Paris · 75 · Agence Île-de-France

À Paris, un mur humide se lit d’abord dans le sous-sol et dans l’immeuble

Ici, 97 % des logements sont des appartements et près d’un sur trois a été bâti avant 1919. Sous la ville, 835 hectares d’anciennes carrières et une nappe qui suit la Seine. Résultat : la trace que vous voyez sur votre mur dépend autant de l’immeuble et de son sous-sol que de votre logement.

  • 20 arrondissements couverts
  • Mesures sur place
  • Devis après diagnostic
Technicien de KM Humidité relevant plusieurs mesures d’humidité sur un mur avec un humidimètre
97 %des logements parisiens sont des appartements — le mur touché est presque toujours partagé

L’essentiel, en quatre points

Ce qui change quand on diagnostique une humidité à Paris plutôt qu’ailleurs en Île-de-France.

Une ville de bâti ancien

351 722 résidences principales parisiennes ont été achevées avant 1919, soit 31,4 % du parc, et 48,8 % avant 1946. Ces immeubles sont montés en moellons calcaires et en plâtre, sans arase étanche : le mur pompe l’eau du sol et l’évacue en surface. C’est un mode constructif, pas un défaut d’entretien.

835 hectares de vides sous la ville

L’Inspection générale des carrières de la Ville de Paris recense 770 hectares d’anciennes carrières de calcaire sous les 5e, 6e, 12e, 13e, 14e, 15e et 16e, et 65 hectares de carrières de gypse sous les 10e, 18e, 19e et 20e. Ces vides ne créent pas l’humidité, mais ils modifient la circulation de l’eau sous les caves.

Une nappe qui suit la Seine

Sous les remblais et les alluvions modernes peu perméables courent des alluvions anciennes perméables. Pendant une crue, l’eau passe rapidement par les murs des quais ; elle remonte aussi, plus lentement, à travers ces alluvions — et peut atteindre un sous-sol plusieurs jours après la fin de la décrue, loin du fleuve.

Le mur n’est presque jamais à vous seul

Avec 97 % d’appartements et 33,2 % de ménages propriétaires, le mur touché est le plus souvent mitoyen, en façade ou dans une cave commune. Nous ne tranchons pas la question juridique : nous établissons d’où vient l’eau, avec des mesures et des photos datées, utilisables face à un syndic ou à un assureur.

Paris en données publiques

Ce que Paris a de particulier

Ces chiffres ne décrivent pas votre logement. Ils décrivent le type de bâti dominant, son âge et le sous-sol sur lequel il repose — trois éléments qui déterminent par quelle hypothèse un technicien commence.

97,0 %de logements collectifs, contre 0,8 % de maisons (INSEE, RP 2023)
31,4 %des résidences principales achevées avant 1919 (INSEE, RP 2023)
835 had’anciennes carrières de calcaire et de gypse sous la ville (IGC, Ville de Paris)
8,62 mhauteur de la crue de janvier 1910 à Austerlitz, crue de référence du PPRI (Ville de Paris)
Point de départ

Que voyez-vous chez vous ?

Chaque signe ouvre une piste. Aucun ne suffit à conclure — mais il indique par où commencer, et ce qu’il faudra mesurer pour trancher.

Ces cartes aident à observer, elles ne diagnostiquent pas. À Paris, la question la plus fréquente reste celle du niveau bas : cave d’immeuble, cellier, local vélos, parking. C’est là que l’eau du sol arrive en premier, et c’est là qu’il faut commencer à mesurer.
Le parc de logements

Près d’un logement sur deux date d’avant 1946

Paris est la seule collectivité d’Île-de-France où le bâti d’avant-guerre reste majoritaire. L’âge d’une construction détermine ce que le mur possède — ou non — comme barrière contre l’eau du sol : c’est le premier élément qui oriente un diagnostic.

