Alpes-Maritimes · 06 · Agence Côte d’Azur

Il pleut 62 jours par an à Nice — et 191 mm sont déjà tombés en une seule journée

C’est tout le paradoxe méditerranéen : un climat réputé sec, et des maçonneries qui prennent l’eau par à-coups violents. Ajoutez un parc composé à plus de trois quarts d’appartements, un logement sur quatre fermé une partie de l’année, et un arrière-pays karstique où l’eau circule dans la roche : le diagnostic ne ressemble à aucun autre département.

  • 163 communes couvertes
  • Mesures sur place
  • Devis après diagnostic
Technicien de KM Humidité inspectant un mur humide avec un appareil de mesure dans une maison
62,1jours de pluie par an à Nice, pour 791,3 mm — un jour sur six

L’essentiel, en quatre points

Ce qui change quand on diagnostique une humidité dans les Alpes-Maritimes plutôt qu’ailleurs.

Peu de jours de pluie, mais des chocs hydriques

La station de Nice relève 791,3 mm par an répartis sur 62,1 jours seulement, soit près de 13 mm par jour de pluie. Son record est de 191,4 mm en 24 heures — près du quart d’une année de pluie en une journée. Un mur ne s’use pas ici par imprégnation lente : il encaisse, et ce sont les défauts d’évacuation qui se révèlent.

Le département le plus collectif que nous couvrions

76,2 % des logements sont des appartements — 92,7 % à Nice, 92,4 % à Cannes. Concrètement, la question n’est presque jamais « d’où vient l’eau » seulement, mais aussi « qui doit intervenir » : façade, toiture-terrasse, descente d’eaux pluviales et colonnes de ventilation relèvent en général des parties communes.

Un logement sur quatre fermé une partie de l’année

197 490 résidences secondaires, soit 24,6 % du parc, et jusqu’à 44,2 % à Cannes. Un appartement fermé plusieurs mois n’est ni chauffé ni ventilé : les parois refroidissent, l’air dépose son humidité, et les moisissures apparaissent sans qu’aucune eau extérieure ne soit entrée.

Aucun chiffrage avant la visite

Nous ne vendons pas de traitement par téléphone. Relevés d’humidité, températures de paroi, examen des abords, des évacuations et des parties enterrées se font sur place — et c’est seulement ensuite qu’une préconisation chiffrée a un sens.

Le département en données publiques

Ce que les Alpes-Maritimes ont de particulier

Ces chiffres ne décrivent pas votre logement. Ils décrivent le climat, le type de bâti dominant et le mode d’occupation — trois éléments qui déterminent par quelle hypothèse un technicien commence.

62,1jours de pluie par an à Nice, pour 791,3 mm (Météo-France, 1991-2020)
76,2 %d’appartements, contre 23,2 % de maisons (INSEE, RP 2023)
24,6 %de résidences secondaires, jusqu’à 44 % à Cannes (INSEE, RP 2023)
512,8mm tombés en 24 h à Saint-Martin-Vésubie le 2 octobre 2020 (Météo-France)
Point de départ

Que voyez-vous chez vous ?

Chaque signe ouvre une piste. Aucun ne suffit à conclure — mais il indique par où commencer, et ce qu’il faudra mesurer pour trancher.

Ces cartes aident à observer, elles ne diagnostiquent pas. Dans les Alpes-Maritimes, deux cas dominent nettement : l’appartement fermé une partie de l’année, et la tache qui suit les épisodes de pluie intense. Le premier se traite par l’air, le second par les évacuations — et il faut mesurer pour savoir lequel vous regardez.
Le parc de logements

Six logements sur dix datent des Trente Glorieuses ou des années 1970-1980

61,3 % des résidences principales du département ont été achevées entre 1946 et 1990 — c’est la période de l’urbanisation littorale. À côté, 15 % du parc est antérieur à 1946, essentiellement dans les centres anciens et les villages de l’arrière-pays.

