Saint-Cyr-l’École · 78210 · Yvelines

Remontée capillaire à Saint-Cyr-l’École : sol argileux, bâti récent

À Saint-Cyr-l’École, le bâti est majoritairement récent et collectif. La question n’est donc pas « ma maison est-elle ancienne » mais « mon mur est-il touché par une remontée capillaire, ou par un sol argileux qui bouge ». Les deux désordres se ressemblent, mais ne se traitent pas de la même façon.

Méthode complète, étapes du chantier et fourchettes de prix : voir notre page traitement des remontées capillaires.

  • Intervention en Île-de-France
  • Diagnostic d’humidité sur place
  • Devis détaillé après visite

L’essentiel, en quatre points

Ce qu’est une remontée capillaire

L’eau contenue dans le sol imprègne le pied d’un mur enterré ou semi-enterré, puis migre dans la maçonnerie par capillarité. L’Agence Qualité Construction précise qu’elle touche presque exclusivement les maçonneries sans coupure de capillarité, quel que soit leur âge.

Pourquoi Saint-Cyr-l’École est concernée

La commune est classée par Géorisques en exposition forte au retrait-gonflement des argiles, et 6 des 11 arrêtés de catastrophe naturelle recensés depuis 1989 concernent la sécheresse. Un sol argileux qui travaille fissure les murs et leur ouvre de nouveaux chemins d’eau.

Quel bâti est le plus exposé

Le diagnostic du PLU situe à 9,4 % la part des résidences principales construites avant 1946 — le segment le plus directement exposé à la remontée par capillarité classique, le reste du parc étant majoritairement collectif et plus récent.

Par quoi commencer

Par un relevé d’humidité, pas par un devis. Un mur humide en pied peut relever de trois causes différentes — capillarité, fissure argileuse, condensation — qui ne se corrigent pas de la même façon.

Saint-Cyr-l’École en chiffres : ce que disent les données publiques

9,4 %des résidences principales de la commune ont été construites avant 1946, le segment le plus exposé à la remontée par capillarité (diagnostic du PLU, INSEE, recensement 2011)
55 %des arrêtés de catastrophe naturelle recensés depuis 1989 concernent la sécheresse, soit 6 sur 11 ; les 5 autres se répartissent entre inondation et coulée de boue, et mouvement de terrain (Géorisques, GASPAR)
Forteexposition de la commune au retrait-gonflement des argiles (classification BRGM, zonage réglementaire) : le phénomène figure parmi les risques recensés par Géorisques, avec les tassements différentiels
Zone 1/5sismicité réglementaire « très faible » (Géorisques) : les mouvements de sol observés sur la commune ne sont pas d’origine sismique, ils sont liés au comportement des argiles
Pourquoi cette sélection de données. Le détail actualisé du parc de logements de l’INSEE (âge et type, par secteur) exige une clé d’accès que nous n’avons pas : nous ne l’estimons pas. La seule donnée publique disponible sans cette clé est la répartition par période de construction publiée dans le diagnostic du PLU de la commune, recensement INSEE 2011 : nous la citons telle quelle, datée, plutôt que de la remplacer par une estimation.

Le bâti de Saint-Cyr-l’École : une commune récente et majoritairement collective

C’est la donnée qui change le diagnostic ici. Avec 77,3 % d’appartements contre 20,7 % de maisons individuelles en 2011, la commune n’a pas le profil pavillonnaire ancien d’autres villes des Yvelines. La remontée capillaire y touche d’abord les rez-de-chaussée et les murs en contact direct avec le sol, pas les étages.

Résidences principales de Saint-Cyr-l’École par époque d’achèvement (diagnostic du PLU, INSEE, recensement 2011)
Époque de construction Part des résidences principales
Avant 1946 9,4 %
1946 à 1990 69,9 %
1991 à 2008 20,7 %
Un bâti récent n’est pas un bâti protégé. La classification « exposition forte » au retrait-gonflement des argiles ne distingue pas les constructions par âge : un mur des années 1990 sans fondation profonde peut se fissurer après un cycle sécheresse-réhydratation, tout comme une maçonnerie du XIXe siècle. Le désordre n’est alors pas une remontée capillaire, mais il ouvre les mêmes symptômes visibles en pied de mur.

Remontée capillaire ou fissure argileuse : deux désordres qu’on confond

Avec une exposition forte aux argiles et une majorité d’arrêtés sécheresse, cette distinction compte plus ici qu’ailleurs. Voici la méthode pour trancher avant de choisir un traitement.

