Congerville-Thionville · 91740 · Essonne

Murs humides à Congerville-Thionville : une commune rurale aux données rares

Congerville-Thionville compte 211 habitants sur 841,79 hectares, soit 25 habitants par km². Cette faible densité change une chose importante : les bases de données ouvertes qui détaillent l’âge du bâti par commune n’y sont pas accessibles, alors qu’elles le sont pour une ville plus peuplée. Ce que disent les sources disponibles, et comment s’en servir pour un diagnostic sérieux.

Toutes nos solutions, méthodes et fourchettes de prix : voir notre page traitement de l’humidité des murs.

  • Diagnostic avant tout devis
  • Intervention en Essonne
  • Causes vérifiées, pas supposées

L’essentiel, en quatre points

Trois causes, pas une

Un mur qui s’assombrit par le bas peut relever de trois mécanismes distincts : la remontée capillaire (l’eau vient du sol), l’infiltration latérale (l’eau vient de la façade ou d’une toiture), ou la condensation (l’eau vient de l’air intérieur). Les traitements ne se recoupent pas.

Une commune peu documentée

Avec 211 habitants, Congerville-Thionville est trop petite pour que l’INSEE publie en open data le détail de son parc de logements par époque de construction. Impossible d’affirmer une part de bâti ancien ici : ce serait une donnée inventée.

Deux arrêtés CatNat, un seul en lien avec l’eau

La commune a connu deux arrêtés de catastrophe naturelle, tous deux datés de 1999 : un mouvement de terrain et un épisode d’inondation ou de coulée de boue (base GASPAR, Géorisques).

Par quoi commencer

Par une mesure d’humidité à plusieurs hauteurs, pas par un devis au mètre linéaire. C’est elle qui distingue les trois mécanismes ci-dessus.

Congerville-Thionville en chiffres

25 hab./km²211 habitants sur 841,79 ha, soit 8,42 km² (API Découpage administratif, geo.api.gouv.fr)
2 arrêtéscatastrophe naturelle recensés : mouvement de terrain et inondation / coulée de boue, tous deux en 1999 (Géorisques, base GASPAR)
Zone 1sismicité réglementaire très faible pour la commune (Géorisques, zonage sismique national)
Classe 1exposition au retrait-gonflement des argiles mesurée au centroïde communal, qualifiée de faible (BRGM via Géorisques) — voir la nuance ci-dessous
Deux sources, deux classements, et ce que cela change pour vous. Géorisques évalue l’exposition aux argiles à partir d’une valeur relevée au centre géographique de la commune : faible, classe 1. Le Dossier départemental des risques majeurs (DDRM) de l’Essonne, publié par la préfecture, classe la même commune en aléa moyen pour ce même phénomène. Les deux sources ne mesurent pas exactement la même chose, et aucune des deux ne remplace une observation parcelle par parcelle. Concrètement : le risque de fissuration liée aux argiles n’est ni nul ni alarmant à l’échelle de la commune, et seul un passage sur place tranche pour une maison donnée.

Ce que racontent les deux arrêtés de 1999

Un arrêté de catastrophe naturelle ne dit rien d’un mur en particulier, mais il situe un contexte. À Congerville-Thionville, la base GASPAR de Géorisques recense un arrêté pour mouvement de terrain et un arrêté pour inondation ou coulée de boue, tous deux rattachés à l’année 1999 — l’année de plusieurs épisodes de crue et de mouvements de sol en Île-de-France. Aucun arrêté plus récent n’est enregistré depuis.

Ce que cela ne veut pas dire. Le Dossier départemental des risques majeurs de l’Essonne indique explicitement qu’aucun Plan de prévention du risque inondation (PPRI) ne couvre Congerville-Thionville, et qu’aucun risque sismique particulier n’y est retenu. Un arrêté CatNat ancien ne crée donc pas, à lui seul, une contrainte réglementaire actuelle sur la commune. Il reste un indice que le sol a, au moins une fois, bougé et retenu l’eau — ce qui justifie une vérification, pas une conclusion.

Le même DDRM signale par ailleurs une canalisation de transport de matières dangereuses traversant le territoire communal. Cette information relève de la sécurité industrielle, sans lien avec l’humidité des murs : nous la mentionnons par souci d’exactitude, pas parce qu’elle éclaire un diagnostic d’humidité.

Symptôme, cause probable, vérification

Faute de données détaillées sur le bâti local, la table ci-dessous ne remplace pas une visite : elle aide à poser les bonnes questions avant qu’un professionnel ne se déplace.

De ce que vous observez à la vérification qui tranche
Ce que vous voyez Cause probable Ce qui permet de vérifier
Frange humide en pied de mur, dépôt blanchâtre qui revient après nettoyage Remontée capillaire Comparer le niveau du sol extérieur à celui du plancher intérieur ; mesurer l’humidité à trois hauteurs
Auréole à mi-hauteur de mur, qui s’aggrave après la pluie Infiltration latérale (façade, toiture, menuiserie) Observer le mur pendant et juste après un épisode pluvieux ; vérifier gouttières et appuis de fenêtre
Buée sur les vitres, gouttelettes sur les murs froids, odeur de renfermé Condensation, ventilation insuffisante Test du film plastique posé 48 heures : gouttes côté pièce signent la condensation
Fissure fine en pied de mur, dallage qui se désolidarise Mouvement lié au retrait-gonflement des argiles Suivre la fissure sur un cycle sec-humide ; situer la parcelle par rapport au classement BRGM
Pied de mur touché par une remontée capillaire : frange d'humidité ondulée et dépôt blanc de salpêtre au-dessus de la plinthe
Exemple du premier cas du tableau : une humidité qui part clairement du bas du mur, signe que l’eau remonte depuis le sol.

