Charente-Maritime · 17 · Agence Bordeaux

110 000 hectares de marais, et un logement sur cinq fermé la moitié de l’année

15 % du département est un marais, dont 80 000 hectares drainés de main d’homme. Ajoutez 22,2 % de résidences secondaires — le taux le plus élevé de tous les départements que nous couvrons — et vous obtenez deux facteurs d’humidité qui se cumulent : un sol qui ne sèche pas, et des logements qui ne sont ni chauffés ni ventilés une grande partie de l’année.

  • 462 communes couvertes
  • Mesures sur place
  • Devis après diagnostic
Technicien de KM Humidité inspectant un mur humide avec un appareil de mesure dans une maison
15 %de la surface de la Charente-Maritime est constituée de marais

L’essentiel, en quatre points

Ce qui change quand on diagnostique une humidité en Charente-Maritime plutôt qu’ailleurs.

Un département de marais

110 000 hectares, 15 % de la surface départementale, dont 95 000 hectares de marais doux et 80 000 hectares desséchés par drainage. Sous eux, le bri : une argile fluvio-marine très plastique et gorgée d’eau. Un mur posé là-dessus ne sèche jamais complètement par le bas, quelle que soit la qualité de sa maçonnerie.

Une résidence sur cinq est secondaire

22,2 % du parc, soit 102 368 logements, contre 71,3 % de résidences principales. Un logement fermé d’octobre à avril n’est ni chauffé ni ventilé : la vapeur produite lors des séjours se dépose sur des parois froides et ne repart pas. C’est un mécanisme de condensation à part entière, très différent d’une remontée capillaire — et qui se traite autrement.

Du sel dans l’eau du sol

La masse d’eau des calcaires du Jurassique supérieur de l’Aunis figure parmi les vingt-deux masses d’eau les plus touchées par la salinisation en France, entre héritage marin vieux de 7 000 ans et biseau salé récent. Une eau chargée en chlorures qui traverse un mur y laisse des efflorescences que le brossage ne fait jamais disparaître durablement.

Aucun chiffrage avant la visite

Nous ne vendons pas de traitement par téléphone. Relevés d’humidité, températures de paroi, examen du terrain, des descentes d’eau et des parties enterrées se font sur place — et c’est seulement ensuite qu’une préconisation chiffrée a un sens.

Le département en données publiques

Ce que la Charente-Maritime a de particulier

Ces chiffres ne décrivent pas votre logement. Ils décrivent le type de bâti dominant, son âge, son usage et le terrain sur lequel il repose — quatre éléments qui déterminent par quelle hypothèse un technicien commence.

110 000 hade marais, soit 15 % de la surface du département (DDTM 17)
22,2 %de résidences secondaires, soit 102 368 logements (INSEE, RP 2023)
76,5 %de maisons individuelles, contre 22,3 % d’appartements (INSEE, RP 2023)
22,1 %des résidences principales achevées avant 1946 (INSEE, RP 2023)
Point de départ

Que voyez-vous chez vous ?

Chaque signe ouvre une piste. Aucun ne suffit à conclure — mais il indique par où commencer, et ce qu’il faudra mesurer pour trancher.

Ces cartes aident à observer, elles ne diagnostiquent pas. Le dernier cas est particulier : une maçonnerie qui a été en contact avec de l’eau de mer garde des sels pendant des années, et le séchage seul ne les élimine pas. C’est l’un des rares contextes où le diagnostic doit inclure la nature des sels avant toute décision de traitement.
Le parc de logements

Un parc littoral : ancien, très résidentiel, souvent inoccupé

22,1 % des résidences principales sont antérieures à 1946, mais c’est la structure d’usage qui distingue le département : plus d’un logement sur cinq n’est habité qu’une partie de l’année.