Résidences principales des Alpes-Maritimes par période d’achèvement — INSEE, recensement 2023 (base : 535 656 logements achevés avant 2021)
Période d’achèvement Résidences principales Part du parc
Avant 1919 38 957 7,3 %
1919 – 1945 41 187 7,7 %
1946 – 1970 138 021 25,8 %
1971 – 1990 190 493 35,6 %
1991 – 2005 69 516 13,0 %
2006 – 2020 57 482 10,7 %

Trois familles de bâti, trois façons de prendre l’eau

  • Avant 1946 — 80 144 logements, 15,0 % : les centres anciens et les villages perchés. Maçonneries massives posées directement sur le rocher ou le sol, enduits et mortiers à la chaux, toitures de tuiles rondes. Le cahier des prescriptions architecturales du plan local d’urbanisme métropolitain est explicite pour Nice : « l’enduit de finition doit être exécuté au mortier de chaux aérienne éteinte », finement taloché et non projeté, pour recevoir un badigeon de chaux. Ces murs n’ont aucune barrière anticapillaire.
  • 1946 – 1990 — 328 514 logements, 61,3 % : la vague de construction littorale, très majoritairement collective. Toitures-terrasses, façades enduites, garages en sous-sol, ventilation par conduits collectifs. Les désordres s’y répartissent entre défauts d’étanchéité en partie haute et condensation en partie courante.
  • Après 1991 — 126 998 logements, 23,7 % : enveloppe étanche, menuiseries performantes, ventilation mécanique indispensable. L’eau extérieure n’entre pas ; quand des moisissures apparaissent, c’est la vapeur produite à l’intérieur qui ne sort plus.
Le principe de base du bâti ancien est rappelé sans détour par le Centre interdisciplinaire de conservation et de restauration du patrimoine et la Direction régionale des affaires culturelles de Provence-Alpes-Côte d’Azur : « les bâtiments anciens sont fortement sujets aux remontées capillaires car ils sont le plus souvent constitués de parois en maçonnerie massives en contact direct avec le sol. Cette absence de barrière anticapillaire favorise les remontées d’eau et de sels ». La même publication ajoute une mise en garde utile : les symptômes observés peuvent aussi tenir à d’autres causes, voire à une combinaison de causes — d’où la mesure avant le traitement.
Géologie et hydrogéologie

Un seul étage géologique laisse vraiment passer l’eau — et il est au-dessus de vous

Le département empile des massifs cristallins au nord, des chaînons calcaires au centre, des marnes et des poudingues autour de Nice, et des alluvions dans les basses vallées. Un seul de ces ensembles est franchement perméable, et c’est celui qui domine l’arrière-pays.

Le BRGM est catégorique : « le Jurassique est dans les Alpes-Maritimes la seule formation hautement karstique ». Ce sont les chaînons calcaires « des chaînes subalpines de Haute-Provence, de l’Arc de Nice et de l’Arc de Castellane ». Au-dessus d’eux s’étend la zone dite des Plans — « une série de plateaux arides, dont l’altitude moyenne est de 1 100 mètres », dont les Plans de la Malle, de Caussols et de Calern, que le rapport décrit comme « la plus riche en cavités souterraines » du département. Leur limite sud est cette ligne de falaises calcaires que l’on appelle ici les baous.

Ce que cela veut dire pour un mur : dans l’arrière-pays, l’eau ne s’infiltre pas lentement à travers le sol, elle entre par un point et ressort ailleurs. Le BRGM note que « c’est au toit de la formation imperméable argilo-gypseuse que se localise la plupart des grosses sources ». Un niveau bas peut donc se charger en un ou deux jours après un épisode tombé à plusieurs kilomètres, sans qu’aucun défaut de la maison ne soit en cause — et mettre ensuite des semaines à revenir à la normale. C’est ce décalage qui signe une circulation karstique.

L’inventaire départemental du BRGM recense 2 108 cavités souterraines dans les Alpes-Maritimes, après élimination des doublons — sur 2 744 signalements collectés, et alors que 87 des 163 communes seulement avaient répondu à l’enquête. Elles se concentrent « dans les massifs calcaires karstiques que sont les montagnes du Cheiron, les massifs Tourettes-Chiers et le Plateau de Calern, les Préalpes de Nice et le massif du Marguareïs ». Le rapport signale aussi les effondrements liés au gypse : « les effondrements provoquant l’apparition d’entonnoirs à la surface sont fréquents, notamment dans les zones gypseuses, par exemple aux environs d’Utelle et parfois même dans la ville de Nice ».

