Gironde · 33 · Agence Bordeaux

L’échoppe bordelaise, posée au ras du trottoir sur une pierre qui boit

Un recensement de 1995 en dénombrait 10 936 dans la seule ville de Bordeaux. Plain-pied, façade en pierre de taille calcaire, seuil au niveau de la rue, aucune barrière étanche : c’est le bâti le plus exposé aux remontées capillaires que nous rencontrions. Et il pleut ici 924,9 mm par an, répartis sur 122,5 jours — le plus arrosé de tous les départements que nous couvrons.

  • 535 communes couvertes
  • Mesures sur place
  • Devis après diagnostic
Technicien de KM Humidité inspectant un mur humide avec un appareil de mesure dans une maison
122,5jours de pluie par an à Bordeaux-Mérignac, près d’un jour sur trois

L’essentiel, en quatre points

Ce qui change quand on diagnostique une humidité en Gironde plutôt qu’ailleurs.

Une pierre poreuse, et une règle écrite

Le calcaire à astéries, la « pierre de Bordeaux », est décrit par le département lui-même comme tendre et facile à travailler ; il est aussi poreux. Bordeaux Métropole est explicite dans sa fiche technique : « les peintures et le ciment sont incompatibles avec la pierre car ils forment une barrière étanche qui empêche la maçonnerie de respirer », et « la réalisation d’enduit sur la pierre de taille est interdite ».

Le parc le plus récent — et 91 667 logements d’avant 1919

24,0 % des résidences principales girondines ont été achevées à partir de 2006, la proportion la plus élevée de tous nos départements. Mais 11,8 % sont antérieures à 1919, soit 91 667 logements montés sans coupure de capillarité. Deux parcs, deux diagnostics : condensation d’un côté, eau du sol de l’autre.

Le sol change tous les vingt kilomètres

Sables et alios du plateau landais au sud-ouest, alluvions et palus le long de la Garonne et de l’estuaire, calcaire à astéries et carrières souterraines à l’est, mattes et marais drainés dans le Médoc. La même tache sur un mur ne se lit pas de la même façon à Lacanau, à Bègles et à Saint-Émilion.

Aucun chiffrage avant la visite

Nous ne vendons pas de traitement par téléphone. Relevés d’humidité, températures de paroi, examen du terrain, des descentes d’eau et des parties enterrées se font sur place — et c’est seulement ensuite qu’une préconisation chiffrée a un sens.

Le département en données publiques

Ce que la Gironde a de particulier

Ces chiffres ne décrivent pas votre logement. Ils décrivent le type de bâti dominant, son âge et le terrain sur lequel il repose — trois éléments qui déterminent par quelle hypothèse un technicien commence.

924,9 mmde pluie par an, répartis sur 122,5 jours (Météo-France, Bordeaux-Mérignac)
59,6 %de maisons individuelles, contre 39,5 % d’appartements (INSEE, RP 2023)
30,6 %du territoire en aléa moyen à fort de retrait-gonflement des argiles (BRGM)
1 564cavités souterraines recensées dans le département (BRGM, inventaire départemental)
Point de départ

Que voyez-vous chez vous ?

Chaque signe ouvre une piste. Aucun ne suffit à conclure — mais il indique par où commencer, et ce qu’il faudra mesurer pour trancher.

Ces cartes aident à observer, elles ne diagnostiquent pas. Le dernier cas est le seul qui ne relève pas de nous : un affaissement de terrain doit être signalé au maire. Nous intervenons sur l’eau, pas sur la stabilité du sous-sol — mais les deux se croisent souvent, et nous vous dirons lequel des deux vous regardez.
Le parc de logements

Le parc le plus jeune que nous couvrons, et un cœur de ville très ancien

Près d’un quart des résidences principales girondines datent de 2006 ou après. Dans le même département, 91 667 logements sont antérieurs à 1919. Ces deux mondes n’ont ni les mêmes murs, ni les mêmes désordres, ni les mêmes solutions.

