Comprendre · Ce que l’humidité fait aux occupants

Chez l’enfant, le lien entre logement humide et asthme n’est plus une association : c’est une relation causale

C’est la conclusion de l’expertise collective de l’ANSES sur les moisissures dans le bâti. Sur la plupart des autres effets, les agences parlent d’association statistique, pas de causalité — et sur certains sujets très répandus sur internet, elles disent au contraire que les preuves sont insuffisantes. Cette page reprend leurs formulations exactes, sans les durcir.

  • Sources ANSES, OMS et OQAI
  • Ce qui est établi, ce qui ne l’est pas
  • Diagnostic avant devis
Angle de mur d’une pièce d’habitation présentant des moisissures liées à l’humidité
13 %de l’asthme infantile en Europe serait attribuable au logement humide (OMS, lignes directrices 2009)
L’essentiel

Quatre points, et aucun n’est alarmiste

Le sujet est sérieux, ce qui est une raison de plus pour ne dire que ce que les agences sanitaires ont réellement écrit.

Un effet est reconnu comme causal

Le développement de l’asthme chez l’enfant. L’ANSES retient « des preuves suffisantes d’une relation causale ». C’est le niveau de preuve le plus élevé de tout son tableau.

Les autres effets sont des associations

Exacerbation de l’asthme, rhinite allergique, toux, dyspnée, infections respiratoires, pneumopathie d’hypersensibilité : preuves suffisantes d’une association, ce qui n’est pas la même chose qu’une cause démontrée.

Il n’existe aucun seuil sanitaire

Ni l’OMS ni l’ANSES ne fixent de valeur en dessous de laquelle il n’y aurait pas d’effet. La valeur de 1000 UFC/m³ parfois citée est un critère de gestion, pas un seuil de danger.

Une seule action a un effet certain

Supprimer l’humidité. Tant que la paroi reste humide, les moisissures reviennent après chaque nettoyage : le support leur convient toujours.

Cette page traite des effets sur les occupants. Pour ce que l’humidité fait au bâti — salpêtre, mérule, corrosion — voir conséquences d’un mur humide sur le bâtiment.
Ce que disent les données publiques

Combien de logements, combien de personnes

Les chiffres français viennent de l’ANSES et de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur. Ils sont plus modestes que ceux qui circulent, et ils sont vérifiables.

14-20 %des logements français présentent des moisissures visibles (ANSES, 2016)
2,6 Mde logements concernés dans les pièces de vie (OQAI, campagne nationale)
+75 %de risque de symptômes respiratoires en bâtiment humide (OMS, 2009)
75 %de notre temps passé à l’intérieur du logement (OQAI)
Deux chiffres méritent d’être resitués. Le +75 % de l’OMS porte sur les symptômes respiratoires et l’asthme des occupants de bâtiments humides ou moisis, pas sur une maladie précise. Les 2,6 millions de logements sont une extrapolation de l’OQAI limitée aux pièces de vie : c’est le chiffre officiel, et il est nettement inférieur aux « 9 millions » que l’on lit parfois.
Le cadre scientifique

Le tableau que l’ANSES a publié, tel qu’elle l’a publié

C’est le document de référence français : une expertise collective de 2016, qui classe chaque effet par niveau de preuve. Nous le reproduisons sans le simplifier.

Niveaux de preuve retenus par l’ANSES pour l’exposition aux moisissures dans le bâti (saisine 2014-SA-0016, avis du 19 octobre 2016)
Effet sur la santé Niveau de preuve Ce que cela veut dire
Développement de l’asthme chez l’enfant Preuves suffisantes d’une relation causale Le niveau le plus élevé du tableau. L’humidité du logement est retenue comme cause.
Exacerbation de l’asthme Preuves suffisantes d’une association Le lien est solide statistiquement, la causalité n’est pas formellement établie.
Rhinite allergique Preuves suffisantes d’une association L’ANSES précise que d’autres études longitudinales sont nécessaires pour conclure.
Toux, sifflements, dyspnée, infections respiratoires Preuves suffisantes d’une association Reprend les conclusions de l’OMS de 2009.
Pneumopathie d’hypersensibilité Preuves suffisantes d’une association Chez les personnes sensibles.
Asthme de l’adulte en population générale Preuves limitées Contrairement à l’enfant. En exposition professionnelle, les preuves sont suffisantes.
Altération de la fonction cognitive de l’enfant Preuves limitées Pour une exposition de plus de deux ans dès la petite enfance.
Syndrome du bâtiment malsain, effets psychologiques Preuves inadéquates ou insuffisantes Aucune conclusion possible en l’état des connaissances.

