Aisne · 02 · Agence Île-de-France

Dans l’Aisne, près d’un logement sur cinq date de la reconstruction d’après 1918

Le département a été le plus détruit de France entre 1914 et 1918 : 139 villages rasés, plus de 111 000 bâtiments à relever. Le parc qui en est sorti — brique, ciment, chaux, années 1920 — a aujourd’hui cent ans, et il vieillit d’une façon très particulière. C’est ce que nous venons mesurer, avant tout devis.

  • 798 communes couvertes
  • Mesures sur place
  • Devis après diagnostic
Technicien de KM Humidité inspectant un mur humide dans une maison
18,7 %des résidences principales de l’Aisne ont été achevées entre 1919 et 1945

L’essentiel, en quatre points

Ce qui change quand on diagnostique une humidité dans l’Aisne plutôt qu’ailleurs.

Un parc marqué par la Reconstruction

43 387 résidences principales du département ont été achevées entre 1919 et 1945, soit 18,7 % du parc — une proportion que l’on ne retrouve nulle part en Île-de-France. Ce sont les maisons de brique relevées après la Grande Guerre, montées vite et sans coupure de capillarité systématique. Un siècle plus tard, ce sont elles qui appellent le plus souvent.

Trois maisons sur quatre

75,0 % des logements sont des maisons individuelles et 61,7 % des ménages sont propriétaires. Concrètement : un rez-de-chaussée posé sur le terrain, souvent une cave, des abords à entretenir soi-même. L’eau venue du sol pèse ici beaucoup plus lourd que la condensation d’un logement collectif.

Des argiles qui arrêtent l’eau

Au sud du département, la notice géologique de Soissons décrit les argiles et lignites du Soissonnais comme un niveau imperméable : l’eau de pluie traverse le calcaire et les sables, s’arrête sur ces argiles et ressort en sources au flanc des plateaux. Au nord, en Thiérache, c’est l’argile de surface qui retient l’eau au pied des murs.

Aucun chiffrage avant la visite

Nous ne vendons pas de traitement par téléphone. Les relevés d’humidité, les températures de paroi, l’examen du terrain, des descentes d’eau et des parties enterrées se font sur place — et c’est seulement ensuite qu’une préconisation chiffrée a un sens.

Le département en données publiques

Ce que l’Aisne a de particulier

Ces chiffres ne décrivent pas votre logement. Ils décrivent le type de bâti dominant, son âge et le terrain sur lequel il repose — trois éléments qui déterminent par quelle hypothèse un technicien commence.

75,0 %de maisons individuelles, contre 24,2 % d’appartements (INSEE, RP 2023)
18,7 %des résidences principales achevées entre 1919 et 1945 (INSEE, RP 2023)
139villages entièrement détruits entre 1914 et 1918 (Inventaire du patrimoine, Hauts-de-France)
285effondrements et affaissements recensés sur 574 mouvements de terrain (BRGM, 2010)
Point de départ

Que voyez-vous chez vous ?

Chaque signe ouvre une piste. Aucun ne suffit à conclure — mais il indique par où commencer, et ce qu’il faudra mesurer pour trancher.

Ces cartes aident à observer, elles ne diagnostiquent pas. Dans l’Aisne, la question la plus fréquente reste celle du pied de mur : une maison de plain-pied posée sur un sol qui garde l’eau, avec une cave ou un vide sanitaire dessous. C’est là qu’il faut commencer à mesurer.
Le parc de logements

Un parc reconstruit, puis reconstruit une seconde fois

L’Aisne a connu deux vagues de construction rapprochées : la Reconstruction des années 1920, puis les Trente Glorieuses. Ensemble, elles représentent plus des deux tiers du parc, et elles ne se diagnostiquent pas de la même façon.