Résidences principales de la Gironde par période d’achèvement — INSEE, recensement 2023 (base : 779 723 logements achevés avant 2021)
Période d’achèvement Résidences principales Part du parc
Avant 1919 91 667 11,8 %
1919 – 1945 49 195 6,3 %
1946 – 1970 110 765 14,2 %
1971 – 1990 208 048 26,7 %
1991 – 2005 132 888 17,0 %
2006 – 2020 187 160 24,0 %

Trois familles de bâti, trois façons de prendre l’eau

  • Avant 1946 — 140 862 logements, 18,1 % : l’échoppe bordelaise et le bâti de pierre. Façade en pierre de taille de calcaire à astéries, murs épais, seuil au niveau du trottoir, cave sous une partie du logement, et aucune arase étanche. Ailleurs, chartreuses et maisons de maître du vignoble, maisons de bourg, bâti de palus. Ces murs pompent l’eau du sol et l’évacuent par évaporation : tant que la pierre et les joints respirent, l’équilibre tient.
  • 1946 – 1990 — 318 813 logements, 40,9 % : la première couronne et les lotissements. Pavillons avec vide sanitaire ou garage semi-enterré, premiers collectifs de la rive droite et du Bassin, isolation partielle, ponts thermiques en about de plancher. Les désordres s’y partagent entre humidité de partie basse et condensation.
  • Après 1991 — 320 048 logements, 41,1 % : plus de quatre logements sur dix, dont 187 160 achevés à partir de 2006. C’est la conséquence directe de la croissance de l’agglomération. Enveloppe étanche, menuiseries performantes, ventilation mécanique indispensable : si la VMC s’arrête ou si les entrées d’air sont bouchées, la vapeur produite à l’intérieur se dépose sur les angles froids, sans qu’aucune eau extérieure n’entre en jeu.
Le CAUE de la Gironde décrit les enduits traditionnels comme faits « d’eau, de sable de carrière et de chaux naturelle », appréciés pour leur souplesse et leur « perméabilité à la vapeur d’eau ». Il est tout aussi net sur le ciment : « étanches à la vapeur d’eau, ils ne permettent plus aux murs d’évacuer naturellement l’humidité. Emprisonnée, l’eau s’accumule, remonte jusque dans les étages et dégrade les maçonneries. » C’est exactement le désordre que nous constatons le plus souvent ici.
Géologie et hydrogéologie

Du sable à l’ouest, du calcaire à l’est, des palus au milieu

La Gironde est le plus vaste département de France métropolitaine, et son sous-sol change complètement d’une rive à l’autre. C’est ce qui décide, avant même la visite, par quelle hypothèse commencer.

À l’est de la Garonne, le socle est le calcaire à astéries, déposé il y a environ 32 millions d’années à l’Oligocène. Le conseil départemental le décrit comme « tendre et facile à travailler », exploité comme matériau de construction depuis l’époque gallo-romaine ; c’est la « pierre de Bordeaux », extraite notamment à Frontenac et à Bourg, et c’est avec elle qu’ont été bâtis Bordeaux, Libourne et Saint-Émilion. Tendre veut dire poreux : cette pierre absorbe l’eau et la restitue, à condition qu’on la laisse faire.

Là où on l’a extraite, elle a laissé des vides. L’inventaire départemental du BRGM recense 1 564 cavités souterraines en Gironde. Une base plus ancienne, renseignée pour une cinquantaine de communes seulement, décrivait déjà des carrières allant de 20 m² à plus de 250 000 m², hautes de deux à trois mètres, avec des développements dépassant quatre cents mètres — creusées surtout aux XVIIIe et XIXe siècles pour bâtir les châteaux.

Le long de la Garonne, de la Dordogne et de l’estuaire s’étendent les palus : d’anciens marais, aux sols argilo-sableux hydromorphes. Dans le Médoc, les mattes reposent sur des alluvions récentes ; les marais y ont été asséchés et drainés à partir du XVIIe siècle, puis conquis au XVIIIe par la construction de digues, et l’habitat s’y est installé en îlots sur les rares hauteurs. Un logement bâti là a le pied dans une nappe proche, quelle que soit la qualité de sa maçonnerie.