  1. Observer la forme du désordreUne remontée capillaire dessine une frange ondulée qui part du pied du mur, avec un dépôt blanchâtre récurrent. Une fissure liée aux argiles trace un trait oblique, souvent visible aussi sur la façade extérieure.
  2. Regarder le calendrierUne fissure argileuse s’aggrave typiquement après un épisode sec suivi de pluie, quand le sol se réhydrate. Une remontée capillaire est plus stable dans le temps : elle varie avec la saison humide, pas avec un épisode isolé.
  3. Mesurer à plusieurs hauteursUn relevé d’humidité du pied de mur vers le haut, complété par un mur témoin. Une remontée capillaire montre un taux qui décroît avec la hauteur ; une infiltration par fissure ne suit pas ce profil.
  4. Chercher les selsUn dépôt de salpêtre confirme un transport d’eau prolongé depuis le sol, caractéristique de la capillarité et non d’une simple fissure structurelle.
  5. Conclure par écrit, cause par causeUn diagnostic utile nomme la cause réelle avant de proposer un traitement : une fissure argileuse relève d’abord d’un avis structurel, une remontée capillaire d’une coupure de capillarité.

Les solutions, selon la cause confirmée

Le traitement dépend de la cause établie par le diagnostic, de l’épaisseur du mur et de l’accessibilité du pied de mur.

Barrière hydrofuge par injection de résineRéponse à une coupure de capillarité absente ou défaillante. De 112 € à 442 € HT le mètre linéaire selon l’épaisseur du mur (11 à 121 cm), pose comprise. Un devis précis suppose d’avoir vu le mur.
Ventilation mécanique par insufflationElle n’arrête aucune remontée : elle accélère l’évacuation de la vapeur après traitement. De 3 800 € à 4 800 € HT posée, selon la centrale (Urban ou Purevent).
Cuvelage pour cave ou sous-solPour les parties enterrées soumises à une pression d’eau. De 220 € à 300 € HT le mètre carré, selon l’état du mur et la surface.
Ce qu’une injection ne corrige pasUne fissure due au retrait-gonflement des argiles relève d’un diagnostic structurel, pas d’une barrière de capillarité : traiter le symptôme sans traiter la cause ne règle rien.
Ce que nous n’annonçons pas. Aucun prix exact avant d’avoir vu le mur : les montants ci-dessus sont des fourchettes, pas des devis. Aucun délai de séchage chiffré normatif. Aucune donnée commerciale invérifiable (ancienneté, nombre de chantiers, taux de satisfaction) : ces chiffres n’existent pas dans nos sources publiques.

Un mur humide à Saint-Cyr-l’École ? Commencez par le diagnostic.

La commune est couverte par notre agence Île-de-France. Relevé d’humidité sur place, identification de la cause, devis détaillé après visite.

Questions fréquentes à Saint-Cyr-l’École

Mon immeuble est récent, puis-je quand même avoir une remontée capillaire ?

C’est possible mais minoritaire : seules 9,4 % des résidences principales de la commune datent d’avant 1946, le segment le plus exposé à ce phénomène. Sur un bâti plus récent, un mur humide en pied vient plus souvent d’une fissure liée au retrait-gonflement des argiles, classé en exposition forte sur la commune, que d’une remontée par capillarité classique.

Comment distinguer une remontée capillaire d’une fissure due aux argiles ?

Trois indices : la forme du désordre (frange ondulée en pied de mur pour la capillarité, trait oblique pour une fissure), son calendrier (la fissure réagit à un cycle sécheresse-pluie, la capillarité à la saison humide), et un dépôt de sels, propre à la capillarité. Un relevé d’humidité à plusieurs hauteurs confirme le diagnostic.

Quel est le prix d’un traitement par injection de résine ?

De 112 € à 442 € HT le mètre linéaire, pose comprise, selon l’épaisseur du mur traité (11 à 121 cm). C’est une fourchette, pas un devis : le prix exact dépend de l’état du mur constaté sur place.

Ma cave est humide, que faire ?

Si la cave est soumise à une pression d’eau, le cuvelage est la réponse technique, de 220 € à 300 € HT le mètre carré selon l’état du mur et la surface. Une ventilation mécanique par insufflation peut compléter le traitement pour accélérer le séchage, jamais le remplacer.

Sources. Chiffres consultés en octobre 2026, périmètre commune de Saint-Cyr-l’École (78545).