Résidences principales de l’Aisne par période d’achèvement — INSEE, recensement 2023 (base : 232 292 logements achevés avant 2021)
Période d’achèvement Résidences principales Part du parc
Avant 1919 30 693 13,2 %
1919 – 1945 43 387 18,7 %
1946 – 1970 57 693 24,8 %
1971 – 1990 58 260 25,1 %
1991 – 2005 21 999 9,5 %
2006 – 2020 20 261 8,7 %

Trois familles de bâti, trois façons de prendre l’eau

  • Avant 1919 — 30 693 logements, 13,2 % : ce qui a survécu à la guerre. Fermes de Thiérache en brique, torchis et colombage, maisons de bourg en moellon calcaire au sud, murs épais montés sans arase étanche. Ces maçonneries pompent l’eau du sol par capillarité et l’évacuent par évaporation à travers l’enduit : tant que l’enduit respire, l’équilibre tient. C’est le terrain classique de la remontée capillaire et du salpêtre.
  • 1919 – 1945 — 43 387 logements, 18,7 % : la Reconstruction. Entre les deux guerres, environ 100 000 logements ont été bâtis dans le département, en brique, ciment, chaux et pierre. Vite montées, sur des fondations peu profondes et rarement pourvues d’une coupure de capillarité, ces maisons ont aujourd’hui un siècle. Leurs briques de parement sont poreuses, leurs joints de chaux se sont creusés, et beaucoup ont reçu depuis un enduit ciment qui a refermé le mur.
  • 1946 – 1990 — 115 953 logements, 49,9 % : la moitié du parc. Pavillons de lotissement avec sous-sol total, garage semi-enterré ou vide sanitaire, isolation partielle, ponts thermiques en about de plancher. Les désordres s’y répartissent entre humidité de partie enterrée et condensation. Après 1991, seuls 42 260 logements se sont ajoutés : le parc récent, très étanche, dépend entièrement de sa ventilation.
Une brique de la Reconstruction n’est pas censée être étanche : elle absorbe et rend l’eau. Le réflexe qui aggrave le plus souvent la situation dans l’Aisne consiste à la refermer — enduit ciment, peinture de façade filmogène, doublage collé — puis à constater que la trace remonte de trente centimètres.
Géologie et hydrogéologie

Un département coupé en deux par son sous-sol

Il n’y a pas un sous-sol de l’Aisne, il y en a deux, et la limite passe à peu près par la vallée de l’Aisne. Au nord, la craie et les argiles. Au sud, l’empilement tertiaire du Bassin parisien, avec sa conséquence directe : des sources au flanc des plateaux.

Au sud, la notice de la carte géologique de Soissons décrit une série très lisible. Sous les limons de plateau vient le calcaire grossier du Lutétien, jusqu’à 40 mètres d’épaisseur — la pierre de taille des églises et des fermes de la région. Dessous, les sables de Cuise, épais de 50 à 65 mètres, très perméables. Puis la couche décisive : les argiles et lignites du Soissonnais, imperméables. Enfin, une trentaine de mètres de sables thanétiens et, tout en bas, la craie.

Le résultat se lit sur le terrain. L’eau de pluie traverse les limons, le calcaire et les sables, rencontre les argiles du Soissonnais et s’arrête. Elle ne peut plus descendre : elle repart latéralement et ressort en niveaux de sources sur les flancs des plateaux, exactement à la hauteur où les argiles affleurent. Une maison bâtie à mi-pente, en bas d’un chemin creux ou contre un talus, reçoit cette eau par le côté — et pas par le haut.

C’est le mécanisme le plus sous-estimé du sud du département. Une cave peut rester sèche pendant des années puis se charger après un terrassement voisin, un chemin goudronné, une haie arrachée ou une descente d’eau pluviale déplacée. L’eau n’arrive pas d’une nappe profonde : elle glisse sur l’argile, à faible profondeur, et suit la pente.

Le sous-sol a aussi été exploité, et beaucoup. L’inventaire des mouvements de terrain réalisé par le BRGM pour le département recense 574 mouvements, dont 285 effondrements et affaissements — soit la moitié du total. Trois familles de cavités sont en cause : les carrières de craie ouvertes pour l’amendement des terres et la chaux, les carrières de pierre de taille exploitées « en bouteille » — les creutes du Soissonnais et du Chemin des Dames — et les caves et souterrains-refuges. À Laon, l’inventaire décrit des souterrains pouvant atteindre quatre niveaux superposés, la pierre y étant extraite depuis l’époque romaine. Ces vides ne créent pas l’humidité, mais ils déplacent l’eau sous les maisons de façon peu intuitive.