Plus bas, le contexte change complètement. L’Éocène et l’Oligocène apportent « des poudingues, des sables, des argiles bariolées, puis des calcaires nummulitiques et des marnes bleues » ; le Miocène, « des molasses gréso-calcaires à la base et des marnes dans sa partie supérieure ». Le Crétacé inférieur comprend « des calcaires à intercalations argileuses prédominantes, des argiles calcaires et des marnes très épaisses, 200 m ». Enfin, les poudingues dits « de la vallée du Var » ferment la série pliocène. Le BRGM précise que, bien que normalement non karstiques, ces poudingues « peuvent présenter des formes pseudo-karstiques et même de fortes circulations suivant des chenaux privilégiés ».

Les alluvions quaternaires, elles, sont « relativement développées dans les basses vallées du Var et de la Siagne », mais « pratiquement inexistantes dans la Vésubie et l’Estéron ». Et une remarque du rapport mérite l’attention de tout propriétaire de niveau enterré : les horizons sableux ou graveleux « constituent de bons réservoirs pour des eaux souterraines qui peuvent parfois être artésiennes lorsque des marnes supérieures les maintiennent sous pression ».

Reste le climat, qui commande le reste. À Nice, 791,3 mm tombent en 62,1 jours et le record est de 191,4 mm en 24 heures. Trente kilomètres plus haut, Caussols reçoit 1 271,5 mm par an et a encaissé 332,2 mm en une journée. Et le 2 octobre 2020, la tempête Alex a produit ce que Météo-France décrit comme « un épisode méditerranéen sans précédent sur les Alpes-Maritimes » : 512,8 mm en 24 heures à Saint-Martin-Vésubie, 341,6 mm à Tende, 331,9 mm à Coursegoules, 316,2 mm au Mas. Un premier arrêté de catastrophe naturelle a été signé cinq jours plus tard pour 55 communes du département.
Coupe schématique des Alpes-Maritimes : plateau karstique, baou, résurgence, vallée du Var et littoral Coupe du plateau vers la mer. À gauche, un plateau calcaire karstifié vers 1 100 mètres, percé d’une doline qui avale les eaux de surface, avec un village perché à son bord. Le calcaire jurassique repose sur des marnes imperméables : au contact des deux, au pied de la falaise dite baou, l’eau ressort en résurgence. Le versant de marnes descend vers la vallée du Var, tapissée de poudingues et d’alluvions, où un immeuble à toiture-terrasse figure le bâti collectif du littoral. À droite, la Méditerranée. L’eau entre en haut par le calcaire et ressort au pied du baou Plateau karstique Doline Village perché Calcaire jurassique karstifié Résurgence au contact des marnes Marnes imperméables Immeuble et toiture-terrasse Poudingues et alluvions du Var Méditerranée Substratum profond
  • Remontée capillaire
  • Circulations karstiques et résurgences
  • Pluies intenses et évacuations
  • Condensation en logement fermé

Coupe schématique, sans échelle. Elle montre pourquoi, dans l’arrière-pays des Alpes-Maritimes, l’eau qui atteint un mur a souvent voyagé — et pourquoi, sur le littoral, la question se déplace du sol vers la toiture et la ventilation.

Profils de territoire

Quatre Alpes-Maritimes, quatre points de départ

163 communes réparties sur deux arrondissements, Nice et Grasse. Entre la bande littorale très dense, les collines de marnes, les plateaux calcaires de l’arrière-pays et les hautes vallées alpines, le bâti, l’altitude et le chemin que prend l’eau changent radicalement — et avec eux, l’ordre des hypothèses.

