Un mur humide dans les Yvelines a rarement une seule explication
Entre la vallée de la Seine, les plateaux argileux de l’ouest et le bâti ancien du sud du département, le même bas de mur qui fonce peut avoir quatre origines différentes. Nous venons mesurer, chercher la cause, et vous dire ce qu’elle implique — avant tout devis.
- 259 communes couvertes
- Mesures sur place
- Devis après diagnostic

L’essentiel, en quatre points
Ce qu’il faut retenir avant de faire venir qui que ce soit chez vous.
Remontée capillaire, infiltration, condensation, humidité de partie enterrée. Elles produisent des traces qui se ressemblent et n’appellent pas du tout les mêmes travaux. Traiter la mauvaise cause revient à refaire le chantier deux ans plus tard.
Une maison de la boucle de Seine et un pavillon du plateau argileux ne subissent pas le même phénomène. La géologie et la position dans la vallée changent l’ordre des hypothèses, donc le diagnostic.
13,1 % des résidences principales du département ont été achevées avant 1946, à une époque où la coupure de capillarité n’était pas systématique. Ces murs montent l’eau du sol par construction.
Nous ne proposons pas de traitement à distance. Les relevés d’humidité, l’examen des abords et la recherche de cause se font sur place, avant toute préconisation chiffrée.
Ce que les Yvelines ont de particulier
Ces indicateurs ne décrivent pas votre maison. Ils décrivent le contexte dans lequel elle a été construite et le milieu dans lequel elle vit — deux éléments qui orientent le diagnostic avant la première mesure.
Que voyez-vous chez vous ?
Chaque signe oriente vers une ou plusieurs hypothèses. Aucun ne suffit à conclure seul — mais il indique par où commencer.
Un dépôt blanc qui revientVous nettoyez, il réapparaît quelques semaines plus tard au même endroit.Salpêtre, donc eau venue du sol
Une tache isolée après la pluieElle apparaît près d’une fenêtre, d’un appui ou d’une descente d’eau, et suit les épisodes pluvieux.Infiltration de façade
De la buée sur les vitragesLe matin surtout, avec parfois des moisissures sur le pourtour des fenêtres.Condensation ou ventilation
Une cave ou un sous-sol humideLe sol suinte, l’odeur revient l’hiver, les cartons posés au sol se gorgent d’eau.Partie enterrée en contact avec l’eau
Une peinture qui cloqueL’enduit s’effrite, la plinthe se décolle, le papier peint gondole en partie basse.Support encore humide, cause à établir
Sept logements sur dix datent d’avant 1991
L’âge d’une construction détermine ce que le mur possède — ou non — comme barrière contre l’eau du sol. C’est le premier élément qui oriente un diagnostic.
| Période d’achèvement | Résidences principales | Part du parc |
|---|---|---|
| Avant 1919 | 43 607 | 7,2 % |
| 1919 – 1945 | 36 105 | 5,9 % |
| 1946 – 1970 | 149 185 | 24,5 % |
| 1971 – 1990 | 214 682 | 35,2 % |
| 1991 – 2005 | 84 204 | 13,8 % |
| 2006 – 2020 | 81 853 | 13,4 % |
Trois périodes, trois problématiques distinctes
- Avant 1946 — 79 712 logements, 13,1 % : murs en pierre, meulière ou brique, souvent montés sans arase étanche. L’eau du sol monte dans la maçonnerie par capillarité et ressort là où elle peut s’évaporer. C’est le terrain classique de la remontée capillaire et du salpêtre.
- 1946 – 1990 — 363 867 logements, 59,7 % : la période la plus fournie du département. Sous-sols semi-enterrés, garages en rez-de-jardin, matériaux plus froids : la condensation et l’humidité des parties enterrées y sont au moins aussi fréquentes que les remontées.
- Après 1991 : l’étanchéité s’est nettement améliorée, mais l’enveloppe s’est refermée. Une ventilation défaillante suffit à faire apparaître des moisissures dans les angles froids, sans qu’aucune eau extérieure ne soit en cause.
