Lot-et-Garonne · 47 · Agence Bordeaux

Sur les coteaux l’argile travaille, dans les vallées la Garonne monte

Deux départements en un, et deux façons opposées de prendre l’eau. Sur les molasses de l’Agenais, 97 % des communes ont déjà été reconnues en catastrophe naturelle sécheresse. Dans les vallées de la Garonne et du Lot, les 319 communes du département ont toutes connu au moins un arrêté inondation. Savoir où se trouve votre maison change tout l’ordre du diagnostic.

  • 319 communes couvertes
  • Mesures sur place
  • Devis après diagnostic
Technicien de KM Humidité inspectant un mur humide avec un appareil de mesure dans une maison
97 %des communes du département déjà reconnues en catastrophe naturelle sécheresse

L’essentiel, en quatre points

Ce qui change quand on diagnostique une humidité en Lot-et-Garonne plutôt qu’ailleurs.

Des molasses dont les argiles sont massivement gonflantes

Le BRGM le mesure sans ambiguïté sur les molasses de l’Agenais : « quel que soit le membre considéré, on constate la prédominance des argiles gonflantes, surtout des interstratifiés (70 à 90 %) ». Il n’existe pourtant aucune zone d’aléa fort dans le département — mais 51 % du territoire est en aléa moyen, réparti sur presque toutes les communes.

Une fissure n’est pas une humidité — mais elle la laisse entrer

C’est la confusion la plus fréquente ici. Le retrait-gonflement fissure la maçonnerie ; l’eau de pluie entre ensuite par la fissure et produit une tache. L’humidité est alors la conséquence, pas la cause. Traiter le mur sans comprendre le mouvement de terrain revient à refaire l’enduit tous les trois ans.

Dans les vallées, la question est le séchage, pas l’étanchéité

Les 319 communes du département ont fait l’objet d’au moins un arrêté de catastrophe naturelle pour inondation. Après une crue, la maçonnerie reste chargée d’eau pendant des mois : le tort le plus courant consiste à refermer trop tôt — enduit, doublage, peinture — un mur qui n’a pas fini de rendre son eau.

Aucun chiffrage avant la visite

Nous ne vendons pas de traitement par téléphone. Relevés d’humidité, températures de paroi, examen du terrain, des descentes d’eau et des parties enterrées se font sur place — et c’est seulement ensuite qu’une préconisation chiffrée a un sens.

Le département en données publiques

Ce que le Lot-et-Garonne a de particulier

Ces chiffres ne décrivent pas votre logement. Ils décrivent le sol, l’âge du bâti et l’exposition aux aléas — trois éléments qui déterminent par quelle hypothèse un technicien commence.

51 %du territoire en aléa moyen de retrait-gonflement, aucun aléa fort (BRGM)
319communes, toutes concernées par au moins un arrêté inondation (Géorisques)
24,4 %des résidences principales achevées avant 1946 (INSEE, RP 2023)
11,3 %de logements vacants, le taux le plus élevé que nous couvrions (INSEE, RP 2023)
Point de départ

Que voyez-vous chez vous ?

Chaque signe ouvre une piste. Aucun ne suffit à conclure — mais il indique par où commencer, et ce qu’il faudra mesurer pour trancher.

Ces cartes aident à observer, elles ne diagnostiquent pas. Le premier cas est le plus délicat du département : quand une fissure et une humidité coexistent, il faut établir laquelle a précédé l’autre. Nous mesurons pour le dire — et si le mouvement de terrain domine, c’est un géotechnicien qu’il faut, pas un traitement de mur.
Le parc de logements

Un quart du parc est antérieur à 1946, et un logement sur neuf est vide

24,4 % des résidences principales ont été achevées avant 1946, et 44,2 % avant 1971. S’y ajoutent 21 748 logements vacants, soit 11,3 % du parc : le taux le plus élevé de tous les départements que nous couvrons, et un facteur d’humidité à lui seul.