Résidences principales de Paris par période d’achèvement — INSEE, recensement 2023 (base : 1 121 033 logements achevés avant 2021)
Période d’achèvement Résidences principales Part du parc
Avant 1919 351 722 31,4 %
1919 – 1945 195 114 17,4 %
1946 – 1970 222 955 19,9 %
1971 – 1990 232 455 20,7 %
1991 – 2005 80 095 7,1 %
2006 – 2020 38 692 3,5 %

Trois familles de bâti, trois façons de prendre l’eau

  • Avant 1946 — 546 836 logements, 48,8 % : immeubles de rapport, faubourgs et immeubles haussmanniens. Pierre de taille en façade sur rue, moellons calcaires pour les murs mitoyens et de refend, plâtre pour les enduits et les cloisons. Aucune coupure de capillarité en pied de mur, et des caves voûtées qui descendent parfois sur deux niveaux. C’est le terrain classique de la remontée capillaire, du salpêtre et de l’humidité de partie enterrée.
  • 1946 – 1990 — 455 410 logements, 40,6 % : reconstruction, immeubles de béton des années 1960-1970, opérations de rénovation urbaine. Parkings et caves en infrastructure, ponts thermiques en about de plancher, parois plus froides que dans le bâti ancien : les désordres s’y répartissent entre humidité de partie enterrée et condensation.
  • Après 1991 — 118 787 logements, 10,6 % : à peine un logement sur dix, ce qui fait de Paris le parc le moins renouvelé de la région. Enveloppe étanche, menuiseries performantes, ventilation mécanique indispensable. Si la VMC s’arrête ou si les entrées d’air sont bouchées, la vapeur produite à l’intérieur se dépose sur les angles froids, sans qu’aucune eau extérieure n’entre en jeu.
Un mur parisien ancien n’est pas censé être sec comme un mur neuf : il gère l’eau en la laissant repartir par l’enduit de plâtre. Le réflexe qui aggrave le plus souvent la situation consiste à le refermer — enduit ciment, peinture filmogène, doublage collé, isolation intérieure posée sur un support encore humide — puis à constater que la trace remonte de trente centimètres.
Géologie et hydrogéologie

Une ville posée sur ses propres carrières

Pour comprendre l’humidité à Paris, il faut lire le sous-sol de haut en bas. La notice de la carte géologique de Paris décrit un empilement lisible, et chacune de ses couches joue un rôle précis dans le trajet de l’eau.

Tout en haut, des remblais — deux mille ans de démolitions et de terrassements — qui dépassent 5 mètres d’épaisseur dans le lit majeur de la Seine. Dessous, les alluvions modernes, sableuses et argileuses, puis les alluvions anciennes réparties en trois niveaux de terrasses, nettement plus perméables. Enfin le calcaire grossier du Lutétien, la pierre dont Paris est bâtie, et qui a été extraite sous Paris même.

C’est là que se trouve la particularité parisienne. L’Inspection générale des carrières de la Ville de Paris recense 770 hectares d’anciennes carrières de calcaire sous les 5e, 6e, 12e, 13e, 14e, 15e et 16e arrondissements, et 65 hectares de carrières de gypse sous les 10e, 18e, 19e et 20e. Le service en tient l’atlas — 454 cartes au 1/1 000 — et inspecte plusieurs centaines de kilomètres de galeries accessibles sous le domaine public.

Ces vides ne provoquent pas l’humidité, mais ils déplacent l’eau. Le gypse, lui, est extrêmement soluble : les circulations souterraines, naturelles ou dues à une fuite de réseau, le dissolvent lentement et créent des vides qui remontent vers la surface, de l’affaissement léger au fontis. Sous les buttes du nord-est — Montmartre, Belleville, Ménilmontant, les Buttes-Chaumont — la carte géologique décrit trois masses de gypse séparées par des lits de marne. Pour un diagnostic d’humidité, l’information utile n’est pas le risque de mouvement en lui-même : c’est que le terrain sous l’immeuble n’est pas homogène, et que l’eau y circule de façon peu intuitive.

Reste le fleuve. La crue de janvier 1910, qui a atteint 8,62 mètres à l’échelle d’Austerlitz et inondé environ 20 % du territoire parisien, sert toujours de crue de référence : le plan de prévention du risque inondation de Paris, approuvé le 15 juillet 2003 puis révisé le 19 avril 2007, en découle directement. Son zonage couvre les arrondissements riverains — du 1er au 10e, ainsi que les 12e, 13e, 15e et 16e — et le bois de Boulogne. En juin 2016, la Seine est montée à 6,10 mètres au même point.

