Remise en état après humidité ou dégât des eaux
Refaire les enduits, les cloisons, les sols et les peintures d’une pièce abîmée par l’eau. Avec une règle qui commande tout le reste : on ne referme pas un mur qui n’a pas fini de sécher. Les seuils existent, ils sont écrits, et nous les mesurons.
- Diagnostic et devis gratuits
- Mesures d’humidité avant finitions
- Dossiers d’assurance pris en charge
- Garantie décennale
Ce qu’une remise en état sérieuse fait
- Avant peinture
- < 5 %
- Avant sol souple
- < 4 %
- Avant parquet collé
- < 3 %
- Moisissures > 3 m²
- insalubrité
J’ai fait traiter mon mur, j’ai repeint trois semaines après, et les taches sont revenues. Pourquoi ?
La question la plus fréquente après un chantier
Parce que le mur n’avait pas fini de sécher, ou parce que l’enduit était encore chargé en sels. Dans les deux cas, la peinture n’y pouvait rien : la remise en état n’est pas la dernière couche d’un chantier, c’est un ouvrage à part entière, avec ses propres règles et ses propres seuils.
Cette page explique ce que nous refaisons, dans quel ordre, et surtout à partir de quand. Tous les chiffres qui suivent viennent de normes, de guides ministériels ou d’agences publiques — et chaque source est liée en bas de page.
Qui réalise votre remise en état
Nous intervenons après nos propres chantiers, mais aussi chez des propriétaires traités par quelqu’un d’autre — ou pas traités du tout. Dans tous les cas, on commence par mesurer.
interventions réalisées
experts de l’humidité à votre service
de clients satisfaits
de garantie décennale sur l’ouvrage
Chaque chantier est couvert par la garantie décennale et par l’assurance responsabilité civile avant, pendant et après travaux. Nous prenons en charge les dossiers d’assurance après dégât des eaux et travaillons avec l’expert désigné. Notre expertise et les avis de nos clients.
Ce que nous refaisons
La remise en état couvre tout ce que l’eau a abîmé, du support à la finition. Et elle commence toujours par ce qu’il faut enlever : un enduit chargé en sels ou un isolant gorgé d’eau ne se récupère pas.
Dépose de l’enduit contaminé par les sels, gobetis d’accrochage, enduit d’assainissement ou plâtre selon le support, ponçage, et peinture de finition perméable à la vapeur d’eau.
Dépose des plaques de plâtre et de l’isolant qui ont pris l’eau, contrôle de l’ossature, séchage du support à nu, puis repose complète — jamais une reprise partielle en pied de cloison.
Dépose du revêtement décollé, contrôle de l’humidité résiduelle du support à la bombe à carbure, ragréage ou chape, puis carrelage, parquet, sol souple et plinthes.
Traitement des surfaces contaminées avec les protections qui s’imposent, dépose des matériaux poreux atteints en profondeur, dépoussiérage au filtre HEPA et remise en propreté.
Assèchement, inventaire des matériaux irrécupérables, photos et constats pour l’expert, puis remise en état complète. Nous savons parler à un expert d’assurance.
Si la source d’eau n’est pas traitée, tout ce qui précède est perdu. Nous refusons les remises en état posées sur une cause active : nous vous disons ce qu’il faut traiter avant.
L’essentiel, en quatre points
Un guide du ministère de l’Écologie l’écrit : « plusieurs semaines à plusieurs mois suivant les cas ». Et il recommande explicitement de différer les travaux d’embellissement.
Moins de 5 % avant peinture, moins de 4 % avant un sol souple, moins de 3 % avant un parquet collé. Ces valeurs viennent des NF DTU, elles se mesurent, et nous les mesurons.
Le salpêtre de mur redevient humide dès 53 % d’humidité relative. Un logement chauffé y est en permanence : un enduit chargé en nitrates ne sèchera jamais, il faut le déposer.
Un enduit ciment ou une peinture filmogène empêchent l’évaporation : l’humidité migre alors plus haut pour trouver une surface où s’échapper. C’est l’Agence Qualité Construction qui le dit.
Les chiffres qui commandent une remise en état
l’humidité de l’air à partir de laquelle le salpêtre de mur redevient humide tout seul
pour qu’une dalle atteigne 3 % d’humidité à 13 cm de profondeur — AQC
de moisissures : au-delà, l’ANSES parle de critère d’insalubrité
des sinistres habitation sont des dégâts des eaux — France Assureurs, 2024
Pourquoi ces quatre chiffres. Le premier explique pourquoi un mur traité peut rester humide. Le deuxième dit combien de temps il faut vraiment attendre. Le troisième fait basculer une moisissure d’un problème de ménage à un problème réglementaire. Le quatrième situe l’ampleur : le dégât des eaux est le sinistre habitation le plus fréquent et le plus coûteux de France, devant tous les autres.
La règle numéro un : on ne referme pas un mur humide
C’est l’erreur qui coûte le plus cher, et elle est presque toujours commise de bonne foi : on veut retrouver une pièce propre. Sauf qu’une peinture posée trop tôt cloque, un enduit posé trop tôt se décolle, et un sol posé trop tôt se soulève — six mois plus tard.
Il est des travaux qu’il est prudent de différer pour ne pas être déçu rapidement après les avoir terminés. Il s’agit en particulier des travaux d’embellissement (peinture, papier peint). Réalisés trop tôt, ils risquent d’être gâchés par l’eau mal évacuée, qui sera par ailleurs une source potentielle de problèmes de santé, notamment par les moisissures qui ne manqueront pas d’apparaître.