Résidences principales du Lot-et-Garonne par période d’achèvement — INSEE, recensement 2023 (base : 155 825 logements achevés avant 2021)
Période d’achèvement Résidences principales Part du parc
Avant 1919 26 303 16,9 %
1919 – 1945 11 663 7,5 %
1946 – 1970 30 793 19,8 %
1971 – 1990 42 267 27,1 %
1991 – 2005 23 190 14,9 %
2006 – 2020 21 610 13,9 %

Trois familles de bâti, trois façons de prendre l’eau

  • Avant 1946 — 37 966 logements, 24,4 % : le bâti agenais, dont l’Atlas des paysages de Lot-et-Garonne rappelle qu’il est fait de matériaux « extraits ou fabriqués à proximité ». Concrètement : « le sous-sol calcaire a fourni des moellons et des pierres de taille », « les galets des vallées, surtout en Garonne, ont servi à bâtir des murs, quelquefois intercalés avec des assises de briques plates », et « limons et argiles ont permis de fabriquer des tuiles plates ou creuses, des briques ou de bâtir des murs en terre crue, du torchis, du pisé ». Aucun de ces murs n’a de coupure de capillarité — et le pisé, en particulier, ne supporte pas d’être maintenu humide : l’Atlas évoque des murs qui « se dissolvent ».
  • 1946 – 1990 — 73 060 logements, 46,9 % : près de la moitié du parc, avec un pic entre 1971 et 1990. Pavillons sur sous-sol ou vide sanitaire, souvent implantés sur les coteaux de molasse, c’est-à-dire précisément sur les terrains les plus sensibles au retrait-gonflement. Les fissures y sont fréquentes, et l’humidité arrive derrière.
  • Après 1991 — 44 800 logements, 28,8 % : enveloppe étanche, menuiseries performantes, ventilation mécanique indispensable. Ici, l’eau extérieure n’entre pas : quand des moisissures apparaissent, c’est la vapeur produite à l’intérieur qui ne sort plus.
Le taux de vacance mérite qu’on s’y arrête. Un logement vide n’est ni chauffé ni ventilé : les parois refroidissent, l’humidité de l’air se dépose sur les surfaces froides, et un bâtiment sain peut se dégrader en deux hivers. C’est le cas typique de la maison de bourg achetée pour être rénovée, dont l’état s’est aggravé entre la visite et le début des travaux — et c’est un désordre qui se traite par l’air, pas par la maçonnerie.
Géologie et hydrogéologie

Des coteaux qui gonflent, des vallées qui se remplissent

Le Lot-et-Garonne se lit en deux étages. En haut, les molasses tertiaires de l’Agenais, chargées d’argiles gonflantes. En bas, les terrasses alluviales de la Garonne, du Lot, du Dropt et de la Baïse, où la nappe est peu profonde. Les désordres n’ont pas la même origine selon l’étage où se trouve votre maison.

Le BRGM décrit un département où se sont déposées « les formations sédimentaires sablo-argileuses déposées à l’ère tertiaire, appelées molasses, constituant le véritable pays agenais ». La Formation des molasses de l’Agenais est la plus étendue à l’affleurement : elle occupe l’essentiel des coteaux entre la Garonne et le Lot, sur 50 à 60 mètres de puissance, et alterne grès carbonatés, silts micacés et « argiles carbonatées parfois silteuses ».

Sa minéralogie explique tout le reste. Le rapport est catégorique : « quel que soit le membre considéré, on constate la prédominance des argiles gonflantes, surtout des interstratifiés (70 à 90 %) ». Ces terrains sont classés en susceptibilité forte vis-à-vis du retrait-gonflement, avec des indices de plasticité moyens compris entre 29 et 38. Et pourtant, la cartographie départementale ne retient aucune zone d’aléa fort : 51 % du territoire est en aléa moyen, 21 % en aléa faible, 28 % a priori non concerné.

Ce que cela veut dire pour un mur : le sol se rétracte en été quand il perd son eau, et gonfle en hiver quand il la retrouve. Le mouvement reste limité aux deux premiers mètres, mais il suffit à fissurer une maçonnerie. La fissure laisse ensuite entrer la pluie, et une tache apparaît. Le piège est de traiter la tache. Tant que le mouvement continue, l’enduit se rouvrira — il faut d’abord établir lequel des deux phénomènes commande l’autre.

