Du sable partout, et pourtant deux sols sur trois portent des traces d’engorgement
C’est le paradoxe landais : un sous-sol filtrant, et des maisons humides. La pluie tombe 127 jours par an, la nappe libre remonte à moins d’un mètre en hiver, et un logement sur cinq reste fermé la moitié de l’année. Ici, l’humidité vient rarement d’une fissure — elle vient du sol et de l’air.
- 327 communes couvertes
- Mesures sur place
- Devis après diagnostic

L’essentiel, en quatre points
Ce qui change quand on diagnostique une humidité dans les Landes plutôt qu’ailleurs.
La nappe des sables est libre : elle est rechargée directement par la pluie et son niveau bouge avec les saisons. Le BRGM mesure un battement de 1 à 1,5 mètre au piézomètre d’Escource. En hiver, l’eau se rapproche de la surface, et un vide sanitaire ou un plancher bas qui allait très bien en août devient froid et humide en janvier.
On lui prête souvent le rôle de couche imperméable. L’INRAE corrige : « la perméabilité est plus faible dans l’alios que dans les autres volumes du sol, mais suffisante pour assurer un drainage vertical », et il est « le plus souvent discontinu sous forme de lentilles ». Ce qui compte, pour un mur, c’est sa forte porosité capillaire : il s’imbibe d’eau aux dépens de la nappe.
0,04 % seulement du territoire landais est en aléa fort de retrait-gonflement des argiles, et 7,65 % en aléa moyen — les valeurs les plus basses de tous les départements que nous couvrons. Quand une maison landaise fissure ou se tache, il faut chercher ailleurs : capillarité, nappe haute, condensation. C’est une piste de moins à explorer, et c’est une bonne nouvelle.
Nous ne vendons pas de traitement par téléphone. Relevés d’humidité, températures de paroi, examen du terrain, des descentes d’eau et des parties basses se font sur place — et c’est seulement ensuite qu’une préconisation chiffrée a un sens.
Ce que les Landes ont de particulier
Ces chiffres ne décrivent pas votre logement. Ils décrivent le climat, le sol et le mode d’occupation dominants — trois éléments qui déterminent par quelle hypothèse un technicien commence.
Que voyez-vous chez vous ?
Chaque signe ouvre une piste. Aucun ne suffit à conclure — mais il indique par où commencer, et ce qu’il faudra mesurer pour trancher.
Une maison de bord de mer qui sent le renferméRouverte au printemps après six mois : angles noircis, odeur tenace, buée dès la remise en chauffe.Condensation en logement fermé
Un vide sanitaire humide seulement l’hiverSec et sableux en été, détrempé de novembre à mars, avec de la condensation sur les canalisations.Remontée de la nappe libre
Une tache sur la façade exposée à l’ouestElle apparaît après les coups de vent d’océan, près d’un appui de fenêtre ou d’une jonction de bardage.Pluie battante et infiltration
Un sol de plain-pied froid et humideSur une dalle posée sur terre-plein, avec des plinthes qui se décollent et un revêtement qui gondole.Humidité remontant par le plancher bas
Un terrain qui ne ressuie plus en hiverDes flaques qui stagnent des semaines sur un sol pourtant sableux, autour de la maison ou dans l’allée.Engorgement au-dessus d’une lentille d’alios
Un parc récent, et un logement sur cinq fermé la moitié de l’année
43,4 % des résidences principales landaises ont été achevées après 1991 : c’est le parc le plus neuf de tous les départements que nous couvrons. Mais 20,2 % de l’ensemble des logements sont des résidences secondaires, et cette proportion change complètement la nature des désordres.