Les enfants, les personnes asthmatiques, atopiques ou présentant une hypersensibilité, les patients immunodéprimés ou atteints de pathologies respiratoires chroniques sont davantage susceptibles de développer des pathologies lorsqu’ils sont exposés aux moisissures que le reste de la population.

ANSES, Moisissures dans le bâti, avis du 19 octobre 2016

Point de départ

Ce que ressentent les occupants d’un logement humide

Six signaux fréquemment rapportés. Aucun n’est spécifique à lui seul : c’est leur caractère saisonnier et leur disparition en dehors du logement qui orientent.

Un repère utile : si les symptômes s’atténuent nettement lors d’une absence prolongée et reviennent au retour, le logement fait partie de l’équation. Cette observation ne remplace pas un avis médical, mais elle mérite d’être mentionnée à votre médecin.
Le mécanisme

D’un mur humide à un air respiré : le trajet complet

Le texte que nous publiions déjà sur cette page décrivait bien les spores et les réactions allergiques. Voici où il s’inscrit dans la chaîne.

Trajet de l’humidité d’une paroi jusqu’à l’air respiré par les occupants Un schéma en quatre temps. À gauche, une paroi humide. Ensuite, la colonisation de sa surface par des moisissures. Puis la libération de spores et de composés volatils dans l’air de la pièce. À droite, l’inhalation par les occupants, avec un rappel que nous passons soixante-quinze pour cent de notre temps dans le logement. De la paroi au poumon, en quatre temps 1 · La paroi reste humide en permanence 2 · La surface est colonisée par les moisissures 3 · Spores et composés volatils passent dans l’air 4 · Les occupants respirent cet air 75 % de notre temps se passe dans le logement (OQAI, campagne nationale logements) Couper l’humidité en 1 supprime 2, 3 et 4. Agir en 3 seulement ne fait que gagner du temps.

La moisissure dans une maison a des conséquences sur la santé des occupants. Les moisissures produisent des spores qui se propagent dans l’air et sont inhalées. Elles peuvent provoquer des réactions allergiques : éternuements, démangeaisons, yeux rouges, difficultés respiratoires. Les personnes asthmatiques peuvent éprouver des sifflements, des toux et une gêne respiratoire accrue.

Si vous soupçonnez la présence de moisissures, il est important de les éliminer rapidement. Mais l’élimination ne suffit pas : tant que le support reste humide, la colonisation revient. C’est la raison pour laquelle le traitement de l’humidité précède toujours, chez nous, le traitement de la moisissure elle-même.

Le Conseil supérieur d’hygiène publique de France a une formule qui résume la portée juridique du sujet : « les moisissures constituent un facteur d’insalubrité de l’habitat » (avis du 31 janvier 2006).
Qui est concerné

Les personnes plus exposées, selon l’ANSES

L’agence dresse une liste précise, et elle s’y tient. Nous la reprenons telle quelle, sans y ajouter de catégories.

Cité par l’ANSESPopulations pour lesquelles une vigilance particulière est demandée

  • Les enfants.
  • Les personnes asthmatiques.
  • Les personnes atopiques ou présentant une hypersensibilité.
  • Les patients immunodéprimés.
  • Les personnes atteintes de pathologies respiratoires chroniques.
PrécisionCe que l’ANSES souligne aussi

  • Les inégalités sociales de santé : précarité énergétique, suroccupation, familles monoparentales.
  • 64 % des logements en précarité énergétique présentent des moisissures, contre 17 % des autres.
  • 63 % des logements suroccupés, contre 15 % des logements non suroccupés.
  • Les personnes âgées ne figurent pas dans la liste des populations à risque de l’agence. Nous ne les y ajoutons pas.
Mise au point

Cinq affirmations très répandues que les agences ne soutiennent pas

Nous vendons du traitement de l’humidité. Raison de plus pour ne pas nous appuyer sur des arguments que l’ANSES qualifie de faiblement établis.