Ministère de l’Écologie et CSTB — Inondations, guide de remise en état des bâtiments
Quelle que soit l’efficacité des moyens de séchage, il faut du temps pour bien assécher : plusieurs semaines à plusieurs mois suivant les cas.
Même guide

Ce que nous faisons concrètement. Avant toute finition, nous relevons l’humidité du support — à l’humidimètre pour le repérage, et à la bombe à carbure pour les sols, seule méthode qui donne une teneur en eau réelle et non une valeur relative faussée par les sels. Si le chiffre n’est pas atteint, nous ne posons pas. Et nous vous le disons par écrit.
À partir de quelle humidité peut-on refaire quoi
Voici le tableau que personne ne publie. Chaque ligne vient d’un NF DTU ou d’un Avis Technique du CSTB, avec sa date. C’est ce document que nous vous remettons, et c’est celui que nous opposons à un expert d’assurance pressé.
| Ouvrage de finition | Humidité maxi du support | Ambiance du local | Référence |
|---|---|---|---|
| Peinture intérieure | < 5 % en masse sur plâtre et sur liants hydrauliques | 8 à 35 °C, < 70 % HR | NF DTU 59.1 (2013) |
| Enduit intérieur en plâtre | support sec, propre, exempt d’efflorescence | 5 à 35 °C, local hors d’air et hors d’eau | NF DTU 25.1 (2010) |
| Enduit de mortier | support exempt d’efflorescences et de salpêtre, non ruisselant | 5 à 30 °C (8 à 30 °C à la chaux seule) | NF DTU 26.1 (2008) |
| Sol souple collé | < 4 % sur liants hydrauliques — et non plus 4,5 % | — | NF DTU 53.12 (2020) |
| Parquet collé | ≤ 3 % sur béton et chape ciment · ≤ 0,5 % sur chape anhydrite | ≥ 15 °C, 45 à 65 % HR | NF DTU 51.2 |
| Carrelage sur chape anhydrite | ≤ 2,0 % en P2 et P3 · ≤ 1,0 % en P4 | 5 à 30 °C | Avis Technique CSTB |
Le DTU des sols a changéLe NF DTU 53.12 de décembre 2020 a annulé et remplacé les NF DTU 53.1 et 53.2. Le taux admissible sur support à base de liants hydrauliques est passé de 4,5 % à 4 %. Presque tout le marché — y compris certaines fiches techniques de 2024 — cite encore 4,5 % et un DTU qui n’existe plus. Si votre devis mentionne « DTU 53.2 », votre entreprise travaille avec un texte abrogé depuis cinq ans.
Comment se mesure une humidité de sol. Le NF DTU 53.12 précise que les appareils électroniques servent à différer le test, pas à le remplacer : tant que la valeur relevée dépasse 5 % sur liants hydrauliques ou 0,8 % sur sulfate de calcium, on reporte l’essai à la bombe à carbure. En dessous, on prélève et on mesure pour de vrai. Deux prélèvements minimum par local de moins de 100 m².
Combien de temps faut-il vraiment attendre
Les entreprises pressées répondent « quelques jours ». La réponse documentée est d’un autre ordre : l’eau sort vite des trois premiers centimètres, et très lentement de tout le reste.
Le guide du ministère insiste : dans les bâtiments « comportant des murs épais, généralement construits au XIXe siècle ou avant », il est « essentiel de poursuivre l’assèchement pendant une longue période ».
« L’appréciation du séchage est assez fiable pour des constructions contemporaines […] Elle est plus délicate pour les bâtiments présentant des murs épais, car l’eau met longtemps à « sortir » du mur. »
Ouvrir, ventiler, créer des courants d’air, déposer les papiers peints et les revêtements décollés, démonter les prises, percer des orifices en haut de cloison de doublage. Le reste, c’est du matériel d’assèchement.
Et l’assèchement mécanique ? Le même guide est clair : les premières mesures « sont cependant rarement suffisantes » et il faut s’adresser à « des sociétés spécialisées qui disposent de techniques efficaces », en interrogeant l’assureur ou l’expert « pour connaître les conditions d’une éventuelle prise en charge ». Notre déshumidificateur professionnel et notre ventilation par insufflation servent exactement à ça — mais ils raccourcissent le délai, ils ne le suppriment pas.
Le salpêtre : pourquoi votre mur redevient humide tout seul
C’est l’explication qui manque à presque tous les chantiers ratés. L’eau qui a traversé le mur pendant des années y a déposé des nitrates, des sulfates et des chlorures. Ces sels sont hygroscopiques : au-delà d’un certain taux d’humidité de l’air, ils captent la vapeur et se remettent en solution. Tout seuls. Sans aucune source d’eau.
Ce que ça veut dire pour vousSi votre mur reste frais au toucher alors que la cause a été traitée et que le reste du mur a séché, ce n’est probablement plus de l’eau qui monte : c’est l’enduit qui pompe dans l’air de la pièce. Aucun délai d’attente, aucun déshumidificateur et aucune peinture ne règlera cela. Le seul traitement, c’est la dépose.
Jusqu’où déposer, et pourquoi on ne peut pas se contenter de poncer
C’est la question qu’on nous pose à chaque devis, et c’est celle qui distingue une remise en état d’un rafraîchissement. La réponse tient en une phrase, écrite par l’organisme professionnel britannique de référence.