Au nord, la logique change. En Thiérache, le bocage repose sur des sols lourds et argileux qui retiennent l’eau en surface : le problème n’est plus une nappe perchée, c’est un terrain qui ne draine pas et qui garde l’eau contre les soubassements. Et partout, il y a les vallées. Le dossier départemental des risques majeurs recense plusieurs plans de prévention du risque inondation : 45 communes pour la vallée de l’Oise amont, 23 pour l’Oise aval, 16 pour l’Oise médiane, 34 pour la Serre et le Vilpion, 27 pour les débordements de la Marne. Les crues de décembre 1993 et janvier 1994 avaient sinistré 240 communes du département.

Il pleut peu dans l’Aisne, mais souvent : la station de Saint-Quentin relève 683,4 mm de précipitations par an, répartis sur 119,9 jours de pluie — soit près d’un jour sur trois. Un mur qui n’a jamais le temps de sécher entre deux épisodes n’a pas besoin d’un événement exceptionnel pour rester humide toute l’année.
Coupe schématique de l’Aisne, du bocage de Thiérache aux plateaux du Soissonnais Coupe nord-sud du département. À gauche, la Thiérache : un sol argileux qui retient l’eau sous une maison de brique. Au centre, la vallée de l’Oise et de l’Aisne, avec ses alluvions et sa nappe. À droite, le plateau du Soissonnais : sous les limons, le calcaire grossier creusé d’anciennes carrières, les sables de Cuise perméables, puis les argiles du Soissonnais imperméables sur lesquelles l’eau s’arrête et ressort en sources au flanc du plateau. La craie forme le socle sous l’ensemble. Du bocage de Thiérache aux plateaux du Soissonnais Thiérache — maison de brique sur sol lourd Sols argileux — l’eau ne descend pas Vallée de l’Oise et de l’Aisne Nappe alluviale Sources au flanc du plateau Plateau du Soissonnais Limons de plateau Calcaire grossier — creutes Sables de Cuise — perméables Argiles du Soissonnais — imperméables Craie
  • Remontée capillaire
  • Nappe alluviale et parties enterrées
  • Sources et infiltrations latérales
  • Carrières souterraines et effondrements

Coupe schématique, sans échelle. Elle montre pourquoi, au sud du département, l’eau arrive latéralement contre les murs enterrés au lieu de s’infiltrer en profondeur, et pourquoi la logique s’inverse dans le bocage du nord.

Profils de territoire

Quatre Aisne, quatre points de départ

Avec 798 communes réparties sur cinq arrondissements, le département n’a rien d’homogène. Le sol, l’âge du bâti et la façon dont l’eau circule changent d’un secteur à l’autre — et avec eux, l’ordre des hypothèses.

La Thiérache et le nord bocagerHirson, Vervins, Guise, Le Nouvion-en-Thiérache, La Capelle, Bohain-en-Vermandois, Fresnoy-le-Grand, Sains-Richaumont. Bocage sur sols argileux, habitat de brique, de torchis et de colombage, prairies humides et fossés. Ici le terrain ne draine pas : l’eau reste au pied des murs et le soubassement travaille toute l’année.
Le Vermandois et la vallée de l’OiseSaint-Quentin, Gauchy, Harly, Chauny, Tergnier, La Fère, Ribemont, Origny-Sainte-Benoîte, Moÿ-de-l’Aisne. La craie sous les limons, et surtout la vallée : les plans de prévention de l’Oise couvrent 84 communes en amont, en aval et en partie médiane. Les niveaux enterrés et les rez-de-chaussée bas sont le premier poste à contrôler.
Le Laonnois et la vallée de la SerreLaon, Athies-sous-Laon, Chambry, Crépy, Marle, Sissonne, Coucy-le-Château-Auffrique, Anizy-le-Grand. La butte de Laon superpose les mêmes couches que le Soissonnais et cache des souterrains sur jusqu’à quatre niveaux ; 34 communes sont couvertes par les plans de la Serre et du Vilpion. Terrain hétérogène, pentes marquées, caves anciennes.
Le Soissonnais, le Tardenois et le SudSoissons, Villers-Cotterêts, Château-Thierry, Braine, Fère-en-Tardenois, Vailly-sur-Aisne, Oulchy-le-Château, Neuilly-Saint-Front. Le millefeuille tertiaire dans toute son épaisseur : calcaire, sables de Cuise, argiles imperméables, creutes du Chemin des Dames, sources à mi-pente. 27 communes relèvent du plan de prévention des débordements de la Marne.
Ne pas confondre

Symptôme, cause probable, vérification

Ces tableaux ne remplacent pas un diagnostic. Ils montrent ce qu’un technicien cherche à confirmer ou à écarter en arrivant chez vous, et dans quel ordre.

