la généralisation des barrières d’étanchéité en pied de mur, qui reste le plus exposé.
La commune a fait l’objet de 17 arrêtés de catastrophe naturelle depuis 1987 (Géorisques, base GASPAR) : 8 pour sécheresse — retrait-gonflement des argiles —, 7 pour inondations et coulées de boue, 2 pour mouvement de terrain. Le dernier arrêté sécheresse date de 2020, le dernier arrêté inondation de 2021.
Un relevé d’humidité à plusieurs hauteurs sur le mur concerné, avant tout chiffrage. Trois causes distinctes — remontée capillaire, infiltration latérale, condensation — donnent des murs humides qui se ressemblent à l’œil nu mais qui appellent des réponses différentes, détaillées plus bas.
Quatre chiffres pour situer le risque à Servon
Le bâti de Servon par période de construction
Servon est une commune récente dans sa construction : plus des trois quarts des logements ont été bâtis après 1970. Le tableau ci-dessous situe la part du bâti ancien, celui où l’absence de barrière d’étanchéité en pied de mur se rencontre le plus souvent.
| Époque de construction | Logements | Part du parc |
|---|---|---|
| Avant 1919 | 41 | 3,0 % |
| 1919 – 1945 | 25 | 1,8 % |
| 1946 – 1970 | 184 | 13,5 % |
| 1971 – 1990 | 375 | 27,4 % |
| 1991 – 2005 | 354 | 25,8 % |
| 2006 – 2020 | 390 | 28,5 % |
Sur l’ensemble du parc, 78,5 % des résidences principales sont des maisons individuelles contre 21,3 % d’appartements (INSEE, RP 2023). C’est une donnée utile au diagnostic : une maison individuelle a, par construction, davantage de murs en contact direct avec le sol qu’un appartement situé en étage.
Sécheresse et inondations : ce que dit l’historique des arrêtés
La base GASPAR de Géorisques recense, pour Servon, 17 arrêtés de catastrophe naturelle publiés entre 1987 et 2021. Le détail par type d’événement donne une lecture plus utile qu’un simple total.
| Type de risque | Nombre d’arrêtés | Dernier arrêté |
|---|---|---|
| Sécheresse (retrait-gonflement des argiles) | 8 | 2020 |
| Inondations et coulées de boue | 7 | 2021 |
| Mouvement de terrain | 2 | 2015 |
Remontée capillaire, infiltration ou condensation : comment distinguer
Trois causes produisent des murs humides qui se ressemblent en apparence, mais qui n’appellent pas le même traitement. Un diagnostic sérieux commence toujours par écarter les deux autres avant de conclure à une remontée capillaire.
| Indice observé | Cause probable |
|---|---|
| Humidité en bande basse, quelle que soit la saison, avec traces de sel (salpêtre) | Remontée capillaire |
| Auréole localisée, souvent après une pluie, près d’une gouttière ou d’un raccord | Infiltration latérale ou toiture |
| Buée sur les vitres, moisissures en hauteur, pièce peu ventilée | Condensation |
La méthode de diagnostic
- Mesure du taux d’humidité dans la maçonnerie à différentes hauteurs, pour distinguer une bande basse homogène d’une tache localisée.
- Recherche de traces de sels minéraux (salpêtre) en surface, caractéristiques du passage de l’eau chargée en minéraux du sol.
- Vérification des points d’entrée possibles côté extérieur : gouttières, raccords de toiture, terrain en pente vers le mur.
- Contrôle de la ventilation intérieure pour écarter ou confirmer une part de condensation.
- Restitution d’un diagnostic écrit avant toute proposition de traitement.

Quelle réponse selon la cause retenue
KM Humidité intervient sur le traitement des remontées capillaires : la méthode retenue dépend de l’épaisseur du mur, de sa composition et du diagnostic réalisé sur place. Elle vise à interrompre la migration de l’eau du sol dans la maçonnerie.
Quand l’eau entre par un point précis — jonction de toiture, terrain en pente, mur enterré côté talus — KM Humidité traite les infiltrations d’eau dans les murs et les infiltrations latérales, en ciblant le point d’entrée identifié au diagnostic.
Quand l’humidité vient de l’air intérieur mal renouvelé, une ventilation mécanique par insufflation (VMI) ou un déshumidificateur professionnel peuvent suffire, sans intervention sur la maçonnerie.
Des techniques comme l’injection de résine en profondeur ou le cuvelage existent dans la profession pour traiter certains cas de sous-sol. En l’absence de prestation confirmée sur ces techniques précises, KM Humidité ne les propose pas commercialement sur cette page : seul un diagnostic sur place permet de définir la solution réellement adaptée.
Secteurs proches
Servon est limitrophe de Santeny, dans le Val-de-Marne, et de Brie-Comte-Robert (source : commune de Servon). KM Humidité intervient aussi à Brie-Comte-Robert.
Questions fréquentes à Servon
Comment savoir si un mur humide à Servon vient d’une remontée capillaire ?
Le signe le plus fiable est une humidité en bande basse, présente toute l’année, avec des traces de sels blanchâtres (salpêtre). Une tache localisée qui apparaît après une pluie oriente plutôt vers une infiltration. Un diagnostic sur place, avec mesure d’humidité, permet de trancher.
Le parc de logements de Servon est-il très ancien ?
Non : selon l’INSEE (recensement 2023), seuls 4,8 % des logements de Servon datent d’avant 1946. La commune s’est majoritairement construite après 1970, période où l’arase étanche en pied de mur s’est généralisée dans les nouvelles constructions.
Pourquoi Servon a-t-elle connu plusieurs arrêtés sécheresse ?
La base GASPAR de Géorisques recense 8 arrêtés de catastrophe naturelle pour sécheresse (retrait-gonflement des argiles) à Servon depuis 1987, le dernier en 2020. Ce phénomène affecte le sol argileux et les fondations ; il est distinct d’une remontée capillaire, même s’il peut créer des fissures qui favorisent d’autres entrées d’eau.
Une maison récente à Servon peut-elle quand même souffrir d’humidité ?
Oui, mais rarement d’une remontée capillaire au sens strict, puisque les constructions récentes intègrent une barrière d’étanchéité en pied de mur. L’humidité observée sur du bâti récent vient plus souvent d’une infiltration ponctuelle ou d’un défaut de ventilation : le diagnostic permet de le confirmer.
Un mur humide à Servon ? Commencez par le diagnostic.
KM Humidité intervient à Servon et dans le secteur de la Brie, rattaché à notre agence Île-de-France. Un diagnostic sur place précède toujours la proposition de traitement.
Sources
- INSEE, Dossier complet — Commune de Servon (77450), recensement de la population 2023 : logements, résidences principales, période de construction.
- Géorisques, base GASPAR (arrêtés de catastrophe naturelle), commune de Servon, code INSEE 77450, consultée le 3 septembre 2026.
- Commune de Servon, page « Localisation », consultée le 3 septembre 2026 : communes limitrophes.
- KM Humidité, registre interne des prestations confirmées, consulté le 3 septembre 2026.