À l’ouest et au sud-ouest commence le plateau landais : des sables éoliens fins et homogènes, et sous eux l’alios, un grès ferrugineux de 20 cm à 1,20 m d’épaisseur, rarement plus profond que 1,20 m. On le dit souvent imperméable ; c’est inexact et cela change le diagnostic. L’alios est une masse spongieuse qui ralentit la descente des eaux tout en favorisant la remontée capillaire. Autrement dit : il retient l’eau au-dessus, et il l’aide à monter dans ce qui est posé dessus.

Sous tout cela, les nappes profondes — Miocène, Oligocène, Éocène, Crétacé — fournissent 97 % de l’eau potable du département, la nappe de l’Éocène se tenant à environ 300 mètres sous Bordeaux. Elles ne touchent pas vos murs : ce sont les eaux de surface, les nappes alluviales et la nappe des sables qui le font. Nous le précisons parce que la confusion est fréquente.

Reste l’argile. Le BRGM classe 2,3 % du territoire girondin en aléa fort de retrait-gonflement et 28,3 % en aléa moyen — près d’un tiers du département en aléa moyen à fort. La Gironde figure parmi les onze départements français comptant plus de 100 000 maisons individuelles en zone d’aléa fort ou moyen. Pour la seule sécheresse de 2022, 235 communes ont été reconnues en état de catastrophe naturelle par arrêté du 3 avril 2023, et 65 autres en septembre suivant.

Il pleut 924,9 mm par an à Bordeaux-Mérignac, sur 122,5 jours — près d’un jour sur trois, et le plus fort cumul de tous les départements que nous couvrons. Novembre et décembre concentrent les maxima (114,5 et 106,4 mm). Un mur ne sèche pas en quelques heures : quand les épisodes se succèdent d’octobre à mars, il ne revient jamais à l’équilibre.
Coupe schématique de la Gironde : plateau sableux landais, palus de la Garonne, plateau de calcaire à astéries Coupe d’ouest en est. À gauche, le plateau landais : des sables fins et, sous eux, une lentille d’alios qui ralentit l’infiltration et favorise la remontée capillaire, au-dessus d’une nappe proche de la surface. Au centre, les palus de la Garonne : alluvions argilo-sableuses où la nappe affleure et où l’échoppe est bâtie de plain-pied avec une cave sous la rue. À droite, le plateau de calcaire à astéries, creusé d’anciennes carrières souterraines. Sous l’ensemble, les molasses et les nappes profondes qui fournissent l’eau potable du département. Trois sols, trois façons de prendre l’eau À l’ouest, le sable et sa nappe proche Échoppe de plain-pied, cave sous la rue Ancienne carrière de calcaire Sables des Landes Alios — masse spongieuse Nappe des sables, proche de la surface Palus — alluvions, nappe affleurante Calcaire à astéries Molasses Nappes profondes — 97 % de l’eau potable
  • Remontée capillaire
  • Nappe et parties enterrées
  • Infiltrations et abords
  • Carrières et cavités

Coupe schématique, sans échelle. Elle montre pourquoi une même tache en pied de mur n’a pas la même origine à Lacanau, à Bègles et à Saint-Émilion — et pourquoi la première question posée sur place est celle du terrain.

Profils de territoire

Quatre Gironde, quatre points de départ

535 communes réparties sur six arrondissements, dans le plus vaste département de France métropolitaine. Le sol, l’âge du bâti et la façon dont l’eau circule changent d’un secteur à l’autre — et avec eux, l’ordre des hypothèses.