Un fleuve, une nappe alluviale et des argiles
Le département est traversé du sud-est au nord-ouest par la Seine, qui y décrit ses grandes boucles avant de rejoindre la Normandie. Sous ces boucles court la nappe alluviale, décrite par le BRGM comme la plus importante du bassin Seine-Normandie.
Les nappes alluviales sont particulièrement concernées du fait de la relation hydraulique possible avec les cours d’eau associés : nappes alluviales de la Seine, de la Marne et de l’Oise.
SIGES Seine-Normandie (BRGM), zones sensibles aux inondations par remontées de nappes
Concrètement, cette nappe monte et descend au rythme du fleuve. Un mur enterré qui paraissait sec en août peut se recharger en février sans qu’aucune fuite ne soit apparue entre-temps. Quatorze communes des Yvelines ont d’ailleurs fait l’objet d’un arrêté de catastrophe naturelle pour inondation par remontée de nappe — dont Achères, Andrésy, Carrières-sous-Poissy, Épône, Limay, Maisons-Laffitte et Saint-Germain-en-Laye. Douze de ces quinze arrêtés se concentrent sur le seul hiver-printemps 2000-2001.
Le risque d’inondation est largement documenté : 199 communes du département sont couvertes par un plan de prévention des risques naturels « inondation » opposable, dont 88 par un PPRI moderne. Le PPRI de la Seine et de l’Oise, approuvé le 30 juin 2007, couvre à lui seul 57 communes de Carrières-sur-Seine à Port-Villez. Il retient comme crue de référence celle de 1910 et estime à 6 900 hectares la surface inondable dans les Yvelines pour un événement de cette ampleur.
Loin du fleuve, c’est l’argile qui prend le relais. Le BRGM a identifié dans les Yvelines 22 formations argileuses ou marneuses sur 37 formations géologiques : argiles vertes de Romainville, marnes ludiennes, argile plastique, argile à meulières des plateaux. Ces terrains gonflent quand ils s’imbibent et se rétractent quand ils sèchent. Le mouvement fissure les maçonneries — et une fissure en pied de mur ouvre à l’eau un chemin aussi efficace qu’une nappe haute. 178 communes sur 259 ont été reconnues au moins une fois en état de catastrophe naturelle sécheresse.
- Remontée capillaire
- Nappe et parties enterrées
- Infiltration et condensation
- Retrait-gonflement des argiles
Coupe schématique, sans échelle. Elle situe les quatre mécanismes selon la position dans le département : nappe et parties enterrées en fond de vallée, retrait-gonflement et infiltration sur les plateaux.
Quatre Yvelines, quatre diagnostics
Le département n’a pas un profil d’humidité, il en a plusieurs. Repérer le vôtre ne remplace pas une inspection, mais indique par quelle hypothèse commencer.
Symptôme, cause probable, vérification
Ces tableaux ne remplacent pas un diagnostic : ils indiquent ce qu’un technicien va chercher à confirmer ou à écarter en arrivant chez vous.
| Ce que vous observez | Causes les plus probables | Ce que l’on vérifie |
|---|---|---|
| Frange humide en bas de mur, limite ondulée | Remontée capillaire | Gradient d’humidité sur la hauteur, présence de sels, absence de coupure de capillarité |
| Dépôt blanc qui revient après nettoyage | Salpêtre, donc eau chargée en sels venue du sol | Nature du dépôt, récurrence, humidité du support |
| Tache localisée, souvent en hauteur ou près d’une ouverture | Infiltration | État de la façade, joints, descentes d’eau, seuils et appuis |