La sinistralité le confirme. Selon la base Géorisques, 310 des 319 communes du département — 97 % — ont fait l’objet d’au moins un arrêté de catastrophe naturelle sécheresse entre 1989 et 2024, avec des pics en 2003 et 2022. Le département a d’ailleurs compté jusqu’à 295 plans de prévention du risque retrait-gonflement, abrogés par arrêté préfectoral du 5 juin 2026 au profit de la carte d’exposition nationale approuvée le 9 janvier 2026.

Descendez de quelques dizaines de mètres, et le problème change de nature. Les vallées sont tapissées de terrasses alluviales — 1 à 5 mètres d’épaisseur, « alluvions surtout limoneuses en surface au-dessus de sables et de graviers » dans le lit majeur — où la nappe accompagne la rivière. En février 2026, la crue a placé le département en vigilance rouge du 11 au 20, avec des pics à 7,69 m à Agen, 9,56 m à Tonneins, 10,35 m à Marmande et 5,87 m à Villeneuve-sur-Lot, et près de 1 750 personnes évacuées. Toutes les communes du département ont déjà été reconnues au moins une fois en catastrophe naturelle pour inondation.

Le sous-sol réserve une dernière particularité : le BRGM a recensé 566 cavités souterraines réparties sur 118 communes, dont 44 % d’origine anthropique — carrières, caves creusées, ouvrages abandonnés — et 622 dolines indicatrices de vides naturels. Beaucoup de maisons anciennes de l’Agenais, du Fumélois et du Néracais disposent d’une cave creusée dans le coteau. Ces volumes ne sont jamais ventilés : ils sont frais, humides en permanence, et la condensation y est la règle.
Coupe schématique du Lot-et-Garonne : coteau de molasse, terrasse alluviale et lit majeur de la Garonne Coupe du coteau vers la rivière. En haut, le plateau de molasses de l’Agenais, riches en argiles gonflantes, avec un banc de calcaire lacustre intercalé et une maison fissurée par le retrait-gonflement. Le versant descend vers la terrasse alluviale, où une maison de vallée possède une cave atteinte par la nappe. À droite, la Garonne et son lit majeur, avec une nappe alluviale proche de la surface. Au fond, le substratum tertiaire profond. Deux étages, deux problèmes différents Fissuration par retrait-gonflement Coteau de molasse Molasses de l’Agenais : 70 à 90 % d’argiles gonflantes Bancs de calcaire lacustre Cave atteinte par la nappe Terrasse alluviale La Garonne Nappe alluviale Molasses et marnes profondes Substratum tertiaire
  • Remontée capillaire
  • Nappe alluviale et crues
  • Infiltrations par fissuration
  • Caves creusées et condensation

Coupe schématique, sans échelle. Elle montre pourquoi, en Lot-et-Garonne, la même question — « d’où vient l’eau ? » — appelle deux enquêtes différentes selon que vous habitez le coteau ou la vallée.

Profils de territoire

Quatre Lot-et-Garonne, quatre points de départ

319 communes réparties sur quatre arrondissements — Agen, Marmande, Nérac et Villeneuve-sur-Lot. Entre la confluence de la Garonne et du Lot, les coteaux de molasse, les landes de l’Albret et les collines du Haut-Agenais, le sol, l’âge du bâti et la façon dont l’eau arrive changent d’un secteur à l’autre.

