Chilly-Mazarin · 91380 · Essonne

Remontée capillaire à Chilly-Mazarin : ce que le bâti collectif change au diagnostic

Un bas de mur qui s’assombrit, une plinthe qui gondole, un dépôt blanc qui revient après chaque nettoyage. À Chilly-Mazarin, commune densément bâtie entre Longjumeau et Morangis, ces signes concernent autant les parties communes d’un immeuble que le mur d’un pavillon. La cause ne se suppose pas : elle se vérifie.

Méthode complète, étapes du chantier et fourchettes de prix : voir notre page traitement des remontées capillaires.

  • Intervention à Chilly-Mazarin (91)
  • Diagnostic avant tout devis
  • Solutions posées en intérieur

L’essentiel, en quatre points

Ce qu’est une remontée capillaire

L’eau contenue dans le sol imprègne le pied d’un mur enterré ou semi-enterré, progresse par capillarité dans la maçonnerie et s’évapore en laissant des sels minéraux en surface. Le phénomène touche surtout les murs en contact direct avec la terre : fondations, caves, rez-de-chaussée bas.

Pourquoi Chilly-Mazarin est concernée

La commune a connu 19 arrêtés de catastrophe naturelle depuis 1983, dont 12 pour inondation. Le BRGM y classe par ailleurs l’exposition au retrait-gonflement des argiles en « exposition forte », un sol qui réagit fortement à l’eau.

Quel bâti est concerné

Chilly-Mazarin est une commune majoritairement collective : environ 82 % des résidences principales sont des appartements, 17 % des maisons. Dans un immeuble, le désordre se loge d’abord en pied d’immeuble, en cave et en sous-sol de parking.

Par où commencer

Par un relevé d’humidité, pas par un devis au mètre linéaire. La question à trancher est « l’eau vient-elle du sol ? », pas « quel produit appliquer ? ». Une infiltration de façade ou une condensation donnent le même mur taché et ne se traitent pas de la même façon.

Chilly-Mazarin en chiffres

19 arrêtésde catastrophe naturelle recensés entre 1983 et 2020, dont 12 pour inondation, 5 pour sécheresse et 2 pour mouvement de terrain (Géorisques, base GASPAR)
Exposition forteau retrait-gonflement des argiles sur le centroïde communal, la classe la plus élevée hors zone non concernée (Géorisques / BRGM)
82 %des résidences principales sont des appartements, contre 17 % de maisons individuelles, d’après le diagnostic du PLU (Ville de Chilly-Mazarin, données 2018)
3 649 hab./km²c’est la densité de population de la commune, 20 443 habitants sur 560,21 hectares (API Découpage administratif, geo.api.gouv.fr)
Pourquoi ce chiffre d’argiles plutôt qu’un pourcentage de surface. Géorisques publie ici une classe d’exposition (« exposition forte ») et non un pourcentage de superficie communale pour Chilly-Mazarin : c’est la granularité fournie par le BRGM pour cette commune, relevée au centroïde et non parcelle par parcelle. Nous ne la remplaçons pas par une estimation.

Le bâti de Chilly-Mazarin : une commune d’immeubles, construite avec l’arrivée de l’autoroute

C’est la donnée la plus utile au diagnostic ici : Chilly-Mazarin n’est pas une commune pavillonnaire. D’après le diagnostic du Plan local d’urbanisme, les logements collectifs représentaient en 2018 environ 82 % des quelque 7 431 résidences principales, les maisons individuelles environ 17 %.

Le même document situe l’essentiel de la construction entre 1946 et 1990, période liée à l’arrivée de l’autoroute A6, et indique qu’environ un tiers du parc a été construit depuis 1991. Une bonne part du bâti est donc postérieure à la généralisation de la coupure de capillarité en pied de mur — ce qui limite ce mécanisme précis sans l’exclure : une arase mal posée, absente sur une extension, ou un sous-sol créé après coup, restent des points de vigilance à vérifier sur place plutôt qu’à présumer.

Un point propre aux immeubles. Dans un bâtiment collectif, le pied de mur concerné n’est pas toujours dans un logement : il est souvent en partie commune — hall, cave privative, local technique, sous-sol de parking. Un diagnostic doit donc porter sur l’ensemble du pied d’immeuble, pas seulement sur l’appartement qui signale le désordre.

Eau et sol : des inondations récurrentes, une argile sensible

Les arrêtés de catastrophe naturelle recensés sur la commune, de 1983 à 2020, se répartissent en 12 pour inondation, 5 pour sécheresse et 2 pour mouvement de terrain (Géorisques, base GASPAR). La répétition des épisodes d’inondation indique un sol qui se charge en eau de façon récurrente, et pas seulement lors d’un sinistre isolé : c’est précisément le mécanisme qui alimente une remontée capillaire entre deux épisodes.