Il n’existe pas de méthode économique pour retirer ces sels, et c’est la raison pour laquelle on utilise un enduit spécial sur les murs affectés par une contamination saline.
Property Care Association — Code of Practice for the Investigation and Control of Dampness in Buildings, §7.4 (traduit)
En règle générale, un enduit affecté par des sels hygroscopiques doit être retiré jusqu’à une ligne située à au moins 300 mm au-dessus des derniers signes détectables d’humidité ou de contamination saline.
Même document (traduit)
Un vide normatif qu’il faut dire. Le NF DTU 26.1 exige des supports « exempts d’efflorescences, de salpêtre », mais aucun texte français ne dit jusqu’à quelle hauteur déposer. Les seules valeurs chiffrées disponibles sont étrangères. Une entreprise qui vous annonce une hauteur de dépose sans pouvoir dire d’où elle la tient improvise : nous préférons vous dire d’où viennent les nôtres.
Et une évidence qui n’en est pas une : déposer un enduit chargé en sels n’a de sens que si la cause de l’arrivée d’eau a été supprimée avant. Sinon les sels reviennent. Voir le traitement par injection, le cuvelage et le drainage.
L’enduit d’assainissement : les chiffres qui le distinguent d’un enduit ordinaire
Un enduit d’assainissement n’est pas un enduit « spécial humidité » vendu plus cher. C’est un mortier dont les performances sont mesurées en laboratoire et certifiées. Il ne supprime pas les sels : il les stocke dans sa porosité, loin de la surface.
Mortier performanciel utilisé pour la réalisation d’enduits sur maçonneries humides contenant des sels solubles à l’eau. Il présente une porosité et perméabilité à la vapeur d’eau élevées et une absorption d’eau par capillarité réduite.
Définition du mortier d’enduit d’assainissement (catégorie R), NF DTU 26.1 P1-1, d’après la norme NF EN 998-1
L’absorption d’eau par capillarité d’un enduit est indépendante de sa perméance à la vapeur d’eau. […] C’est en particulier le cas des enduits d’assainissement (R). Toutefois cette propriété finale est conditionnée par l’épaisseur de l’enduit ou du système d’enduit.
NF DTU 26.1 P1-2
| Caractéristique | Exigence | Ce que ça change |
|---|---|---|
| Porosité | > 40 % du volume | C’est le volume disponible pour stocker les sels sans qu’ils ressortent en surface |
| Résistance à la diffusion de vapeur µ | < 12 | Le mur continue de respirer : l’eau s’évapore au lieu de migrer plus haut |
| Absorption capillaire à 24 h | > 0,3 kg/m² | L’enduit prend l’eau… mais seulement en surface |
| Pénétration d’eau | < 5 mm | …et elle ne va pas plus loin que cinq millimètres |
| Résistance à la compression | 1,5 à 5,0 N/mm² | Volontairement peu résistant : un enduit plus dur que le mur le fait éclater |
| Masse volumique sèche | < 1 400 kg/m³ | C’est la contrepartie de la porosité |
En monocouche, l’épaisseur minimale du système est de 20 mm. En dessous, la porosité n’a pas le volume nécessaire pour jouer son rôle de réservoir — et le DTU 26.1 le dit lui-même : la performance est « conditionnée par l’épaisseur ».
Le durcissement se compte à raison d’un jour par millimètre d’épaisseur. Vingt millimètres, c’est donc une vingtaine de jours avant la finition. Un chantier qui enchaîne enduit et peinture dans la semaine ne respecte rien.
Gobetis d’accrochage, éventuel enduit de base poreux qui sert de réservoir à sels, enduit d’assainissement, puis finition. Tous ces matériaux doivent être compatibles entre eux : c’est la définition même du référentiel.
Poser une peinture filmogène sur un enduit d’assainissement annule tout ce qui précède. La finition doit être perméable à la vapeur d’eau, sinon autant ne rien faire.
Pourquoi un enduit ciment ou une peinture étanche font monter la frange
C’est le mécanisme le plus contre-intuitif du métier, et c’est l’Agence Qualité Construction — l’organisme de référence de la filière, financé par les assureurs — qui l’explique le plus clairement.
Cette humidité s’évapore par les parements hors-sol du mur, abandonnant les sels minéraux qu’elle avait dissous.
Agence Qualité Construction, fiche pathologie B.01 « Remontées capillaires »
Présence de parements ou de revêtements de façade peu perméables à la vapeur d’eau (enduits de mortier, doublages, revêtements d’imperméabilité) […] empêchent l’évaporation au plus près du sol […] migrer toujours plus haut pour trouver une surface d’évaporation suffisante.
Même fiche, parmi les facteurs aggravants
Comment se déroule une remise en état
Six étapes, et la première est une mesure. Tant que le chiffre n’est pas atteint, on ne passe pas à la suivante : c’est ce qui fait la différence entre une pièce refaite et une pièce à refaire.
- Mesurer et cartographierRelevé de l’humidité à plusieurs hauteurs et à plusieurs profondeurs, repérage de la frange, contrôle des sels, et vérification que la cause a bien été traitée. Sans cela, tout le reste est perdu.
- Déposer ce qui ne se récupère pasEnduit contaminé jusqu’à 80 cm au-dessus de la zone abîmée, plaques de plâtre et isolant gorgés d’eau, revêtements de sol décollés, plinthes. Les gravats sont évacués et mis en déchetterie.
- Traiter les moisissuresProtections individuelles, confinement de la zone, traitement des surfaces, dépose des matériaux poreux atteints en profondeur, puis dépoussiérage à l’aspirateur équipé d’un filtre HEPA.