Lecture des signes visibles et contrôles associés
Ce que vous observez Causes les plus probables Ce que l’on vérifie
Frange humide en pied de mur, limite ondulée, en rez-de-chaussée Remontée capillaire dans une maçonnerie sans arase étanche Gradient d’humidité sur la hauteur, présence de sels, nature du mur et de l’enduit
Cave ou sous-sol qui se charge en hiver et sèche en été Eau du sol retenue contre la paroi, nappe ou eau perchée sur argile Saisonnalité, pente des abords, drainage périphérique, position dans le versant
Trace sur une seule face, du côté où le terrain remonte Infiltration latérale contre un mur enterré ou un talus Niveau du sol extérieur, présence d’un drain, écoulements de surface
Enduit qui cloque, sonne creux ou se détache d’une façade de brique Revêtement imperméable posé sur un mur ancien qui doit respirer Composition de l’enduit d’origine, zones de rétention d’eau derrière le revêtement
Moisissures dans un angle ou derrière un meuble, logement récent ou isolé Condensation par renouvellement d’air insuffisant VMC en service, entrées d’air non obturées, température de paroi, hygrométrie
Dépôt blanc qui revient après brossage Salpêtre : l’eau vient du sol et transporte des sels Nature du dépôt, récurrence saisonnière, humidité du support en profondeur
Fissure qui s’ouvre en fin d’été, ou affaissement localisé Mouvement du sol argileux, ou vide souterrain sous la construction Géométrie et évolution de la fissure, végétation proche, existence d’une cavité connue
Odeur de renfermé au retour de vacances, buée sur les vitrages Ventilation insuffisante pour l’usage du logement Débits d’extraction, usage des pièces humides, séchage du linge, occupation
Comparatif des quatre mécanismes rencontrés dans le département
Mécanisme Où cela apparaît Origine de l’eau Contrôle déterminant
Remontée capillaire Partie basse des murs de rez-de-chaussée, bâti ancien et maisons de la Reconstruction Eau du sol aspirée par la porosité de la brique et du mortier Profil d’humidité décroissant vers le haut, sels en surface
Humidité de partie enterrée Caves, sous-sols totaux, garages semi-enterrés, vides sanitaires Nappe alluviale en fond de vallée, ou eau perchée sur les argiles du plateau Contexte hydrogéologique, saisonnalité, drainage, pente des abords
Infiltration Façade exposée, appuis, jonctions, pied de mur contre un talus Pluie battante, eau pluviale mal évacuée, source au flanc du plateau Corrélation avec les épisodes pluvieux, état des évacuations, examen du versant
Condensation Angles, pourtours de fenêtres, parois froides, pièces humides Vapeur produite à l’intérieur, qui se dépose faute de sortie Écart entre température de paroi et point de rosée, débits d’air
Une cave ou un pied de mur qui reste humide ?

C’est le motif d’appel numéro un du département. Avant de parler drainage ou injection, il faut savoir d’où vient l’eau et à quelle saison elle arrive. Cela se mesure sur place.

Maison, terrain, abords

Sur une maison, la cause est souvent dehors

Quand trois logements sur quatre sont des maisons et que six ménages sur dix en sont propriétaires, l’enquête ne s’arrête pas au mur qui porte la tache. Elle commence par le terrain qui l’entoure.

Ce que nous regardons à l’extérieur

  • La position de la maison dans le versant : à mi-pente, en bas d’un chemin creux ou contre un talus, elle reçoit l’eau qui descend du plateau.
  • La pente du terrain autour de la construction : un jardin remblayé au fil des années renvoie l’eau vers le mur au lieu de l’en éloigner.
  • Les gouttières, descentes d’eau pluviale et regards : une descente qui se déverse au pied du mur suffit à saturer un soubassement de brique, et cela se voit à chaque orage.
  • Le niveau du sol extérieur par rapport au plancher bas : une terrasse ou un enrobé refait plus haut que l’ancien seuil transforme un mur de façade en mur contre terre.
  • Les soupiraux, aérations de vide sanitaire et grilles de cave, souvent obturés lors d’une rénovation, alors qu’ils assuraient le séchage du niveau bas.
  • L’état des joints de la façade en brique : un joint de chaux creusé laisse entrer la pluie battante bien plus qu’une brique poreuse.