Nice et la basse vallée du VarNice, Saint-Laurent-du-Var, Cagnes-sur-Mer, La Trinité, Saint-André-de-la-Roche, Carros, Gattières, Colomars, Falicon, Aspremont, Levens. Le secteur le plus collectif du département : 92,7 % des logements niçois sont des appartements, et 12,4 % sont vacants. Poudingues et alluvions dans la vallée, marnes bleues sur les collines. Toitures-terrasses, ventilation collective et condensation dominent le diagnostic.
Cannes, Antibes, Grasse et l’ouestCannes, Antibes, Le Cannet, Vallauris, Mandelieu-la-Napoule, Mougins, Grasse, Mouans-Sartoux, Valbonne, Biot, Villeneuve-Loubet, Théoule-sur-Mer. C’est là qu’est basée notre agence. À Cannes, 44,2 % des logements sont des résidences secondaires et 92,4 % sont des appartements : le motif d’appel numéro un y est la moisissure découverte à la réouverture, pas l’infiltration.
Menton, la Riviera et les cornichesMenton, Roquebrune-Cap-Martin, Beausoleil, Cap-d’Ail, Èze, Villefranche-sur-Mer, Beaulieu-sur-Mer, Saint-Jean-Cap-Ferrat, La Turbie, Sainte-Agnès, Gorbio, Sospel. Un bâti accroché à la pente, souvent adossé au versant : le mur amont est enterré sur toute sa hauteur, et l’eau du versant s’y accumule sans que rien ne le laisse deviner en façade.
Le moyen et le haut paysVence, Saint-Paul-de-Vence, Tourrettes-sur-Loup, Saint-Vallier-de-Thiey, Caussols, Coursegoules, Puget-Théniers, Guillaumes, Saint-Martin-Vésubie, Roquebillière, Breil-sur-Roya, Tende. Le domaine du calcaire karstique et des villages perchés. Caves et niveaux bas qui réagissent aux pluies tombées ailleurs, murs de pierre massifs sans barrière anticapillaire, et des épisodes de pluie que le littoral ne connaît pas.
Ne pas confondre

Symptôme, cause probable, vérification

Ces tableaux ne remplacent pas un diagnostic. Ils montrent ce qu’un technicien cherche à confirmer ou à écarter en arrivant chez vous, et dans quel ordre.

Lecture des signes visibles et contrôles associés
Ce que vous observez Causes les plus probables Ce que l’on vérifie
Moisissures dans un logement rouvert après plusieurs mois Condensation faute de chauffage et de renouvellement d’air Régime d’occupation réel, fonctionnement de la ventilation, températures de paroi, hygrométrie
Tache en plafond de dernier étage après un épisode de pluie intense Toiture-terrasse, relevé d’étanchéité ou évacuation saturée État de l’étanchéité et des relevés, capacité des descentes, corrélation avec les épisodes
Frange humide en pied de mur, limite ondulée, enduit qui se pulvérise Remontée capillaire dans une maçonnerie massive posée sur le sol Gradient d’humidité sur la hauteur, présence de sels, nature du mur et du mortier
Mur amont d’une maison en pente qui perle en permanence Eau du versant retenue contre une paroi enterrée Position dans le versant, drainage périphérique, ventilation du volume enterré
Cave qui réagit en un ou deux jours à une pluie tombée ailleurs Circulation karstique dans le calcaire jurassique Position par rapport aux dolines et aux sources, délai de réaction, durée du retour à la normale
Enduit qui cloque et se détache par plaques sur une façade ancienne Revêtement au ciment posé sur une maçonnerie de chaux Composition de l’enduit d’origine, hauteur du décollement, rétention d’eau derrière
Salpêtre qui revient après brossage en rez-de-chaussée Eau du sol transportant des sels solubles Nature du dépôt, récurrence saisonnière, humidité du support en profondeur
Buée permanente et angles noircis dans un logement récent Ventilation mécanique arrêtée ou entrées d’air obturées Débits aux bouches, état des entrées d’air, écart entre température de paroi et point de rosée
Comparatif des cinq mécanismes rencontrés dans le département
Mécanisme Où cela apparaît Origine de l’eau Contrôle déterminant
Condensation d’inoccupation Résidences secondaires du littoral — un logement sur quatre du département Vapeur de l’air ambiant déposée sur des parois froides Occupation réelle, chauffage maintenu, débits d’air, point de rosée
Infiltration par pluie intense Toitures-terrasses, appuis, jonctions, derniers étages Épisode méditerranéen dépassant la capacité des évacuations Corrélation avec les épisodes, état de l’étanchéité et des descentes
Remontée capillaire Bas de murs du bâti ancien — 15 % du parc est antérieur à 1946 Eau du sol aspirée par une maçonnerie massive sans barrière anticapillaire Profil d’humidité décroissant vers le haut, sels en surface, permanence sur l’année
Humidité de paroi enterrée Murs amont des constructions à flanc de versant, caves, garages Eau du versant ou nappe retenue contre la paroi Pente du terrain, drainage, saisonnalité lente, ventilation du volume
Circulation karstique Niveaux bas de l’arrière-pays calcaire Eau infiltrée en un point, circulant dans le calcaire jusqu’à une résurgence Rapidité de la réaction, lenteur du retour à la normale, absence de corrélation locale
Un désordre qui revient à chaque gros épisode ?