L’Agenais et la vallée de la GaronneAgen, Le Passage, Bon-Encontre, Boé, Foulayronnes, Pont-du-Casse, Colayrac-Saint-Cirq, Layrac, Astaffort, Port-Sainte-Marie, Aiguillon, Damazan, Puymirol. La ville basse est en lit majeur — la Garonne y a atteint 7,69 m en février 2026 — tandis que les coteaux qui la dominent sont en pleine molasse. Deux diagnostics opposés à quelques centaines de mètres d’écart.
Le Villeneuvois et le FuméloisVilleneuve-sur-Lot, Bias, Pujols, Sainte-Livrade-sur-Lot, Casseneuil, Fumel, Monsempron-Libos, Penne-d’Agenais, Tournon-d’Agenais, Monflanquin, Cancon. La vallée du Lot et les collines calcaires du Haut-Agenais. C’est le secteur où les caves creusées dans le coteau sont les plus nombreuses, et où le BRGM recense le plus de cavités souterraines avec l’Agenais et le Néracais.
Le Marmandais et le Val de GaronneMarmande, Tonneins, Sainte-Bazeille, Le Mas-d’Agenais, Meilhan-sur-Garonne, Casteljaloux, Miramont-de-Guyenne, Duras, Seyches, Virazeil, Fauguerolles. Un lit majeur large, où la crue de référence des plans de prévention est celle de 1930, et des coteaux argileux au nord. Marmande a relevé 10,35 m en février 2026 : ici, la question du séchage après crue est centrale.
L’Albret et le NéracaisNérac, Lavardac, Vianne, Barbaste, Mézin, Francescas, Houeillès, Durance, Feugarolles, Buzet-sur-Baïse. Aux confins des Landes de Gascogne : sables et boulbènes au sud-ouest, molasses au nord-est, vallée de la Baïse au centre. Un bâti de bourg dense, souvent en pierre et brique, avec des celliers semi-enterrés qui ne sèchent jamais complètement.
Ne pas confondre

Symptôme, cause probable, vérification

Ces tableaux ne remplacent pas un diagnostic. Ils montrent ce qu’un technicien cherche à confirmer ou à écarter en arrivant chez vous, et dans quel ordre.

Lecture des signes visibles et contrôles associés
Ce que vous observez Causes les plus probables Ce que l’on vérifie
Fissure en escalier qui s’ouvre en fin d’été, avec une tache après les pluies Retrait-gonflement de la molasse, puis infiltration par la fissure Saisonnalité de l’ouverture, nature du terrain, position de la fissure, entrée d’eau associée
Mur qui reste sombre en pied plusieurs mois après une crue Maçonnerie encore saturée, séchage incomplet Humidité du support en profondeur et à plusieurs hauteurs, revêtements posés depuis la décrue
Frange humide en pied de mur, limite ondulée, joint qui se creuse Remontée capillaire dans une maçonnerie sans arase étanche Gradient d’humidité vers le haut, présence de sels, nature du mur — galet, brique, pierre, pisé
Cave ou cellier creusé dans le coteau qui perle en permanence Eau du versant contre une paroi enterrée, sans ventilation Position dans le versant, existence d’un drainage, renouvellement d’air du volume
Moisissures apparues dans un logement resté vide Condensation faute de chauffage et de ventilation Durée d’inoccupation, températures de paroi, hygrométrie, état des menuiseries
Tache soudaine après un orage violent Infiltration de façade ou évacuation d’eau pluviale saturée Appuis, jonctions, enduit, gouttières, descentes et regards, capacité des évacuations
Enduit qui cloque et se détache sur un mur ancien Revêtement au ciment posé sur une maçonnerie de terre, de galet ou de chaux Composition de l’enduit d’origine, hauteur du décollement, rétention d’eau derrière
Dépôt blanc qui revient après brossage Salpêtre : l’eau vient du sol et transporte des sels Nature du dépôt, récurrence saisonnière, humidité du support en profondeur
Comparatif des cinq mécanismes rencontrés dans le département
Mécanisme Où cela apparaît Origine de l’eau Contrôle déterminant
Remontée capillaire Bas de murs du bâti ancien — 24,4 % du parc est antérieur à 1946 Eau du sol aspirée par le mortier, les joints, la brique ou la terre crue Profil d’humidité décroissant vers le haut, sels en surface, permanence sur l’année
Séchage post-crue Rez-de-chaussée et caves du lit majeur de la Garonne, du Lot, du Dropt Eau de l’inondation encore stockée dans l’épaisseur du mur Mesure en profondeur, comparaison avec la date de la décrue, revêtements reposés depuis
Infiltration par fissuration Maisons de coteau implantées sur molasse argileuse Pluie entrant par une fissure ouverte par le retrait-gonflement Saisonnalité de la fissure, corrélation avec les épisodes pluvieux
Humidité de partie enterrée Caves creusées, celliers, sous-sols semi-enterrés Eau du versant ou nappe alluviale retenue contre la paroi Pente du terrain, drainage périphérique, ventilation du volume
Condensation Logements vacants ou peu chauffés, angles froids, pièces humides Vapeur de l’air se déposant sur les parois les plus froides Écart entre température de paroi et point de rosée, débits d’air, occupation réelle
Une fissure et une tache sur le même mur ?