Ce que nous regardons à l’intérieur

  • Le niveau enterré en premier : cave, sous-sol, garage, cellier, buanderie — hauteur des traces, sels, condensation sur les canalisations.
  • La nature réelle du mur derrière le revêtement, et si un enduit ou un doublage imperméable a été posé sur une maçonnerie ancienne.
  • La ventilation du logement, y compris dans une maison ancienne où elle repose souvent sur des entrées d’air devenues invisibles.
Si vous êtes en appartement ou en copropriété — c’est le cas de 24,2 % des logements du département, surtout à Saint-Quentin, Soissons, Laon et Château-Thierry — la logique est la même, mais la frontière compte : ventilation intérieure et revêtements relèvent en général du lot privatif, façades, toiture, caves et colonnes de VMC des parties communes. Nous ne tranchons pas cette question juridique ; nous établissons d’où vient l’eau, avec des mesures et des photos datées.
Notre méthode

Comment nous procédons

Sept étapes, toujours dans cet ordre. Le chiffrage arrive en dernier, une fois la cause établie.

  1. Premier échangeVous décrivez ce que vous voyez, depuis quand, dans quelles pièces et à quelle saison. Nous notons la commune, l’année de construction, la position dans le versant, la présence d’une cave ou d’un vide sanitaire et le type de ventilation.
  2. Inspection sur placeLe logement, mais aussi ce qui l’entoure : façades et pignons, niveau enterré, terrain et sa pente, gouttières, descentes et regards, seuils et soupiraux.
  3. MesuresRelevés d’humidité sur plusieurs points et plusieurs hauteurs, conditions d’ambiance, températures de paroi et débits de ventilation. C’est ce qui départage une eau venue du sol d’une vapeur produite à l’intérieur.
  4. Recherche de la causeLes hypothèses sont écartées une à une : remontée capillaire, eau retenue contre une paroi enterrée, infiltration latérale, condensation, désordre lié au mouvement du sol.
  5. Diagnostic remisCe qui a été mesuré, ce qui est retenu comme cause, ce qui reste à surveiller, et si l’origine se trouve dans le logement ou en dehors. Sans cette étape, aucun devis n’a de sens.
  6. PréconisationsLes solutions envisageables sont présentées avec leurs limites — y compris quand l’action la plus efficace consiste à reprendre une descente d’eau pluviale plutôt qu’à traiter un mur.
  7. Traitement, si nécessaireMise en œuvre après votre validation, puis remise en état une fois le support redevenu sec.
Nos prestations

Les solutions, selon la cause identifiée

Chaque prestation correspond à une page détaillée du site. Le choix vient après le diagnostic, jamais avant.

Traitement des remontées capillairesRétablir une barrière contre l’eau du sol dans une maçonnerie qui n’en a jamais eu — brique de la Reconstruction, moellon calcaire, murs de ferme.
Humidité des caves et sous-solsTraiter un niveau enterré en contact avec l’eau du sol, cave, cellier, garage semi-enterré ou vide sanitaire.
Infiltrations latéralesCas des murs qui reçoivent l’eau par le côté, contre un talus ou un terrain en pente — la situation typique des versants du Soissonnais et du Laonnois.
Infiltration des eaux dans les mursReprendre le point d’entrée quand l’eau vient de l’extérieur et que la trace suit les épisodes pluvieux.
Traitement de l’humidité des façadesAgir sur l’enveloppe extérieure, joints compris, en tenant compte de ce qu’une façade de brique était censée faire : laisser le mur sécher.
Condensation et buéeComprendre pourquoi la vapeur produite à l’intérieur ne sort plus, dans un logement récent comme dans une maison ancienne rénovée.
Ventilation mécanique par insufflationRenouveler l’air quand la ventilation existante ne suffit plus à évacuer l’humidité produite au quotidien.
Champignons et moisissuresAssainir les supports atteints une fois la cause traitée — dans cet ordre, sans quoi la reprise est certaine.
Déshumidification professionnelleAbaisser le taux d’humidité d’un volume pendant la phase de séchage, en complément du traitement de la cause.
Ce que nous ne faisons pasChiffrer un traitement sans être venus mesurer. Enduire ou repeindre un mur encore humide. Refermer une maçonnerie ancienne avec un revêtement imperméable. Traiter un mur alors que l’eau vient d’une descente pluviale, d’un terrain mal drainé ou d’une source au flanc du versant.
Couverture départementale

Où nous intervenons dans l’Aisne

Les 798 communes du département sont couvertes par notre agence Île-de-France, de la Thiérache au Tardenois. L’Aisne ne dispose pas encore de pages commune par commune comme l’Île-de-France : les villes ci-dessous situent nos secteurs d’intervention, et le formulaire reste le plus simple pour nous décrire votre situation.