Les remblais qui recouvrent les alluvions modernes sont peu perméables ; les alluvions anciennes qu’ils surmontent le sont beaucoup plus. C’est par elles que l’eau du fleuve remonte, lentement, jusque dans des sous-sols éloignés des quais.

Adaptaville, les inondations par remontée de nappe à Paris

Deux phénomènes se superposent donc, et ils ne se traitent pas de la même façon. Une circulation rapide, horizontale, passe par les murs des quais pendant la crue et atteint les premiers sous-sols en quelques heures. Une remontée verticale, beaucoup plus lente, progresse depuis le lit de la Seine à travers les alluvions anciennes et peut charger une cave plusieurs jours après la fin de la décrue — y compris dans des quartiers qui n’ont jamais vu l’eau du fleuve. Le Marais, ancienne zone marécageuse où la Seine débordait naturellement, en est l’exemple le plus connu. Sur une année ordinaire, Paris-Montsouris reçoit 634,3 mm de pluie répartis sur 108,9 jours : ce n’est pas beaucoup, mais c’est régulier, et un mur qui ne sèche jamais n’a pas besoin d’un épisode exceptionnel pour rester humide.

Un point mérite d’être signalé plutôt qu’estimé : le retrait-gonflement des argiles, cartographié par Géorisques pour la quasi-totalité des communes françaises, exclut explicitement la ville de Paris de son périmètre national. Il n’existe donc pas d’aléa officiel à citer pour un immeuble parisien — seule une observation sur place permet de se prononcer.
Coupe schématique de Paris, des buttes à gypse du nord-est à la rive gauche minée par les carrières de calcaire Coupe nord-sud de Paris. À gauche, une butte du nord-est contenant trois masses de gypse soluble, surmontée d’un immeuble fissuré. Au centre, la vallée de la Seine : sous les remblais et des alluvions modernes peu perméables, des alluvions anciennes perméables dans lesquelles circule la nappe alluviale. À droite, la rive gauche, où le calcaire grossier est creusé d’anciennes galeries de carrière, sous un immeuble haussmannien dont la cave reçoit l’eau du sol. Paris : des vides au-dessous, une nappe au milieu Butte du nord-est — fissuration Gypse — soluble dans l’eau Immeuble haussmannien Condensation Remblais Alluvions modernes — peu perméables Alluvions anciennes — perméables La Seine Nappe alluviale — remontée en crue Calcaire grossier — anciennes galeries de carrière
  • Remontée capillaire
  • Nappe alluviale et caves
  • Condensation en logement collectif
  • Carrières et dissolution du gypse

Coupe schématique, sans échelle. Elle montre pourquoi une cave parisienne peut se charger sans fuite apparente : l’eau arrive par les alluvions anciennes au centre, et circule dans d’anciens vides de carrière au sud comme au nord-est.

Profils de territoire

Quatre Paris, quatre points de départ

Vingt arrondissements, mais pas vingt situations différentes : quatre contextes suffisent à décrire ce qui se joue sous les immeubles. Repérer le vôtre ne remplace pas une inspection — cela indique par quelle hypothèse commencer.

Le centre historique et le Marais — 1er au 4eLe bâti le plus ancien de la capitale, sur un secteur que la Seine inondait naturellement avant d’être endiguée. Caves voûtées profondes, murs de moellons sans coupure de capillarité, ruelles étroites où les façades sèchent mal. Ces quatre arrondissements sont dans le zonage du PPRI : le niveau bas se contrôle avant tout le reste.
Les arrondissements de bord de Seine — 5e, 7e, 8e, 12e, 15e, 16eRemblais épais, alluvions modernes puis alluvions anciennes perméables, nappe proche. C’est ici que la remontée verticale décrite par la Ville de Paris se manifeste le plus nettement : une cave peut se charger plusieurs jours après la décrue, sans qu’aucune eau ne soit entrée par les quais.
La rive gauche et le sud minés — 5e, 6e, 13e, 14e, 15e770 hectares d’anciennes carrières de calcaire courent sous ces arrondissements, à quoi s’ajoutent les 12e et 16e. Les caves y descendent souvent sur plusieurs niveaux, parfois jusqu’au voisinage direct des galeries. L’eau y circule autrement qu’en terrain plein : un extrait de plan de l’IGC fait partie des premiers documents à réunir.
Les buttes du nord-est — 9e au 11e, 17e au 20eMontmartre, Belleville, Ménilmontant, les Buttes-Chaumont : trois masses de gypse séparées par des lits de marne, et 65 hectares d’anciennes carrières de gypse sous les 10e, 18e, 19e et 20e. Terrain hétérogène, pentes marquées, ruissellement vers le bas des rues : fissuration et mur enterré se contrôlent ensemble.
Ne pas confondre