Ce qu’un diagnostic doit vérifier ici

L’Agence Qualité Construction rappelle qu’avant tout traitement, il faut « vérifier si l’humidité est bien d’origine ascensionnelle et non liée à des infiltrations ou de la condensation ». À Congerville-Thionville, où les données publiques sur le bâti manquent, cette vérification sur place compte encore plus qu’ailleurs.

  1. Mesurer à plusieurs hauteursUn relevé du pied de mur jusqu’au-dessus de la frange visible, complété par un mur témoin sans désordre apparent.
  2. Chercher la charge en selsUn prélèvement en profondeur : une charge élevée signe un transport d’eau ancien depuis le sol, caractéristique de la remontée capillaire.
  3. Vérifier la coupure de capillarité existanteSa présence, sa position, et surtout sa continuité : l’AQC exige qu’elle soit « rigoureusement continue » sur tous les murs en contact avec le sol.
  4. Inspecter ce qui empêche le mur de sécherEnduit ciment, doublage collé, peinture filmogène : ils n’expliquent pas l’origine du désordre, mais l’AQC note qu’ils font migrer l’eau « toujours plus haut ».
  5. Conclure cause par cause, par écritUn diagnostic utile nomme chaque cause identifiée et hiérarchise les interventions, plutôt que de proposer un traitement générique.

Les solutions, selon la cause retenue

Cinq techniques reviennent le plus souvent sur les murs humides, mais aucune ne convient à toutes les situations : tout tient à la cause réellement constatée sur place, et à ce que le relevé d’humidité aura montré à chaque hauteur du mur.

Injection de barrière hydrofugeRéponse à une coupure de capillarité absente ou défaillante. L’AQC pose une condition stricte : imprégnation homogène et barrière continue sur toute la section du mur. Une injection partielle reproduit le défaut qu’elle devait corriger.
Ventilation mécanique par insufflation (VMI)N’arrête aucune remontée : elle évacue la vapeur libérée pendant le séchage et aide à prévenir la condensation. Elle vient après le traitement de la cause, jamais à sa place.
Déshumidificateur professionnelUtile en complément, notamment pendant la phase de séchage d’un mur traité, ou dans une pièce où la ventilation seule ne suffit pas.
Drainage périphériqueClassé par l’AQC parmi les traitements palliatifs : il ne met pas fin à une remontée capillaire mais peut en réduire les conséquences, quand le sol extérieur retient l’eau contre les fondations.
Ce qui aggravePeinture dite anti-humidité, enduit ciment étanche, doublage collé sur un mur encore humide : ces parements empêchent l’évaporation basse, et l’eau migre plus haut. Le désordre revient, souvent au-dessus du premier traitement.
Un ordre de grandeur, jamais un devis. À titre indicatif, les grilles de prix du secteur situent l’injection de résine contre les remontées capillaires entre 112 € et 442 € HT le mètre linéaire selon l’épaisseur du mur traité — de 112 à 182 € HT/ml pour un mur de 11 à 34 cm, jusqu’à 332 à 442 € HT/ml pour un mur de 69 à 121 cm. Le cuvelage se situe entre 220 € et 300 € HT le m² selon l’état du support. Ces fourchettes ne remplacent pas un diagnostic sur place ; le simulateur de prix calcule un montant précis à partir de la grille complète.

Un mur humide à Congerville-Thionville ? Commencez par le diagnostic.

Nos équipes interviennent en Essonne, rattachées à l’agence Île-de-France. Mesure d’humidité sur place, identification de la cause, devis détaillé après diagnostic.

Questions fréquentes à Congerville-Thionville

Congerville-Thionville est très petite : cela complique-t-il le diagnostic ?

Cela complique surtout la recherche de données chiffrées : l’INSEE ne publie pas le détail du parc de logements pour une commune de 211 habitants. Cela ne complique pas le diagnostic lui-même, qui repose sur une mesure d’humidité sur place, pas sur des statistiques communales.

Les deux arrêtés de catastrophe naturelle de 1999 concernent-ils toute la commune ?

La base GASPAR de Géorisques enregistre les arrêtés à l’échelle communale, sans découpage par secteur. Ils signalent qu’un épisode de mouvement de terrain et un épisode d’inondation ou de coulée de boue ont touché la commune en 1999, sans préciser quelles parcelles exactement.

Comment savoir si l’humidité de mon mur vient vraiment du sol ?

Trois indices convergents aident à le dire : l’humidité part du bas du mur, sa limite supérieure est ondulée plutôt que nette, et un dépôt blanchâtre revient après nettoyage. Le test du film plastique transparent posé 48 heures confirme le sens du transfert d’eau.

Le prix d’un traitement est-il le même partout en Essonne ?

Non : il dépend surtout de l’épaisseur du mur et de l’état du support, pas de la commune. Les grilles de prix du secteur situent l’injection de résine entre 112 € et 442 € HT le mètre linéaire selon l’épaisseur traitée. Le simulateur du site donne un montant précis une fois ces éléments connus.

Je n’ai aucun voisin avec le même problème : est-ce inquiétant ?

Pas nécessairement. Avec 211 habitants répartis sur 841 hectares, les maisons de Congerville-Thionville sont peu nombreuses et souvent isolées les unes des autres : l’absence d’un cas comparable à proximité immédiate ne dit rien sur l’origine de votre propre désordre, qui dépend du sol, de l’exposition et de la construction de votre maison précisément.

Sources. Chiffres consultés en octobre 2026, périmètre commune de Congerville-Thionville (INSEE 91613).