Résidences principales de la Charente-Maritime par période d’achèvement — INSEE, recensement 2023 (base : 320 372 logements achevés avant 2021)
Période d’achèvement Résidences principales Part du parc
Avant 1919 49 071 15,3 %
1919 – 1945 21 633 6,8 %
1946 – 1970 50 234 15,7 %
1971 – 1990 77 868 24,3 %
1991 – 2005 56 557 17,7 %
2006 – 2020 65 009 20,3 %

Trois familles de bâti, trois façons de prendre l’eau

  • Avant 1946 — 70 704 logements, 22,1 % : le bâti saintongeais et rochelais. Le CAUE 17 décrit des murs de moellons de calcaire local montés à sec ou au mortier de chaux, des enduits de chaux grasse et de sable non tamisé, et des toitures de tuile canal à 25-30 % de pente. Ces maçonneries doivent garder « une certaine perméabilité à l’air, permettant une bonne tenue à l’humidité, et par conséquent au salpêtre ». Aucune coupure de capillarité.
  • 1946 – 1990 — 128 102 logements, 40,0 % : la période de l’expansion balnéaire. Pavillons de Royan, de la côte et des couronnes de La Rochelle et de Rochefort, sous-sols partiels, vides sanitaires, isolation partielle. Beaucoup de ces logements sont aujourd’hui des résidences secondaires : la condensation y prend une place particulière.
  • Après 1991 — 121 566 logements, 37,9 % : près de quatre logements sur dix, dont 65 009 achevés à partir de 2006. Enveloppe étanche, ventilation mécanique indispensable. Dans un logement occupé quelques semaines par an, une VMC coupée au compteur pendant l’hiver suffit à créer un désordre que rien d’extérieur n’explique.
Le CAUE 17 est explicite dans son guide du Pays Rochefortais : « les enduits au ciment et les peintures en résine plastique sont à éviter : ils engendrent rapidement des désordres sur les parois intérieures et dans les doublages, par l’humidité qu’ils bloquent dans le mur ». Il recommande aussi de « drainer les pieds de façades pour éviter toute stagnation d’eau, source de désordres, notamment salpêtre ».
Géologie et hydrogéologie

Quinze pour cent du département est un marais

C’est le chiffre qui explique presque tout le reste. Un logement bâti sur un marais desséché ne se diagnostique pas comme un logement bâti sur le calcaire d’un plateau.

La Charente-Maritime compte 110 000 hectares de marais, soit 15 % de la surface du département — sur les quelque 200 000 hectares de marais littoraux atlantiques. La répartition est parlante : 95 000 ha de marais doux et 15 000 ha de marais salés ; 80 000 ha de marais desséchés, c’est-à-dire drainés de main d’homme, contre 15 000 ha de marais mouillés et de fonds de vallée. Six grands ensembles s’y succèdent, du Marais poitevin aux marais de la Seudre et des îles.

Le marais de Brouage donne l’ordre de grandeur de cet aménagement : environ 13 000 hectares, dont 1 600 kilomètres de canaux et de fossés creusés et entretenus par l’homme. Le marais de Rochefort couvre 13 600 hectares, régulés par un système d’écluses. Le Marais poitevin, deuxième zone humide de France avec environ 100 000 hectares, concerne à lui seul 21 communes de Charente-Maritime.

Sous ces marais, le sous-sol s’appelle le bri : une argile fine d’origine fluvio-marine, très plastique et gorgée d’eau, qui forme le substrat des marais de Rochefort et des vallées. C’est un matériau qui ne draine pas, qui bouge avec sa teneur en eau, et qui maintient une humidité permanente au contact des fondations. Un mur posé sur du bri ne sèche jamais complètement par le bas.

Ailleurs, c’est le calcaire qui domine : calcaires et marnes du Jurassique supérieur, le Kimméridgien occupant l’île de Ré et la plaine d’Aunis ; calcaires crayeux du Crétacé supérieur en Saintonge et le long de l’estuaire, où ils forment les falaises blanches de la rive droite. C’est de cette pierre qu’est faite la quasi-totalité du bâti ancien.