Symptôme, cause probable, vérification

Ces tableaux ne remplacent pas un diagnostic. Ils montrent ce qu’un technicien cherche à confirmer ou à écarter en arrivant chez vous, et dans quel ordre.

Lecture des signes visibles et contrôles associés
Ce que vous observez Causes les plus probables Ce que l’on vérifie
Cave d’immeuble humide toute l’année, sol qui suinte Eau du sol retenue contre la paroi enterrée, nappe proche Saisonnalité, distance au fleuve, présence de galeries, état des parois et du cuvelage éventuel
Frange humide en pied de mur, limite ondulée, au rez-de-chaussée Remontée capillaire dans une maçonnerie sans arase étanche Gradient d’humidité sur la hauteur, présence de sels, nature du mur et de l’enduit
Enduit de plâtre qui cloque, sonne creux ou se détache Revêtement imperméable posé sur un mur ancien qui doit respirer Composition de l’enduit d’origine, zones de rétention d’eau derrière le revêtement
Moisissures dans un angle ou derrière un meuble, logement rénové Condensation par renouvellement d’air insuffisant VMC en service, entrées d’air non obturées, température de paroi, hygrométrie
Tache en façade qui apparaît après les fortes pluies Infiltration de façade ou défaut d’évacuation des eaux pluviales Enduit, joints, appuis de fenêtre, corniches, descentes et regards
Dépôt blanc qui revient après brossage Salpêtre : l’eau vient du sol et transporte des sels Nature du dépôt, récurrence saisonnière, humidité du support en profondeur
Fissure en façade ou dans une cage d’escalier, sur une butte Mouvement du terrain, éventuellement lié à la dissolution du gypse Géométrie et évolution de la fissure, fiche de renseignements IGC, état des réseaux enterrés
Odeur de renfermé au retour de vacances, buée sur les vitrages Ventilation insuffisante pour l’usage du logement Débits d’extraction, usage des pièces humides, séchage du linge, occupation
Comparatif des quatre mécanismes rencontrés à Paris
Mécanisme Où cela apparaît Origine de l’eau Contrôle déterminant
Humidité de partie enterrée Caves d’immeuble, celliers, parkings, locaux techniques en infrastructure Nappe alluviale, ou eau retenue contre la paroi par des remblais peu perméables Contexte hydrogéologique, saisonnalité, plan des carrières, état des parois
Remontée capillaire Partie basse des murs de rez-de-chaussée, bâti antérieur à 1919 Eau du sol aspirée par la porosité du moellon et du mortier Profil d’humidité décroissant vers le haut, sels en surface
Infiltration Façade exposée, appuis, corniches, jonctions, cours et courettes Pluie battante ou eau pluviale mal évacuée Corrélation avec les épisodes pluvieux, état des évacuations
Condensation Angles, pourtours de fenêtres, parois froides, pièces humides Vapeur produite à l’intérieur, qui se dépose faute de sortie Écart entre température de paroi et point de rosée, débits d’air
Une cave d’immeuble qui reste humide ?

C’est le motif d’appel numéro un à Paris. Avant de parler cuvelage ou drainage, il faut savoir d’où vient l’eau et à quelle saison elle arrive. Cela se mesure sur place.

Lot privatif ou parties communes

Chez vous, ou dans l’immeuble ?