| Moisissures dans un angle, derrière un meuble, sur le pourtour des fenêtres | Condensation | Température de paroi, hygrométrie ambiante, débits de ventilation |
| Buée persistante sur les vitrages le matin | Ventilation insuffisante | Entrées d’air, extractions, usage des pièces |
| Cave ou sous-sol humide, sol qui suinte | Partie enterrée en contact avec l’eau du sol | Niveau de la nappe, drainage périphérique, état des parois enterrées |
| Odeur de renfermé sans trace visible | Humidité diffuse, souvent ventilation ou partie enterrée | Relevés d’ambiance, inspection des volumes non chauffés |
| Peinture ou enduit qui cloque et se décolle | Support encore humide, quelle que soit la cause | Taux d’humidité du support avant toute reprise |
| Mécanisme | Où cela apparaît | Origine de l’eau | Contrôle déterminant |
|---|---|---|---|
| Remontée capillaire | Partie basse des murs, jusqu’à un mètre environ, à l’intérieur comme à l’extérieur | Eau du sol aspirée par la porosité de la maçonnerie | Profil d’humidité décroissant vers le haut, sels en surface |
| Infiltration | Zone délimitée, liée à un point faible de l’enveloppe | Eau de pluie ou de ruissellement traversant la façade | Corrélation avec les épisodes pluvieux, examen extérieur |
| Condensation | Angles, ponts thermiques, parois froides, pièces humides | Vapeur d’eau produite à l’intérieur, qui se dépose | Écart entre température de paroi et point de rosée |
| Humidité de partie enterrée | Caves, sous-sols, garages semi-enterrés, murs contre terre | Nappe, eau de ruissellement retenue contre la paroi | Contexte hydrogéologique, drainage, saisonnalité du phénomène |
C’est le cas le plus fréquent, et c’est normal : les trois laissent des traces qui se ressemblent. Un diagnostic sur place permet d’identifier la cause avant d’engager des travaux.
Comment nous procédons
Sept étapes, dans cet ordre. Le chiffrage n’arrive qu’une fois la cause établie.
- Premier échangeVous décrivez ce que vous constatez, depuis quand, dans quelles pièces et à quelle saison. Nous situons la commune et le type de bâti.
- Inspection sur placeExamen de l’intérieur et des abords : façades, descentes d’eau, seuils, niveau du terrain, parties enterrées, ventilation existante.
- MesuresRelevés d’humidité sur plusieurs points et plusieurs hauteurs, conditions d’ambiance, températures de paroi lorsque la condensation est en jeu.
- Recherche de la causeLes hypothèses sont écartées une à une. C’est l’étape qui distingue une remontée capillaire d’une infiltration ou d’un simple défaut de renouvellement d’air.
- Diagnostic remisCe qui a été mesuré, ce qui est retenu comme cause, ce qui reste à surveiller. Sans cette étape, aucun chiffrage n’a de sens.
- PréconisationsLes solutions envisageables sont présentées avec leurs limites, y compris lorsque l’action la plus utile ne relève pas de travaux lourds.
- Traitement, si nécessaireMise en œuvre après validation, puis remise en état une fois le support redevenu sec.
Les solutions, selon la cause identifiée
Chaque prestation correspond à une page détaillée du site. Le choix se fait après le diagnostic, jamais avant.
Trouvez votre commune dans les Yvelines
257 des 259 communes du département disposent de leur propre page, avec les données locales qui les concernent : nature du sous-sol, âge du bâti, pluviométrie. Les dix villes où nous intervenons le plus souvent sont mises en avant ; toutes les autres sont classées par ordre alphabétique.