S’ajoute une particularité littorale : le sel. La masse d’eau souterraine des calcaires et marnes du Jurassique supérieur de l’Aunis figure parmi les vingt-deux masses d’eau les plus touchées par la salinisation en France métropolitaine, avec plus de sept points au-delà de 100 mg/L de chlorures. L’origine est double : une salinisation ancienne, vieille d’environ 7 000 ans, et un biseau salé plus récent. Une eau chargée en sels qui traverse un mur y laisse des efflorescences que le brossage ne règle jamais.

Enfin, la mer elle-même. Dans la nuit du 27 au 28 février 2010, la tempête Xynthia a fait douze morts en Charente-Maritime et submergé, selon le rapport du Sénat, 22 000 hectares ; le niveau marin a atteint environ 2,80 m NGF à La Rochelle, et 120 kilomètres de digues ont dû être reconstruits dans le seul département. Le plan digues engagé depuis vise une protection au niveau Xynthia + 20 cm, sur un linéaire côtier de 463 kilomètres.

Le climat, lui, est trompeur. La Rochelle relève 754,4 mm de précipitations par an — un cumul modéré — mais sur 114,1 jours, avec 2 303 heures d’ensoleillement et une amplitude thermique faible. Beaucoup de pluies fines et fréquentes, une hygrométrie de l’air rarement basse : les maçonneries sèchent lentement, et c’est cette lenteur, plus que la quantité d’eau, qui entretient les désordres.
Coupe schématique de la Charente-Maritime : marais desséché sur bri, digue, plaine calcaire d’Aunis Coupe de la mer vers l’intérieur. À gauche, l’océan et une digue qui protège le marais. Au centre, un marais desséché parcouru de canaux, bâti sur le bri, une argile fluvio-marine gorgée d’eau où la nappe affleure et où l’eau est salée. À droite, la plaine calcaire d’Aunis et de Saintonge, où une maison de pierre repose sur le calcaire du Jurassique, avec une nappe plus profonde. Un marais desséché n’est pas une terre sèche Digue — protection au niveau Xynthia + 20 cm Bâti de marais, nappe salée sous le plancher Bâti de pierre calcaire de plaine Océan Bri — argile fluvio-marine, gorgée d’eau Calcaire du Jurassique Nappe salinisée, proche de la surface Marnes et calcaires profonds
  • Remontée capillaire et sels
  • Nappe et parties enterrées
  • Infiltrations et abords
  • Submersion et marais

Coupe schématique, sans échelle. Elle montre pourquoi un logement de marais et un logement de plaine calcaire, distants de quelques kilomètres, n’ont ni la même origine d’humidité ni le même traitement.

Profils de territoire

Quatre Charente-Maritime, quatre points de départ

462 communes réparties sur cinq arrondissements, entre marais, plaines calcaires, estuaire et îles. Le sol, l’âge du bâti, son usage et la façon dont l’eau circule changent d’un secteur à l’autre — et avec eux, l’ordre des hypothèses.