798 communes, 5 arrondissements · tout le département est couvertvoir toutes nos zones d’intervention

Thiérache et nord du département

Hirson, Vervins, Guise, Le Nouvion-en-Thiérache, La Capelle, Bohain-en-Vermandois, Fresnoy-le-Grand, Sains-Richaumont, Marle, Wassigny.

Vermandois et vallée de l’Oise

Saint-Quentin, Gauchy, Harly, Chauny, Tergnier, La Fère, Ribemont, Origny-Sainte-Benoîte, Moÿ-de-l’Aisne, Flavy-le-Martel.

Laonnois et vallée de la Serre

Laon, Athies-sous-Laon, Chambry, Crépy, Sissonne, Coucy-le-Château-Auffrique, Anizy-le-Grand, Bruyères-et-Montbérault, Vervins, Montcornet.

Soissonnais, Tardenois et sud du département

Soissons, Villers-Cotterêts, Château-Thierry, Braine, Fère-en-Tardenois, Vailly-sur-Aisne, Oulchy-le-Château, Neuilly-Saint-Front, Belleu, Crouy.

Votre commune est dans l’Aisne ? Parlons de votre problème.

Décrivez-nous ce que vous constatez : nous convenons d’un passage pour mesurer et chercher la cause sur place.

Ce sur quoi vous pouvez compter

Notre façon de travailler

Quatre engagements simples, qui expliquent pourquoi nous commençons toujours par une visite.

La cause avant le traitementNous n’appliquons pas un produit sur un symptôme. Les hypothèses sont écartées une à une jusqu’à isoler l’origine réelle de l’eau.
Le terrain autant que le murPosition dans le versant, pente des abords, gouttières, descentes, seuils et soupiraux sont examinés au même titre que la maçonnerie.
Des mesures, pas des impressionsHumidité du support, températures de paroi, hygrométrie et débits de ventilation : ce sont les chiffres qui départagent l’eau du sol et la vapeur intérieure.
Un rapport écrit et datéMesures, photos et conclusion : un document utilisable face à un assureur, un artisan, un syndic ou un futur acquéreur.
Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande dans l’Aisne

Ma maison a été reconstruite dans les années 1920. Est-ce que cela change quelque chose ?

Oui, et c’est même le cas le plus fréquent du département : 43 387 résidences principales de l’Aisne, soit 18,7 % du parc, ont été achevées entre 1919 et 1945. Ces maisons ont été relevées vite, après des destructions massives, avec les matériaux disponibles : brique, ciment, chaux, pierre de récupération. La coupure de capillarité n’était pas systématique et les fondations sont souvent peu profondes. Ce n’est pas un défaut de construction, c’est l’époque — mais cela signifie qu’un pied de mur qui fonce, dans ce bâti, relève d’abord de l’eau du sol tant que la mesure n’a pas dit le contraire.

Pourquoi ma cave se charge-t-elle chaque hiver alors qu’il n’y a pas de rivière à côté ?

Parce que l’eau n’a pas besoin d’une rivière pour arriver. Au sud du département, la carte géologique décrit sous les limons un calcaire grossier puis les sables de Cuise, tous deux perméables, posés sur les argiles et lignites du Soissonnais, qui ne laissent rien passer. L’eau de pluie descend, bute sur l’argile et repart de côté en suivant la pente du plateau : elle ressort en sources au flanc des versants et arrive contre les murs enterrés à faible profondeur. C’est saisonnier, cela s’observe à la mesure, et cela ne se traite pas comme une remontée capillaire.

Y a-t-il des carrières souterraines sous chez moi ?

