Gennevilliers · 92230 · Hauts-de-Seine (Île-de-France)

Humidité des murs à Gennevilliers : diagnostiquer un bâti à 90 % collectif

50 979 habitants sur 11,63 km², soit une densité de 4 384 habitants au km², parmi les plus fortes des Hauts-de-Seine : à Gennevilliers, 89,7 % des logements sont des appartements, contre 7,6 % de maisons individuelles (Insee, 2023). Un mur humide s’y pose rarement comme un problème de pavillon isolé : il concerne d’abord des caves et sous-sols d’immeubles, des murs mitoyens et des parties communes, sur une commune dont une partie du territoire est classée en zone de plan de prévention du risque inondation depuis 2004.

Toutes nos solutions, méthodes et fourchettes de prix : voir notre page traitement de l’humidité des murs.

  • Intervention en Hauts-de-Seine
  • Diagnostic sur place avant devis
  • Prestations confirmées uniquement

Gennevilliers, en quatre points

Ce qu’est une remontée capillaire

L’eau du sol imprègne le pied d’un mur enterré ou en contact avec la terre, puis migre par capillarité dans la maçonnerie avant de s’évaporer en surface en y laissant ses sels. Le phénomène concerne presque toujours des maçonneries anciennes, poreuses, dépourvues de coupure étanche en pied de mur.

Pourquoi le bâti collectif change le diagnostic

Avec 89,7 % de logements en appartement, l’humidité d’un mur à Gennevilliers touche le plus souvent une partie commune : cave, sous-sol d’immeuble ou mur mitoyen entre deux logements. Le diagnostic doit alors situer l’origine du désordre avant tout traitement, ce qu’un pavillon isolé ne demande pas de la même manière.

Ce que dit l’âge du bâti

8,9 % des résidences principales datent d’avant 1946 et 40,7 % d’avant 1970 (Insee, 2023) : une part significative du parc est donc antérieure aux normes actuelles de coupure de capillarité, sans que cela préjuge du diagnostic de chaque immeuble pris isolément.

Par quoi commencer

Par un relevé d’humidité et un examen des parties enterrées ou mitoyennes, pas par un devis. Une remontée capillaire et une infiltration produisent parfois des désordres visibles très proches, pour des causes et des traitements différents.

Gennevilliers en chiffres : ce que disent les données publiques

50 979 habitantspour 11,63 km², soit une densité de 4 384 habitants au km² (geo.api.gouv.fr, commune INSEE 92036)
89,7 % de logements collectifs18 799 appartements sur 20 948 logements recensés en 2023, contre 7,6 % de maisons individuelles (Insee, dossier complet Gennevilliers)
7 arrêtés de catastrophe naturellerecensés entre 1992 et 2018 : 6 pour inondations et coulées de boue, 1 pour mouvement de terrain (Géorisques, base GASPAR)
PPRI approuvé en 2004plan de prévention du risque inondation de la Seine, modifié en 2017 puis en 2022, qui classe une partie du territoire communal en zone urbaine dense (préfecture des Hauts-de-Seine, ville de Gennevilliers)

Ce que Gennevilliers a de particulier

Sur les 7 arrêtés de catastrophe naturelle recensés sur la commune entre 1992 et 2018, 6 concernent des inondations ou des coulées de boue, contre un seul pour un mouvement de terrain : un déséquilibre marqué, cohérent avec la position de la commune en bordure de Seine. Le plan de prévention du risque inondation du fleuve, approuvé en 2004 puis modifié en 2017 et en 2022, découpe le territoire en plusieurs zones selon le niveau d’exposition : des espaces industriels et naturels à préserver, jusqu’à des secteurs urbains denses où la hauteur d’eau attendue reste sous 2 mètres.