Ici, une année de pluie tombe en soixante jours. Ce n’est pas l’étanchéité courante qui lâche, c’est la capacité d’évacuation au moment du pic. Cela se constate et se mesure sur place.

Appartement, copropriété, maison

Trois logements sur quatre sont des appartements

Avec 76,2 % d’appartements — 611 837 logements — les Alpes-Maritimes sont le département le plus collectif que nous couvrions hors Île-de-France. La méthode de diagnostic ne change pas, mais ce que l’on examine, et surtout qui devra faire les travaux, change complètement.

En appartement et en copropriété : où passe la frontière

  • Ventilation intérieure, revêtements, menuiseries privatives et équipements du lot relèvent en général du copropriétaire ; façades, toiture-terrasse, descentes d’eaux pluviales, caves et colonnes de ventilation relèvent des parties communes.
  • Une tache en plafond de dernier étage, une infiltration en façade ou un désordre de cave se traitent donc au niveau de la copropriété. Ce qu’il faut pour cela, c’est un rapport écrit et daté à présenter au syndic : c’est exactement ce que nous produisons.
  • La colonne de ventilation est le point le plus souvent mis en cause à tort. Nous mesurons les débits aux bouches avant de conclure : une extraction insuffisante dans un seul logement ne se traite pas comme une colonne collective encrassée.
  • Dans un immeuble où plusieurs lots sont fermés une partie de l’année, l’humidité produite dans un logement occupé peut migrer vers un logement froid et inoccupé. Le désordre apparaît alors chez quelqu’un qui n’en est pas la source.

En maison et en villa : le terrain et le versant

  • La position dans la pente, en premier : beaucoup de constructions du département sont adossées au versant, avec un mur amont enterré sur toute sa hauteur et aucun drainage.
  • Les murs de soutènement et les restanques : leur état conditionne la façon dont l’eau du versant arrive — ou n’arrive pas — au pied du bâtiment.
  • Les gouttières, descentes et regards, et surtout leur capacité : dimensionner une évacuation pour une pluie moyenne n’a pas de sens là où il tombe parfois 190 mm en une journée.
  • Le niveau du sol extérieur par rapport au plancher bas, souvent relevé par une terrasse, une piscine ou un accès refait.
  • La nature réelle du revêtement de façade : enduit à la chaux d’origine, ravalement au ciment, peinture filmogène. C’est ce qui explique le plus souvent pourquoi la trace est remontée d’un étage.
Nous ne tranchons pas la question juridique de la répartition des charges. Nous établissons d’où vient l’eau, avec des mesures, des photos datées et une conclusion écrite — le document qui permet ensuite à chacun, occupant, bailleur ou syndic, de savoir de quoi il est responsable.
Notre méthode

Comment nous procédons

Sept étapes, toujours dans cet ordre. Le chiffrage arrive en dernier, une fois la cause établie.