La Rochelle et l’AunisLa Rochelle, Aytré, Périgny, Lagord, Puilboreau, Châtelaillon-Plage, Angoulins, Dompierre-sur-Mer, Nieul-sur-Mer, Marans, Surgères. Plaine calcaire du Kimméridgien d’un côté, franges du Marais poitevin de l’autre, et un bâti urbain ancien en pierre. C’est aussi le secteur où le PPRN littoral concerne environ 13 000 personnes exposées.
Rochefort, Brouage et les maraisRochefort, Tonnay-Charente, Fouras, Échillais, Soubise, Saint-Agnant, Marennes-Hiers-Brouage, Port-des-Barques, Yves. Le cœur des marais desséchés : 13 600 hectares à Rochefort, 13 000 à Brouage avec 1 600 km de canaux. Ici, le niveau du plancher bas par rapport au marais compte plus que la façade.
Saintes, la Saintonge et le sudSaintes, Chaniers, Gémozac, Cozes, Saint-Georges-des-Coteaux, Pons, Jonzac, Saint-Jean-d’Angély, Montendre, Mirambeau. Calcaires crayeux du Crétacé, coteaux, bâti de pierre et tuile canal, vallées de la Charente, de la Seugne et de la Boutonne. Loin de la mer, le sel disparaît du diagnostic et la nappe reprend la première place.
Royan, la côte et les îlesRoyan, Saujon, Saint-Georges-de-Didonne, La Tremblade, Vaux-sur-Mer, Saint-Palais-sur-Mer, Saint-Pierre-d’Oléron, Le Château-d’Oléron, Sainte-Marie-de-Ré, La Flotte, Saint-Martin-de-Ré. Le domaine de la résidence secondaire, des embruns et de la pluie battante d’ouest. Un logement fermé huit mois par an s’y diagnostique d’abord par l’air.
Ne pas confondre

Symptôme, cause probable, vérification

Ces tableaux ne remplacent pas un diagnostic. Ils montrent ce qu’un technicien cherche à confirmer ou à écarter en arrivant chez vous, et dans quel ordre.

Lecture des signes visibles et contrôles associés
Ce que vous observez Causes les plus probables Ce que l’on vérifie
Bande sombre en pied de mur, dépôt blanc qui revient Remontée capillaire transportant des sels Gradient d’humidité sur la hauteur, nature du dépôt, drainage du pied de façade
Plancher bas et murs humides toute l’année en zone de marais Nappe proche dans le bri, argile gorgée d’eau Altitude du plancher par rapport au marais, saisonnalité faible, ventilation du vide sanitaire
Odeur et moisissures au retour dans un logement fermé Condensation en logement inoccupé et non ventilé Régime de chauffage hors saison, VMC coupée, hygrométrie à l’ouverture
Enduit qui cloque, sonne creux ou se détache Enduit ciment ou peinture plastique sur maçonnerie de chaux Composition du revêtement, zones de rétention derrière, état du support en dessous
Pignon ouest qui fonce après un coup de vent Pluie battante et infiltration de façade Joints, appuis, jonctions, gouttières et descentes, exposition
Efflorescences persistantes après une submersion Sels marins piégés dans la maçonnerie Historique de submersion, nature des sels, profondeur de pénétration
Fissures apparues après un été sec Retrait-gonflement des argiles, aggravé par une eau mal évacuée Formation argileuse sous la construction, rejets d’eau pluviale, végétation proche
Cave ou sous-sol qui se charge en hiver Eau du sol retenue contre la paroi enterrée Pente des abords, drainage périphérique, position par rapport au marais ou au coteau
Comparatif des cinq mécanismes rencontrés dans le département
Mécanisme Où cela apparaît Origine de l’eau Contrôle déterminant
Remontée capillaire Bas de murs du bâti ancien — 22,1 % du parc Eau du sol aspirée par la porosité du calcaire et du mortier de chaux Profil d’humidité décroissant vers le haut, sels en surface
Nappe de marais Planchers bas, vides sanitaires et murs de soubassement en zone de marais Nappe maintenue haute par le bri et le réseau de canaux Altitude par rapport au marais, faible variation saisonnière
Condensation en logement inoccupé Résidences secondaires fermées d’octobre à avril Vapeur produite lors des séjours, déposée sur des parois froides Régime d’occupation, chauffage hors gel, ventilation permanente
Sels marins Maçonneries ayant subi une submersion ou exposées aux embruns Chlorures apportés par l’eau de mer ou par une nappe salinisée Historique du bâtiment, nature du dépôt, persistance après séchage
Infiltration Façade exposée, appuis, jonctions, pied de mur et abords Pluie battante d’ouest ou eau pluviale mal évacuée Corrélation avec les épisodes venteux, état des évacuations
Une maison de marais, ou une maison fermée l’hiver ?

