Eure-et-Loir · 28 · Agence Île-de-France

Un département coupé en deux : la Beauce qui boit, le Perche qui retient

À l’est, un plateau calcaire posé sur la plus grande réserve d’eau souterraine de France — 20 milliards de mètres cubes — où la pluie s’infiltre au lieu de ruisseler. À l’ouest, l’argile à silex et les sables du Perche, qui gardent l’eau en surface et l’envoient vers le bas des vallons. Deux sous-sols, deux façons pour un mur de se charger en eau.

  • 365 communes couvertes
  • Mesures sur place
  • Devis après diagnostic
Technicien de KM Humidité inspectant un mur humide avec un appareil de mesure dans une maison
15,5 %des résidences principales d’Eure-et-Loir sont antérieures à 1919

L’essentiel, en quatre points

Ce qui change quand on diagnostique une humidité en Eure-et-Loir plutôt qu’ailleurs.

Deux sous-sols dans un seul département

Le calcaire de Beauce, épais de plus de cent mètres, laisse la pluie descendre jusqu’à une nappe qui se tient à une trentaine de mètres sous les plateaux et affleure dans les vallées. Le Perche, lui, repose sur l’argile à silex et les sables : l’eau y reste haute et circule à faible profondeur. Un mur humide ne se lit pas de la même façon des deux côtés.

Un bâti ancien, et de la terre crue

15,5 % des résidences principales sont antérieures à 1919 et 22,4 % à 1946. Pierre calcaire, moellon, brique, silex, et surtout torchis et bauge sur ossature de bois : le CAUE d’Eure-et-Loir rappelle que ces maçonneries sont montées au mortier de chaux pour rester perspirantes, et que les produits à base de ciment y piègent l’humidité.

Une argile qui travaille

Le BRGM classe 26,4 % du territoire départemental en aléa moyen à fort de retrait-gonflement des argiles, et 69,1 % en aléa non nul. Les mouvements du sol ne créent pas l’humidité, mais ils ouvrent les fissures par lesquelles l’eau entre — et ils accompagnent souvent les désordres que nous venons constater.

Aucun chiffrage avant la visite

Nous ne vendons pas de traitement par téléphone. Relevés d’humidité, températures de paroi, examen du terrain, des descentes d’eau et des parties enterrées se font sur place — et c’est seulement ensuite qu’une préconisation chiffrée a un sens.

Le département en données publiques

Ce que l’Eure-et-Loir a de particulier

Ces chiffres ne décrivent pas votre logement. Ils décrivent le type de bâti dominant, son âge et le terrain sur lequel il repose — trois éléments qui déterminent par quelle hypothèse un technicien commence.

73,4 %de maisons individuelles, contre 26,0 % d’appartements (INSEE, RP 2023)
20 Mds m³d’eau stockés dans la nappe de Beauce, sous 9 722 km² (SAGE Nappe de Beauce)
26,4 %du territoire en aléa moyen à fort de retrait-gonflement des argiles (BRGM)
1 463cavités souterraines recensées dans le département (BRGM, inventaire départemental)
Point de départ

Que voyez-vous chez vous ?

Chaque signe ouvre une piste. Aucun ne suffit à conclure — mais il indique par où commencer, et ce qu’il faudra mesurer pour trancher.

Ces cartes aident à observer, elles ne diagnostiquent pas. Le dernier cas est le seul qui ne relève pas de nous : une doline ou un affaissement doit être signalé au maire. Nous intervenons sur l’eau, pas sur la stabilité du sous-sol — mais les deux se croisent souvent, et nous vous dirons lequel des deux vous regardez.
Le parc de logements

Un logement sur sept a plus d’un siècle

15,5 % des résidences principales d’Eure-et-Loir ont été achevées avant 1919, et près d’un quart avant 1946. Face à elles, un tiers du parc bâti entre 1971 et 1990. Ces deux extrêmes n’ont ni les mêmes murs, ni les mêmes désordres.

Résidences principales d’Eure-et-Loir par période d’achèvement — INSEE, recensement 2023 (base : 188 521 logements achevés avant 2021)
Période d’achèvement Résidences principales Part du parc
Avant 1919 29 187 15,5 %
1919 – 1945 12 984 6,9 %
1946 – 1970 39 048 20,7 %
1971 – 1990 58 890 31,2 %
1991 – 2005 23 455 12,4 %
2006 – 2020 24 956 13,2 %

Trois familles de bâti, trois façons de prendre l’eau

  • Avant 1946 — 42 171 logements, 22,4 % : le bâti traditionnel eurélien. En Beauce, pierre calcaire taillée ou en moellons, terre crue en torchis et en bauge sur pan de bois, brique en chaînage d’angle et en encadrement de baie. Dans le Perche, craie blanche tendre, sables ferrugineux, silex à larges joints, et grès ou roussard en soubassement parce qu’ils résistent là où le calcaire gèle. Aucune coupure de capillarité : ces murs pompent l’eau du sol et la rendent par évaporation.
  • 1946 – 1990 — 97 938 logements, 51,9 % : plus de la moitié du parc, avec un pic entre 1971 et 1990 (31,2 % à eux seuls). Pavillons de lotissement autour de Chartres, Dreux et Châteaudun, sous-sols totaux, garages semi-enterrés, vides sanitaires, isolation partielle et ponts thermiques en about de plancher. Les désordres s’y partagent entre humidité de partie enterrée et condensation.
  • Après 1991 — 48 411 logements, 25,7 % : un quart du parc, dont 24 956 achevés à partir de 2006. Enveloppe étanche, menuiseries performantes, ventilation mécanique indispensable. Si la VMC s’arrête ou si les entrées d’air sont bouchées, la vapeur produite à l’intérieur se dépose sur les angles froids, sans qu’aucune eau extérieure n’entre en jeu.
Le CAUE d’Eure-et-Loir est explicite sur ce point : les maçonneries traditionnelles sont liées à la chaux naturelle précisément pour laisser le mur respirer, et les enduits ou produits à base de ciment piègent l’humidité et dégradent la pierre. C’est le geste qui aggrave le plus souvent la situation ici — refermer un mur ancien, puis constater que la trace remonte et que la terre se creuse derrière.
Géologie et hydrogéologie

Vingt milliards de mètres cubes d’un côté, de l’argile de l’autre

L’Eure-et-Loir se lit en deux moitiés. Comprendre laquelle vous habitez change l’ordre des hypothèses avant même d’entrer chez vous.