| Période d’achèvement | Résidences principales | Part du parc |
|---|---|---|
| Avant 1919 | 19 038 | 9,6 % |
| 1919 – 1945 | 11 678 | 5,9 % |
| 1946 – 1970 | 30 423 | 15,4 % |
| 1971 – 1990 | 50 718 | 25,7 % |
| 1991 – 2005 | 38 841 | 19,6 % |
| 2006 – 2020 | 46 972 | 23,8 % |
Trois familles de bâti, trois façons de prendre l’eau
- Avant 1946 — 30 716 logements, 15,5 % : l’habitat landais traditionnel. Le CAUE des Landes le décrit ainsi : « pans de bois remplis de torchis ou de briques dans la lande », « maçonneries de moellons ou galets, parfois associées à des pans de bois et adobes en pays d’Adour », « des enduits au mortier de chaux, recouverts d’un badigeon », « des soubassements et murs extérieurs en moellons ou pierres ». Aucune coupure de capillarité : ces soubassements pompent l’eau du sol et l’évacuent par leur surface.
- 1946 – 1990 — 81 141 logements, 41,1 % : la période pavillonnaire. Dalles sur terre-plein ou sur vide sanitaire, garages accolés, isolation partielle. Dans les Landes, la question du plancher bas prime souvent sur celle du mur : c’est par là que l’humidité du sol entre quand la nappe remonte.
- Après 1991 — 85 813 logements, 43,4 % : le parc le plus récent que nous couvrons, dont 46 972 achevés à partir de 2006. Enveloppe étanche, menuiseries performantes, ventilation mécanique indispensable. Ces maisons ne prennent pas l’eau de l’extérieur — mais si la VMC s’arrête, la vapeur produite à l’intérieur n’a plus aucune issue.
Le sable ne protège de rien : il conduit l’eau
On imagine volontiers qu’un terrain sableux règle la question de l’humidité. Dans les Landes, c’est presque l’inverse : le sable est filtrant, mais il repose sur une nappe libre qui monte, et il contient des horizons qui retiennent l’eau par capillarité.
Le substratum landais est constitué du Sable des Landes, une formation « d’origine essentiellement éolienne, datant du Quaternaire », qui recouvre les terrains tertiaires et « peut atteindre une épaisseur de plusieurs dizaines de mètres » (IGN, inventaire forestier). C’est un sable de quartz, très filtrant, sur lequel 91 % des sols de la forêt de production sont podzolisés.
Cette podzolisation produit l’alios : l’accumulation d’hydroxydes de fer et de matières humiques forme, « à une profondeur de 40 à 100 cm dans le sol, un niveau de grès ferrugineux ». On le décrit souvent comme une dalle imperméable. C’est faux, et la nuance change tout pour un diagnostic.
Au-dessous, la nappe des sables est une nappe libre, rechargée directement par les précipitations et drainée par les cours d’eau. Le BRGM mesure au piézomètre d’Escource un battement saisonnier de 1 à 1,5 mètre : le niveau moyen reste stable d’une année sur l’autre, mais il monte chaque hiver. Là où la topographie est basse, la nappe affleure et alimente lagunes et zones marécageuses. C’est ce qui explique le chiffre le plus parlant du département : selon l’IGN, un tiers des sols seulement ne présente aucun signe d’engorgement, même temporaire — « ce qui est peu pour une roche mère sableuse ».
Reste la pierre du pays. La garluche, ou pierre des Landes, est « une sorte de grès ferrugineux très dur, formé en relation avec les nappes phréatiques », utilisée localement comme pierre à bâtir. Sa teneur en fer total atteint 15,7 à 25,5 % exprimée en oxydes, et son ciment ferrugineux obstrue « presque complètement les pores » : la pierre elle-même absorbe peu. L’eau passe donc par ailleurs — par les joints, par le mortier, par les remplissages de torchis, et par le pied de mur.
- Remontée capillaire
- Nappe libre et engorgement saisonnier
- Pluie battante et infiltrations
- Condensation en logement fermé
Coupe schématique, sans échelle. Elle montre pourquoi, dans les Landes, un vide sanitaire parfaitement sec en août peut être détrempé en janvier : ce n’est pas la maison qui a changé, c’est le niveau de la nappe.