Quand 97 % des logements sont des appartements et que deux ménages sur trois sont locataires, la question n’est pas seulement « d’où vient l’eau » mais « où commence la responsabilité ». Nous répondons à la première, avec des éléments qui permettent de traiter la seconde.

Ce qui relève le plus souvent du lot privatif

  • La ventilation intérieure du logement et l’usage des pièces humides : cuisine, salle de bains, séchage du linge.
  • Les revêtements posés à l’intérieur — peinture, doublage, isolation par l’intérieur — et leur compatibilité avec un mur ancien.
  • Les menuiseries et leurs entrées d’air, très souvent obturées après un changement de fenêtres.
  • Les désordres localisés qui ne dépassent pas les limites du lot et ne mettent en cause aucun élément commun.

Ce qui relève le plus souvent des parties communes

  • Les façades, la toiture, les corniches, les descentes d’eau pluviale et les cours ou courettes intérieures.
  • Les caves, sous-sols, parkings et locaux techniques, ainsi que les murs qui les séparent du terrain.
  • Les colonnes et les moteurs de VMC, dont l’arrêt ou l’encrassement se lit dans plusieurs logements à la fois.
  • Les murs mitoyens et de refend porteurs, qui traversent l’immeuble et ne peuvent pas se traiter lot par lot.
Nous ne tranchons pas cette question juridique, qui dépend du règlement de copropriété et de l’état descriptif de division. Ce que nous fournissons, c’est un rapport écrit et daté : points de mesure, taux relevés, températures de paroi, photos. C’est ce document qui permet à un copropriétaire, à un syndic ou à un assureur de savoir de quoi il est question — et de décider en connaissance de cause.
Notre méthode

Comment nous procédons

Sept étapes, toujours dans cet ordre. Le chiffrage arrive en dernier, une fois la cause établie.

  1. Premier échangeVous décrivez ce que vous voyez, depuis quand, dans quelles pièces et à quelle saison. Nous notons l’arrondissement, l’époque de l’immeuble, l’étage, la présence d’une cave et le type de ventilation.
  2. Inspection sur placeLe logement, mais aussi ce qui l’entoure : façade sur rue et sur cour, courette, niveau enterré, descentes d’eau, seuils et soupiraux, parties communes accessibles.
  3. MesuresRelevés d’humidité sur plusieurs points et plusieurs hauteurs, conditions d’ambiance, températures de paroi et débits de ventilation. C’est ce qui départage une eau venue du sol d’une vapeur produite à l’intérieur.
  4. Recherche de la causeLes hypothèses sont écartées une à une : remontée capillaire, eau retenue contre une paroi enterrée, infiltration, condensation, désordre lié au mouvement du terrain.
  5. Diagnostic remisCe qui a été mesuré, ce qui est retenu comme cause, ce qui reste à surveiller, et si l’origine se trouve dans le lot ou en dehors. Sans cette étape, aucun devis n’a de sens.
  6. PréconisationsLes solutions envisageables sont présentées avec leurs limites — y compris quand l’action la plus efficace consiste à remettre une VMC en service ou à reprendre une descente d’eau pluviale plutôt qu’à traiter un mur.
  7. Traitement, si nécessaireMise en œuvre après votre validation, puis remise en état une fois le support redevenu sec.
Nos prestations

Les solutions, selon la cause identifiée

Chaque prestation correspond à une page détaillée du site. Le choix vient après le diagnostic, jamais avant.