- Sécher, et le prouverVentilation, assèchement mécanique si nécessaire, puis mesure à la bombe à carbure pour les sols. On attend le seuil de l’ouvrage à venir : 5 % pour une peinture, 4 % pour un sol souple, 3 % pour un parquet collé.
- Reconstruire le supportGobetis d’accrochage, enduit d’assainissement sur 20 mm minimum, ou plâtre là où le support le permet. Repose du doublage complet, ragréage ou chape. Puis on laisse durcir : un jour par millimètre.
- Finir, et documenterPeinture perméable à la vapeur, revêtements de sol, plinthes, finitions. Et remise du dossier : relevés d’humidité datés, produits employés, épaisseurs. C’est ce document qui vous servira face à un expert ou à un acquéreur.
Ce que nous refusons de faire. Repeindre sur un support au-dessus du seuil. Poser un sol sur une dalle qu’on n’a pas mesurée. Reprendre seulement le bas d’un doublage. Et camoufler des moisissures sous une peinture : le CSTB l’écrit noir sur blanc parmi les pratiques à proscrire — « il faut éviter de camoufler les moisissures par de la peinture ou par la pose de nouveaux revêtements ».
Doublage, cloisons et isolation : ce qu’on garde et ce qu’on dépose
C’est le poste le plus discuté avec les experts d’assurance, parce que c’est le plus cher. La bonne nouvelle : sur ce point précis, c’est un guide de l’État qui tranche, et il tranche dans le sens du travail bien fait.
Le remplacement partiel de la seule partie immergée n’est pas recommandé, à la fois pour des raisons de tenue de la cloison et pour des raisons esthétiques (la reprise risque de se voir).
Ministère de l’Écologie et CSTB — Inondations, guide de remise en état des bâtiments, à propos des complexes collés isolant + plaque de plâtre
Sauf constat de bonne conservation, il est conseillé de remplacer un isolant minéral qui aura séjourné plusieurs jours dans l’eau : il aura perdu sa cohésion et ses propriétés thermiques. […] Les plaques qui seront restées déformées après séchage devront être remplacées.
Même guide, à propos des doublages sur ossature métallique
Le guide recommande de percer en pied de cloison des orifices de 2 à 3 cm de diamètre, espacés d’environ un mètre. Ils font sortir l’eau, ils ventilent la lame d’air, et surtout ils permettent de voir l’état de l’isolant avant de décider.
Geste simple et efficace : déposer les prises électriques favorise le séchage derrière la cloison. Le guide le cite parmi les premières mesures à prendre.
Une laine minérale qui a séjourné dans l’eau a perdu sa cohésion et sa performance thermique. La garder, c’est conserver un pont thermique et un support à moisissures derrière une plaque neuve.
Les rails métalliques doivent être séchés, et « leur éventuelle corrosion surveillée et traitée avant remise en place des plaques ». Une ossature rouillée sous un doublage neuf est une reprise différée de trois ans.
Si la hauteur atteinte est faible et la durée d’immersion courte, les plaques peuvent être conservées. Nous le disons quand c’est le cas : déposer pour déposer n’a aucun intérêt, ni pour vous ni pour votre assureur.
La repose se fait avec la bonne plaque. Le NF DTU 25.41 classe les locaux selon leur hygrométrie — EA, EB, EB+ — et c’est ce classement qui commande le choix d’une plaque hydrofugée plutôt qu’une plaque standard.
Les sols : le poste où le délai se paie le plus cher
Un sol posé sur une dalle encore humide ne prévient pas tout de suite. Il cloque, il se décolle ou il gondole des mois plus tard — et à ce moment-là, c’est tout le revêtement qui est à refaire, pas seulement la zone touchée.
| Revêtement | Support ciment | Chape anhydrite |
|---|---|---|
| Sol souple collé — PVC, linoléum, textile | < 4 % | voir Avis Technique du produit |
| Parquet collé | ≤ 3,0 %, prélèvement à 4 cm minimum | ≤ 0,5 %, sur toute l’épaisseur |
| Parquet flottant, sous-couche perméable | — | ≤ 0,5 % |
| Parquet flottant, sous-couche imperméable | — | ≤ 2,0 % |
| Carrelage et pierre naturelle, classement P2 ou P3 | — | ≤ 2,0 % |
| Carrelage et pierre naturelle, classement P4 | — | ≤ 1,0 % |
L’idée reçue à corriger. On lit partout que le seuil de l’anhydrite est de 0,5 %. C’est vrai pour un parquet. Pour un carrelage en P2 ou P3, l’Avis Technique admet 2,0 % — quatre fois plus. Appliquer 0,5 % partout, c’est immobiliser un chantier des semaines pour rien ; appliquer 2 % partout, c’est décoller un parquet. Le bon seuil dépend du couple support + revêtement, et il se lit dans le document du produit.
Et pour les conditions de pose : un parquet collé demande un local à 15 °C minimum et entre 45 et 65 % d’humidité relative. Poser dans une pièce qu’on vient d’assécher à 30 % ou dans une pièce encore à 75 % produit le même résultat : un parquet qui travaille.
Moisissures : les seuils officiels, et pourquoi la Javel ne suffit pas
Il existe une règle française, chiffrée, publiée par l’ANSES, qui dit à partir de quelle surface une moisissure cesse d’être un problème de ménage. Presque personne ne la cite. La voici.