Quatre Landes, quatre points de départ
327 communes réparties sur deux arrondissements, Dax et Mont-de-Marsan. Entre le littoral, la forêt de pins, les vallées de l’Adour et les coteaux de Chalosse, le sol, l’âge du bâti et le mode d’occupation changent radicalement — et avec eux, l’ordre des hypothèses.
Symptôme, cause probable, vérification
Ces tableaux ne remplacent pas un diagnostic. Ils montrent ce qu’un technicien cherche à confirmer ou à écarter en arrivant chez vous, et dans quel ordre.
| Ce que vous observez | Causes les plus probables | Ce que l’on vérifie |
|---|---|---|
| Frange humide en pied de mur, limite ondulée, enduit qui se pulvérise | Remontée capillaire dans un soubassement de moellons ou de galets | Gradient d’humidité sur la hauteur du mur, présence de sels, nature du mortier |
| Vide sanitaire ou garage humide uniquement de novembre à mars | Remontée saisonnière de la nappe libre des sables | Niveau du plancher bas, saisonnalité des relevés, ventilation du vide sanitaire |
| Moisissures dans un logement rouvert après plusieurs mois | Condensation faute de chauffage et de renouvellement d’air | Régime d’occupation réel, fonctionnement de la VMC, températures de paroi, hygrométrie |
| Plinthes décollées et revêtement de sol qui gondole en plain-pied | Humidité remontant par une dalle sur terre-plein mal désolidarisée | Humidité du support au sol, présence d’un film polyéthylène, niveau du terrain extérieur |
| Tache sur la seule façade exposée à l’ouest, après un coup de vent | Pluie battante océanique et défaut ponctuel d’étanchéité | Enduit, joints, appuis, jonctions de bardage, corrélation avec les épisodes venteux |
| Flaques qui stagnent des semaines sur un terrain pourtant sableux | Engorgement perché au-dessus d’une lentille d’alios peu fracturée | Profondeur d’apparition de l’alios, pente des abords, exutoire des eaux pluviales |
| Dépôt blanc qui revient après brossage sur un mur ancien | Salpêtre : l’eau vient du sol et transporte des sels | Nature du dépôt, récurrence saisonnière, humidité du support en profondeur |
| Odeur de renfermé permanente malgré des travaux récents | Ventilation insuffisante ou entrées d’air obturées après un changement de fenêtres | Débits aux bouches, état des entrées d’air, écart entre température de paroi et point de rosée |
| Mécanisme | Où cela apparaît | Origine de l’eau | Contrôle déterminant |
|---|---|---|---|
| Remontée capillaire | Soubassements du bâti antérieur à 1946 — 15,5 % du parc | Eau du sol aspirée par le mortier, les joints et les remplissages | Profil d’humidité décroissant vers le haut, sels en surface |
| Remontée de nappe | Vides sanitaires, garages, planchers bas, caves des bourgs de vallée | Nappe libre rechargée par la pluie, qui monte de 1 à 1,5 m en hiver | Saisonnalité franche, relevés répétés à plusieurs mois d’écart |
| Condensation en logement fermé | Résidences secondaires du littoral, logements peu occupés | Vapeur de l’air ambiant se déposant sur des parois froides | Occupation réelle, chauffage hors gel, débits d’air, point de rosée |
| Infiltration de pluie battante | Façades et pignons exposés à l’ouest, appuis, jonctions | Pluie poussée par le vent d’océan, ou eau pluviale mal évacuée | Corrélation avec les épisodes venteux, état des évacuations |
| Engorgement de surface | Abords, allées, jardins, pieds de mur sur sol podzolisé | Eau retenue au-dessus d’un horizon d’alios peu perméable | Profondeur de l’alios, pente du terrain, existence d’un exutoire |
Dans les Landes, c’est le cas le plus fréquent — et le plus mal diagnostiqué. La saisonnalité est une information, pas un détail : elle oriente vers la nappe ou vers l’air. Cela se mesure sur place.