  1. Premier échangeVous décrivez ce que vous voyez, depuis quand, dans quelles pièces et à quelle saison. Ici, trois questions orientent tout : le logement est-il occupé toute l’année, est-il en copropriété, et le désordre suit-il les épisodes de pluie ou non ?
  2. Inspection sur placeLe logement, mais aussi ce qui l’entoure : façade et pignons, pied de mur, terrasse ou toiture-terrasse accessible, parties enterrées, terrain et sa pente, gouttières, descentes, regards et exutoires.
  3. MesuresRelevés d’humidité sur plusieurs points et plusieurs hauteurs, conditions d’ambiance, températures de paroi et débits de ventilation. C’est ce qui départage une eau venue de l’extérieur d’une vapeur produite ou piégée à l’intérieur.
  4. Recherche de la causeLes hypothèses sont écartées une à une : condensation d’inoccupation, infiltration par pluie intense, remontée capillaire, eau du versant contre une paroi enterrée, circulation karstique.
  5. Diagnostic remisCe qui a été mesuré, ce qui est retenu comme cause, ce qui reste à surveiller, et si l’origine relève du lot privatif, des parties communes ou de l’extérieur du bâtiment. Sans cette étape, aucun devis n’a de sens.
  6. PréconisationsLes solutions envisageables sont présentées avec leurs limites — y compris quand la bonne décision consiste à saisir le syndic ou à remettre une ventilation en service plutôt qu’à traiter un mur.
  7. Traitement, si nécessaireMise en œuvre après votre validation, puis remise en état une fois le support redevenu sec et mesuré comme tel.
Nos prestations

Les solutions, selon la cause identifiée

Chaque prestation correspond à une page détaillée du site. Le choix vient après le diagnostic, jamais avant.

Condensation et buéeLe motif d’appel le plus fréquent du littoral : comprendre pourquoi la vapeur ne sort plus d’un logement fermé une partie de l’année.
Ventilation mécanique par insufflationRenouveler l’air en continu quand la ventilation existante ne suffit plus, y compris pendant les périodes d’absence.
Infiltration des eaux dans les mursReprendre le point d’entrée quand la trace suit les épisodes de pluie intense et se limite à une face ou à un niveau.
Traitement des remontées capillairesRétablir une barrière contre l’eau du sol dans une maçonnerie massive qui n’en a jamais eu — pierre, moellon, mortier de chaux.
Infiltrations latéralesCas des murs qui reçoivent l’eau par le côté, contre un versant ou une restanque — la configuration la plus courante à flanc de colline.
Humidité des caves et sous-solsTraiter un niveau enterré en contact avec l’eau du sol : cave, garage, local technique, parking en sous-sol.
Traitement de l’humidité des façadesAgir sur l’enveloppe extérieure, joints compris, en respectant ce que l’enduit à la chaux était censé faire : laisser le mur sécher.
Champignons et moisissuresAssainir les supports atteints une fois la cause traitée — dans cet ordre, sans quoi la reprise est certaine.
Déshumidification professionnelleAbaisser le taux d’humidité d’un volume pendant la phase de séchage, en complément du traitement de la cause.
Ce que nous ne faisons pasChiffrer un traitement sans être venus mesurer. Enduire, doubler ou repeindre un mur encore humide. Refermer une maçonnerie de chaux avec un revêtement imperméable. Trancher un litige entre un copropriétaire et son syndic : nous établissons les faits et les mesurons, la répartition des charges ne nous appartient pas.
Couverture départementale

Où nous intervenons dans les Alpes-Maritimes

Les 163 communes du département sont couvertes par notre agence Côte d’Azur, basée à Mandelieu-la-Napoule, de Tende à Théoule-sur-Mer. Les Alpes-Maritimes ne disposent pas encore de pages commune par commune comme l’Île-de-France : les villes ci-dessous situent nos secteurs d’intervention, et le formulaire reste le plus simple pour nous décrire votre situation.

163 communes, 2 arrondissements · tout le département est couvertvoir toutes nos zones d’intervention

Nice et sa métropole

Nice, Saint-Laurent-du-Var, Cagnes-sur-Mer, La Trinité, Saint-André-de-la-Roche, Carros, Gattières, Colomars, Falicon, Aspremont, Saint-Jeannet, La Gaude, Levens, Tourrette-Levens, Castagniers, Drap, Cantaron.

Cannes, Grasse et l’ouest du département

Cannes, Le Cannet, Mandelieu-la-Napoule, Théoule-sur-Mer, Mougins, Vallauris, Antibes, Auribeau-sur-Siagne, Biot, Villeneuve-Loubet, Grasse, Mouans-Sartoux, Valbonne, Peymeinade, Le Rouret, Roquefort-les-Pins, La Colle-sur-Loup.

Menton, la Riviera et les corniches

Menton, Roquebrune-Cap-Martin, Beausoleil, Cap-d’Ail, La Turbie, Villefranche-sur-Mer, Beaulieu-sur-Mer, Saint-Jean-Cap-Ferrat, Èze, Sainte-Agnès, Gorbio, Castellar, Sospel, Peille, Peillon.