C’est la situation la plus courante du département, et celle où l’on se trompe le plus souvent d’ordre. Savoir laquelle des deux a commencé change entièrement les travaux à engager. Cela se mesure sur place.

Maison, terrain, abords

Sur une maison, la cause est souvent dehors

Quand 79,3 % des logements sont des maisons et que 65,1 % des ménages en sont propriétaires, l’enquête ne s’arrête pas au mur qui porte la tache. Elle commence par le terrain — et en Lot-et-Garonne, la première question est de savoir si vous êtes sur le coteau ou dans la vallée.

Ce que nous regardons à l’extérieur

  • La position de la maison dans le relief : coteau de molasse ou terrasse alluviale. Ce seul point réoriente complètement l’ordre des hypothèses.
  • La végétation proche des fondations : sur un sol argileux, un arbre mature prélève l’eau du sol en été et accentue le retrait sous une partie du bâtiment plutôt qu’une autre.
  • Les gouttières, descentes et regards : une descente qui se déverse au pied d’un mur sur argile crée en plus une zone de gonflement local — le double effet est fréquent ici.
  • Le niveau du sol extérieur par rapport au plancher bas : une cour, une terrasse ou un enrobé refaits plus haut que l’ancien seuil transforment un mur de façade en mur contre terre.
  • La pente du terrain et la position dans le versant, quand une cave ou un cellier est creusé dans le coteau.
  • Les traces de la ligne d’eau des crues passées, quand elles sont encore lisibles sur la façade ou dans la cave.

Ce que nous regardons à l’intérieur

  • Le niveau enterré en premier : cave, cellier, garage, buanderie — hauteur des traces, sels, condensation sur les canalisations, odeur.
  • La nature réelle du mur derrière le revêtement : galet, brique, pierre calcaire, torchis ou pisé n’ont ni la même porosité ni la même tolérance à l’eau.
  • Les revêtements posés après une crue ou après une longue vacance : un enduit ou un doublage appliqué sur un support encore chargé est une cause de désordre à part entière.
  • La ventilation du logement, y compris dans une maison ancienne où elle repose souvent sur des entrées d’air devenues invisibles.
Si vous êtes en appartement ou en copropriété — 19,8 % des logements du département, principalement à Agen, Villeneuve-sur-Lot et Marmande — la logique est la même, mais la frontière compte : ventilation intérieure et revêtements relèvent en général du lot privatif, façades, toiture, caves et colonnes de VMC des parties communes. Nous ne tranchons pas cette question juridique ; nous établissons d’où vient l’eau, avec des mesures et des photos datées.
Notre méthode

Comment nous procédons

Sept étapes, toujours dans cet ordre. Le chiffrage arrive en dernier, une fois la cause établie.

  1. Premier échangeVous décrivez ce que vous voyez, depuis quand, dans quelles pièces et à quelle saison. En Lot-et-Garonne, deux questions orientent tout : votre maison est-elle sur le coteau ou dans la vallée, et le logement a-t-il été inondé ou laissé vide ?
  2. Inspection sur placeLe logement, mais aussi ce qui l’entoure : façades et pignons, pied de mur, cave ou cellier, terrain et sa pente, végétation proche, gouttières, descentes et regards.
  3. MesuresRelevés d’humidité sur plusieurs points et plusieurs hauteurs, conditions d’ambiance, températures de paroi et débits de ventilation. C’est ce qui départage une eau venue du sol d’une vapeur produite à l’intérieur.
  4. Recherche de la causeLes hypothèses sont écartées une à une : remontée capillaire, séchage incomplet après crue, infiltration par une fissure, eau du versant contre une paroi enterrée, condensation.
  5. Diagnostic remisCe qui a été mesuré, ce qui est retenu comme cause, ce qui reste à surveiller, et si l’origine se trouve dans le logement, dans le terrain ou dans un mouvement de sol qui relève d’un géotechnicien.
  6. PréconisationsLes solutions envisageables sont présentées avec leurs limites — y compris quand la bonne décision consiste à attendre encore une saison de séchage avant de refermer un mur.
  7. Traitement, si nécessaireMise en œuvre après votre validation, puis remise en état une fois le support redevenu sec et mesuré comme tel.
Nos prestations