Le plâtre et le bois sont susceptibles d’être contaminés en profondeur, les traitements de surface n’auront alors qu’une efficacité illusoire et non pérenne.
Conseil supérieur d’hygiène publique de France, cité par l’ANSES dans son rapport sur les moisissures dans le bâti
Dans les cas les plus graves ou selon le type de matériaux contaminés, un simple traitement ne suffit pas, il est alors nécessaire de remplacer les matériaux contaminés.
ANSES, même rapport
Un effet durable du traitement ne peut être obtenu qu’en identifiant et stoppant la source d’humidité à l’origine de la prolifération des moisissures.
ANSES, même rapport

Le CSTB liste les pratiques à proscrire : camoufler sous une peinture, gratter à sec, utiliser un aspirateur ménager, et employer un nettoyeur haute pression qui « participe au détrempage du matériau ».
Elle agit en surface. Sur du plâtre ou du bois contaminés en profondeur, l’effet est « illusoire et non pérenne ». Et sur le bois, le CSTB ajoute qu’elle est « suspectée de favoriser la sporulation » de la mérule.
Papier peint décontaminé : « le remplacement doit être envisagé rapidement ». Isolant humide : « son remplacement doit être envisagé rapidement ». Ce n’est pas un excès de zèle, c’est la doctrine publique.
« Nettoyez tout déversement ou toute inondation immédiatement, dans un délai de 48 heures. » Au-delà, la colonisation commence, et on ne parle plus de séchage mais de décontamination.
Masque anti-aérosols au moins de classe P2 selon l’INRS, lunettes-masque, combinaison jetable à capuche, gants étanches. Et un confinement qui peut aller « de la simple fermeture de porte jusqu’à l’installation d’une bâche plastique ».
À l’aspirateur équipé d’un filtre HEPA, recommandé à la fois par l’ANSES et par le CSTB. Un aspirateur domestique redistribue les spores dans la pièce.
Combien de logements sont concernés. L’ANSES retient que la présence de moisissures visibles « varie de 14 à 20 % selon les sources » dans les logements français. Le CSTB, en s’appuyant sur une campagne de mesures de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur, avance un chiffre bien plus élevé — environ 40 % du parc, dont plus de 610 000 logements avec une contamination visible de plus d’un mètre carré. L’écart s’explique : les enquêtes déclaratives comptent ce que les occupants voient, les campagnes de mesure comptent ce qui est réellement là.
Après un dégât des eaux : comment ça se passe avec l’assurance
Le dégât des eaux est le sinistre habitation le plus fréquent et le plus coûteux de France : 44 % du nombre de sinistres et 30 % de la charge, selon les données 2024 de France Assureurs. Autant savoir comment le dossier fonctionne.
C’est le délai minimal fixé par l’article L. 113-2 du Code des assurances : votre contrat ne peut pas prévoir moins, mais il peut prévoir plus. Le compte se fait à partir du jour où vous avez eu connaissance du sinistre.
C’est l’assureur gestionnaire — en principe celui de l’occupant — qui prend en charge les dommages, avec renonciation à recours entre assureurs. Pas d’expert obligatoire à ce niveau.
L’assureur gestionnaire est cette fois tenu de mandater un expert. Et ses conclusions sont « opposables à l’ensemble des assureurs concernés qui ne peuvent le contester ».
On sort de la convention : ce sont les règles de droit commun, ou d’autres conventions, qui s’appliquent. C’est le seuil à partir duquel un dossier se prépare sérieusement.
Le point que personne ne dit : la convention IRSI n’est pas une loi. C’est un accord passé entre sociétés d’assurance, entré en vigueur le 1er juin 2018 en remplacement de la convention CIDRE, puis révisé en juillet 2020. Elle n’est publiée nulle part et ne se consulte pas librement — ce qui explique qu’on la trouve partout paraphrasée et rarement citée. Elle organise les rapports entre assureurs ; elle ne définit pas l’étendue de vos droits, qui reste fixée par votre contrat.
La recherche de fuite est « réputée garantie sans franchise ni plafond » pour tous les assureurs. Mais depuis la révision de 2020, l’assureur gestionnaire « n’est plus tenu de l’organiser en dehors du local de son assuré » — d’où les blocages fréquents en copropriété quand la fuite vient de chez le voisin.
Le guide du ministère est explicite : « Faites-en un inventaire, prenez des photos : cela facilitera l’évaluation du préjudice subi. » Ce qui n’est pas documenté avant la dépose n’existe plus pour l’expert.
Aucun texte ne fixe de barème opposable : chaque assureur applique le sien. Vous pouvez demander le détail du calcul. Et si votre contrat prévoit la garantie « valeur à neuf », la vétusté est reprise dans la limite du contrat.
L’assureur n’est pas légalement tenu de vous le communiquer, mais la profession s’y est engagée par un avis du Comité consultatif du secteur financier. Demandez-le : c’est la pièce qui chiffre vos travaux.
Service réclamation de l’assureur, puis La Médiation de l’Assurance. Une contestation ne vous oblige pas à accepter un chiffrage qui ne couvre pas la remise en état réelle.
Les infiltrations « sont généralement exclues lorsqu’elles sont dues à un manque d’entretien ou à la vétusté des installations ». D’où l’importance de traiter la cause — et de pouvoir le prouver.
Nous établissons un devis détaillé poste par poste, avec les relevés d’humidité et les références normatives qui justifient chaque dépose. C’est ce qui fait la différence devant un expert.