Le moyen pays et les plateaux

Vence, Saint-Paul-de-Vence, Tourrettes-sur-Loup, Le Bar-sur-Loup, Gourdon, Saint-Vallier-de-Thiey, Caussols, Coursegoules, Cipières, Gréolières, Séranon, Andon, Escragnolles, Saint-Cézaire-sur-Siagne, Le Tignet, Spéracèdes.

Le haut pays : Vésubie, Tinée, Roya et Var

Saint-Martin-Vésubie, Roquebillière, Lantosque, Utelle, Saint-Sauveur-sur-Tinée, Isola, Valdeblore, Breil-sur-Roya, Tende, La Brigue, Saorge, Fontan, Puget-Théniers, Guillaumes, Péone, Villars-sur-Var, Beuil.

Votre commune est dans les Alpes-Maritimes ? Parlons de votre problème.

Décrivez-nous ce que vous constatez : nous convenons d’un passage pour mesurer et chercher la cause sur place.

Ce sur quoi vous pouvez compter

Notre façon de travailler

Quatre engagements simples, qui expliquent pourquoi nous commençons toujours par une visite.

La cause avant le traitementNous n’appliquons pas un produit sur un symptôme. Les hypothèses sont écartées une à une jusqu’à isoler l’origine réelle de l’eau.
Le bâtiment autant que le logementToiture-terrasse, façade, descentes, parties enterrées, position dans le versant : nous regardons ce qui entoure le lot, pas seulement le mur taché.
Des mesures, pas des impressionsHumidité du support, températures de paroi, hygrométrie et débits de ventilation : ce sont les chiffres qui départagent l’eau extérieure et la vapeur intérieure.
Un rapport écrit et datéMesures, photos et conclusion : un document utilisable face à un assureur, un artisan, un syndic ou un futur acquéreur.
Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande dans les Alpes-Maritimes

Mon appartement sent le moisi à chaque retour. Est-ce une infiltration ?

Presque jamais. C’est le motif d’appel numéro un du littoral, et il tient au mode d’occupation : 24,6 % des logements du département sont des résidences secondaires, et cette part atteint 44,2 % à Cannes. Un logement fermé plusieurs mois n’est ni chauffé ni ventilé : les parois refroidissent, l’humidité de l’air se dépose sur les surfaces les plus froides — angles, murs de refend, arrière des meubles — et les moisissures s’installent. La réponse passe par la ventilation et par un chauffage minimal maintenu en votre absence. Nous mesurons les températures de paroi, l’hygrométrie et les débits avant de conclure, parce qu’une vraie infiltration existe aussi et ne se traite pas du tout pareil.

Une tache est apparue au plafond après l’orage. Qui doit intervenir ?

Dans un immeuble, un plafond de dernier étage renvoie presque toujours à la toiture-terrasse, à ses relevés d’étanchéité ou à une évacuation saturée — donc aux parties communes, pas à votre lot. Ce n’est pas à nous de trancher la répartition des charges, mais c’est à nous d’établir les faits : d’où vient l’eau, par quel chemin, et avec quelles mesures à l’appui. Nous remettons un rapport écrit et daté, avec les relevés d’humidité et les photos, qui est le document à présenter au syndic. Avec 76,2 % d’appartements dans le département, c’est une situation que nous traitons très régulièrement.

Il pleut peu ici. Pourquoi mon bâtiment prend-il l’eau ?

Parce que ce n’est pas le cumul qui compte, c’est l’intensité. La station de Nice relève 791,3 mm de précipitations par an, mais réparties sur 62,1 jours seulement (normales 1991-2020) : près de 13 mm par jour de pluie, et 24 jours par an au-dessus de 10 mm. Le record de la station est de 191,4 mm en 24 heures, le 13 octobre 1973 — presque le quart d’une année de pluie en une journée. Une étanchéité et des descentes qui suffisent pour une pluie ordinaire sont dépassées lors de ces épisodes. Le défaut ne se voit pas le reste de l’année : il se révèle au pic.

Ma cave se charge alors qu’il n’a pas plu chez moi. Est-ce possible ?