Bordeaux Métropole et sa première couronneBordeaux, Mérignac, Pessac, Talence, Villenave-d’Ornon, Bègles, Cenon, Lormont, Floirac, Le Bouscat, Gradignan, Bruges. Le royaume de l’échoppe et de la pierre de taille, avec des caves sous rue et, sur la rive droite comme aux Chartrons, d’anciens palus sous les fondations. Le pied de mur d’abord, toujours.
Le Médoc et l’estuaireBlanquefort, Castelnau-de-Médoc, Margaux-Cantenac, Pauillac, Saint-Laurent-Médoc, Lesparre-Médoc, Soulac-sur-Mer, Le Verdon-sur-Mer. Le Médoc des mattes : des alluvions récentes, des marais asséchés depuis le XVIIe siècle, un réseau de digues et de fossés, et un habitat en îlots sur les rares hauteurs. Nappe proche par construction.
Le Libournais, l’Entre-deux-Mers et le BlayaisLibourne, Saint-Émilion, Coutras, Castillon-la-Bataille, Créon, Targon, Sauveterre-de-Guyenne, Blaye, Bourg, Saint-André-de-Cubzac. Le pays du calcaire à astéries : pierre de taille partout, caves creusées dans la roche, et d’anciennes carrières souterraines sous les bourgs et les vignes.
Le Bassin d’Arcachon, le Val de l’Eyre et le Sud-GirondeArcachon, La Teste-de-Buch, Gujan-Mestras, Andernos-les-Bains, Lège-Cap-Ferret, Biganos, Mios, Salles, Belin-Béliet, Langon, Bazas. Ici commence le plateau landais : sables fins, alios à faible profondeur, nappe superficielle qui suit la pluie. Le sable ne retient pas l’eau, mais l’alios sous lui la fait remonter.
Ne pas confondre

Symptôme, cause probable, vérification

Ces tableaux ne remplacent pas un diagnostic. Ils montrent ce qu’un technicien cherche à confirmer ou à écarter en arrivant chez vous, et dans quel ordre.

Lecture des signes visibles et contrôles associés
Ce que vous observez Causes les plus probables Ce que l’on vérifie
Bande sombre en pied de façade, pierre qui s’écaille, limite ondulée Remontée capillaire dans une maçonnerie sans arase étanche Gradient d’humidité sur la hauteur, présence de sels, nature de la pierre et du joint
Cave d’échoppe ou sous-sol humide toute l’année Eau du sol retenue contre la paroi enterrée, souvent sur un ancien palus Contexte du terrain, position par rapport à la Garonne, saisonnalité, drainage
Enduit ou peinture qui cloque et se détache de la pierre Revêtement étanche posé sur une pierre qui doit respirer Nature du revêtement, zones de rétention d’eau derrière, état de la pierre en dessous
Moisissures dans un logement récent, souvent en angle Condensation par renouvellement d’air insuffisant VMC en service, entrées d’air non obturées, température de paroi, hygrométrie
Tache qui suit les épisodes de pluie battante d’ouest Infiltration de façade ou défaut d’évacuation des eaux pluviales Joints, appuis de fenêtre, corniches, gouttières, descentes et regards
Dépôt blanc qui revient après brossage Salpêtre : l’eau vient du sol et transporte des sels Nature du dépôt, récurrence saisonnière, humidité du support en profondeur
Fissures en escalier apparues après un été sec Retrait-gonflement des argiles, aggravé par une eau mal évacuée aux abords Formation argileuse sous la construction, rejets d’eau pluviale, végétation proche
Dépression ou effondrement dans une cour, un jardin, une vigne Ancienne carrière souterraine de calcaire, fragilisée par les infiltrations Écoulements de surface, fuites de réseau, historique de la parcelle — et signalement en mairie
Comparatif des cinq mécanismes rencontrés dans le département
Mécanisme Où cela apparaît Origine de l’eau Contrôle déterminant
Remontée capillaire Pied de façade et bas de murs du bâti ancien, échoppes en premier lieu Eau du sol aspirée par la porosité du calcaire à astéries et des mortiers de chaux Profil d’humidité décroissant vers le haut, sels en surface
Humidité de partie enterrée Caves sous rue, sous-sols, garages semi-enterrés Nappe alluviale des palus ou nappe des sables, retenue contre la paroi Position dans le terrain, saisonnalité, drainage périphérique
Revêtement étanche sur mur ancien Façades ravalées au ciment ou repeintes, sur pierre de taille ou moellon Eau du sol bloquée dans le mur, qui ressort au-dessus du revêtement Nature du revêtement, hauteur de la trace par rapport à sa limite haute
Infiltration Façade exposée, appuis, jonctions, pied de mur et abords Pluie battante d’ouest ou eau pluviale mal évacuée Corrélation avec les épisodes pluvieux, état des évacuations
Condensation Angles, pourtours de fenêtres, parois froides, pièces humides Vapeur produite à l’intérieur, qui se dépose faute de sortie Écart entre température de paroi et point de rosée, débits d’air
Un pied de façade qui fonce et une pierre qui s’écaille ?