Locataire, propriétaire, copropriété : qui paie quoi
La réponse dépend de l’origine du désordre, pas de qui l’a constaté. Un mur abîmé par une infiltration ne relève pas du même régime qu’un mur taché par un défaut d’aération.
Il assure le clos et le couvert. Le gros œuvre du logement et de ses accès est en bon état d’entretien et de solidité et protège les locaux contre les eaux de ruissellement et les remontées d’eau.
Décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002, article 2, 1° — caractéristiques du logement décent
La nature et l’état de conservation et d’entretien des matériaux de construction, des canalisations et des revêtements du logement ne présentent pas de risques manifestes pour la santé et la sécurité physique des locataires.
Même article, 4°
Le logement permet une aération suffisante. Les dispositifs d’ouverture et les éventuels dispositifs de ventilation […] permettent un renouvellement de l’air et une évacuation de l’humidité adaptés.
Même article, 6°
L’entretien courant : aérer, chauffer, nettoyer les bouches de VMC et les réglettes, et les « menus raccords de peintures et tapisseries ». Les traces superficielles de moisissure dues à un défaut d’usage lui reviennent.
Tout ce qui découle d’un défaut structurel : infiltration, remontée capillaire, ventilation intégrée défaillante. La réfection d’un mur détruit par l’humidité n’est pas une réparation locative.
Elles s’y rattachent par les points 4° et 6° de l’article 2 — risques manifestes pour la santé, et évacuation de l’humidité. C’est sur ces deux fondements qu’un locataire agit, pas sur une mention directe.
Le syndicat des copropriétaires répond des dommages ayant leur origine dans les parties communes. Et cela n’exclut pas la responsabilité d’un copropriétaire qui a réalisé des aménagements sur ces parties communes.
Courrier recommandé au bailleur, puis commission départementale de conciliation, puis le juge. Une ADIL du réseau ANIL le rappelle : un locataire « ne peut en aucun cas prendre la décision d’arrêter de payer le loyer de sa propre initiative ».
Un rapport de visite avec relevés d’humidité datés et localisés, et un devis détaillé. C’est la pièce qui permet à un locataire, à un bailleur ou à un syndic d’avancer sans se payer de mots.
Le prix d’une remise en état, et les aides qui existent vraiment
Nous n’affichons pas de tarif sur cette page, et c’est volontaire : aucune remise en état ne ressemble à une autre. Le linéaire déposé, la hauteur, la nature du support, la présence de sels, l’état de l’isolant et le revêtement final font varier le chiffre du simple au quintuple. Voici plutôt ce qui le détermine, et ce que votre devis doit contenir.
Ce qui fait varier le prix
- Le linéaire de mur à déposer et la hauteur de dépose
- La nature du support : pierre, brique, parpaing, plâtre, béton
- La charge en sels, qui décide du système d’enduit
- L’épaisseur d’enduit d’assainissement à reconstituer
- La surface de doublage et d’isolant à déposer et reposer
- La surface et la nature du revêtement de sol
- La surface de moisissures et le niveau de protection nécessaire
- Le besoin ou non d’un assèchement mécanique, et sa durée
- L’évacuation des gravats et la mise en déchetterie
- L’accessibilité du chantier et la protection des lieux occupés
Ce qu’un devis de remise en état doit contenir
- Les relevés d’humidité datés, avec la méthode employée
- La hauteur de dépose retenue, et ce qui la justifie
- Le système d’enduit nommé, avec son épaisseur
- Le seuil d’humidité attendu avant chaque finition
- Le sort de l’isolant et du doublage : dépose totale ou conservation
- Le traitement des moisissures et les protections mises en œuvre
- Le type de peinture : perméable à la vapeur, et non filmogène
- Les délais de durcissement entre les couches
- L’évacuation des gravats et la remise en propreté
- L’attestation d’assurance décennale en cours de validité
La TVA : 10 % ou 5,5 %, et pas au hasard
Pour un logement achevé depuis plus de deux ans, une remise en état — dépose d’enduit, enduit d’assainissement, plâtrerie, peinture, ragréage, carrelage, parquet — relève du taux réduit de 10 %, au titre des travaux d’amélioration et d’entretien.
Elle ne passe à 5,5 % que dans un cas précis : lorsqu’elle est induite par un geste de rénovation énergétique éligible compris dans la même opération — une isolation des murs, par exemple. Les travaux induits suivent alors le taux du geste. C’est la confusion la plus fréquente sur ce sujet, et elle se tranche par les textes.
Les aides : ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas
Le dispositif ne finance jamais une remise en état prise isolément. Il n’y a pas d’aide à la peinture après un dégât des eaux.
Le guide de l’Anah liste le « traitement et prévention de l’humidité » et la reprise « de la plâtrerie, des peintures, des revêtements de sol et de mur » parmi les travaux induits éligibles, s’ils sont indissociables d’un geste d’isolation.
Restent exclues la « pose de revêtements sur l’ensemble des murs (papiers peints, peinture décorative) » et la « pose de revêtement de sol (carrelage, bois, pvc) ». La reprise oui, la décoration non.
Le dispositif de l’Anah pour l’habitat indigne ou dégradé vise explicitement les « travaux de lutte contre l’humidité ». Jusqu’à 80 à 90 % du montant pour les ménages très modestes, plafond de 50 000 à 70 000 € — mais non cumulable avec MaPrimeRénov’.

En résumé
Une remise en état posée sur une source d’eau active est perdue d’avance. On traite, on sèche, puis on referme — dans cet ordre.