Humidité des caves et sous-solsLe motif le plus fréquent à Paris : traiter un niveau enterré en contact avec l’eau du sol, cave voûtée, cellier, local technique ou parking.
Traitement des remontées capillairesRétablir une barrière contre l’eau du sol dans une maçonnerie qui n’en a jamais eu — moellon calcaire et mortier de plâtre des immeubles d’avant 1919.
Infiltrations latéralesCas des murs qui reçoivent l’eau par le côté : mur mitoyen enterré, cave contre un terrain remblayé, paroi séparant deux immeubles de niveaux différents.
Infiltration des eaux dans les mursReprendre le point d’entrée quand l’eau vient de l’extérieur et que la trace suit les épisodes pluvieux.
Traitement de l’humidité des façadesAgir sur l’enveloppe extérieure, en tenant compte de ce que l’enduit d’origine était censé faire : laisser le mur sécher.
Condensation et buéeComprendre pourquoi la vapeur produite à l’intérieur ne sort plus, en particulier après un changement de menuiseries ou une isolation par l’intérieur.
Ventilation mécanique par insufflationRenouveler l’air quand la ventilation existante ne suffit plus, situation courante dans un appartement ancien sans VMC collective.
Champignons et moisissuresAssainir les supports atteints une fois la cause traitée — dans cet ordre, sans quoi la reprise est certaine.
Déshumidification professionnelleAbaisser le taux d’humidité d’un volume pendant la phase de séchage, en complément du traitement de la cause.
Ce que nous ne faisons pasChiffrer un traitement sans être venus mesurer. Enduire ou repeindre un mur encore humide. Refermer une maçonnerie ancienne avec un revêtement imperméable. Traiter un mur privatif alors que l’eau vient d’une façade, d’une cour ou d’une colonne de VMC qui relèvent des parties communes.
Couverture parisienne

Trouvez votre arrondissement

Les vingt arrondissements de Paris sont couverts par notre agence Île-de-France, et chacun dispose de sa page dédiée. Ils sont regroupés ci-dessous selon le contexte de sous-sol décrit plus haut.

Votre arrondissement est couvert ? Parlons de votre problème.

Décrivez-nous ce que vous constatez : nous convenons d’un passage pour mesurer et chercher la cause sur place.

Ce sur quoi vous pouvez compter

Notre façon de travailler

Quatre engagements simples, qui expliquent pourquoi nous commençons toujours par une visite.

La cause avant le traitementNous n’appliquons pas un produit sur un symptôme. Les hypothèses sont écartées une à une jusqu’à isoler l’origine réelle de l’eau.
Des mesures, pas des impressionsHumidité du support, températures de paroi, hygrométrie et débits de ventilation : ce sont les chiffres qui départagent l’eau du sol et la vapeur intérieure.
Un rapport écrit et datéMesures, photos et conclusion : un document utilisable face à un syndic, un assureur, un artisan ou un futur acquéreur.
Les vingt arrondissementsParis est couvert en entier par notre agence Île-de-France, du Marais aux Buttes-Chaumont et de la porte de Versailles à la Goutte-d’Or.
Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande à Paris

Ma cave est humide alors que je suis loin de la Seine. Est-ce normal ?

C’est fréquent, et il y a deux explications possibles. La première tient à la nappe : sous les remblais et les alluvions modernes peu perméables, les alluvions anciennes le sont beaucoup plus, et l’eau y remonte lentement depuis le lit du fleuve. La Ville de Paris décrit ce phénomène comme pouvant atteindre des sous-sols plusieurs jours après la fin d’une décrue, et bien au-delà des quais. La seconde tient au mur lui-même : une paroi de moellons montée sans arase étanche pompe l’eau du terrain quelle que soit la distance au fleuve. Les deux se distinguent à la mesure et à la saisonnalité, pas à l’œil.

Mon immeuble est-il concerné par une ancienne carrière ?

Cela dépend de l’adresse. Les carrières de calcaire, 770 hectares, se trouvent sous les 5e, 6e, 12e, 13e, 14e, 15e et 16e arrondissements ; les carrières de gypse, 65 hectares, sous les 10e, 18e, 19e et 20e. L’Inspection générale des carrières de la Ville de Paris en tient l’atlas et délivre, sur rendez-vous, une fiche de renseignements sur les sous-sols pour une adresse donnée. Elle ne renseigne pas par téléphone : la demande se fait via paris.fr/carrieres. Pour un diagnostic d’humidité, ce document ne dit pas d’où vient l’eau, mais il indique si le terrain sous vos caves est plein ou creusé.

Pourquoi l’humidité est-elle revenue plus haut après le ravalement ?

Parce que la maçonnerie parisienne ancienne n’est pas étanche et n’a jamais été conçue pour l’être. Un mur de moellons enduit au plâtre pompe un peu d’eau au sol et l’évapore en surface : tant que l’enduit respire, l’équilibre tient. Si on le recouvre d’un ciment, d’une peinture filmogène ou d’un doublage collé, l’évaporation est bloquée mais l’eau continue de monter — elle ressort donc plus haut, là où le revêtement s’arrête. Le désordre n’a pas empiré : il s’est déplacé. C’est la raison pour laquelle nous refusons de réenduire un support dont le taux d’humidité n’a pas été relevé.