Sur une maison, la cause est souvent dehors — ou dessous
Quand 71,7 % des logements sont des maisons et que 66,5 % des ménages en sont propriétaires, l’enquête ne s’arrête pas au mur qui porte la tache. Dans les Landes, elle descend même sous la maison : le plancher bas y est plus souvent en cause que la façade.
Ce que nous regardons à l’extérieur
- Le niveau du terrain autour de la maison : sur un terrain plat et sableux, quelques centimètres de remblai ou une terrasse refaite suffisent à faire stagner l’eau contre le mur au lieu de l’éloigner.
- Les gouttières, descentes et regards, et surtout leur exutoire : dans un sol podzolisé, une descente qui se déverse au pied du mur crée une zone gorgée d’eau qui ne se ressuie pas.
- Les aérations du vide sanitaire : c’est le premier point que nous contrôlons. Elles sont très souvent obturées, alors qu’elles conditionnent tout le séchage de la partie basse.
- La présence d’un exutoire pour les eaux de surface — fossé, noue, drain — quand une lentille d’alios empêche l’eau de descendre assez vite.
- L’exposition de la façade au vent d’ouest, et l’état des joints, des appuis et des jonctions de bardage sur cette seule orientation.
- La nature du soubassement : moellon, galet, garluche, brique ou parpaing, et l’existence — ou non — d’une coupure de capillarité.
Ce que nous regardons à l’intérieur
- Le plancher bas en priorité : dalle sur terre-plein, vide sanitaire, cave ou garage semi-enterré — hauteur des traces, condensation sur les canalisations, état des plinthes.
- La ventilation, et surtout son fonctionnement réel : une VMC coupée à chaque départ, dans une maison occupée quelques semaines par an, produit exactement le désordre que vous constatez en revenant.
- La nature du mur derrière le revêtement, et si un doublage ou une peinture filmogène a été posé sur une maçonnerie ancienne qui devait respirer.
- L’écart entre température de paroi et point de rosée dans les pièces humides, mesuré et non estimé.
Comment nous procédons
Sept étapes, toujours dans cet ordre. Le chiffrage arrive en dernier, une fois la cause établie.
- Premier échangeVous décrivez ce que vous voyez, depuis quand, dans quelles pièces et à quelle saison. Dans les Landes, deux questions comptent plus que les autres : le logement est-il occupé toute l’année, et le désordre revient-il chaque hiver ?
- Inspection sur placeLe logement, mais aussi ce qui l’entoure : façades et pignons, pied de mur, vide sanitaire ou dalle, terrain et son niveau, gouttières, descentes, regards et exutoires.
- MesuresRelevés d’humidité sur plusieurs points et plusieurs hauteurs, conditions d’ambiance, températures de paroi et débits de ventilation. C’est ce qui départage une eau venue du sol d’une vapeur produite ou piégée à l’intérieur.
- Recherche de la causeLes hypothèses sont écartées une à une : remontée capillaire, remontée de nappe, humidité de plancher bas, infiltration de pluie battante, condensation en logement peu occupé.
- Diagnostic remisCe qui a été mesuré, ce qui est retenu comme cause, ce qui reste à surveiller, et si l’origine se trouve dans le logement ou en dehors. Sans cette étape, aucun devis n’a de sens.
- PréconisationsLes solutions envisageables sont présentées avec leurs limites — y compris quand la bonne réponse consiste à rouvrir des aérations de vide sanitaire ou à remettre la ventilation en service plutôt qu’à traiter un mur.
- Traitement, si nécessaireMise en œuvre après votre validation, puis remise en état une fois le support redevenu sec et mesuré comme tel.
Les solutions, selon la cause identifiée
Chaque prestation correspond à une page détaillée du site. Le choix vient après le diagnostic, jamais avant.