Les solutions, selon la cause identifiée

Chaque prestation correspond à une page détaillée du site. Le choix vient après le diagnostic, jamais avant.

Traitement des remontées capillairesRétablir une barrière contre l’eau du sol dans une maçonnerie qui n’en a jamais eu — galet, brique, pierre calcaire, mortier de chaux.
Humidité des caves et sous-solsTraiter un niveau enterré en contact avec l’eau du sol : cave creusée dans le coteau, cellier, garage semi-enterré.
Infiltrations latéralesCas des murs qui reçoivent l’eau par le côté, contre un talus ou un terrain en pente — fréquent en pied de coteau agenais.
Infiltration des eaux dans les mursReprendre le point d’entrée quand l’eau vient de l’extérieur, notamment par une fissure ouverte par le retrait-gonflement.
Traitement de l’humidité des façadesAgir sur l’enveloppe extérieure, joints compris, en respectant ce que l’enduit à la chaux était censé faire : laisser le mur sécher.
Condensation et buéeComprendre pourquoi la vapeur ne sort plus — cas fréquent dans les logements vacants et les maisons de bourg peu chauffées.
Ventilation mécanique par insufflationRenouveler l’air quand la ventilation existante ne suffit plus à évacuer l’humidité produite au quotidien.
Champignons et moisissuresAssainir les supports atteints une fois la cause traitée — dans cet ordre, sans quoi la reprise est certaine.
Déshumidification professionnelleAccélérer le séchage d’un volume après une inondation ou pendant la phase de ressuyage d’une maçonnerie.
Ce que nous ne faisons pasChiffrer un traitement sans être venus mesurer. Enduire, doubler ou repeindre un mur encore humide, en particulier après une crue. Expertiser un mouvement de terrain ou dimensionner une reprise en sous-œuvre : le retrait-gonflement des argiles relève d’un géotechnicien, et nous vous le dirons franchement quand c’est le cas.
Couverture départementale

Où nous intervenons en Lot-et-Garonne

Les 319 communes du département sont couvertes par notre agence Bordeaux, de Fumel à Casteljaloux. Le Lot-et-Garonne ne dispose pas encore de pages commune par commune comme l’Île-de-France : les villes ci-dessous situent nos secteurs d’intervention, et le formulaire reste le plus simple pour nous décrire votre situation.

319 communes, 4 arrondissements · tout le département est couvertvoir toutes nos zones d’intervention

Agen et l’Agenais

Agen, Le Passage, Bon-Encontre, Boé, Foulayronnes, Pont-du-Casse, Colayrac-Saint-Cirq, Layrac, Astaffort, Puymirol, Sérignac-sur-Garonne, Roquefort, Estillac, Sainte-Colombe-en-Bruilhois, Brax, Castelculier.

Villeneuve-sur-Lot et le Villeneuvois

Villeneuve-sur-Lot, Bias, Pujols, Sainte-Livrade-sur-Lot, Casseneuil, Penne-d’Agenais, Le Lédat, Saint-Antoine-de-Ficalba, Laroque-Timbaut, Monflanquin, Cancon, Castelmoron-sur-Lot, Sainte-Colombe-de-Villeneuve.

Marmande, Tonneins et le Val de Garonne

Marmande, Tonneins, Sainte-Bazeille, Le Mas-d’Agenais, Meilhan-sur-Garonne, Virazeil, Fauguerolles, Gontaud-de-Nogaret, Beaupuy, Fourques-sur-Garonne, Couthures-sur-Garonne, Clairac, Aiguillon, Damazan.