Le classement en exposition forte au retrait-gonflement des argiles ajoute un second mécanisme, différent : une argile qui se gonfle en période humide et se rétracte en période sèche peut fissurer un pied de mur ou désolidariser un dallage, ouvrant un chemin supplémentaire à l’eau du sol. Les deux phénomènes — nappe et comportement de l’argile — se vérifient séparément, car ils n’appellent pas le même traitement.

Ce que cela ne veut pas dire. Un arrêté de catastrophe naturelle sanctionne un sinistre collectif indemnisable ; il ne dit rien de l’état d’un mur en particulier. Seul un relevé d’humidité sur place permet de savoir si un bâtiment donné est concerné.

Reconnaître la cause avant d’agir

Un mur taché ne porte pas d’étiquette : plusieurs causes peuvent produire une apparence voisine. La grille ci-dessous sert à ne pas confondre une remontée capillaire avec une infiltration ou de la simple condensation.

Quatre situations fréquentes et comment les distinguer
Ce que vous observez Pistes à envisager Comment vérifier
Bas de mur foncé, sel blanc qui réapparaît malgré le nettoyage Remontée capillaire, niveau extérieur trop élevé, rebond de pluie au sol Comparer le niveau du sol et celui du plancher intérieur ; relever l’humidité à trois hauteurs
Trace arrondie à mi-mur, qui apparaît après un orage Infiltration par la façade, joint ou appui défaillant, évacuation mal orientée Surveiller le mur pendant et juste après une pluie ; examiner descentes et appuis
Vitres embuées, murs froids qui perlent Air intérieur trop chargé en humidité, aération insuffisante Poser un film plastique 48 h : la buée côté pièce signe l’air ambiant
Cave ou parking mouillé en continu, surtout l’hiver Niveau d’eau ou de ruissellement supérieur à celui du dallage Comparer la cote du dallage aux périodes d’arrêtés inondation recensés
Fente au bas d’un mur, carrelage qui se décale Mouvement du sol lié au retrait-gonflement des argiles Suivre l’évolution sur un cycle sec puis humide, consulter le zonage argiles
Pied de mur touché par une remontée capillaire, avec une frange d'humidité ondulée et un dépôt blanc de salpêtre au-dessus de la plinthe
Cette frange en dents de scie et ce dépôt blanchâtre sont typiques d’une eau qui vient du sol, pas d’un défaut de façade.
Un contrôle que vous pouvez faire vous-même, avant d’appeler. Fixez un carré de film plastique transparent sur la zone humide, en étanchéité parfaite sur ses quatre bords, et patientez deux jours. De la buée formée contre le mur, sous le film : l’eau traverse la maçonnerie. De la buée plutôt du côté de la pièce : il s’agit d’humidité ambiante, et la réponse à apporter n’est pas la même.

Ce que doit vérifier un diagnostic à Chilly-Mazarin

L’Agence Qualité Construction pose une condition préalable à tout traitement : s’assurer que l’humidité est réellement d’origine ascensionnelle, et non le fait d’une infiltration ou d’une condensation. Ici, où le bâti est majoritairement collectif, il faut en plus localiser précisément où se situe le désordre dans l’immeuble :

  1. Localiser le désordre dans le bâtimentUn appartement signale souvent un problème dont l’origine est ailleurs — hall, cave privative, local technique ou sous-sol de parking.
  2. Prendre plusieurs mesures, pas une seuleDu pied du mur jusqu’au-dessus de la zone touchée, en comparant avec un mur de référence pris plus haut dans le même bâtiment.
  3. Analyser la maçonnerie en profondeurUn prélèvement permet de rechercher des sels minéraux : leur présence en quantité signe un transport d’eau installé depuis longtemps.
  4. Contrôler la coupure de capillarité existanteSa présence, sa position, et surtout l’absence de rupture sur tout le linéaire de mur en contact avec le sol — une coupure partielle ne protège rien.
  5. Repérer ce qui bloque le séchageUn enduit, un doublage collé ou une peinture filmogène n’ont pas créé le désordre, mais ils empêchent l’eau de s’évaporer normalement et la font remonter plus haut.
  6. Formaliser une conclusion écriteUne cause nommée, localisée dans le bâtiment et hiérarchisée — c’est ce qui doit précéder tout chiffrage, pas l’inverse.

Les solutions possibles, selon la cause

Le traitement se choisit après le diagnostic, jamais avant : il dépend de la cause retenue, de l’épaisseur du support et de ce qui reste accessible. Les montants ci-dessous sont les fourchettes de notre grille tarifaire ; seul un passage sur place permet de les affiner pour votre mur.