C’est le motif d’appel numéro un du département. Avant de parler traitement, il faut savoir si l’eau vient du sol, du revêtement posé dessus, ou des deux. Cela se mesure sur place.

Maison, appartement, copropriété

Quatre logements sur dix sont des appartements

Avec 39,5 % d’appartements, la Gironde est de loin le plus collectif des départements que nous couvrons hors Île-de-France — conséquence directe de la croissance de l’agglomération bordelaise. La méthode est la même, mais ce que l’on examine, et qui décide des travaux, change.

En maison et en échoppe : le pied de mur et les abords

  • Le niveau du seuil par rapport au trottoir et à la rue : une échoppe est bâtie de plain-pied, et un enrobé refait plus haut que le seuil d’origine transforme une façade en mur contre terre.
  • Les gouttières, descentes d’eau pluviale et regards : une descente qui se déverse au pied de la façade suffit à saturer une pierre poreuse, et c’est aussi ce qui dégrade une ancienne carrière en dessous.
  • La cave, systématiquement : hauteur des traces, sels, condensation sur les canalisations, ventilation des soupiraux — souvent obturés lors d’une rénovation alors qu’ils assuraient le séchage.
  • La nature exacte du revêtement de façade : enduit à la chaux d’origine, ravalement au ciment, peinture filmogène. C’est ce qui explique le plus souvent pourquoi la trace est remontée d’un étage.
  • Le jardin et la cour arrière : niveau du sol, pente, terrasse ajoutée, végétation proche dans les secteurs argileux.

En appartement et en copropriété : où passe la frontière

  • Ventilation intérieure, revêtements et menuiseries privatives relèvent en général du lot ; façades, toiture, caves, colonnes de VMC et réseaux communs relèvent des parties communes.
  • Un désordre de façade en pierre ou de cave se traite au niveau de la copropriété, avec un rapport écrit à présenter au syndic : c’est exactement ce que nous produisons.
  • Dans le parc livré depuis 2006 — 187 160 logements — la condensation domine largement : enveloppe étanche, ventilation mécanique, et des désordres qui se règlent par l’air, pas par la maçonnerie.
Nous ne tranchons pas la question juridique de la répartition des charges. Nous établissons d’où vient l’eau, avec des mesures, des photos datées et une conclusion écrite — le document qui permet ensuite à chacun, occupant, bailleur ou syndic, de savoir de quoi il est responsable.
Notre méthode

Comment nous procédons

Sept étapes, toujours dans cet ordre. Le chiffrage arrive en dernier, une fois la cause établie.

  1. Premier échangeVous décrivez ce que vous voyez, depuis quand, dans quelles pièces et à quelle saison. Nous notons la commune, l’année de construction, la nature du mur, la présence d’une cave et le type de ventilation.
  2. Inspection sur placeLe logement, mais aussi ce qui l’entoure : façades et pignons, pied de mur et seuil, cave, terrain et sa pente, gouttières, descentes et regards, soupiraux.
  3. MesuresRelevés d’humidité sur plusieurs points et plusieurs hauteurs, conditions d’ambiance, températures de paroi et débits de ventilation. C’est ce qui départage une eau venue du sol d’une vapeur produite à l’intérieur.
  4. Recherche de la causeLes hypothèses sont écartées une à une : remontée capillaire, eau retenue contre une paroi enterrée, revêtement étanche sur mur ancien, infiltration, condensation, désordre lié au terrain.
  5. Diagnostic remisCe qui a été mesuré, ce qui est retenu comme cause, ce qui reste à surveiller, et si l’origine se trouve dans le logement, dans les parties communes ou en dehors. Sans cette étape, aucun devis n’a de sens.
  6. PréconisationsLes solutions envisageables sont présentées avec leurs limites — y compris quand l’action la plus efficace consiste à retirer un enduit ciment plutôt qu’à traiter le mur.
  7. Traitement, si nécessaireMise en œuvre après votre validation, puis remise en état une fois le support redevenu sec.
Nos prestations