Dans l’arrière-pays, oui. Le BRGM le formule ainsi : « le Jurassique est dans les Alpes-Maritimes la seule formation hautement karstique ». Dans ces calcaires, l’eau est avalée en un point — une doline, une perte — et circule dans des conduits jusqu’à ressortir plus bas, souvent au contact de la première formation imperméable. Elle peut donc atteindre votre niveau bas en un ou deux jours depuis un secteur situé à plusieurs kilomètres. Le signe qui ne trompe pas, c’est le décalage : réaction très rapide, retour à la normale très lent. L’inventaire départemental recense 2 108 cavités souterraines, concentrées sur les massifs du Cheiron, de Calern et les Préalpes de Nice.

Ma maison est adossée au versant et le mur du fond suinte. Que faire ?

C’est une configuration très courante ici, et elle demande d’agir dehors avant d’agir dedans. Un mur amont enterré sur toute sa hauteur reçoit l’eau qui descend dans le versant, en continu et sans lien avec la météo du jour. Cuveler la face intérieure sans avoir intercepté cette arrivée revient à mettre l’eau sous pression derrière l’enduit : elle ressort ailleurs, plus haut ou par le sol. Nous regardons d’abord la position dans la pente, l’état des restanques et des murs de soutènement, l’existence d’un drainage et la façon dont les eaux de ruissellement sont conduites — puis nous mesurons l’humidité du support avant de proposer quoi que ce soit.

Puis-je faire ravaler ma façade ancienne au ciment ?

C’est le geste qui aggrave le plus souvent la situation. Le cahier des prescriptions architecturales du plan local d’urbanisme métropolitain est très clair pour le bâti traditionnel niçois : « l’enduit de finition doit être exécuté au mortier de chaux aérienne éteinte », finement taloché et non projeté, avec des sables lavés, pour pouvoir recevoir un badigeon de chaux. Un mur ancien absorbe l’eau du sol et l’évacue par sa surface. Le refermer au ciment ne l’empêche pas de pomper : cela l’empêche seulement de rendre. La trace ne disparaît pas, elle monte — et l’enduit finit par se décoller par plaques.

Que s’est-il passé exactement lors de la tempête Alex ?

Le 2 octobre 2020, Météo-France a enregistré ce qu’il décrit comme « un épisode méditerranéen sans précédent sur les Alpes-Maritimes » : 512,8 mm en 24 heures à Saint-Martin-Vésubie — un record sur plus de soixante-dix ans de mesures à cette station — 341,6 mm à Tende, 331,9 mm à Coursegoules, 316,2 mm au Mas. Un premier arrêté de catastrophe naturelle a été signé le 7 octobre pour 55 communes du département. Pour un bâtiment, la conséquence n’est pas seulement l’eau entrée ce jour-là : c’est une maçonnerie saturée qui met ensuite des mois à rendre son eau. Refermer trop tôt — enduit, doublage, peinture — reste l’erreur la plus coûteuse après ce type d’événement.

Comment distinguer une remontée capillaire d’une infiltration ?

Trois indices se lisent avant toute mesure. La remontée part du sol et sa limite supérieure ondule, jamais rectiligne ; elle laisse un dépôt blanc qui revient après nettoyage ; elle est présente été comme hiver. L’infiltration, elle, apparaît ou s’aggrave après un épisode pluvieux précis, se localise près d’un appui, d’une jonction ou d’une descente d’eau, et se limite à une face du mur. La mesure tranche : dans un cas le taux d’humidité décroît régulièrement en montant, dans l’autre il est maximal au point d’entrée puis diminue autour. Avec 15 % du parc antérieur à 1946, la remontée capillaire reste une hypothèse sérieuse dans les centres anciens et les villages — mais elle se vérifie, elle ne se suppose pas.

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Sources des données citées

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Un appartement rouvert au printemps, une tache au plafond après l’orage, un mur amont qui suinte, un bas de mur qui se creuse dans un village : décrivez-nous ce que vous voyez. Nous venons mesurer et chercher la cause — le devis ne vient qu’après.

Agence Côte d’Azur · Alpes-Maritimes, 163 communes couvertes · Lundi au samedi, 8h – 20h