Nérac, l’Albret et le Néracais

Nérac, Lavardac, Vianne, Barbaste, Mézin, Francescas, Durance, Houeillès, Buzet-sur-Baïse, Feugarolles, Port-Sainte-Marie, Casteljaloux, Bouglon, Sos.

Le Fumélois, le Duraquois et le nord du département

Fumel, Monsempron-Libos, Tournon-d’Agenais, Sauveterre-la-Lémance, Duras, Miramont-de-Guyenne, Seyches, Lauzun, Castillonnès, Villeréal, Allemans-du-Dropt, Beaugas.

Votre commune est en Lot-et-Garonne ? Parlons de votre problème.

Décrivez-nous ce que vous constatez : nous convenons d’un passage pour mesurer et chercher la cause sur place.

Ce sur quoi vous pouvez compter

Notre façon de travailler

Quatre engagements simples, qui expliquent pourquoi nous commençons toujours par une visite.

La cause avant le traitementNous n’appliquons pas un produit sur un symptôme. Les hypothèses sont écartées une à une jusqu’à isoler l’origine réelle de l’eau.
Le terrain autant que le murPosition dans le relief, pente des abords, végétation, gouttières, descentes et regards sont examinés au même titre que la maçonnerie.
Des mesures, pas des impressionsHumidité du support, températures de paroi, hygrométrie et débits de ventilation : ce sont les chiffres qui départagent l’eau du sol et la vapeur intérieure.
Un rapport écrit et datéMesures, photos et conclusion : un document utilisable face à un assureur, un artisan, un syndic ou un futur acquéreur.
Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande en Lot-et-Garonne

Mon mur est fissuré et taché. Faut-il traiter l’humidité ou la fissure ?

Il faut d’abord établir laquelle a précédé l’autre, et c’est la question centrale du département. Les molasses de l’Agenais contiennent 70 à 90 % d’argiles gonflantes : le sol se rétracte en été, gonfle en hiver, et le mouvement — limité aux deux premiers mètres — suffit à fissurer une maçonnerie. La fissure laisse ensuite entrer la pluie, et une tache apparaît. Dans ce cas, l’humidité est la conséquence : reboucher et repeindre ne tiendra pas, parce que la fissure se rouvrira. Nous mesurons pour trancher, et si le mouvement de terrain domine, nous vous dirons qu’il faut un géotechnicien avant tout traitement de mur.

Ma cave a été inondée. Combien de temps avant de pouvoir refaire les murs ?

Plus longtemps que la plupart des gens ne l’imaginent, et c’est la principale cause de travaux à refaire. Une maçonnerie ancienne qui a été immergée stocke une quantité d’eau considérable et ne l’évacue que par sa surface, très lentement. Refermer trop tôt — enduit, doublage, peinture filmogène — empêche ce séchage et déplace le désordre : la trace ressort plus haut, l’isolant se dégrade, les moisissures s’installent à l’interface. La seule façon de savoir où en est le mur est de mesurer son humidité en profondeur, à plusieurs hauteurs et à plusieurs semaines d’intervalle. Nous pouvons aussi accélérer le ressuyage avec une déshumidification, mais cela ne remplace pas la mesure.

Je suis en zone inondable. Puis-je faire quelque chose contre l’humidité ?

Oui, à condition de séparer deux choses. L’inondation elle-même relève de la prévention du risque : les plans de prévention du Val de Garonne prennent pour référence la crue de 1930, ceux du secteur des Confluents celle de 1875, et ils encadrent ce que vous pouvez construire ou aménager. L’humidité permanente d’un rez-de-chaussée ou d’une cave, elle, se traite : remontées capillaires, ventilation, drainage périphérique, choix de revêtements capables de sécher. Nous travaillons sur cette seconde partie, avec un objectif réaliste — pas empêcher l’eau d’entrer lors d’une crue, mais permettre au bâtiment de repartir à sec ensuite.

La maison que j’achète est restée vide plusieurs années. Est-ce grave ?