Les solutions, selon la cause identifiée

Chaque prestation correspond à une page détaillée du site. Le choix vient après le diagnostic, jamais avant.

Traitement des remontées capillairesRétablir une barrière contre l’eau du sol dans une maçonnerie qui n’en a jamais eu — pierre de taille, moellon, calcaire à astéries.
Humidité des caves et sous-solsTraiter un niveau enterré en contact avec l’eau du sol : cave sous rue, sous-sol, garage semi-enterré, vide sanitaire.
Infiltrations latéralesCas des murs qui reçoivent l’eau par le côté, contre un talus ou un terrain en pente — fréquent sur les coteaux de l’Entre-deux-Mers.
Infiltration des eaux dans les mursReprendre le point d’entrée quand l’eau vient de l’extérieur et que la trace suit les épisodes pluvieux.
Traitement de l’humidité des façadesAgir sur l’enveloppe extérieure, joints compris, en respectant ce que la pierre et l’enduit à la chaux étaient censés faire : laisser le mur sécher.
Condensation et buéeComprendre pourquoi la vapeur produite à l’intérieur ne sort plus, en appartement récent comme en échoppe rénovée.
Ventilation mécanique par insufflationRenouveler l’air quand la ventilation existante ne suffit plus à évacuer l’humidité produite au quotidien.
Champignons et moisissuresAssainir les supports atteints une fois la cause traitée — dans cet ordre, sans quoi la reprise est certaine.
Déshumidification professionnelleAbaisser le taux d’humidité d’un volume pendant la phase de séchage, en complément du traitement de la cause.
Ce que nous ne faisons pasChiffrer un traitement sans être venus mesurer. Enduire ou repeindre un mur encore humide. Poser un enduit ciment ou une peinture filmogène sur de la pierre de taille — Bordeaux Métropole l’interdit, et pour de bonnes raisons. Combler, sonder ou expertiser une carrière souterraine : cela relève d’un géotechnicien, et l’effondrement doit d’abord être signalé en mairie.
Couverture départementale

Où nous intervenons en Gironde

Les 535 communes du département sont couvertes par notre agence Bordeaux, du Verdon-sur-Mer à Bazas. La Gironde ne dispose pas encore de pages commune par commune comme l’Île-de-France : les villes ci-dessous situent nos secteurs d’intervention, et le formulaire reste le plus simple pour nous décrire votre situation.

535 communes, 6 arrondissements · tout le département est couvertvoir toutes nos zones d’intervention

Bordeaux Métropole

Bordeaux, Mérignac, Pessac, Talence, Villenave-d’Ornon, Saint-Médard-en-Jalles, Bègles, Cenon, Gradignan, Eysines, Le Bouscat, Lormont, Bruges, Floirac, Ambarès-et-Lagrave, Blanquefort, Le Haillan, Ambès.

Médoc et estuaire

Lesparre-Médoc, Pauillac, Lacanau, Saint-Laurent-Médoc, Castelnau-de-Médoc, Hourtin, Le Porge, Soulac-sur-Mer, Margaux-Cantenac, Carcans, Le Verdon-sur-Mer.

Libournais et rive droite

Libourne, Coutras, Saint-Denis-de-Pile, Vayres, Castillon-la-Bataille, Sainte-Foy-la-Grande, Les Églisottes-et-Chalaures, Saint-Émilion, Guîtres, Branne, Lussac, Fronsac.

