Remontée capillaire à Saint-Pierre-lès-Nemours : un bâti plus récent qu’ailleurs, un risque qui n’a pas disparu
Une plinthe qui gondole, une tache qui remonte lentement depuis le sol, un dépôt blanchâtre qui revient après chaque nettoyage : à Saint-Pierre-lès-Nemours, ce désordre touche surtout les constructions les plus anciennes, mais pas seulement elles. La commune s’est beaucoup construite après 1970, une période où la coupure de capillarité en pied de mur devient la norme — sans jamais garantir, à elle seule, une maison à l’abri.
- Intervention à Saint-Pierre-lès-Nemours et dans le Nemourois
- Mesure d’humidité sur place avant tout devis
- Diagnostic écrit, cause identifiée avant travaux
L’essentiel, en quatre points
L’eau contenue dans le sol progresse par capillarité dans les matériaux poreux d’un mur en contact avec la terre, puis s’évapore en façade en y laissant des sels minéraux. Le phénomène touche presque exclusivement les maçonneries anciennes, dépourvues de coupure étanche en pied de mur.
La commune est traversée par la vallée du Loing et a connu, depuis 1982, sept épisodes reconnus comme catastrophe naturelle, dont cinq inondations. Ce n’est pas une preuve directe de nappe affleurante sous chaque parcelle, mais un contexte hydrique qui favorise les murs humides en pied de façade.
325 résidences principales sur les 2 297 dont la période de construction est connue datent d’avant 1946, soit 14,2 %. Le reste du parc, construit majoritairement entre 1971 et 1990, bénéficie en principe d’une arase étanche — un dispositif généralisé après la fin des années 1940, mais qui peut être absent, dégradé ou mal exécuté.
Par un relevé d’humidité sur place, pas par un devis à distance. Une remontée capillaire, une infiltration de façade et une condensation produisent des symptômes proches mais ne se traitent pas de la même façon.
Saint-Pierre-lès-Nemours en chiffres : ce que disent les données publiques
Le bâti de Saint-Pierre-lès-Nemours : une commune pavillonnaire, majoritairement récente
C’est la donnée la plus utile pour situer le risque : contrairement à des communes au centre ancien étendu, Saint-Pierre-lès-Nemours a pris sa forme actuelle surtout après 1970.
| Époque | Logements | Part |
|---|---|---|
| Avant 1919 | 164 | 7,2 % |
| 1919 – 1945 | 161 | 7,0 % |
| 1946 – 1970 | 451 | 19,6 % |
| 1971 – 1990 | 1 001 | 43,6 % |
| 1991 – 2005 | 335 | 14,6 % |
| 2006 – 2020 | 184 | 8,0 % |
Les 325 logements antérieurs à 1946 restent la population la plus exposée à la remontée capillaire proprement dite. Le reste du parc peut néanmoins présenter le même désordre lorsque l’arase étanche a été mal posée à l’origine, s’est fissurée avec le temps, ou a été pontée par un enduit ou une terrasse rapportée contre le mur.
L’historique des sinistres reconnus sur la commune
La base GASPAR de Géorisques recense sept arrêtés de catastrophe naturelle sur Saint-Pierre-lès-Nemours depuis 1982 : cinq pour inondation et coulée de boue (1982-1983, 1983, 1986, 1999, 2016), un pour mouvement de terrain (décembre 1999, concomitant à l’inondation) et un pour sécheresse (2018-2019, arrêté publié en juin 2019).
Le diagnostic, avant toute solution
- Observer la localisation du désordre : une remontée capillaire part du bas du mur, avec une limite supérieure irrégulière et souvent des dépôts salins blanchâtres.
- Écarter les autres causes probables : une tache qui part du haut ou d’un angle évoque plutôt une infiltration de toiture ou de façade ; un phénomène qui varie fortement avec la saison et s’accompagne de buée sur les vitres évoque une condensation.
- Mesurer l’humidité dans l’épaisseur du mur, à plusieurs hauteurs, pour confirmer l’origine et l’étendue réelle du désordre.
- Établir un diagnostic écrit avant de proposer une solution et un devis détaillé.

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Questions fréquentes à Saint-Pierre-lès-Nemours
Ma maison a été construite après 1970, suis-je à l’abri ?
Pas totalement. 43,6 % du parc de la commune date de cette période, où l’arase étanche en pied de mur est en principe généralisée. Mais ce dispositif ne protège que s’il a été correctement posé et n’a pas été ponté depuis, par exemple par une terrasse ou un enduit appliqué contre le mur jusqu’au sol.
Les inondations du Loing expliquent-elles l’humidité de mes murs ?
Pas directement. Une inondation est un débordement ponctuel du cours d’eau ; une remontée capillaire est un phénomène continu lié à l’humidité du sol. Les deux ne se confondent pas, mais les sept arrêtés de catastrophe naturelle recensés depuis 1982 confirment que l’eau est une donnée durable du secteur, à prendre en compte dans le diagnostic.
Comment distinguer une remontée capillaire d’une infiltration ou d’une condensation ?
La remontée capillaire part du bas du mur avec une limite haute irrégulière et des dépôts salins ; l’infiltration part généralement d’un point haut ou d’une fissure de façade ; la condensation touche surtout les surfaces froides et varie fortement avec la ventilation et la saison. En cas de doute, un test simple consiste à fixer un film plastique sur le mur pendant 48 heures : de la buée côté mur oriente vers une cause interne, de la buée côté pièce vers une condensation.
Le quartier ancien de la commune est-il plus exposé que le reste ?
Oui, dans une certaine mesure : les 325 résidences principales antérieures à 1946 n’ont, par construction, aucune coupure de capillarité d’origine. Cela ne veut pas dire que le reste du bâti est à l’abri, mais que le risque y est structurellement plus élevé et mérite un diagnostic si des signes apparaissent.
Nos interventions autour de Saint-Pierre-lès-Nemours
Les communes voisines du Nemourois partagent un contexte proche, entre vallée du Loing et plateau :
- geo.api.gouv.fr — identité administrative de la commune, code postal 77140, département Seine-et-Marne.
- INSEE — dossier complet de la commune, recensement 2023 : logements par type (table LOG T1/T3) et par période de construction (table LOG T8).
- Géorisques — base GASPAR, arrêtés de catastrophe naturelle reconnus sur la commune depuis 1982.
- Agence Qualité Construction — fiches pathologie sur les remontées capillaires et leurs traitements.
- CSTB — NF DTU 14.1, travaux de cuvelage.
Donnée non publiée sur cette page : pourcentage de la surface communale exposé à la remontée de nappe ou au retrait-gonflement des argiles. La cartographie interactive de Géorisques n’a pas pu être exploitée en accès direct lors de cette mise à jour ; seule la base GASPAR, accessible en API, a pu être consultée pour l’historique des arrêtés.