C’est possible, et c’est loin d’être marginal. L’inventaire des mouvements de terrain réalisé par le BRGM pour l’Aisne recense 574 mouvements, dont 285 effondrements et affaissements. Trois types de cavités sont en cause : les carrières de craie exploitées pour l’amendement des terres, les carrières de pierre de taille — les creutes du Soissonnais et du Chemin des Dames — et les caves et souterrains-refuges. À Laon, l’inventaire décrit des souterrains pouvant atteindre quatre niveaux superposés. Pour un diagnostic d’humidité, l’information utile n’est pas le risque d’effondrement en lui-même : c’est que l’eau souterraine circule de façon irrégulière sous la construction.

En Thiérache, pourquoi les bas de murs restent-ils humides toute l’année ?

Parce que le terrain ne draine pas. Le bocage repose sur des sols lourds et argileux qui retiennent l’eau en surface au lieu de la laisser filer : après chaque épisode pluvieux, elle stagne contre les soubassements. À cela s’ajoute le bâti traditionnel — brique, torchis, colombage — dont les murs absorbent volontiers l’eau et la rendent par évaporation. Le traitement passe presque toujours par le terrain avant de passer par le mur : reprise des abords, des écoulements, du niveau du sol extérieur.

J’ai fait poser un enduit ciment sur ma façade de brique et l’humidité est revenue plus haut. Pourquoi ?

Parce qu’une façade de brique n’est pas étanche et n’a jamais été conçue pour l’être. Le mur pompe un peu d’eau au sol et l’évapore en surface, à travers les joints et la brique : tant que cette évaporation reste possible, l’équilibre tient. Un enduit ciment ou une peinture filmogène la bloque, mais l’eau continue de monter — elle ressort donc plus haut, là où le revêtement s’arrête. Le désordre n’a pas empiré, il s’est déplacé. C’est aussi pour cette raison que nous refusons de réenduire un support dont le taux d’humidité n’a pas été relevé.

Des fissures sont apparues cet été. Est-ce lié à l’humidité ?

Pas directement, mais les deux se croisent souvent. Les sols argileux gonflent quand ils s’imbibent et se rétractent quand ils sèchent ; ce mouvement saisonnier fatigue la maçonnerie qui repose dessus, et les fissures s’ouvrent généralement en fin d’été. Dans l’Aisne s’ajoute un second mécanisme : un vide souterrain — ancienne carrière, cave oubliée, souterrain-refuge — peut provoquer un affaissement localisé. Ce qui nous intéresse pour un diagnostic d’humidité, c’est qu’une fissure ouverte transforme une pluie battante en infiltration. Nous regardons donc les deux ensemble.

Ma maison est en zone inondable de l’Oise. Que faut-il vérifier en premier ?

Le niveau bas, systématiquement. Les plans de prévention du risque inondation couvrent 45 communes en amont de la vallée de l’Oise, 16 en partie médiane et 23 en aval, auxquelles s’ajoutent 34 communes pour la Serre et le Vilpion et 27 pour les débordements de la Marne ; les crues de décembre 1993 et janvier 1994 avaient sinistré 240 communes du département. Après une crue, ce n’est pas seulement l’eau visible qui compte : la maçonnerie s’est gorgée et met des mois à sécher. Nous mesurons l’humidité du support avant toute remise en état, faute de quoi les revêtements neufs cloquent au premier hiver.

Comment distinguer une remontée capillaire d’une infiltration ?

Trois indices se lisent avant toute mesure. La remontée part du sol et sa limite supérieure ondule, jamais rectiligne ; elle laisse un dépôt blanc qui revient après nettoyage ; elle est présente été comme hiver, avec un maximum en saison humide. L’infiltration, elle, apparaît ou s’aggrave après un épisode pluvieux précis, se localise souvent près d’un appui de fenêtre, d’une jonction ou d’une descente d’eau, et se limite à une face du mur. Dans l’Aisne, une troisième piste s’ajoute pour les maisons de versant : l’eau qui arrive par le côté, contre un mur enterré. La mesure tranche : le profil d’humidité sur la hauteur du mur n’a pas la même forme dans les trois cas.

Aller plus loin

Sources des données citées

Prochaine étape

Faisons le point sur votre mur

Un pied de mur qui fonce chaque hiver, une cave qui se charge à la saison humide, un enduit qui cloque sur une façade de brique, des moisissures dans un logement rénové : décrivez-nous ce que vous voyez. Nous venons mesurer et chercher la cause — le devis ne vient qu’après.

Agence Île-de-France · Aisne, 798 communes couvertes · Lundi au samedi, 8h – 20h