Où nous intervenons dans les Landes
Les 327 communes du département sont couvertes par notre agence Bordeaux, de Biscarrosse à Aire-sur-l’Adour. Les Landes ne disposent pas encore de pages commune par commune comme l’Île-de-France : les villes ci-dessous situent nos secteurs d’intervention, et le formulaire reste le plus simple pour nous décrire votre situation.
327 communes, 2 arrondissements · tout le département est couvert — voir toutes nos zones d’intervention
Capbreton, Soorts-Hossegor, Seignosse, Vieux-Boucau-les-Bains, Messanges, Moliets-et-Maa, Léon, Vielle-Saint-Girons, Saint-Julien-en-Born, Mimizan, Biscarrosse, Parentis-en-Born, Sanguinet, Gastes, Labenne, Ondres.
Dax, Saint-Paul-lès-Dax, Tarnos, Saint-Vincent-de-Tyrosse, Soustons, Saint-Geours-de-Maremne, Saint-Martin-de-Seignanx, Angresse, Bénesse-Maremne, Josse, Peyrehorade, Pouillon, Port-de-Lanne, Saint-Vincent-de-Paul, Narrosse, Yzosse, Rivière-Saas-et-Gourby.
Mont-de-Marsan, Saint-Pierre-du-Mont, Saint-Avit, Bougue, Campagne, Bretagne-de-Marsan, Benquet, Haut-Mauco, Saint-Perdon, Uchacq-et-Parentis, Mazerolles, Pouydesseaux.
Morcenx-la-Nouvelle, Labouheyre, Sabres, Pissos, Sore, Luxey, Labrit, Rion-des-Landes, Castets, Lit-et-Mixe, Lesperon, Onesse-Laharie, Ychoux, Liposthey, Roquefort, Tartas, Pontonx-sur-l’Adour.
Saint-Sever, Hagetmau, Aire-sur-l’Adour, Grenade-sur-l’Adour, Villeneuve-de-Marsan, Mugron, Amou, Montfort-en-Chalosse, Geaune, Gabarret, Labastide-d’Armagnac, Samadet, Pomarez, Castel-Sarrazin.
Décrivez-nous ce que vous constatez : nous convenons d’un passage pour mesurer et chercher la cause sur place.
Notre façon de travailler
Quatre engagements simples, qui expliquent pourquoi nous commençons toujours par une visite.
Ce qu’on nous demande dans les Landes
Mon terrain est sableux. Comment puis-je avoir un problème d’humidité ?
Parce qu’un sol filtrant n’est pas un sol sec. Le sable laisse passer l’eau, mais il repose ici sur une nappe libre rechargée directement par les pluies, dont le BRGM mesure un battement saisonnier de 1 à 1,5 mètre. En hiver, cette nappe se rapproche de la surface, et l’eau redevient disponible juste sous vos fondations. L’IGN est d’ailleurs formel : dans le massif landais, « un tiers des sols seulement ne présente pas de signe d’engorgement, même temporaire, ce qui est peu pour une roche mère sableuse ». Le sable ne protège pas — il transmet.
On m’a dit que l’alios rendait mon terrain imperméable. Est-ce vrai ?
C’est une idée reçue, et l’INRAE la corrige explicitement : « contrairement à une croyance ancienne et encore assez répandue, la présence de l’alios n’entraîne pas la formation d’une nappe superficielle en hiver. La perméabilité est plus faible dans l’alios que dans les autres volumes du sol, mais suffisante pour assurer un drainage vertical. Par ailleurs, l’alios est le plus souvent discontinu sous forme de lentilles. » Ce qui compte pour votre maison, c’est sa forte porosité capillaire : il s’imbibe d’eau aux dépens de la nappe. Localement, quand il est continu et peu fracturé, il peut effectivement retenir l’eau au-dessus de lui — cela se constate sur place, cela ne se suppose pas.
Ma maison de vacances sent le moisi à chaque printemps. Que faire ?
