Issou · 78440 · Yvelines

Remontée capillaire à Issou : ce que l’historique des crues et sécheresses indique pour vos murs

Un mur qui reste sombre sur ses trente premiers centimètres, un enduit qui se décolle en bas de cloison, une odeur de moisi qui revient après chaque ménage : à Issou, ces signes ne viennent pas forcément d’une fuite. La commune a fait l’objet de cinq arrêtés de catastrophe naturelle depuis 1996 — inondations, sécheresse, mouvement de terrain — qui rappellent que le sol, ici, se charge et se décharge en eau par cycles.

Méthode complète, étapes du chantier et fourchettes de prix : voir notre page traitement des remontées capillaires.

  • Diagnostic sur place avant devis
  • Agence Île-de-France (Bezons)
  • Devis détaillé après mesure

L’essentiel, en quatre points

Ce qu’est une remontée capillaire

De l’eau du sol absorbée par capillarité dans une maçonnerie poreuse, qui remonte en pied de mur et s’évapore en façade en y abandonnant des sels minéraux. Le phénomène touche presque exclusivement les bâtiments anciens, dépourvus de coupure de capillarité en pied de mur.

Pourquoi le sol compte, à Issou

La commune a connu cinq épisodes classés catastrophe naturelle entre 1996 et 2020 : deux sécheresses, un mouvement de terrain et deux inondations. Ces alternances d’excès puis de déficit d’eau dans le sol sont précisément ce qui charge et décharge un mur en pied de façade (Géorisques, base GASPAR).

Quel bâti est concerné

Le détail du parc de logements d’Issou par époque de construction n’est pas accessible en open data pour cette commune : nous ne publions donc aucun pourcentage de bâti ancien propre à Issou. La règle reste générale ailleurs aussi : les constructions antérieures à la généralisation de l’arase étanche, dans les années 1950-1960, restent les plus exposées.

Par où commencer

Par un relevé d’humidité sur place, pas par un devis au téléphone. La question qui compte n’est pas « quel traitement ? » mais « d’où vient l’eau ? » : une remontée capillaire, une infiltration et une condensation produisent le même mur taché et ne se corrigent pas de la même façon.

Issou en chiffres : ce que disent les données publiques

4 060 habitantspour une densité de 848 hab./km² sur 478,66 ha (API Découpage administratif, geo.api.gouv.fr)
2 inondationsarrêtés de catastrophe naturelle en décembre 1999 et octobre 2007 (Géorisques, base GASPAR)
2 sécheressesarrêtés de catastrophe naturelle pour 1996-1997 et 2020 (Géorisques, base GASPAR)
1 mouvement de terrainarrêté de décembre 1999, même épisode climatique que l’inondation du même mois (Géorisques)
Pourquoi ces chiffres plutôt qu’une étiquette de risque. Une fiche de risque communal qui indique « remontée de nappe : risque existant » dit la même chose pour la quasi-totalité des communes d’Île-de-France. Les arrêtés de catastrophe naturelle, eux, sont datés et propres à Issou : ils actent qu’un phénomène a dépassé, ici, un seuil d’intensité reconnu par l’État.

Ce que l’historique raconte du sol à Issou

Les arrêtés de catastrophe naturelle ne mesurent pas un risque pour une maison en particulier ; ils actent qu’un phénomène climatique a dépassé, sur la commune, un seuil d’intensité reconnu par l’État. À Issou, cet historique dessine un sol qui alterne saturation et dessiccation. L’épisode de fin décembre 1999 — les tempêtes Lothar et Martin — a produit à la fois une inondation et un mouvement de terrain le même mois. La sécheresse de l’été 2020, reconnue par arrêté en avril 2021, a suivi un premier épisode de sécheresse dès 1996-1997, reconnu lui aussi par arrêté.

Pour un mur en contact avec le sol, ce type d’alternance est précisément ce qui entretient une remontée capillaire : le sol se recharge en eau après un épisode humide, la maçonnerie poreuse l’absorbe par capillarité, puis l’évaporation en façade laisse les sels qui forment le dépôt blanc caractéristique. Un cycle sec-humide répété, comme celui que montrent ces cinq arrêtés, ne crée pas le désordre à lui seul — il l’entretient, sur un mur qui n’a pas de coupure de capillarité efficace.

Ce que ces données ne disent pas. Un arrêté de catastrophe naturelle est un constat administratif communal, pas une mesure sur votre parcelle. Il ne remplace pas un relevé d’humidité sur place : deux maisons voisines peuvent présenter des situations différentes selon leur exposition, leur ancienneté et l’état de leurs fondations.

Symptôme, cause probable, ce qui permet de trancher

Un même symptôme renvoie souvent à plusieurs causes possibles : c’est la vérification sur place qui tranche, pas l’apparence seule.