1

« Les mycotoxines des murs empoisonnent les occupants »L’ANSES écrit que le niveau de preuve des effets liés aux mycotoxines dans les environnements intérieurs est très faible, et que leur toxicité par inhalation est controversée. La toxicité par voie digestive, elle, est connue — mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit dans un logement.Preuves très faibles
2

« Les moisissures du logement donnent l’aspergillose »L’aspergillose invasive concerne les patients immunodéprimés à haut risque, pas la population générale. L’aspergillose broncho-pulmonaire allergique est décrite par l’ANSES comme une maladie rare, touchant surtout l’asthme persistant et la mucoviscidose.Population restreinte
3

« L’air intérieur coûte 19 milliards d’euros par an à cause des moisissures »Le chiffre existe — 19,526 milliards d’euros, étude ANSES/CSTB/OQAI de 2014, année de référence 2004 — mais il porte sur cinq polluants seulement : benzène, trichloréthylène, radon, monoxyde de carbone et particules. Les moisissures et l’humidité n’y figurent pas.Périmètre différent
4

« Le décret de 2002 impose l’absence d’humidité dans un logement décent »Le texte ne dit pas cela. Il exige que le gros œuvre protège des eaux de ruissellement et des remontées d’eau, que les menuiseries et la couverture assurent la protection contre les infiltrations, et que le logement permette une aération suffisante. C’est déjà beaucoup, et c’est opposable.Formulation exacte
5

« Les moisissures provoquent fatigue chronique, dépression ou cancers »Sur ces effets, l’ANSES retient des preuves inadéquates ou insuffisantes. Le « syndrome du bâtiment malsain » attribué aux moisissures relève de la même catégorie. Cela ne veut pas dire que rien n’existe : cela veut dire qu’on ne peut rien en conclure aujourd’hui.Preuves insuffisantes
Pourquoi insister là-dessus ? Parce qu’un argumentaire exagéré se retourne contre le sujet. Le lien causal établi avec l’asthme de l’enfant est déjà, à lui seul, une raison suffisante d’agir sur un logement humide.
La question du seuil

« À partir de combien c’est dangereux ? » — la réponse est : il n’y a pas de seuil

C’est contre-intuitif, et c’est écrit noir sur blanc dans les deux documents de référence. L’OMS conclut qu’aucune valeur guide sanitaire quantitative ne peut être recommandée pour des niveaux acceptables de contamination microbiologique. L’ANSES écrit de son côté qu’il n’est pas possible, en l’état des connaissances, de définir un seuil sanitaire en dessous duquel aucun effet ne serait attendu pour la population générale.

Cette valeur n’est pas un seuil sanitaire, et des concentrations inférieures peuvent être à l’origine de pathologies ou de symptômes.

ANSES, à propos du repère de 1000 UFC/m³, Moisissures dans le bâti, 2016

Ce qui existe, en revanche, ce sont des valeurs de confort et de prévention. L’ANSES comme l’ADEME retiennent une humidité relative intérieure comprise entre 40 et 60 %, sur une plage de température de 18 à 22 °C. En dessous, l’air devient inconfortablement sec ; au-dessus, les conditions deviennent favorables aux moisissures et aux acariens.

Trop sec

< 40 %

Plage recommandée

40 à 60 %

Zone à risque

> 60 %

Humidité relative intérieure. Repères ANSES (2016) et ADEME (2026). Ce ne sont pas des seuils sanitaires, mais des cibles de bonne gestion.

Un hygromètre à quelques euros suffit pour se situer. S’il affiche durablement plus de 60 % dans une pièce chauffée, la question n’est plus de savoir s’il faut agir mais par quel bout : excès de production de vapeur, ventilation insuffisante, ou arrivée d’eau dans la paroi. Les trois se traitent, mais pas de la même manière.
Si vous êtes locataire

Ce que dit la loi, et la marche à suivre

Un logement humide n’est pas seulement un problème technique : c’est aussi, dans certains cas, un manquement à l’obligation de décence.