L’exposition au retrait-gonflement des argiles n’est pas publiée pour cette commune dans les données consultées : nous ne l’estimons pas. La sismicité (zone 1, très faible) et le potentiel radon (classe 1, faible) ne changent rien au diagnostic d’un mur humide : ils sont mentionnés ici parce qu’ils font partie des données publiques disponibles pour la commune, pas parce qu’ils orientent le traitement.

Le parc de logements à Gennevilliers

Parc de logements à Gennevilliers, Insee 2023
Indicateur Part Effectif
Logements collectifs (appartements) 89,7 % 18 799
Maisons individuelles 7,6 % 1 582
Résidences principales construites avant 1946 8,9 % 1 767
Résidences principales construites avant 1970 40,7 % 8 065

Cette répartition oriente le type de désordre le plus fréquent : dans un immeuble, l’humidité se loge d’abord dans les parties communes enterrées (cave, sous-sol, local technique) et dans les murs mitoyens entre logements, plutôt que sur la totalité du périmètre extérieur d’une maison individuelle. La part de résidences antérieures à 1946 signale, sans le garantir pour chaque immeuble, une probabilité plus élevée d’absence de coupure de capillarité d’origine.

Symptôme, cause probable, vérification

Un même signe visible peut renvoyer à des causes très différentes. C’est la vérification, pas l’aspect du désordre, qui permet de trancher.

Du symptôme visible à la vérification qui tranche, à Gennevilliers
Ce que vous voyez Causes possibles Ce qui permet de trancher
Frange d’humidité ondulée en pied de mur, dépôt blanchâtre, en cave ou sous-sol d’immeuble Remontée capillaire, fréquente sur le bâti antérieur à 1946 Relever l’humidité à plusieurs hauteurs, comparer plusieurs points du sous-sol
Tache d’humidité ou moisissure sur un mur mitoyen entre deux logements Défaut d’étanchéité côté voisin, ou remontée capillaire commune aux deux logements Vérifier si la trace existe des deux côtés de la cloison ou d’un seul
Humidité en sous-sol après un épisode de forte pluie, partie enterrée en zone PPRI Infiltration liée à la nappe ou au ruissellement, zonage PPRI Consulter le zonage PPRI de la parcelle, vérifier l’étanchéité des parties enterrées
Buée aux fenêtres, moisissures en partie haute des murs Condensation, ventilation insuffisante Test du film plastique posé 48 heures : gouttelettes côté pièce
Pied de mur en pierre avec une frange d'humidité ondulée et un dépôt blanc de salpêtre au-dessus de la plinthe
Ce type de dépôt blanchâtre en pied de mur oriente d’abord vers une cause venue du sol, plutôt que vers une infiltration en façade.

Ce que doit vérifier un diagnostic à Gennevilliers

  1. Situer le logement dans l’immeuble et la parcelleRez-de-chaussée, sous-sol ou étage ; zonage PPRI si une partie enterrée est concernée ; antécédents d’arrêtés de catastrophe naturelle sur le secteur.
  2. Prendre des repères d’humidité étagésDu bas du mur jusqu’à la limite de la zone touchée, avec un point de comparaison pris sur un mur sec du même bâtiment ou du même palier.
  3. Vérifier si le désordre est mitoyenUn mur commun à deux logements peut recevoir une humidité venue du logement voisin, pas seulement du sol : la localisation de la trace sur la cloison aide à trancher.
  4. Distinguer remontée capillaire et infiltration conjoncturelleUne remontée capillaire reste stable dans le temps ; une infiltration liée à une pluie marquée ou à la nappe varie davantage selon la saison.
  5. Vérifier la coupure de capillaritéPrésence, position et continuité de l’arase existante, quand le bâti en dispose : plus rarement le cas sur les constructions antérieures à 1946.
  6. Conclure par écrit, cause par causeUn diagnostic utile distingue la part de remontée capillaire, la part d’infiltration et la part de condensation, et hiérarchise les interventions.

Les solutions, selon la cause identifiée

Le traitement retenu dépend d’abord de la cause confirmée par le diagnostic, puis de l’épaisseur du mur et de la facilité d’accès à son pied.