Le mur touché est mitoyen. Qui doit faire les travaux ?

La réponse dépend du règlement de copropriété et de l’état descriptif de division, et nous ne la donnons pas à leur place. En pratique, la ventilation intérieure et les revêtements posés dans le logement relèvent en général du lot privatif, tandis que les façades, la toiture, les cours, les caves, les parkings, les colonnes de VMC et les murs porteurs relèvent des parties communes. Notre rôle s’arrête à l’établissement de l’origine de l’eau, avec des mesures, des photos datées et une conclusion écrite. C’est ce document qui permet ensuite au syndic, au conseil syndical ou à l’assureur de savoir ce qui est en cause.

Des moisissures sont apparues après le changement de mes fenêtres. Y a-t-il un lien ?

Très souvent, oui, et ce n’est pas un défaut des menuiseries. Les anciennes fenêtres laissaient passer de l’air en permanence, ce qui évacuait une partie de la vapeur produite par la cuisine, les douches, le séchage du linge et la respiration. Des menuiseries récentes ferment beaucoup mieux : si aucune ventilation ne prend le relais — VMC absente ou à l’arrêt, entrées d’air non posées ou obturées — la vapeur reste et se dépose sur les surfaces les plus froides, angles et pourtours de fenêtres. La réponse passe alors par l’air, pas par un traitement de maçonnerie.

Les remontées capillaires existent-elles vraiment dans un immeuble haussmannien ?

Oui, mais elles ne concernent que les niveaux en contact avec le sol : rez-de-chaussée, entresol, cave. Un appartement au quatrième étage ne peut pas subir de remontée capillaire — si une trace y apparaît, elle vient d’ailleurs. Dans les niveaux bas, en revanche, la configuration est favorable : moellons calcaires poreux, mortier et enduits de plâtre, aucune coupure de capillarité, et 31,4 % du parc parisien construit avant 1919. Trois indices se lisent avant toute mesure : la trace part du sol, sa limite haute ondule, et un dépôt blanc revient après nettoyage.

Comment distinguer une remontée capillaire d’une infiltration ?

La remontée part du sol et sa limite supérieure ondule, jamais rectiligne ; elle laisse un dépôt blanc qui revient après nettoyage ; elle est présente été comme hiver, avec un maximum en saison humide. L’infiltration, elle, apparaît ou s’aggrave après un épisode pluvieux précis, se localise souvent près d’un appui de fenêtre, d’une corniche, d’une jonction ou d’une descente d’eau, et se limite à une face du mur. À Paris, la cour et la courette sont des points d’entrée fréquents et souvent oubliés. La mesure tranche : dans un cas le taux d’humidité décroît régulièrement en montant, dans l’autre il est maximal au point d’entrée puis diminue autour.

Le retrait-gonflement des argiles concerne-t-il Paris ?

La base nationale de Géorisques sur cet aléa exclut explicitement la ville de Paris de son périmètre : il n’existe donc pas de zonage officiel à consulter pour une adresse parisienne, contrairement aux départements voisins. Cela ne veut pas dire que le terrain ne bouge pas. Sur les buttes du nord-est, c’est un autre mécanisme qui domine : la dissolution du gypse par les circulations d’eau, naturelles ou dues à une fuite de réseau, qui crée des vides remontant vers la surface. Pour un diagnostic d’humidité, ce qui compte est simple : une fissure ouverte transforme une pluie battante en infiltration, et nous regardons donc la fissuration et l’eau ensemble.

Aller plus loin

Sources des données citées

Prochaine étape

Faisons le point sur votre mur

Une cave d’immeuble qui reste humide, un pied de mur qui fonce chaque hiver, un enduit de plâtre qui cloque, des moisissures apparues après des travaux : décrivez-nous ce que vous voyez. Nous venons mesurer et chercher la cause — le devis ne vient qu’après.

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