C’est un point à vérifier avant la signature. Le Lot-et-Garonne compte 21 748 logements vacants, soit 11,3 % du parc — le taux le plus élevé de tous les départements que nous couvrons. Un logement vide n’est ni chauffé ni ventilé : les parois refroidissent, l’humidité de l’air se dépose sur les surfaces froides, les papiers se décollent, les moisissures apparaissent dans les angles. Deux hivers suffisent à dégrader un bâtiment sain. La bonne nouvelle, c’est que ce désordre-là se traite par l’air et par la remise en chauffe. La mauvaise, c’est qu’il masque souvent un problème plus ancien, qu’il faut chercher avant d’engager des travaux.

Ma cave est creusée dans le coteau et suinte en permanence. Que faire ?

C’est un cas très fréquent ici : le BRGM a recensé 566 cavités souterraines réparties sur 118 communes du département, dont 44 % d’origine anthropique — carrières, caves creusées, ouvrages abandonnés — surtout dans l’Agenais, le Fumélois et le Néracais. Un volume creusé dans le coteau reçoit l’eau du versant et n’est presque jamais ventilé : il reste frais, saturé, et la condensation s’y ajoute à l’eau du sol. On agit sur trois leviers : intercepter l’eau en amont, rétablir un renouvellement d’air, et renoncer à rendre étanche une paroi qui doit rester capable de sécher. Ce qui ne fonctionne jamais, c’est un cuvelage posé sans avoir traité l’arrivée d’eau.

Il ne pleut pas tant que ça à Agen. Pourquoi mon mur reste-t-il humide ?

La station d’Agen-La Garenne relève en effet 708,2 mm de précipitations par an, réparties sur 107,2 jours (normales 1991-2020) : un cumul modéré. Mais deux choses comptent davantage. D’abord la fréquence : un jour sur trois et demi, un mur n’a pas de longue fenêtre pour se ressuyer entre octobre et mars. Ensuite l’intensité : la même station a enregistré 129,8 mm en une seule journée le 8 septembre 2021. Un épisode de ce type sature les évacuations, fait entrer l’eau par des points qui ne posaient aucun problème le reste de l’année, et révèle des défauts jusque-là invisibles.

Mon mur est en pisé ou en terre crue. Que ne faut-il surtout pas faire ?

Ne jamais l’enfermer, et ne jamais le laisser durablement humide. L’Atlas des paysages de Lot-et-Garonne rappelle que « limons et argiles ont permis de fabriquer des tuiles plates ou creuses, des briques ou de bâtir des murs en terre crue, du torchis, du pisé », et il décrit sans détour ce qui arrive quand l’eau s’installe : des murs qui « se dissolvent ». Un mur de terre tient parce qu’il reste sec et parce qu’il peut évacuer ce qu’il absorbe. Un enduit ciment, une peinture filmogène ou un doublage collé bloquent cette évacuation. La priorité absolue est ailleurs : protéger le pied de mur, évacuer les eaux pluviales loin de la base, et conserver un enduit perméable à la vapeur.

Comment distinguer une remontée capillaire d’une infiltration ?

Trois indices se lisent avant toute mesure. La remontée part du sol et sa limite supérieure ondule, jamais rectiligne ; elle laisse un dépôt blanc qui revient après nettoyage ; elle est présente été comme hiver, avec un maximum en saison humide. L’infiltration, elle, apparaît ou s’aggrave après un épisode pluvieux précis, se localise souvent près d’un appui de fenêtre, d’une fissure ou d’une descente d’eau, et se limite à une face du mur. La mesure tranche : dans un cas le taux d’humidité décroît régulièrement en montant, dans l’autre il est maximal au point d’entrée puis diminue autour. Avec 24,4 % du parc antérieur à 1946, la première hypothèse est fréquente ici — mais elle se vérifie, elle ne se suppose pas.

Aller plus loin

Sources des données citées

Prochaine étape

Faisons le point sur votre mur

Une fissure accompagnée d’une tache, une cave qui n’a pas reséché depuis la crue, un bas de mur qui se creuse, une maison restée vide trop longtemps : décrivez-nous ce que vous voyez. Nous venons mesurer et chercher la cause — le devis ne vient qu’après.

Agence Bordeaux · Lot-et-Garonne, 319 communes couvertes · Lundi au samedi, 8h – 20h