- VersaillesTraitement humidité
- SartrouvilleTraitement humidité
- Saint-Germain-en-LayeTraitement humidité
- PoissyTraitement humidité
- ChatouTraitement humidité
- Mantes-la-JolieTraitement humidité
- HouillesTraitement humidité
- Conflans-Sainte-HonorineTraitement humidité
- RambouilletTraitement humidité
- Maisons-LaffitteTraitement humidité
A–B 43 communes
- Ablis
- Achères
- Adainville
- Aigremont
- Allainville
- Les Alluets-le-Roi
- Andelu
- Andrésy
- Arnouville-lès-Mantes
- Aubergenville
- Auffargis
- Auffreville-Brasseuil
- Aulnay-sur-Mauldre
- Auteuil
- Autouillet
- Bailly
- Bazainville
- Bazemont
- Bazoches-sur-Guyonne
- Béhoust
- Bennecourt
- Beynes
- Blaru
- Boinville-en-Mantois
- Boinville-le-Gaillard
- Boinvilliers
- Bois-d’Arcy
- Boissets
- La Boissière-École
- Boissy-Mauvoisin
- Boissy-sans-Avoir
- Bonnelles
- Bonnières-sur-Seine
- Bouafle
- Bougival
- Bourdonné
- Breuil-Bois-Robert
- Bréval
- Les Bréviaires
- Brueil-en-Vexin
- Buc
- Buchelay
- Bullion
C–D 29 communes
- Carrières-sous-Poissy
- Carrières-sur-Seine
- La Celle-les-Bordes
- La Celle-Saint-Cloud
- Cernay-la-Ville
- Chambourcy
- Chanteloup-les-Vignes
- Chapet
- Châteaufort
- Chatou
- Chaufour-lès-Bonnières
- Chavenay
- Chevreuse
- Choisel
- Civry-la-Forêt
- Clairefontaine-en-Yvelines
- Les Clayes-sous-Bois
- Coignières
- Condé-sur-Vesgre
- Conflans-Sainte-Honorine
- Courgent
- Cravent
- Crespières
- Croissy-sur-Seine
- Dammartin-en-Serve
- Dampierre-en-Yvelines
- Dannemarie
- Davron
- Drocourt
E–G 36 communes
- Ecquevilly
- Élancourt
- Émancé
- Épône
- Les Essarts-le-Roi
- L’Étang-la-Ville
- Évecquemont
- La Falaise
- Favrieux
- Feucherolles
- Flacourt
- Flexanville
- Flins-Neuve-Église
- Flins-sur-Seine
- Follainville-Dennemont
- Fontenay-le-Fleury
- Fontenay-Mauvoisin
- Fontenay-Saint-Père
- Freneuse
- Gaillon-sur-Montcient
- Galluis
- Gambais
- Gambaiseuil
- Garancières
- Gargenville
- Gazeran
- Gommecourt
- Goupillières
- Goussonville
- Grandchamp
- Gressey
- Grosrouvre
- Guernes
- Guerville
- Guitrancourt
- Guyancourt
H–L 23 communes
M–N 44 communes
- Magnanville
- Magny-les-Hameaux
- Maisons-Laffitte
- Mantes-la-Jolie
- Mantes-la-Ville
- Marcq
- Mareil-le-Guyon
- Mareil-Marly
- Mareil-sur-Mauldre
- Marly-le-Roi
- Maule
- Maulette
- Maurecourt
- Maurepas
- Médan
- Ménerville
- Méré
- Méricourt
- Le Mesnil-le-Roi
- Le Mesnil-Saint-Denis
- Les Mesnuls
- Meulan-en-Yvelines
- Mézières-sur-Seine
- Mézy-sur-Seine
- Millemont
- Milon-la-Chapelle
- Mittainville
- Moisson
- Mondreville
- Montainville
- Montalet-le-Bois
- Montchauvet
- Montesson
- Montfort-l’Amaury
- Montigny-le-Bretonneux
- Morainvilliers
- Mousseaux-sur-Seine
- Mulcent
- Les Mureaux
- Neauphle-le-Château
- Neauphle-le-Vieux
- Neauphlette
- Nézel
- Noisy-le-Roi
O–S 53 communes
- Oinville-sur-Montcient
- Orcemont
- Orgerus
- Orgeval
- Orphin
- Orsonville
- Orvilliers
- Osmoy
- Paray-Douaville
- Le Pecq
- Perdreauville
- Le Perray-en-Yvelines
- Plaisir
- Poigny-la-Forêt
- Poissy
- Ponthévrard
- Porcheville
- Le Port-Marly
- Prunay-en-Yvelines
- Prunay-le-Temple
- La Queue-les-Yvelines
- Raizeux
- Rambouillet
- Rennemoulin
- Richebourg
- Rochefort-en-Yvelines
- Rolleboise
- Rosay
- Rosny-sur-Seine
- Sailly
- Saint-Arnoult-en-Yvelines
- Saint-Cyr-l’École
- Saint-Forget
- Saint-Germain-de-la-Grange
- Saint-Germain-en-Laye