Bassin d’Arcachon et Val de l’Eyre

La Teste-de-Buch, Gujan-Mestras, Andernos-les-Bains, Mios, Arcachon, Biganos, Audenge, Le Teich, Lège-Cap-Ferret, Salles, Lanton, Arès, Belin-Béliet, Le Barp, Marcheprime.

Entre-deux-Mers, Sud-Gironde et Réolais

Léognan, Langon, Cadaujac, Créon, Bazas, La Brède, La Réole, Saint-Selve, Podensac, Cadillac-sur-Garonne, Portets, Targon, Saint-Macaire, Sauveterre-de-Guyenne.

Blayais et Haute-Gironde

Saint-André-de-Cubzac, Blaye, Saint-Savin, Saint-Ciers-sur-Gironde, Pugnac, Cavignac, Bourg, Étauliers, Braud-et-Saint-Louis, Cars, Gauriac.

Votre commune est en Gironde ? Parlons de votre problème.

Décrivez-nous ce que vous constatez : nous convenons d’un passage pour mesurer et chercher la cause sur place.

Ce sur quoi vous pouvez compter

Notre façon de travailler

Quatre engagements simples, qui expliquent pourquoi nous commençons toujours par une visite.

La cause avant le traitementNous n’appliquons pas un produit sur un symptôme. Les hypothèses sont écartées une à une jusqu’à isoler l’origine réelle de l’eau.
Le terrain autant que le murNiveau du seuil, pente des abords, gouttières, descentes, regards et soupiraux sont examinés au même titre que la maçonnerie.
Des mesures, pas des impressionsHumidité du support, températures de paroi, hygrométrie et débits de ventilation : ce sont les chiffres qui départagent l’eau du sol et la vapeur intérieure.
Un rapport écrit et datéMesures, photos et conclusion : un document utilisable face à un assureur, un artisan, un syndic ou un futur acquéreur.
Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande en Gironde

Pourquoi les échoppes bordelaises ont-elles autant de remontées capillaires ?

Parce que tout y concourt. L’échoppe est bâtie de plain-pied, seuil au niveau du trottoir : le mur touche le sol sur toute sa longueur. Sa façade est en pierre de taille de calcaire à astéries, une roche tendre et poreuse. Elle a été construite entre le Second Empire et les années 1930, donc sans aucune coupure de capillarité — la notion n’existait pas. Et elle a souvent une cave. Ajoutez 122,5 jours de pluie par an et un sol qui reste humide de novembre à mars, et vous avez le contexte exact que nous mesurons chaque semaine.

Puis-je faire enduire ma façade en pierre pour régler le problème ?

Non, et sur pierre de taille c’est même interdit : Bordeaux Métropole écrit noir sur blanc que « la réalisation d’enduit sur la pierre de taille est interdite », et que « les peintures et le ciment sont incompatibles avec la pierre car ils forment une barrière étanche qui empêche la maçonnerie de respirer ». Le CAUE de la Gironde décrit le mécanisme : l’eau du sol transite dans le mur et s’évacue par évaporation ; bloquée par un enduit ciment, « elle s’accumule, remonte jusque dans les étages et dégrade les maçonneries ». Le désordre ne disparaît pas, il monte d’un étage. Les réponses admises sont le badigeon de chaux et le mortier de chaux pour les joints.

Ma cave est humide toute l’année. Est-ce parce que je suis près de la Garonne ?

Souvent, mais pas seulement. Une grande partie de l’agglomération est bâtie sur d’anciens palus — des marais comblés, aux sols argilo-sableux hydromorphes, où la nappe reste proche de la surface. Dans le Médoc, les mattes reposent sur des alluvions récentes et n’ont été asséchées qu’à partir du XVIIe siècle. Mais une cave peut aussi rester humide parce qu’elle a été refermée : soupiraux obturés, sol bétonné, cloison posée. Nous vérifions les deux, et la saisonnalité tranche : une eau de nappe suit l’hiver, une condensation suit l’usage.

