Saint-Pierre-lès-Nemours · 77140 · Vallée du Loing

Remontée capillaire à Saint-Pierre-lès-Nemours : un bâti plus récent qu’ailleurs, un risque qui n’a pas disparu

Une plinthe qui gondole, une tache qui remonte lentement depuis le sol, un dépôt blanchâtre qui revient après chaque nettoyage : à Saint-Pierre-lès-Nemours, ce désordre touche surtout les constructions les plus anciennes, mais pas seulement elles. La commune s’est beaucoup construite après 1970, une période où la coupure de capillarité en pied de mur devient la norme — sans jamais garantir, à elle seule, une maison à l’abri.

  • Intervention à Saint-Pierre-lès-Nemours et dans le Nemourois
  • Mesure d’humidité sur place avant tout devis
  • Diagnostic écrit, cause identifiée avant travaux

L’essentiel, en quatre points

Ce qu’est une remontée capillaire

L’eau contenue dans le sol progresse par capillarité dans les matériaux poreux d’un mur en contact avec la terre, puis s’évapore en façade en y laissant des sels minéraux. Le phénomène touche presque exclusivement les maçonneries anciennes, dépourvues de coupure étanche en pied de mur.

Pourquoi Saint-Pierre-lès-Nemours est concernée

La commune est traversée par la vallée du Loing et a connu, depuis 1982, sept épisodes reconnus comme catastrophe naturelle, dont cinq inondations. Ce n’est pas une preuve directe de nappe affleurante sous chaque parcelle, mais un contexte hydrique qui favorise les murs humides en pied de façade.

Quel bâti est exposé

325 résidences principales sur les 2 297 dont la période de construction est connue datent d’avant 1946, soit 14,2 %. Le reste du parc, construit majoritairement entre 1971 et 1990, bénéficie en principe d’une arase étanche — un dispositif généralisé après la fin des années 1940, mais qui peut être absent, dégradé ou mal exécuté.

Par où commencer

Par un relevé d’humidité sur place, pas par un devis à distance. Une remontée capillaire, une infiltration de façade et une condensation produisent des symptômes proches mais ne se traitent pas de la même façon.

Saint-Pierre-lès-Nemours en chiffres : ce que disent les données publiques

93 %des résidences principales sont des maisons individuelles, soit 2 194 logements sur 2 360 (INSEE, recensement 2023)
14,2 %des résidences principales de période connue datent d’avant 1946, soit 325 logements sur 2 297 (INSEE, recensement 2023)
43,6 %du parc a été construit entre 1971 et 1990, la période la plus représentée sur la commune (1 001 logements, INSEE 2023)
7arrêtés de catastrophe naturelle reconnus depuis 1982, dont 5 pour inondation et coulées de boue (Géorisques, base GASPAR)
Pourquoi des chiffres plutôt qu’un simple « risque existant ». Les fiches génériques indiquent souvent un niveau de risque identique pour la quasi-totalité des communes d’Île-de-France. Les taux ci-dessus viennent directement des tables du recensement et de la base GASPAR pour le périmètre de Saint-Pierre-lès-Nemours, pas d’une estimation régionale.

Le bâti de Saint-Pierre-lès-Nemours : une commune pavillonnaire, majoritairement récente

C’est la donnée la plus utile pour situer le risque : contrairement à des communes au centre ancien étendu, Saint-Pierre-lès-Nemours a pris sa forme actuelle surtout après 1970.

Résidences principales de Saint-Pierre-lès-Nemours par époque d’achèvement (INSEE, recensement 2023)
Époque Logements Part
Avant 1919 164 7,2 %
1919 – 1945 161 7,0 %
1946 – 1970 451 19,6 %
1971 – 1990 1 001 43,6 %
1991 – 2005 335 14,6 %
2006 – 2020 184 8,0 %

Les 325 logements antérieurs à 1946 restent la population la plus exposée à la remontée capillaire proprement dite. Le reste du parc peut néanmoins présenter le même désordre lorsque l’arase étanche a été mal posée à l’origine, s’est fissurée avec le temps, ou a été pontée par un enduit ou une terrasse rapportée contre le mur.

Une idée reçue à écarter. « Ma maison est récente, je ne peux pas avoir de remontée capillaire » est une affirmation trop rapide. L’arase étanche protège seulement si elle existe encore et si rien ne vient la court-circuiter — un défaut d’entretien ou une extension mal raccordée suffisent à rétablir le contact direct entre le mur et le sol.

L’historique des sinistres reconnus sur la commune

La base GASPAR de Géorisques recense sept arrêtés de catastrophe naturelle sur Saint-Pierre-lès-Nemours depuis 1982 : cinq pour inondation et coulée de boue (1982-1983, 1983, 1986, 1999, 2016), un pour mouvement de terrain (décembre 1999, concomitant à l’inondation) et un pour sécheresse (2018-2019, arrêté publié en juin 2019).

Ce que cet historique ne prouve pas. Une inondation par débordement du Loing et une remontée capillaire sont deux phénomènes distincts : la première vient d’un cours d’eau qui sort de son lit, la seconde d’une humidité du sol qui migre en continu dans la maçonnerie. L’un n’entraîne pas nécessairement l’autre, mais un secteur qui cumule les deux montre que l’eau, sous une forme ou sous une autre, y est une donnée durable du terrain.