Ce sont les deux situations les plus fréquentes du département, et elles ne se traitent pas du tout de la même façon. C’est la mesure sur place qui les départage.

Maison, terrain, occupation

Ici, la façon d’habiter fait partie du diagnostic

76,5 % des logements sont des maisons et 66,0 % des ménages en sont propriétaires. Mais avec 22,2 % de résidences secondaires, la question « qui vit ici, et quand ? » pèse autant que celle de la maçonnerie.

Ce que nous regardons à l’extérieur

  • L’altitude du plancher bas par rapport au niveau du marais ou du canal le plus proche : c’est elle qui détermine si la nappe vous concerne, bien plus que la distance à la mer.
  • Le drainage du pied de façade — le CAUE 17 en fait une consigne explicite pour éviter la stagnation d’eau et le salpêtre.
  • Les gouttières, descentes d’eau pluviale et regards, et le niveau du sol extérieur par rapport au seuil d’origine.
  • L’exposition à l’ouest et aux embruns : sur la côte et les îles, le pignon au vent se traite différemment des trois autres.
  • Les soupiraux, grilles de vide sanitaire et aérations basses, souvent obturés lors d’une rénovation alors qu’ils assuraient le séchage.
  • L’historique de submersion de la parcelle, s’il existe : une maçonnerie ayant été en contact avec l’eau de mer garde ses sels des années.

Ce que nous regardons à l’intérieur — et dans l’usage

  • Le régime d’occupation : nombre de semaines par an, période, chauffage maintenu ou non hors saison, ventilation laissée en marche ou coupée au compteur.
  • Le niveau bas en premier : vide sanitaire, cave, cellier, garage — hauteur des traces, sels, condensation sur les canalisations.
  • La nature réelle du mur derrière le revêtement, et si un enduit ciment ou une peinture plastique a été posé sur une maçonnerie de chaux.
Si vous êtes en appartement ou en copropriété — 22,3 % des logements, surtout à La Rochelle, Royan et Rochefort — la logique est la même, mais la frontière compte : ventilation intérieure et revêtements relèvent en général du lot privatif, façades, toiture, caves et colonnes de VMC des parties communes. Nous ne tranchons pas cette question juridique ; nous établissons d’où vient l’eau, avec des mesures et des photos datées.
Notre méthode

Comment nous procédons

Sept étapes, toujours dans cet ordre. Le chiffrage arrive en dernier, une fois la cause établie.

  1. Premier échangeVous décrivez ce que vous voyez, depuis quand, dans quelles pièces et à quelle saison. Nous notons la commune, l’année de construction, la nature du mur, la position par rapport au marais et le régime d’occupation du logement.
  2. Inspection sur placeLe logement, mais aussi ce qui l’entoure : façades et pignons, pied de mur, vide sanitaire ou cave, terrain et sa pente, gouttières, descentes et regards, aérations basses.
  3. MesuresRelevés d’humidité sur plusieurs points et plusieurs hauteurs, conditions d’ambiance, températures de paroi et débits de ventilation. C’est ce qui départage une eau venue du sol d’une vapeur produite à l’intérieur.
  4. Recherche de la causeLes hypothèses sont écartées une à une : remontée capillaire, nappe de marais, condensation en logement peu occupé, sels marins, infiltration, désordre lié au terrain.
  5. Diagnostic remisCe qui a été mesuré, ce qui est retenu comme cause, ce qui reste à surveiller, et si l’origine se trouve dans le logement, dans son usage ou en dehors. Sans cette étape, aucun devis n’a de sens.
  6. PréconisationsLes solutions envisageables sont présentées avec leurs limites — y compris quand l’action la plus efficace consiste à maintenir un chauffage hors gel et une ventilation permanente pendant la fermeture.
  7. Traitement, si nécessaireMise en œuvre après votre validation, puis remise en état une fois le support redevenu sec.
Nos prestations

Les solutions, selon la cause identifiée

Chaque prestation correspond à une page détaillée du site. Le choix vient après le diagnostic, jamais avant.