Injection de résine hydrofugeCrée une barrière continue en pied de mur quand la coupure de capillarité est absente ou défaillante. Une injection partielle ou discontinue reproduit le défaut qu’elle est censée corriger. Indication de prix : de 112 € à 442 € HT le mètre linéaire selon l’épaisseur du mur (11 à 121 cm), pose comprise.
Drainage intérieur sous dalleTraitement palliatif quand l’eau de sub-surface ou la nappe met en charge une partie enterrée : il réduit la charge d’eau sans se substituer à une coupure de capillarité. Indication de prix : à partir de 200 € HT le mètre linéaire.
CuvelageRéservé aux parties enterrées soumises à une pression d’eau, encadré par le NF DTU 14.1 pour les structures en béton armé : une option à considérer en priorité pour une cave ou un sous-sol d’immeuble exposé. Indication de prix : de 220 € à 300 € HT le m², selon l’état du mur et la surface.
Ventilation mécanique par insufflationNe traite pas la cause : elle accélère l’évacuation de la vapeur d’eau produite pendant le séchage du mur, une fois le traitement de fond réalisé. Indication de prix : de 3 800 € à 4 800 € HT posée, selon la centrale.
Ce qui aggraveUne peinture présentée comme anti-humidité, un enduit ciment étanche ou un doublage collé sur un support encore humide empêchent l’eau de s’évaporer par le bas : elle progresse alors plus haut dans la maçonnerie.
Ce que nous n’annonçons pas. Aucun prix exact avant d’avoir vu le mur : les montants ci-dessus sont des fourchettes, pose comprise, hors options (décapage, rejointement, benne, nacelle). Aucun délai de séchage chiffré ni garantie de résultat par la seule injection : aucune source technique sérieuse n’en publie. Un prix exact, calculé sur votre configuration, reste disponible via notre simulateur en ligne.

Un mur humide à Gennevilliers ? Commencez par le diagnostic.

Gennevilliers est couverte par notre agence Île-de-France. Relevé d’humidité sur place, examen des parties enterrées ou mitoyennes, devis détaillé après visite.

Questions fréquentes à Gennevilliers

Gennevilliers est en partie classée en zone PPRI : cela empêche-t-il de traiter un mur humide ?

Non. Le plan de prévention du risque inondation encadre la construction et l’aménagement en zone inondable, il n’interdit pas un traitement de l’humidité existante. Le diagnostic tient compte du zonage pour identifier la cause du désordre, pas pour écarter un mur du traitement.

Mon mur humide est mitoyen avec le logement voisin : le traitement est-il différent ?

Le principe reste le même, mais le diagnostic doit d’abord localiser l’origine du désordre : une trace présente des deux côtés de la cloison oriente vers une remontée capillaire commune aux deux logements, une trace présente d’un seul côté oriente vers un défaut localisé. Dans un immeuble, cela peut demander une coordination avec la copropriété avant travaux sur une partie commune.

Les arrêtés d’inondation recensés sur la commune ont-ils un lien direct avec l’humidité de mon mur ?

Indirectement. Un arrêté de catastrophe naturelle pour inondation ou coulée de boue signale un épisode où la nappe ou le ruissellement ont dépassé un seuil, ce qui favorise les remontées capillaires et les infiltrations dans les parties basses et enterrées du bâti, sans en être la seule cause.

Un diagnostic humidité est-il différent en immeuble qu’en maison individuelle ?

Oui, dans son périmètre : en immeuble, le diagnostic porte d’abord sur les parties communes enterrées (cave, sous-sol, local technique) et sur les murs mitoyens, alors qu’une maison individuelle demande un examen de tout le périmètre extérieur. À Gennevilliers, où 89,7 % des logements sont des appartements, c’est la configuration la plus fréquente.

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Sources. Données consultées le 27 septembre 2026, périmètre commune de Gennevilliers (INSEE 92036).