Le diagnostic, avant toute solution

  1. Observer la localisation du désordre : une remontée capillaire part du bas du mur, avec une limite supérieure irrégulière et souvent des dépôts salins blanchâtres.
  2. Écarter les autres causes probables : une tache qui part du haut ou d’un angle évoque plutôt une infiltration de toiture ou de façade ; un phénomène qui varie fortement avec la saison et s’accompagne de buée sur les vitres évoque une condensation.
  3. Mesurer l’humidité dans l’épaisseur du mur, à plusieurs hauteurs, pour confirmer l’origine et l’étendue réelle du désordre.
  4. Établir un diagnostic écrit avant de proposer une solution et un devis détaillé.
Bas de mur intérieur présentant une frange d'humidité et des dépôts salins typiques d'une remontée capillaire

Solutions selon la cause : ce que dit la profession

Injection de résine hydrophobeL’Agence Qualité Construction la range parmi les techniques employées « pour tenter de mettre fin » aux remontées capillaires, sans garantie de résultat automatique : son efficacité dépend d’un forage continu sur toute l’épaisseur et toute la longueur du mur concerné. Un forage partiel reconstitue le pont capillaire qu’il devait supprimer.
Drainage périphériqueDécrit comme un traitement palliatif : il réduit l’eau au contact des fondations sans agir sur la capillarité elle-même. Il a du sens lorsque le terrain extérieur retient l’eau contre le mur, en complément d’un autre traitement.
CuvelageRéservé aux parties enterrées soumises à une pression d’eau. Le NF DTU 14.1 encadre les ouvrages en béton armé ou précontraint : sur une cave en maçonnerie ancienne, une étude spécifique est nécessaire avant toute mise en œuvre.
Ventilation des sous-sols et espaces closElle n’arrête aucune remontée capillaire : elle évacue la vapeur d’eau libérée pendant le séchage du mur traité, et vient après le traitement, jamais à sa place.
Ce qui aggrave le désordreUn enduit ciment étanche ou une peinture dite « anti-humidité » bloquent l’évaporation en bas de mur : l’eau contourne l’obstacle et remonte plus haut qu’avant, rendant le désordre plus visible, pas plus rare.
Ce que nous n’annonçons pas en ligne. Aucune durée de séchage chiffrée : elle dépend de l’épaisseur du mur, du matériau et de la saison, et aucun DTU n’en fixe de référence. Aucune garantie de résultat sur la seule base d’une photo. Aucun tarif au mètre linéaire avant d’avoir vu le mur sur place.

Un mur humide à Saint-Pierre-lès-Nemours ? Commencez par le diagnostic.

Nos techniciens interviennent à Saint-Pierre-lès-Nemours et dans tout le Nemourois : mesure d’humidité sur place, recherche de la cause avant tout, puis un devis détaillé propre à votre mur.

Questions fréquentes à Saint-Pierre-lès-Nemours

Ma maison a été construite après 1970, suis-je à l’abri ?

Pas totalement. 43,6 % du parc de la commune date de cette période, où l’arase étanche en pied de mur est en principe généralisée. Mais ce dispositif ne protège que s’il a été correctement posé et n’a pas été ponté depuis, par exemple par une terrasse ou un enduit appliqué contre le mur jusqu’au sol.

Les inondations du Loing expliquent-elles l’humidité de mes murs ?

Pas directement. Une inondation est un débordement ponctuel du cours d’eau ; une remontée capillaire est un phénomène continu lié à l’humidité du sol. Les deux ne se confondent pas, mais les sept arrêtés de catastrophe naturelle recensés depuis 1982 confirment que l’eau est une donnée durable du secteur, à prendre en compte dans le diagnostic.

Comment distinguer une remontée capillaire d’une infiltration ou d’une condensation ?

La remontée capillaire part du bas du mur avec une limite haute irrégulière et des dépôts salins ; l’infiltration part généralement d’un point haut ou d’une fissure de façade ; la condensation touche surtout les surfaces froides et varie fortement avec la ventilation et la saison. En cas de doute, un test simple consiste à fixer un film plastique sur le mur pendant 48 heures : de la buée côté mur oriente vers une cause interne, de la buée côté pièce vers une condensation.

Le quartier ancien de la commune est-il plus exposé que le reste ?

Oui, dans une certaine mesure : les 325 résidences principales antérieures à 1946 n’ont, par construction, aucune coupure de capillarité d’origine. Cela ne veut pas dire que le reste du bâti est à l’abri, mais que le risque y est structurellement plus élevé et mérite un diagnostic si des signes apparaissent.

Nos interventions autour de Saint-Pierre-lès-Nemours

Les communes voisines du Nemourois partagent un contexte proche, entre vallée du Loing et plateau :

Sources. Chiffres consultés en septembre 2026, périmètre commune de Saint-Pierre-lès-Nemours (INSEE 77431).

  • geo.api.gouv.fr — identité administrative de la commune, code postal 77140, département Seine-et-Marne.
  • INSEE — dossier complet de la commune, recensement 2023 : logements par type (table LOG T1/T3) et par période de construction (table LOG T8).
  • Géorisques — base GASPAR, arrêtés de catastrophe naturelle reconnus sur la commune depuis 1982.
  • Agence Qualité Construction — fiches pathologie sur les remontées capillaires et leurs traitements.
  • CSTB — NF DTU 14.1, travaux de cuvelage.

Donnée non publiée sur cette page : pourcentage de la surface communale exposé à la remontée de nappe ou au retrait-gonflement des argiles. La cartographie interactive de Géorisques n’a pas pu être exploitée en accès direct lors de cette mise à jour ; seule la base GASPAR, accessible en API, a pu être consultée pour l’historique des arrêtés.