Injection de résineUne barrière chimique injectée dans la maçonnerie recrée l’équivalent d’une coupure de capillarité absente ou devenue inefficace. Pour fonctionner, elle doit imprégner toute l’épaisseur du mur sans interruption : une injection incomplète laisse ouvert le passage qu’elle devait fermer. Fourchette : de 112 € à 442 € HT le mètre linéaire, pose comprise, selon l’épaisseur du mur.
Drainage périphérique intérieurInstallé en pied de mur, à l’intérieur du bâtiment et sous le niveau du sol fini, ce drain évacue l’eau qui stagne contre la paroi. L’AQC le range parmi les solutions palliatives : il allège le désordre sans supprimer la remontée à sa source. À partir de 200 € HT le mètre linéaire.
CuvelageLa technique de référence pour une cave ou un parking en sous-sol soumis à une pression d’eau. La norme NF DTU 14.1 encadre son emploi sur du béton armé ; sur une maçonnerie plus ancienne, une étude préalable s’impose. Entre 220 € et 300 € HT le mètre carré, selon l’état du support et la surface à traiter.
Ventilation et déshumidificationAucune des deux ne traite la cause : elles accélèrent l’évacuation de la vapeur produite pendant le séchage, en logement comme en partie commune. Une étape qui suit un traitement, et ne le remplace jamais.
Ce qui aggrave la situationÀ l’inverse, certains produits empêchent le mur de respirer : peinture étanche, enduit ciment plein, doublage collé directement sur un support humide. L’AQC le signale sans détour, ces revêtements bloquent l’évaporation en bas de mur et l’humidité progresse alors plus haut qu’auparavant.
Ce que vous ne trouverez pas sur cette page. Pas de durée de séchage présentée comme une référence normative — aucun DTU n’en fixe. Pas de promesse de résultat avant d’avoir examiné le mur. Pas de prix définitif hors fourchette sans diagnostic préalable : pour affiner ce calcul, le simulateur en ligne reste disponible. Les interventions de KM Humidité se font exclusivement par l’intérieur du bâtiment, sans étanchéité ni drainage extérieurs.

Un mur humide à Chilly-Mazarin ? Commencez par le diagnostic.

Chilly-Mazarin fait partie du département de l’Essonne, couvert par notre agence Île-de-France. Nous venons mesurer l’humidité chez vous, identifier la cause, puis vous remettre un devis détaillé.

Questions fréquentes à Chilly-Mazarin

Les immeubles collectifs de Chilly-Mazarin sont-ils concernés par les remontées capillaires ?

Oui. La commune est majoritairement collective — environ 82 % des résidences principales sont des appartements — et le désordre se loge alors le plus souvent en pied d’immeuble, en cave privative ou en sous-sol de parking, pas seulement dans un logement.

Quel est le prix d’un traitement par injection de résine à Chilly-Mazarin ?

Comptez de 112 € à 442 € HT le mètre linéaire, pose comprise, selon l’épaisseur du mur. C’est une fourchette de notre grille tarifaire : le montant précis se fixe après un diagnostic sur place, ou via notre simulateur en ligne.

Les arrêtés d’inondation recensés sur la commune changent-ils quelque chose au diagnostic ?

Ils confirment que le sol se charge en eau de façon récurrente, ce qui favorise une remontée capillaire entre deux épisodes. Ils ne disent toutefois rien de l’état d’un mur en particulier : seul un relevé d’humidité sur place le détermine.

Comment savoir si l’humidité de mon mur vient du sol plutôt que d’une infiltration ?

Regardez la forme de la tache plutôt que sa taille : une remontée capillaire dessine un contour mouvant et irrégulier, jamais un cercle net, et elle part toujours du bas du mur. Un dépôt blanc qui réapparaît après chaque nettoyage va dans le même sens. Au moindre doute, posez un film plastique 48 heures sur la zone touchée : la face où la buée se forme indique d’où vient l’eau.

KM Humidité intervient-il aussi en extérieur, par drainage ou étanchéité ?

Non. KM Humidité traite l’humidité par l’intérieur du bâtiment — injection, drainage périphérique intérieur, cuvelage, ventilation. Nous ne réalisons ni étanchéité ni drainage extérieurs.

Nos interventions autour de Chilly-Mazarin

Longjumeau et Morangis sont les deux communes que la ville cite elle-même comme limitrophes ; Massy relève du même bassin de vie :

Sources. Chiffres consultés en octobre 2026, périmètre commune de Chilly-Mazarin (91161).