Je suis dans le Bassin d’Arcachon, sur du sable. Le sable ne draine-t-il pas tout ?

Le sable, oui. Ce qu’il y a dessous, non. Sous les sables du plateau landais se trouve l’alios, un grès ferrugineux qu’on rencontre rarement au-delà de 1,20 m de profondeur. On le décrit souvent comme imperméable ; c’est inexact, et la réalité est plus gênante : c’est une masse spongieuse qui ralentit la descente des eaux tout en favorisant leur remontée par capillarité. Résultat : une nappe superficielle qui monte vite après les pluies, et un support qui alimente le bas des murs. Sur le Bassin, nous commençons donc par le niveau de la nappe et la hauteur du plancher bas, pas par la façade.

Un dépôt blanc revient sur mon mur après chaque nettoyage. Qu’est-ce que c’est ?

Du salpêtre, c’est-à-dire des sels apportés par l’eau du sol. C’est un indice précieux : il signe une eau qui vient d’en bas et qui traverse le mur, pas une condensation ni une infiltration de façade. Le brossage ne règle rien puisqu’il ne traite que la trace : tant que le transfert d’eau continue, les sels reviennent. C’est aussi la raison pour laquelle on ne repeint pas un mur dans cet état : la peinture s’écaillera en quelques mois, en emportant un peu de support à chaque fois.

Y a-t-il des carrières souterraines sous ma commune ?

C’est possible, surtout dans l’Entre-deux-Mers, le Bourgeais et le Blayais, où l’on a extrait le calcaire à astéries — la « pierre de Bordeaux » — depuis l’époque gallo-romaine et intensément aux XVIIIe et XIXe siècles. L’inventaire du BRGM recense 1 564 cavités souterraines en Gironde, certaines dépassant 250 000 m². Ce n’est pas notre métier : nous ne sondons ni ne comblons rien, et tout affaissement doit être signalé au maire. En revanche, ce qui dégrade ces vides est précisément ce que nous cherchons — les infiltrations d’eau. Corriger une descente d’eau pluviale sert donc les deux.

J’ai des fissures et de l’humidité. Est-ce lié ?

Souvent, mais dans ce sens-là : les fissures laissent entrer l’eau, elles n’en viennent pas. Le BRGM classe 2,3 % du territoire girondin en aléa fort de retrait-gonflement des argiles et 28,3 % en aléa moyen ; la Gironde compte plus de 100 000 maisons individuelles en zone d’aléa fort ou moyen, et 235 communes ont été reconnues en catastrophe naturelle pour la seule sécheresse de 2022. L’argile gonfle mouillée, se rétracte sèche, les fondations bougent. Nous traitons l’eau ; la structure relève d’un bureau d’études géotechnique, et nous vous le dirons clairement si c’est le cas.

Mon appartement a moins de dix ans et j’ai des moisissures. Est-ce normal ?

Ce n’est pas normal, et c’est fréquent ici : 24,0 % des résidences principales girondines ont été achevées à partir de 2006, la proportion la plus élevée de tous nos départements. Ces logements sont très bien fermés : l’eau extérieure n’entre pas. En revanche, la vapeur produite à l’intérieur — cuisine, douches, séchage du linge, respiration — doit sortir, et c’est le rôle de la ventilation. VMC arrêtée ou encrassée, entrées d’air obturées, meuble collé contre un mur froid : la vapeur se dépose alors sur les surfaces les plus froides. La réponse passe par l’air, pas par un traitement de maçonnerie.

Aller plus loin

Sources des données citées

Prochaine étape

Faisons le point sur votre mur

Un pied de façade qui fonce, une pierre qui s’écaille, une cave humide toute l’année, un enduit qui se décolle, des moisissures dans un logement récent : décrivez-nous ce que vous voyez. Nous venons mesurer et chercher la cause — le devis ne vient qu’après.

Agence Bordeaux · Gironde, 535 communes couvertes · Lundi au samedi, 8h – 20h