Traitement des remontées capillairesRétablir une barrière contre l’eau du sol dans une maçonnerie qui n’en a jamais eu — moellon calcaire, pierre de taille, mortier de chaux.
Humidité des caves et sous-solsTraiter un niveau enterré en contact avec l’eau du sol : cave, cellier, vide sanitaire, garage semi-enterré.
Condensation et buéeLe mécanisme dominant en résidence secondaire : comprendre pourquoi la vapeur ne sort plus d’un logement fermé une grande partie de l’année.
Ventilation mécanique par insufflationRenouveler l’air en continu, y compris hors saison, quand la ventilation existante ne suffit plus.
Traitement de l’humidité des façadesAgir sur l’enveloppe extérieure, joints compris, en respectant la perméabilité que l’enduit à la chaux était censé garder.
Infiltration des eaux dans les mursReprendre le point d’entrée quand l’eau vient de l’extérieur et que la trace suit les épisodes de pluie battante.
Infiltrations latéralesCas des murs qui reçoivent l’eau par le côté, contre un talus ou un terrain en pente — fréquent sur les coteaux de Saintonge.
Champignons et moisissuresAssainir les supports atteints une fois la cause traitée — dans cet ordre, sans quoi la reprise est certaine.
Déshumidification professionnelleAbaisser le taux d’humidité d’un volume pendant la phase de séchage, en complément du traitement de la cause.
Ce que nous ne faisons pasChiffrer un traitement sans être venus mesurer. Enduire ou repeindre un mur encore humide ou encore chargé en sels. Poser un enduit ciment ou une peinture plastique sur une maçonnerie de chaux — le CAUE 17 l’écrit noir sur blanc. Intervenir sur une digue ou un ouvrage de protection : cela relève des programmes publics de prévention.
Couverture départementale

Où nous intervenons en Charente-Maritime

Les 462 communes du département sont couvertes par notre agence Bordeaux, du Marais poitevin à l’estuaire de la Gironde, îles comprises. La Charente-Maritime ne dispose pas encore de pages commune par commune comme l’Île-de-France : les villes ci-dessous situent nos secteurs d’intervention, et le formulaire reste le plus simple pour nous décrire votre situation.

462 communes, 5 arrondissements · tout le département est couvertvoir toutes nos zones d’intervention

La Rochelle et l’Aunis

La Rochelle, Aytré, Périgny, Lagord, Puilboreau, Châtelaillon-Plage, Surgères, Dompierre-sur-Mer, Nieul-sur-Mer, Sainte-Soulle, Aigrefeuille-d’Aunis, Marans, Angoulins, Salles-sur-Mer, Vérines.

Rochefort, Brouage et les marais

Rochefort, Tonnay-Charente, Fouras, Échillais, Bourcefranc-le-Chapus, Soubise, Saint-Agnant, Marennes-Hiers-Brouage, Saint-Laurent-de-la-Prée, Port-des-Barques, Yves, Trizay, Cabariot, Muron.

Saintes, la Saintonge et le sud

Saintes, Chaniers, Gémozac, Saint-Georges-des-Coteaux, Cozes, Corme-Royal, Pont-l’Abbé-d’Arnoult, Pons, Saint-Jean-d’Angély, Jonzac, Montendre, Saint-Savinien, Saint-Aigulin, Montguyon, Mirambeau, Archiac.

Royan et la côte

Royan, Saujon, Saint-Georges-de-Didonne, La Tremblade, Vaux-sur-Mer, Saint-Palais-sur-Mer, Saint-Sulpice-de-Royan, Meschers-sur-Gironde, Breuillet.