C’est le motif d’appel numéro un du littoral landais, et il n’a presque jamais de rapport avec une infiltration. Un logement fermé plusieurs mois n’est ni chauffé ni ventilé : les parois refroidissent, l’humidité de l’air se dépose sur les surfaces les plus froides, et les moisissures s’installent dans les angles et derrière les meubles. Le contexte l’explique : 20,2 % des logements du département sont des résidences secondaires, et cette part monte à 75,6 % à Vieux-Boucau-les-Bains et 70,6 % à Seignosse. La réponse passe par la ventilation et par un chauffage minimal maintenu en votre absence, pas par un traitement de maçonnerie.
Mon vide sanitaire est sec en été et trempé en hiver. Est-ce normal ?
Ce n’est pas normal, mais c’est parfaitement logique ici. La nappe des sables monte de un à un mètre et demi en saison humide : ce qui était à distance de votre plancher bas en août arrive à son contact en janvier. Trois choses se vérifient alors : le niveau réel du vide sanitaire par rapport au terrain, l’état des aérations — presque toujours obturées, alors qu’elles conditionnent tout le séchage — et la présence d’un exutoire pour les eaux pluviales. Nous mesurons à plusieurs mois d’intervalle, car c’est justement la saisonnalité qui signe une remontée de nappe.
Il pleut beaucoup dans les Landes. Est-ce la cause ?
Ce n’est pas le cumul qui compte, c’est la fréquence. La station de Dax relève 1 155,2 mm de précipitations annuelles réparties sur 127,4 jours (normales 1991-2020), soit plus d’un jour de pluie sur trois. Un mur ne sèche pas en quelques heures : il lui faut des jours consécutifs sans pluie et un air suffisamment sec. Quand les épisodes se succèdent, le support n’a jamais le temps de revenir à l’équilibre. La pluie n’est donc pas la cause du désordre, mais elle enlève au bâtiment sa capacité à se réparer tout seul — et un défaut mineur suffit alors à installer un problème permanent.
Mes murs fissurent. Est-ce le retrait-gonflement des argiles ?
Dans les Landes, c’est très peu probable. La cartographie départementale du BRGM classe 0,04 % seulement du territoire en aléa fort de retrait-gonflement et 7,65 % en aléa moyen, contre près de 55 % de zones a priori non concernées : c’est le département le moins exposé de tous ceux que nous couvrons. Seuls les coteaux de Chalosse et du Tursan sont réellement concernés. Ailleurs, une fissure accompagnée d’humidité s’explique plutôt par un tassement différentiel dans le sable, par une reprise de charge mal faite, ou simplement par le vieillissement d’un enduit — et c’est la fissure qui laisse entrer l’eau, pas l’inverse.
Ma maison est en garluche. Est-elle plus sensible à l’humidité ?
La pierre elle-même, non : la garluche est un grès ferrugineux très dur, dont le ciment obstrue « presque complètement les pores ». C’est ailleurs que l’eau passe. Une maçonnerie ancienne landaise associe pierre ou galet, mortier de chaux, parfois des pans de bois remplis de torchis, et un soubassement posé directement sur le sol sans arase étanche. L’eau monte donc par les joints, le mortier et les remplissages, pas par la pierre. La conséquence pratique est importante : reprendre les joints avec un mortier au ciment ne règle rien et aggrave généralement la situation, puisque le mur perd sa capacité à évacuer l’eau qu’il continue d’absorber.
Faut-il isoler avant ou après avoir traité l’humidité ?
Après, toujours. Un doublage posé sur un mur encore chargé en eau enferme l’humidité entre l’isolant et la maçonnerie : le support ne sèche plus, l’isolant perd sa performance et les moisissures apparaissent à l’interface, invisibles jusqu’au jour où l’on rouvre. Le raisonnement vaut aussi pour un plancher bas, cas fréquent dans le département : poser un revêtement étanche sur une dalle qui reçoit encore l’humidité du sol déplace le problème vers les plinthes et les bas de cloison. L’ordre correct est identique dans les deux cas : identifier la cause, la traiter, laisser sécher, mesurer, puis isoler.