5 % avant peinture, 4 % avant sol souple, 3 % avant parquet collé. Ces seuils existent, ils se mesurent, et ils décident de la date de démarrage.
Un enduit chargé en nitrates capte l’humidité de l’air dès 53 %. Il ne sèchera pas : il faut le retirer, et haut.
Enduit d’assainissement, 20 mm minimum, et peinture perméable à la vapeur. Une finition étanche fait remonter le problème, littéralement.
Questions fréquentes sur la remise en état
Combien de temps faut-il attendre avant de repeindre ?
Jusqu’à ce que le support passe sous 5 % d’humidité en masse, valeur retenue pour les plâtres et les supports à base de liants hydrauliques, avec une ambiance entre 8 et 35 °C et moins de 70 % d’humidité relative. En durée, le guide du ministère de l’Écologie parle de « plusieurs semaines à plusieurs mois suivant les cas » — et davantage sur un mur ancien épais. Ce n’est pas une estimation, ça se mesure.
Peut-on simplement poncer le salpêtre et repeindre ?
Non. Les sels sont dans l’épaisseur de l’enduit, pas à sa surface, et l’organisme professionnel britannique de référence est catégorique : « il n’existe pas de méthode économique pour retirer ces sels ». La seule solution est la dépose de l’enduit contaminé, jusqu’à 30 cm au-dessus du dernier signe détectable selon la règle britannique, 80 cm selon la pratique allemande que nous appliquons.
Pourquoi les taches reviennent-elles alors que la cause a été traitée ?
Deux causes possibles. Soit le mur n’a pas fini de sécher — le séchage se compte en mois, et un appareil de surface ne dit rien de ce qui se passe à dix centimètres. Soit l’enduit est chargé en sels hygroscopiques : le nitrate de calcium capte l’humidité de l’air dès 53 % d’humidité relative, une valeur qu’un logement chauffé dépasse régulièrement. Dans ce cas, le mur derrière est sec et c’est l’enduit qui pompe dans l’air de la pièce.
Qu’est-ce qu’un enduit d’assainissement, exactement ?
Un mortier de la catégorie R au sens de la norme NF EN 998-1, défini par le NF DTU 26.1 comme présentant « une porosité et perméabilité à la vapeur d’eau élevées et une absorption d’eau par capillarité réduite ». Concrètement, le référentiel WTA exige plus de 40 % de porosité, un coefficient de résistance à la vapeur inférieur à 12 et une pénétration d’eau inférieure à 5 mm. Il ne supprime pas les sels : il les stocke dans sa porosité.
Quelle peinture après un problème d’humidité ?
Une peinture perméable à la vapeur d’eau, jamais une peinture filmogène ni un enduit ciment. L’Agence Qualité Construction explique que les revêtements peu perméables « empêchent l’évaporation au plus près du sol », ce qui oblige l’humidité à « migrer toujours plus haut pour trouver une surface d’évaporation suffisante ». Autrement dit : la finition étanche fait monter la frange.
Faut-il déposer tout le doublage ou seulement la partie mouillée ?
Le guide du ministère de l’Écologie tranche : « Le remplacement partiel de la seule partie immergée n’est pas recommandé, à la fois pour des raisons de tenue de la cloison et pour des raisons esthétiques. » Et il ajoute qu’un isolant minéral resté plusieurs jours dans l’eau « aura perdu sa cohésion et ses propriétés thermiques ». C’est l’argument à opposer à un chiffrage qui ne retient que le mètre du bas.
À partir de quelle surface de moisissure faut-il appeler un professionnel ?
L’ANSES fixe trois niveaux : moins de 0,2 m² — l’équivalent de trois feuilles A4 — un nettoyage par le particulier reste possible ; de 0,2 à 3 m², une remédiation est nécessaire, « de préférence par un professionnel du bâtiment » ; au-delà de 3 m², c’est un « critère d’insalubrité » et l’intervention professionnelle s’impose. Ces surfaces se comptent cumulées, dans les pièces d’habitation.
L’eau de Javel suffit-elle contre les moisissures ?
Non sur un matériau poreux. Le Conseil supérieur d’hygiène publique de France, cité par l’ANSES, écrit que « le plâtre et le bois sont susceptibles d’être contaminés en profondeur, les traitements de surface n’auront alors qu’une efficacité illusoire et non pérenne ». Sur le bois, le CSTB ajoute que la Javel est « suspectée de favoriser la sporulation » de la mérule. Dans les cas sérieux, il faut remplacer le matériau.
Mon assurance prend-elle en charge la remise en état ?
Après un dégât des eaux, oui, dans les conditions de votre contrat. Déclarez sous 5 jours ouvrés minimum — c’est un plancher légal. Jusqu’à 1 600 € HT, l’assureur gestionnaire indemnise sans expert ; de 1 600 à 5 000 € HT, il doit en mandater un ; au-delà, on sort de la convention entre assureurs. En revanche, les infiltrations dues à un manque d’entretien ou à la vétusté sont généralement exclues.
Intervenez-vous si le traitement a été fait par une autre entreprise ?
Oui. Nous commençons par mesurer et par vérifier que la cause a réellement été supprimée — c’est notre seule condition. Si ce n’est pas le cas, nous vous le disons avant de chiffrer quoi que ce soit : refaire des finitions sur une cause active revient à jeter l’argent.
Y a-t-il une aide financière pour une remise en état ?
