Remontée capillaire aux Mureaux : ce que change la proximité de la Seine
Un pied de mur qui noircit, un dépôt blanc qui revient après chaque nettoyage : avant de choisir un traitement, la bonne question est de savoir d’où vient l’eau. Aux Mureaux, la commune est intégrée depuis 2007 au plan de prévention du risque d’inondation de la Seine et de l’Oise, et son sous-sol a justifié onze arrêtés de catastrophe naturelle entre 1984 et 2022.
Méthode complète, étapes du chantier et fourchettes de prix : voir notre page traitement des remontées capillaires.
- Intervention aux Mureaux et dans la vallée de la Seine
- Relevé d’humidité sur place avant tout devis
- Diagnostic écrit, sans engagement
L’essentiel, en quatre points
De l’eau puisée dans un sol saturé progresse par capillarité dans une maçonnerie enterrée, puis s’évapore en façade en y déposant des sels minéraux. Le désordre touche des murs de tous âges dès lors qu’ils sont en contact prolongé avec une terre humide ou une nappe.
Le plan de prévention des risques d’inondation (PPRI) de la Seine et de l’Oise, approuvé le 30 juin 2007, classe une partie du territoire communal en zone réglementée, notamment autour du site industriel et aérospatial installé en bord de Seine.
Géorisques recense onze arrêtés de catastrophe naturelle entre 1984 et 2022 sur la commune, dont sept pour inondation et coulée de boue. Le document municipal d’information sur les risques retient la crue de 1910 comme crue de référence.
Par un relevé d’humidité fait sur place, avant tout devis. Le diagnostic doit établir si le mur est en lien avec un sol détrempé, avec une façade qui laisse passer l’eau de pluie, ou avec une pièce mal ventilée : chacune de ces trois origines change entièrement le traitement à envisager.
Ce que mesurent les bases publiques sur Les Mureaux
Historique des crues et coulées de boue aux Mureaux
Le document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM), édité par la ville en 2012, retrace plusieurs épisodes reconnus par arrêté : juillet 1984, décembre 1999, mars 2001 et octobre 2007, tous classés inondation et coulée de boue. Il désigne la crue de 1910 comme crue de référence pour le zonage, et fixe le seuil de mobilisation communale à 19,90 m au Quai Glandaz.
Le DICRIM cite parmi les équipements exposés la gare SNCF, un gymnase, un institut médico-éducatif, une résidence pour personnes âgées, la station d’épuration et la zone nord de l’aérodrome — une liste qui montre que le risque ne se limite pas aux seules habitations riveraines.
« Débordement de la Seine, caractérisé par la diffusion lente de la crue et la remontée de nappes lors de la période de très hautes eaux. »
DICRIM de Les Mureaux, édition 2012, p. 9
Cette formulation municipale décrit précisément le mécanisme qui touche un pied de mur bien avant que l’eau n’atteigne la surface du sol : la nappe qui remonte sous une dalle ou un mur enterré ne produit pas forcément d’inondation visible dans la rue.
Le PPRI de la vallée de la Seine et de l’Oise : ce qu’il classe aux Mureaux
Les Mureaux fait partie des communes couvertes par le plan de prévention des risques d’inondation (PPRI) de la vallée de la Seine et de l’Oise, approuvé par arrêté préfectoral le 30 juin 2007. Un document administratif plus récent, relatif à une modification ponctuelle du règlement, confirme que le territoire communal comporte des secteurs classés en zone bleue indicée Bi et en zone verte indicée Vi, concentrés autour du site industriel et aérospatial installé en bord de Seine.
Géorisques recense par ailleurs, pour la commune, un risque « transport de marchandises dangereuses », cohérent avec la présence d’un axe ferroviaire et fluvial actifs. Ce risque est sans lien direct avec l’humidité des murs, mais il illustre la vocation industrielle du couloir de Seine sur lequel s’est construite la ville.
Symptôme, cause probable, vérification
Un même mur taché peut avoir plusieurs origines. Voici la logique de tri utilisée avant de proposer un traitement.
| Ce que vous observez | Causes possibles | Ce qui permet de trancher |
|---|---|---|
| Bas de mur sombre et humide au toucher, poudre blanchâtre qui reparaît après grattage | Remontée capillaire, ou sol extérieur devenu plus haut que le plancher intérieur au fil des aménagements | Comparer la cote du sol extérieur et celle du plancher ; relever le taux d’humidité à trois hauteurs différentes du mur |
| Auréole isolée, qui s’aggrave après la pluie | Infiltration de façade, descente d’eau pluviale mal raccordée, joint défaillant | Observer le mur pendant et juste après un épisode pluvieux ; contrôler gouttières et raccords |
| Buée sur les vitres, gouttelettes sur les murs froids | Condensation liée à une ventilation insuffisante | Test du film plastique posé 48 heures : gouttes côté intérieur du film signent la condensation |
| Sous-sol ou cave humide toute l’année, aggravation en période de hautes eaux | Nappe proche du dallage, absence d’étanchéité en sous-œuvre | Relever la cote du dallage et la croiser avec le zonage PPRI de la parcelle |
| Fissures fines en pied de mur, dallage qui se désolidarise par cycles | Retrait-gonflement des argiles (exposition moyenne recensée sur la commune) | Suivre l’évolution de la fissure sur un cycle sec-humide complet |

La méthode de diagnostic avant tout traitement
- Observation croisée — localisation exacte de la tache (intérieure, extérieure, en pied ou à mi-hauteur), saison d’apparition, évolution depuis la construction ou depuis des travaux récents.