Les îles de Ré, d’Oléron et d’Aix

Saint-Pierre-d’Oléron, Le Château-d’Oléron, Saint-Georges-d’Oléron, Dolus-d’Oléron, Saint-Trojan-les-Bains, Le Grand-Village-Plage, Saint-Denis-d’Oléron, Sainte-Marie-de-Ré, La Flotte, Saint-Martin-de-Ré, Rivedoux-Plage, Le Bois-Plage-en-Ré, La Couarde-sur-Mer, Ars-en-Ré, Loix, Les Portes-en-Ré, Île-d’Aix.

Votre commune est en Charente-Maritime ? Parlons de votre problème.

Décrivez-nous ce que vous constatez : nous convenons d’un passage pour mesurer et chercher la cause sur place.

Ce sur quoi vous pouvez compter

Notre façon de travailler

Quatre engagements simples, qui expliquent pourquoi nous commençons toujours par une visite.

La cause avant le traitementNous n’appliquons pas un produit sur un symptôme. Les hypothèses sont écartées une à une jusqu’à isoler l’origine réelle de l’eau.
Le terrain et l’usage autant que le murAltitude par rapport au marais, drainage du pied de façade, exposition, mais aussi régime d’occupation et de ventilation du logement.
Des mesures, pas des impressionsHumidité du support, températures de paroi, hygrométrie et débits de ventilation : ce sont les chiffres qui départagent l’eau du sol et la vapeur intérieure.
Un rapport écrit et datéMesures, photos et conclusion : un document utilisable face à un assureur, un artisan, un syndic ou un futur acquéreur.
Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande en Charente-Maritime

Ma maison de vacances sent le renfermé à chaque retour. Est-ce de l’humidité dans les murs ?

Pas nécessairement, et c’est un point qui change tout. Avec 22,2 % de résidences secondaires — 102 368 logements — le département compte une population de bâtiments fermés six à huit mois par an. Sans chauffage ni ventilation, la vapeur produite pendant les séjours se dépose sur des parois froides et ne repart plus ; les textiles piquent, les angles noircissent, l’odeur s’installe. C’est une condensation d’inoccupation, pas une remontée capillaire. Elle se règle par un chauffage hors gel et une ventilation maintenue, pas par un traitement de maçonnerie — et le diagnostic doit trancher entre les deux avant de dépenser quoi que ce soit.

J’habite en zone de marais. Est-ce que je peux vraiment assécher mon mur ?

On ne fait pas baisser une nappe de marais, et il faut le dire clairement. Sous les 110 000 hectares de marais du département — 15 % de sa surface — le bri, une argile fluvio-marine très plastique, reste gorgé d’eau en permanence. Ce qu’on peut faire, en revanche, est réel : drainer le pied de façade pour supprimer la stagnation, ventiler le vide sanitaire ou la cave pour que le niveau bas sèche entre deux épisodes, traiter la maçonnerie pour qu’elle cesse d’absorber, et retirer un revêtement étanche qui bloque l’évaporation. C’est la combinaison de ces gestes qui donne un résultat durable, pas un produit unique.

Un dépôt blanc revient sans arrêt sur mon mur. Pourquoi le brossage ne suffit-il pas ?

Parce que le dépôt n’est pas le problème : c’est la trace d’un transfert d’eau qui continue. L’eau du sol transporte des sels, s’évapore en surface et les laisse derrière elle. Ici s’ajoute une spécificité littorale : la masse d’eau des calcaires du Jurassique supérieur de l’Aunis figure parmi les vingt-deux masses d’eau les plus touchées par la salinisation en France, entre héritage marin ancien et biseau salé récent. Tant que l’eau monte, les sels reviennent — et ils font éclater enduits et peintures de l’intérieur. Le CAUE 17 relie d’ailleurs explicitement le salpêtre à la stagnation d’eau en pied de façade.