Aller plus loin
Remontées capillairesTraiter un soubassement sans arase étanche
Humidité des caves et sous-solsVides sanitaires, garages et parties basses
Ventilation par insufflationRenouveler l’air d’un logement peu occupé
Notre expertiseMéthode, moyens de mesure et champ d’intervention
Zones d’interventionL’ensemble des territoires couverts par KM Humidité
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Conséquences sur la santéPourquoi l’humidité ne se limite pas à un problème esthétique
- INSEE — Dossier complet, département des Landes (40), recensement 2023 : 197 671 résidences principales achevées avant 2021, périodes d’achèvement, 71,7 % de maisons et 27,5 % d’appartements, 66,5 % de propriétaires, 20,2 % de résidences secondaires, 6,1 % de logements vacants.
- INSEE — Comparateur de territoires, recensement 2023 : part des résidences secondaires et logements occasionnels à Vieux-Boucau-les-Bains (75,6 %), Seignosse (70,6 %) et Mimizan (47,4 %).
- INSEE — Populations de référence en vigueur au 1er janvier 2026, Landes : 327 communes et 2 arrondissements (Dax et Mont-de-Marsan).
- IGN, Inventaire forestier — Sylvoécorégion F 21, Landes de Gascogne : sable des Landes d’origine éolienne pouvant atteindre plusieurs dizaines de mètres, alios formé entre 40 et 100 cm de profondeur, 91 % des sols podzolisés, un tiers seulement des sols sans signe d’engorgement.
- INRAE, Les Mots de l’agronomie — Notice « Alios » : perméabilité plus faible mais suffisante pour un drainage vertical, caractère discontinu et lenticulaire, forte porosité capillaire et imbibition aux dépens de la nappe.
- INRAE, Les Mots de l’agronomie — Notice « Garluche » : grès ferrugineux formé en relation avec les nappes phréatiques, utilisé comme pierre à bâtir, teneur en fer de 15,7 à 25,5 % en oxydes, ciment obstruant presque complètement les pores.
- BRGM — Potentialités aquifères du Mio-Plio-Quaternaire des Landes de Gascogne (RP-57813-FR) : nappe libre rechargée par les précipitations, battement saisonnier de 1 à 1,5 m au piézomètre d’Escource, secteurs où la nappe est sub-affleurante.
- BRGM — Cartographie de l’aléa retrait-gonflement des sols argileux dans les Landes (RP-56583-FR, 2008) : 0,04 % du territoire en aléa fort, 7,65 % en aléa moyen, 37,45 % en aléa faible, 54,87 % en zones a priori non concernées.
- BRGM — Inventaire départemental des cavités souterraines hors mines des Landes (RP-58912-FR, 2010) : 144 cavités recensées sur 46 communes, dont environ 92 % de cavités naturelles ; 43 cavités sur la seule commune de Roquefort.
- CAUE des Landes — Architectures traditionnelles : pans de bois remplis de torchis ou de briques, maçonneries de moellons ou galets, adobes en pays d’Adour, enduits au mortier de chaux, soubassements et murs extérieurs en moellons.
- Météo-France — Fiche climatologique de la station de Dax (40), normales 1991-2020 : 1 155,2 mm de précipitations annuelles réparties sur 127,4 jours, 14,5 °C de moyenne annuelle.
Faisons le point sur votre logement
Un vide sanitaire qui ne réagit qu’en hiver, une maison de bord de mer rouverte au printemps, un soubassement qui se creuse, un sol de plain-pied qui reste froid : décrivez-nous ce que vous voyez. Nous venons mesurer et chercher la cause — le devis ne vient qu’après.
Agence Bordeaux · Landes, 327 communes couvertes · Lundi au samedi, 8h – 20h