- Mesure d’humidité — relevé au moins à trois hauteurs sur le mur concerné, pour distinguer une remontée capillaire d’une infiltration localisée.
- Test complémentaire au film plastique — un carré de film transparent scotché sur la zone suspecte pendant deux jours ; l’endroit où l’eau se condense (côté mur ou côté pièce) départage une origine capillaire d’une simple condensation ambiante.
- Mise en perspective communale — croisement du relevé avec l’historique des arrêtés de catastrophe naturelle, la cote du terrain et, pour les secteurs concernés, le zonage PPRI.
Les solutions selon la cause identifiée
KM Humidité met en œuvre un traitement des remontées capillaires adapté au type de mur et à l’ampleur du désordre, après relevé d’humidité. Le procédé retenu dépend du diagnostic, pas d’un catalogue standard.
Un traitement contre les infiltrations d’eau dans les murs cible le point d’entrée identifié en façade, plutôt que l’ensemble de la paroi.
Une ventilation mécanique par insufflation ou un déshumidificateur professionnel traite la cause quand le diagnostic écarte une origine capillaire.
Un traitement de l’humidité des sous-sols et caves est proposé après relevé de la cote du dallage et vérification de l’étanchéité existante.
Le cuvelage (NF DTU 14.1) et l’injection de résine hydrofuge sont des procédés reconnus de la profession pour traiter respectivement l’étanchéité des parties enterrées et la coupure de capillarité. Ils ne figurent pas aujourd’hui parmi les prestations confirmées de KM Humidité : nous ne les proposons pas en l’état sur cette page, et vous invitons à vérifier ce point directement lors du diagnostic.
Un mur humide aux Mureaux ? Commencez par le diagnostic.
Nos techniciens se déplacent aux Mureaux et dans les communes voisines de la vallée de Seine pour établir un relevé d’humidité sur place et vous remettre un devis écrit, après avoir identifié la cause réelle du désordre.
Questions fréquentes aux Mureaux
Le DICRIM des Mureaux date de 2012 : reste-t-il fiable ?
Pour le mécanisme et les seuils, oui : ces éléments réglementaires ne changent pas d’une année sur l’autre. Pour la liste des épisodes reconnus, non : Géorisques recense des arrêtés de catastrophe naturelle jusqu’en 2022, postérieurs au document municipal. Les deux sources se complètent plutôt qu’elles ne se remplacent.
Le zonage PPRI que vous citez concerne-t-il aussi les maisons individuelles ?
Le document consulté détaille des zones réglementées (Bi et Vi) autour du site industriel et aérospatial riverain. Il ne donne pas le détail parcelle par parcelle pour le reste du bâti résidentiel : pour une adresse précise, seule la consultation du zonage cadastral officiel permet de trancher.
Un enduit qui cloque en bas de mur : c’est forcément une remontée capillaire ?
Pas nécessairement. Un enduit qui se décolle en pied de mur peut aussi trahir une façade poreuse mal protégée ou un sol extérieur remonté au fil des années au-dessus du niveau du plancher intérieur, ce qui produit une humidification comparable sans nappe ni capillarité. Seul le relevé d’humidité, fait pièce par pièce, permet de trancher entre ces hypothèses.
La commune est-elle exposée au retrait-gonflement des argiles ?
Géorisques classe la commune en exposition moyenne à ce phénomène. Concrètement, des cycles de sécheresse puis de réhydratation du sol peuvent faire apparaître des fissures fines en pied de mur, à distinguer d’une remontée capillaire lors du diagnostic.
Faut-il s’inquiéter du risque sismique ou du radon aux Mureaux ?
Non : la commune est classée en sismicité très faible (niveau 1) et en zone radon de classe 1, la plus basse des trois. Ces deux données figurent dans les mêmes bases publiques que celles utilisées pour ce diagnostic, mais elles ne sont pas liées à l’humidité des murs.
Nos interventions autour des Mureaux
Plusieurs communes voisines partagent le même contexte de vallée de Seine :
- API Découpage administratif — geo.api.gouv.fr — identité, population, surface communale.
- Géorisques — arrêtés de catastrophe naturelle (base GASPAR), sismicité, potentiel radon, retrait-gonflement des argiles.
- Ville des Mureaux — document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM), édition 2012.
- Préfecture des Yvelines / DDT 78 — PPRI de la vallée de la Seine et de l’Oise, arrêté du 30 juin 2007.
- Ministère chargé du développement durable — dossier de modification ponctuelle du règlement du PPRI concernant Les Mureaux, zones Bi et Vi.
- Agence Qualité Construction — fiches pathologie B.01 et B.02, édition 2024.
- CSTB — NF DTU 14.1 (novembre 2020) et NF DTU 20.1 (juillet 2020).