Pas pour une remise en état seule. MaPrimeRénov’ ne la finance qu’en travaux induits, indissociables d’un geste d’isolation — et elle exclut explicitement la peinture décorative de l’ensemble des murs et la pose de revêtement de sol. En revanche, Ma Prime Logement Décent de l’Anah vise directement les « travaux de lutte contre l’humidité », jusqu’à 80 à 90 % pour les ménages très modestes. Les deux ne se cumulent pas.
Je suis locataire : qui doit payer ?
Cela dépend de l’origine. Les traces superficielles dues à un défaut d’aération ou de chauffage relèvent de l’entretien courant du locataire. Un désordre structurel — infiltration, remontée capillaire, ventilation défaillante — relève du bailleur, au titre du logement décent : le décret de 2002 impose que le gros œuvre « protège les locaux contre les eaux de ruissellement et les remontées d’eau ». Et un locataire ne peut jamais arrêter de payer son loyer de sa propre initiative.
Sur le même sujet
Cuvelage de cave et sous-solQuand l’eau pousse au lieu de monter
Drainage d’une cave enterréeCollecter l’eau avant qu’elle n’entre
Champignons et moisissuresReconnaître ce qui pousse sur un mur
Assécher un mur humideLes techniques et les erreurs à éviter
Conséquences sur le bâtimentCe que l’humidité abîme vraiment
- Ministère de l’Écologie et CSTB — Inondations, guide de remise en état des bâtiments, réédition mars 2010 : durées de séchage, travaux à différer, doublages et isolants. Guide officiel.
- ANSES — Moisissures dans le bâti, avis et rapport d’expertise collective, saisine n° 2014-SA-0016 : seuils de surface, efficacité des traitements, chiffres du parc. Rapport complet.
- CSTB et ministère chargé de la santé — Moisissures dans votre logement ? Les éliminer en toute sécurité, guide pratique, février 2015 : protections, pratiques à proscrire, règle des 48 heures. Guide pratique.
- INRS — Surfaces contaminées par des moisissures. Que faire ?, ED 6299 : équipements de protection et confinement. Brochure INRS.
- Agence Qualité Construction — fiche pathologie B.01 « Remontées capillaires » : mécanisme des sels et rôle aggravant des revêtements peu perméables. Fiche AQC.
- Agence Qualité Construction — fiche pathologie F.05 « Décollement de revêtements de sols souples collés » : cinétique de séchage d’un support. Fiche AQC.
- NF DTU 59.1 — Revêtements de peinture en feuil mince, semi-épais ou épais, version de juin 2013 : état du subjectile et conditions d’ambiance. Notice AFNOR.
- NF DTU 26.1 — Travaux d’enduits de mortiers, avril 2008 : définition du mortier d’enduit d’assainissement de catégorie R, état des supports, gobetis et délais. Notice AFNOR.
- NF DTU 53.12 — Préparation du support et revêtements de sol souples, décembre 2020, qui annule et remplace les NF DTU 53.1 et 53.2 : seuil abaissé à 4 %. Présentation CSIB.
- NF DTU 51.2 — Parquets collés : humidité du support et conditions d’ambiance avant pose. Fiche de la filière parquet.
- Avis Technique CSTB — chapes à base de sulfate de calcium : humidité résiduelle admissible par type de revêtement, mesure à la bombe à carbure. Document Technique d’Application.
- WTA — Sanierputzsysteme, Merkblatt 2-9, et formulaires de certification des laboratoires d’essai : porosité, coefficient µ, absorption capillaire, pénétration d’eau. Résumé officiel et formulaire d’essai.
- Property Care Association — Code of Practice for the Investigation and Control of Dampness in Buildings : hauteur de dépose d’un enduit contaminé, impossibilité de retirer les sels. Code de bonne pratique.
- Gerald Ziegenbalg, APPLICA n° 12/2021, revue de l’Association suisse des entrepreneurs plâtriers-peintres : humidités relatives d’équilibre des sels de maçonnerie. Article technique.
- Institut national de la consommation — L’assurance dégâts des eaux : délai de déclaration, seuil d’expertise, vétusté. Fiche INC.
- Justice.fr, Direction de l’information légale et administrative — Assurance dégâts des eaux : délai minimal de 5 jours ouvrés, exclusions. Fiche officielle.
- France Assureurs — L’assurance habitation en 2024 : les dégâts des eaux représentent 44 % du nombre de sinistres et 30 % de la charge. Chiffres clés.
- Anah — Guide des travaux éligibles dans le cadre d’une rénovation énergétique, mars 2025 : travaux induits éligibles et exclusions. Guide Anah.
- ANIL — Ma Prime Logement Décent : travaux de lutte contre l’humidité, taux et plafonds, non-cumul avec MaPrimeRénov’. Analyse juridique.
- ANIL — moisissures en location, responsabilités du bailleur et du locataire, voies de recours. Focus ADIL. Et en copropriété : articulation des responsabilités.
- Décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 — caractéristiques du logement décent, article 2. Texte reproduit par la CAF.
- Service-Public — taux de TVA pour les travaux de rénovation d’un logement. Fiche officielle.
Faisons le point sur votre pièce
On vient mesurer l’humidité du support, vérifier que la cause a bien été traitée, évaluer la charge en sels et l’état du doublage — et on vous dit franchement s’il faut refaire maintenant, ou attendre. Avec les chiffres écrits noir sur blanc.
Paris 75Seine-et-Marne 77Yvelines 78Essonne 91Hauts-de-Seine 92Seine-Saint-Denis 93Val-de-Marne 94Val-d’Oise 95Oise 60Eure 27