  1. Vérifier ce qu’exige le décretLe décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 impose que le gros œuvre protège des eaux de ruissellement et des remontées d’eau, que les menuiseries et la couverture assurent la protection contre les infiltrations, et que le logement permette une aération suffisante avec évacuation de l’humidité.
  2. Signaler par écrit au bailleurUne lettre recommandée avec accusé de réception, décrivant précisément le désordre, sa localisation et sa date d’apparition. Photos datées à l’appui.
  3. Mettre en demeureSi rien ne bouge, une seconde lettre recommandée valant mise en demeure. C’est elle qui fait courir le délai.
  4. Saisir la commission de conciliationAprès deux mois sans réponse, la commission départementale de conciliation peut être saisie gratuitement, ou un conciliateur de justice.
  5. Saisir le jugeEn dernier recours, le juge des contentieux de la protection peut ordonner les travaux et, le cas échéant, réduire le loyer.
  6. Ou signaler l’insalubritéLa plateforme publique Signal Logement accepte explicitement les signalements pour « humidité importante ou moisissures ». Le dossier est routé vers le service communal d’hygiène et de santé, l’ARS ou la commune.
Si vous êtes propriétaire, la logique s’inverse mais l’enjeu reste : environ 450 000 logements occupés sont considérés comme indignes en France selon le ministère de la Transition écologique. Traiter tôt évite d’entrer dans cette catégorie. Voir aussi humidité en copropriété : qui paie.
Notre méthode

Traiter la cause, puis la moisissure — jamais l’inverse

Un nettoyage fongicide sur un support qui reste humide est un traitement qui recommence tous les six mois.

  1. Premier échangeOù sont les traces, depuis quand, dans quelles pièces, et sur quelles parois. Nous demandons systématiquement si des occupants sont asthmatiques ou allergiques : cela change l’ordre des priorités, pas le diagnostic.
  2. Inspection sur placeLes parois froides, les angles, les zones masquées par les meubles, les points de production de vapeur, et l’état réel des entrées et sorties d’air.
  3. MesuresHumidité du support, humidité relative et température de l’air, températures de paroi. C’est ce qui distingue une eau venue du terrain d’une condensation sur paroi froide — et les deux ne se traitent pas pareil.
  4. Identification de la causeRemontée capillaire, infiltration, condensation, fuite de réseau, ventilation défaillante. Souvent deux mécanismes coexistent, et le second explique pourquoi le premier traitement n’avait pas suffi.
  5. Traitement de la causeBarrière étanche, cuvelage, reprise d’étanchéité, ventilation : le procédé se déduit du diagnostic.
  6. Traitement des surfacesUne fois la cause traitée : dépose des revêtements colonisés, assainissement du support, remise en état.
  7. Contrôle à un anNouvelle mesure d’humidité et vérification que rien n’est revenu. C’est le seul moyen honnête de dire qu’un traitement a fonctionné.
Des moisissures qui reviennent malgré les nettoyages ?

C’est le signe que le support reste humide. Diagnostic et devis gratuits.

Demander un diagnostic

Nos réponses

Selon l’origine de l’humidité

Traitement des moisissuresDépose des revêtements colonisés, assainissement du support et remise en état — après traitement de la cause, jamais avant.
Ventilation par insufflationQuand l’air intérieur est trop chargé en vapeur d’eau et que la ventilation existante ne suffit pas à l’évacuer.
Condensation et buéeVitres qui ruissellent, moisissures dans les angles froids : le mécanisme est différent d’une infiltration, et la réponse aussi.
Remontées capillairesL’eau monte du sol dans la maçonnerie. Une barrière étanche coupe le chemin de l’eau à la base du mur.
Caves et sous-solsUn volume enterré non ventilé alimente en humidité tout le logement par la cage d’escalier et les gaines.
Ce que nous ne ferons pasVous vendre un traitement fongicide seul sur un support humide, ni promettre un effet sur des symptômes que les agences sanitaires ne relient pas aux moisissures.
Sources vérifiablesANSES, OMS, OQAI, Legifrance. Chaque chiffre de cette page renvoie à son document.
La cause d’abordLe support cesse d’être colonisable parce qu’il cesse d’être humide.
Mesures documentéesHumidité du support, humidité relative, températures de paroi.
Contrôle à un anUne nouvelle mesure, pour vérifier que rien n’est revenu.
Questions fréquentes

Ce que les occupants nous demandent

Les moisissures de mon logement peuvent-elles rendre mon enfant asthmatique ?

C’est le seul effet pour lequel l’ANSES retient « des preuves suffisantes d’une relation causale » : le développement de l’asthme chez l’enfant. L’OMS estime de son côté que 13 % de l’asthme infantile dans la région européenne serait attribuable au logement humide. Cela ne signifie pas que tout enfant vivant dans un logement humide deviendra asthmatique, mais que le risque est significativement augmenté et que l’exposition doit être supprimée. Parlez-en à votre médecin : c’est lui qui suit l’enfant, nous ne traitons que le logement.