- Saint-Hilarion
- Saint-Illiers-la-Ville
- Saint-Illiers-le-Bois
- Saint-Lambert
- Saint-Léger-en-Yvelines
- Saint-Martin-de-Bréthencourt
- Saint-Martin-des-Champs
- Saint-Martin-la-Garenne
- Saint-Nom-la-Bretèche
- Saint-Rémy-l’Honoré
- Saint-Rémy-lès-Chevreuse
- Sainte-Mesme
- Sartrouville
- Saulx-Marchais
- Senlisse
- Septeuil
- Soindres
- Sonchamp
T–Z 29 communes
- Tacoignières
- Le Tartre-Gaudran
- Le Tertre-Saint-Denis
- Tessancourt-sur-Aubette
- Thiverval-Grignon
- Thoiry
- Tilly
- Toussus-le-Noble
- Trappes
- Le Tremblay-sur-Mauldre
- Triel-sur-Seine
- Vaux-sur-Seine
- Vélizy-Villacoublay
- Verneuil-sur-Seine
- Vernouillet
- La Verrière
- Versailles
- Vert
- Le Vésinet
- Vicq
- Vieille-Église-en-Yvelines
- La Villeneuve-en-Chevrie
- Villennes-sur-Seine
- Villepreux
- Villette
- Villiers-le-Mahieu
- Villiers-Saint-Frédéric
- Viroflay
- Voisins-le-Bretonneux
257 des 259 communes des Yvelines disposent de leur page dédiée · voir toutes nos zones d’intervention
- Paris (75)
- Seine-et-Marne (77)
- Essonne (91)
- Hauts-de-Seine (92)
- Seine-Saint-Denis (93)
- Val-de-Marne (94)
- Val-d’Oise (95)
- Aisne (02)
- Eure (27)
- Eure-et-Loir (28)
- Oise (60)
- Charente (16)
- Charente-Maritime (17)
- Dordogne (24)
- Gironde (33)
- Landes (40)
- Lot-et-Garonne (47)
- Alpes-de-Haute-Provence (04)
- Alpes-Maritimes (06)
- Var (83)
Notre façon de travailler
Quatre engagements simples, qui expliquent pourquoi nous commençons toujours par une visite.
Ce qu’on nous demande dans les Yvelines
Pourquoi les maisons anciennes des Yvelines sont-elles si souvent touchées ?
Parce que la barrière contre l’eau du sol n’était pas systématique avant le milieu du XXe siècle. Dans le département, 79 712 résidences principales — 13,1 % du parc — ont été achevées avant 1946. Une maçonnerie en pierre, en meulière ou en brique montée sans arase étanche conduit l’eau du sol vers le haut par capillarité : ce n’est pas un défaut d’entretien, c’est un mode constructif. Cela ne veut pas dire que toute maison ancienne est concernée, ni qu’une maison récente ne peut pas l’être pour une autre raison.
J’habite loin de la Seine. Suis-je quand même concerné ?
Oui, mais pas pour la même raison. Sur les plateaux, la cause dominante n’est pas la nappe alluviale mais le comportement des argiles et l’eau de pluie retenue contre les murs. Le BRGM a identifié 22 formations argileuses ou marneuses sur les 37 que compte le département, et 178 communes sur 259 ont été reconnues au moins une fois en catastrophe naturelle sécheresse. Le retrait-gonflement fissure les maçonneries, et une fissure en pied de mur laisse entrer l’eau aussi sûrement qu’une nappe haute.
Comment distinguer une condensation d’une remontée capillaire ?
Trois différences se lisent à l’œil avant toute mesure. La remontée part du bas et sa limite supérieure est ondulée, pas rectiligne ; elle laisse un dépôt blanc qui revient après nettoyage ; elle est présente à l’intérieur comme à l’extérieur du mur. La condensation, elle, se dépose sur les surfaces froides — angles, pourtours de fenêtres, murs derrière un meuble — et s’accompagne souvent de buée sur les vitrages. La mesure tranche : dans un cas le taux d’humidité décroît en montant, dans l’autre il suit la température de la paroi.
Ma cave est humide. Est-ce normal dans les Yvelines ?