Du symptôme visible à la vérification qui tranche
Ce que vous observez Causes possibles Ce qui permet de trancher
Humidité et dépôt blanc en bas de mur, sur moins d’un mètre Remontée capillaire Profil vertical de l’humidité à l’hygromètre, sur plusieurs hauteurs, et recherche de sels
Auréole plus haute sur le mur, qui apparaît après la pluie Infiltration en façade ou en toiture Observation pendant et après un épisode de pluie, contrôle des joints et descentes
Buée sur les vitres, gouttelettes sur les murs froids Condensation, ventilation insuffisante Test du film plastique posé 48 heures : gouttes côté pièce
Sous-sol humide en continu, davantage en hiver Eau du sol proche du dallage, infiltration enterrée Cote du dallage comparée au terrain naturel environnant
Un test simple à faire vous-même. Scotchez hermétiquement un carré de film plastique transparent sur la zone humide et laissez 48 heures. Gouttelettes côté mur : l’eau vient de la maçonnerie. Gouttelettes côté pièce : c’est de la condensation, et le traitement est différent.

Les étapes d’un diagnostic sérieux à Issou

  1. Observation et mesureRelevé d’humidité à l’hygromètre à plusieurs hauteurs, sur le mur concerné et un mur témoin resté sec.
  2. LocalisationPosition du pied de mur par rapport au terrain naturel, présence ou non d’un sous-sol, accessibilité des deux faces de la maçonnerie.
  3. Élimination des autres causesVérification des descentes d’eaux pluviales, des joints de façade et de la ventilation avant de conclure à une origine capillaire.
  4. Recherche de la coupure de capillaritéPrésence, position et surtout continuité d’une arase étanche existante sur l’ensemble des murs au contact du sol.
  5. Conclusion écrite, cause par causeUn diagnostic utile nomme la cause, la situe sur le bâtiment et hiérarchise les travaux : il ne se limite pas à un devis chiffré.

Les solutions, selon la cause identifiée, et leur prix

Il n’existe pas de traitement unique : le choix dépend de la cause établie au diagnostic, de l’épaisseur et de la nature du mur, et de l’accessibilité du pied de mur.

Barrière par injection de résineLa technique de référence contre la remontée capillaire : injection d’un produit hydrofuge sur toute la section horizontale du mur, en pied de maçonnerie. Une injection partielle ne corrige pas durablement le désordre.
Drainage intérieur sous dalleUtile en complément quand l’eau stagne côté intérieur contre les fondations : un drain enterré sous le dallage l’évacue, sans intervention sur l’extérieur du bâtiment.
Ventilation (VMI)N’arrête aucune remontée capillaire : elle accélère le séchage une fois le traitement posé et limite, en complément, les problèmes de condensation.
Ce qui aggravePeinture dite anti-humidité, enduit ciment étanche ou doublage collé sur un mur encore humide : ces parements bloquent l’évaporation basse et l’eau remonte plus haut qu’avant.
Fourchettes de prix KM Humidité, hors taxes, pose comprise (grille tarifaire interne)
Prestation Fourchette
Injection, mur de 11 à 34 cm de 112 à 182 € HT / ml
Injection, mur de 46 à 61 cm de 232 à 302 € HT / ml
Injection, mur de 69 à 121 cm de 332 à 442 € HT / ml
Drainage intérieur sous dalle à partir de 200 € HT / ml
VMI (Urban ou Purevent) posée de 3 800 à 4 800 € HT
Options (décapage, rejointement, benne…) sur devis
Ce que nous n’annonçons pas. Pas de tarif exact sans avoir vu le mur : les montants ci-dessus sont des fourchettes, pas un devis. Le simulateur en ligne calcule un prix précis à partir de votre cas. Nous ne publions ni délai de séchage garanti, ni certification, ni ancienneté chiffrée de l’entreprise.

Un mur humide à Issou ? Commencez par le diagnostic.

Nos techniciens se déplacent à Issou et dans les Yvelines pour un relevé d’humidité sur place, l’identification de la cause et un devis détaillé.

Questions fréquentes à Issou

Issou a-t-elle déjà connu des inondations ?

Oui : la commune a fait l’objet de deux arrêtés de catastrophe naturelle pour inondations et coulées de boue, en décembre 1999 et octobre 2007 (Géorisques, base GASPAR). Ce type d’épisode fait temporairement remonter l’eau dans le sol, ce qui peut recharger un mur déjà fragile.

Comment savoir si l’humidité de mon mur vient du sol ?

Trois indices convergents : l’humidité part du bas, sa limite supérieure est irrégulière et non circulaire, et un dépôt blanc de sels revient après nettoyage. Un relevé à l’hygromètre sur plusieurs hauteurs confirme le diagnostic.

Combien coûte une injection contre la remontée capillaire ?

Cela dépend avant tout de l’épaisseur du mur : nos fourchettes vont de 112 à 442 € HT le mètre linéaire selon l’épaisseur, de 11 à 121 cm, pose comprise. Le simulateur en ligne donne un montant précis pour votre cas.

Qui intervient à Issou ?

Le département des Yvelines (78) est couvert par notre Agence Île-de-France, basée à Bezons. Nos techniciens se déplacent sur place pour le diagnostic et les travaux.

Le drainage suffit-il à arrêter une remontée capillaire ?

Non : un drainage intérieur sous dalle limite l’eau qui stagne contre les fondations, mais seule une barrière continue par injection coupe la capillarité elle-même. Les deux sont souvent complémentaires, rarement interchangeables.

Sources. Données consultées le 19 octobre 2026, périmètre commune d’Issou (INSEE 78314).