Nettoyer à l’eau de Javel suffit-il ?

Sur une petite surface et de manière ponctuelle, un nettoyage retire la colonisation visible. Mais si la paroi reste humide, elle est de nouveau colonisable dès le lendemain — c’est pour cela que les taches reviennent toujours au même endroit. Deux réserves supplémentaires : le nettoyage remet des spores en suspension, ce qui est à éviter en présence d’une personne asthmatique ou immunodéprimée ; et sur un revêtement poreux, le mycélium est dans l’épaisseur, pas en surface. Le traitement durable passe par la suppression de l’humidité.

Y a-t-il un taux d’humidité à ne pas dépasser ?

Il n’existe pas de seuil sanitaire : ni l’OMS ni l’ANSES n’en fixent, et elles le disent explicitement. Il existe en revanche une plage de confort et de prévention retenue par l’ANSES et l’ADEME : une humidité relative comprise entre 40 et 60 %, pour une température de 18 à 22 °C. Au-dessus de 60 % durablement dans une pièce chauffée, les conditions deviennent favorables aux moisissures et aux acariens. C’est un repère de gestion, pas une limite de danger.

Mon propriétaire refuse d’intervenir, que faire ?

La marche à suivre est encadrée : signalement écrit en recommandé, puis mise en demeure en recommandé, puis — après deux mois sans réponse — saisine gratuite de la commission départementale de conciliation ou d’un conciliateur de justice, et en dernier recours du juge des contentieux de la protection. En parallèle, la plateforme publique Signal Logement accepte les signalements pour humidité importante ou moisissures et transmet au service communal d’hygiène et de santé ou à l’ARS. Un diagnostic technique écrit renforce considérablement le dossier.

Faut-il quitter le logement pendant les travaux ?

Dans la très grande majorité des cas, non. La dépose de revêtements colonisés remet des spores en suspension : nous confinons la zone et nous conseillons aux personnes à risque — enfants, asthmatiques, immunodéprimés — de ne pas être présentes pendant cette phase précise, qui dure quelques heures. Le reste du chantier ne justifie pas de déménager.

Un déshumidificateur règle-t-il le problème ?

Il traite un symptôme, pas une cause. Un déshumidificateur abaisse l’humidité de l’air ambiant, ce qui est utile quand l’excès vient de la vapeur produite à l’intérieur et mal évacuée. Il ne change rien à une paroi alimentée en eau par le sol ou par une infiltration : le mur reste humide, la surface reste colonisable, et l’appareil tourne indéfiniment. C’est un bon complément après traitement, rarement une solution seule. Voir déshumidificateur professionnel.

Les odeurs de moisi sont-elles dangereuses en elles-mêmes ?

L’odeur vient de composés organiques volatils émis par les moisissures en activité. Elle est surtout un indicateur : elle signale une colonisation en cours, souvent invisible parce que située derrière un meuble, sous un revêtement ou dans un vide. Les agences ne retiennent pas d’effet sanitaire propre à ces composés à part, mais l’odeur reste le signal le plus fiable pour aller chercher là où l’on ne regarde pas.

Peut-on mesurer les moisissures dans l’air pour savoir où on en est ?

Techniquement oui, mais l’interprétation est délicate. L’ANSES propose une valeur de gestion — au-delà de 1000 UFC/m³, la concentration est jugée anormalement élevée et justifie une investigation — tout en précisant que ce n’est pas un seuil sanitaire et que des concentrations inférieures peuvent être à l’origine de symptômes. En pratique, sur un logement, l’examen visuel, la recherche des zones humides et la mesure de l’humidité des parois apportent bien plus d’informations utiles qu’un prélèvement d’air.

Aller plus loin

Sur le même sujet

Sources

Cette page a une vocation d’information. Elle ne remplace pas un avis médical : si des symptômes vous inquiètent, parlez-en à votre médecin traitant. Notre métier s’arrête au bâtiment.

Un logement sain commence par une paroi sèche

Diagnostic et devis gratuits. Nous mesurons l’humidité des parois et de l’air, nous identifions la cause, et nous traitons dans cet ordre.

Lundi au samedi, 8h00 – 20h00 · Intervention sur 21 départements — voir nos zones