Fréquent n’est pas normal, et surtout pas sans explication. Dans la vallée de la Seine, la nappe alluviale suit le régime du fleuve : hautes eaux en hiver et au début du printemps, étiage l’été. Une cave qui semblait sèche en août peut se recharger en février. Quatorze communes du département ont d’ailleurs fait l’objet d’un arrêté de catastrophe naturelle pour inondation par remontée de nappe. Ailleurs, une cave humide relève plus souvent d’un défaut de drainage périphérique ou d’un manque de ventilation. Ce sont trois situations différentes, avec trois réponses différentes.
Les fissures de ma maison ont-elles un rapport avec l’humidité ?
Elles peuvent en être la porte d’entrée. Sur les sols argileux, le sol gonfle en période humide et se rétracte en période sèche ; ce mouvement fatigue les maçonneries. Cinq communes des Yvelines — Saint-Nom-la-Bretèche, Saint-Cyr-l’École, Auteuil, Magnanville et Bréval — disposent d’un plan de prévention des risques spécifiquement consacré au retrait-gonflement des argiles. Une fissure n’est pas en soi un problème d’humidité, mais elle transforme une pluie battante en infiltration. Elle mérite d’être examinée avec le reste de la façade.
Puis-je aménager mon sous-sol en pièce de vie ?
Cela dépend d’abord de la réglementation qui s’applique à votre parcelle : 199 communes des Yvelines sont couvertes par un plan de prévention des risques d’inondation opposable, et ces règlements encadrent l’usage des niveaux enterrés. Cela dépend ensuite de l’état réel de la paroi et du contexte hydrogéologique. Un sous-sol qui n’a pas été conçu comme un volume habitable ne le devient pas par un simple habillage : sans traitement de la cause, l’humidité réapparaît derrière la cloison neuve.
Intervenez-vous dans toute l’étendue du département ?
Oui, les 259 communes des Yvelines sont couvertes par notre agence Île-de-France, de la boucle de Chatou au Mantois et jusqu’au sud rambolitain. Chaque commune dispose de sa page dédiée sur ce site ; la liste par secteur ci-dessus permet de retrouver la vôtre. Pour les modalités pratiques de déplacement, le plus simple est de nous appeler au 01 30 76 13 26 ou de passer par le formulaire de contact.
Comment se déroule un diagnostic humidité ?
Il commence par un échange sur ce que vous observez, depuis quand et dans quelles conditions. Vient ensuite l’inspection sur place, intérieur et abords compris, puis les relevés d’humidité sur plusieurs points et plusieurs hauteurs. Les hypothèses sont écartées une à une jusqu’à isoler la cause. Vous recevez enfin ce qui a été mesuré, ce qui est retenu et ce qui reste à surveiller. Le chiffrage ne vient qu’après, une fois la cause établie.
Aller plus loin
Notre expertiseMéthode, moyens de mesure et champ d’intervention
Zones d’interventionL’ensemble des territoires couverts par KM Humidité
Conséquences sur le bâtimentCe qu’un mur humide finit par abîmer
Conséquences sur la santéPourquoi l’humidité ne se limite pas à un problème esthétique
Nous contacterDemander un diagnostic dans les Yvelines
- INSEE — Dossier complet, département des Yvelines, recensement 2023 : parc de logements, périodes d’achèvement des résidences principales.
- BRGM — Cartographie de l’aléa retrait-gonflement des sols argileux dans le département des Yvelines, rapport RP-53074-FR, 2005 : répartition de l’aléa, formations argileuses.
- Géorisques — Inondations par remontée de nappes et base GASPAR : arrêtés de catastrophe naturelle, plans de prévention des risques.
- SIGES Seine-Normandie (BRGM) — Zones sensibles aux inondations par remontées de nappes : comportement des nappes alluviales.
- Préfecture des Yvelines — Le risque inondation et Le risque mouvements de terrain : communes exposées, carrières souterraines.
- Météo-France — Fiche climatologique de la station de Trappes (78), normales 1991-2020 : précipitations annuelles et nombre de jours de pluie.
Faisons le point sur votre mur
Décrivez-nous ce que vous voyez : une trace en bas de mur, une cave qui sent le renfermé, des moisissures autour d’une fenêtre. Nous venons mesurer et chercher la cause — le devis ne vient qu’après.
Agence Île-de-France · 259 communes des Yvelines couvertes · Lundi au samedi, 8h – 20h