Ma maison a été inondée par la mer. Les murs sécheront-ils tout seuls ?

Ils sécheront, mais les sels resteront. C’est la différence essentielle entre une inondation d’eau douce et une submersion marine : l’eau part, les chlorures qu’elle a apportés demeurent dans la maçonnerie et continuent d’attirer l’humidité de l’air. Après Xynthia, dans la nuit du 27 au 28 février 2010, 22 000 hectares du département ont été submergés selon le rapport du Sénat, et les sols sont restés salés pendant des années. Sur un bâtiment concerné, le diagnostic doit établir la nature et la profondeur des sels avant de décider d’un traitement, et surtout avant de refermer le mur avec un enduit ou un doublage.

Puis-je faire enduire ma façade au ciment ?

Le CAUE de la Charente-Maritime répond directement dans son guide du Pays Rochefortais : « les enduits au ciment et les peintures en résine plastique sont à éviter : ils engendrent rapidement des désordres sur les parois intérieures et dans les doublages, par l’humidité qu’ils bloquent dans le mur ». Le bâti local est fait de moellons calcaires montés au mortier de chaux et de sable, avec des enduits de chaux grasse, précisément pour garder « une certaine perméabilité à l’air, permettant une bonne tenue à l’humidité, et par conséquent au salpêtre ». Refermer ce mur ne supprime pas l’eau : cela la déplace vers l’intérieur et vers le haut.

Comment distinguer une remontée capillaire d’une infiltration ?

Trois indices se lisent avant toute mesure. La remontée part du sol et sa limite supérieure ondule, jamais rectiligne ; elle laisse un dépôt blanc qui revient après nettoyage ; elle est présente été comme hiver, avec un maximum en saison humide. L’infiltration, elle, apparaît ou s’aggrave après un épisode pluvieux précis — ici typiquement un coup de vent d’ouest —, se localise près d’un appui de fenêtre, d’une jonction ou d’une descente d’eau, et se limite à une face du mur. La mesure tranche : dans un cas le taux d’humidité décroît régulièrement en montant, dans l’autre il est maximal au point d’entrée puis diminue autour.

Il ne pleut pas tant que ça à La Rochelle. Pourquoi mon mur reste-t-il humide ?

Parce que le cumul n’est pas le bon indicateur. La station de La Rochelle relève 754,4 mm par an — un chiffre modeste — mais répartis sur 114,1 jours, avec un climat océanique doux, une faible amplitude thermique et une hygrométrie de l’air rarement basse. Beaucoup de pluies fines et fréquentes, et un air qui n’assèche pas : les maçonneries y sèchent nettement plus lentement qu’ailleurs à cumul égal. Un défaut mineur — une gouttière percée, un pied de façade qui ne draine plus — suffit alors à maintenir un mur chargé toute l’année.

Mon logement est récent et j’ai des moisissures. Est-ce normal ?

Ce n’est pas normal, mais ce n’est presque jamais un défaut d’étanchéité. Près de quatre logements sur dix du département ont été achevés après 1991, dont 65 009 depuis 2006. Ces constructions sont très bien fermées : l’eau extérieure n’entre pas. En revanche, la vapeur produite à l’intérieur doit sortir, et c’est le rôle de la ventilation. Dans un logement occupé quelques semaines par an, une VMC coupée au compteur pendant l’hiver suffit à créer un désordre que rien d’extérieur n’explique. La réponse passe par l’air, pas par un traitement de maçonnerie.

Aller plus loin

Sources des données citées

Prochaine étape

Faisons le point sur votre mur

Un bas de mur qui blanchit, un plancher bas qui reste frais, une maison qui sent le renfermé à chaque retour, un enduit qui se décolle : décrivez-nous ce que vous voyez. Nous venons mesurer et chercher la cause — le devis ne vient qu’après.

Agence Bordeaux · Charente-Maritime, 462 communes couvertes · Lundi au samedi, 8h – 20h