À l’est et au sud, la Beauce. Sous les limons de labour, le calcaire de Beauce — plusieurs couches de calcaire fissuré séparées par des bancs argileux, épaisses de plus de cent mètres en partie centrale. Ce réservoir porte la nappe de Beauce, l’une des plus grandes réserves d’eau souterraine de France : environ 20 milliards de mètres cubes sous un périmètre de 9 722 km² et 681 communes, alimentant la Loire, la Seine, l’Essonne, l’Eure, le Loir et la Conie. Elle se tient à une trentaine de mètres sous les plateaux et affleure dans les vallées. Un calcaire fissuré, c’est un sol qui boit : la pluie s’infiltre plutôt qu’elle ne ruisselle.

À l’ouest, le Perche. Sous une mince couverture, l’argile à silex, compacte et peu perméable, puis les sables du Perche — des gisements de trente à quarante mètres — et la craie. L’argile fait exactement l’inverse du calcaire : elle retient l’eau, la maintient à faible profondeur et la fait circuler latéralement vers le bas des vallons. C’est le pays du bocage, des prairies humides et des sols lourds, et il y tombe sensiblement plus de pluie qu’en Beauce.

Cette argile ne se contente pas de retenir l’eau : elle change de volume avec elle. Le BRGM classe 26,4 % du territoire départemental en aléa moyen à fort de retrait-gonflement des argiles et 69,1 % en aléa non nul, sur vingt-trois formations argileuses ou marneuses distinctes. Les mouvements du sol ne créent pas l’humidité — mais ils ouvrent les fissures par lesquelles l’eau entre, et les deux désordres arrivent souvent ensemble.

Entre les deux, les vallées : l’Eure et la Blaise vers la Seine, le Loir, l’Ozanne, la Conie et l’Yerre vers la Loire, l’Avre à la frontière normande. En fond de vallée, la nappe est proche de la surface : un mur enterré qui paraissait sec en septembre peut se recharger en février sans qu’aucune fuite ne soit apparue entre-temps.

Reste ce qui a été creusé. L’inventaire départemental du BRGM recense 1 463 cavités souterraines, dont 525 effondrements, dolines et bétoires, 401 caves, 386 carrières et marnières, 63 grottes et 23 habitations troglodytiques. Elles se concentrent en deux zones : la Beauce du sud-est, où dominent les dolines et les dépressions naturelles creusées par la dissolution du calcaire, et le Thymerais et la vallée de l’Eure au nord-ouest, où ce sont d’anciennes carrières souterraines ouvertes dans la craie. Coulombs et Chérisy comptent parmi les communes les plus denses, avec trois à huit cavités au kilomètre carré.

Il pleut modérément à Chartres — 606,1 mm par an — mais sur 108,8 jours, soit près d’un jour sur trois. Dans le Perche, la pluviométrie monte à plus de 770 mm à Senonches. Un mur ne sèche pas en quelques heures : quand les épisodes se succèdent, il ne revient jamais à l’équilibre, et un défaut mineur suffit à entretenir un désordre permanent.
Coupe schématique de l’Eure-et-Loir : le Perche argileux, la vallée de l’Eure, le plateau calcaire de Beauce Coupe d’ouest en est. À gauche, le Perche : l’argile à silex, peu perméable, maintient l’eau près de la surface et la fait ruisseler vers les vallons, au-dessus des sables du Perche et de la craie. Au centre, une vallée où la nappe affleure. À droite, le plateau de Beauce : sous les limons, le calcaire fissuré laisse l’eau descendre jusqu’à la nappe de Beauce, à une trentaine de mètres, et une doline avale les eaux de surface. Deux sous-sols, deux circulations de l’eau Le Perche : l’eau reste haute sur l’argile La Beauce : l’eau descend jusqu’à 30 m Vallée de l’Eure — nappe affleurante Doline — l’eau s’engouffre Argile à silex — peu perméable Sables du Perche Craie (Séno-Turonien) Limons de labour Calcaire de Beauce — plus de 100 m Nappe de Beauce — 20 milliards de m³
  • Remontée capillaire
  • Nappe et parties enterrées
  • Ruissellement et abords
  • Dolines et cavités

Coupe schématique, sans échelle. Elle explique pourquoi le même symptôme ne se diagnostique pas de la même façon à Nogent-le-Rotrou et à Janville : d’un côté une eau qui reste en surface, de l’autre une eau qui descend et remonte au rythme de la nappe.

Profils de territoire

Quatre Eure-et-Loir, quatre points de départ

365 communes réparties sur quatre arrondissements, et un sous-sol qui change complètement d’ouest en est. Le sol, l’âge du bâti et la façon dont l’eau circule ne sont pas les mêmes d’un secteur à l’autre — et avec eux, l’ordre des hypothèses.

Chartres et la vallée de l’EureChartres, Lucé, Mainvilliers, Luisant, Lèves, Champhol, Jouy, Saint-Prest, Maintenon, Épernon. Le passage de la Beauce à la vallée, avec des maisons bâties sur le rebord du plateau ou en fond de vallée. Caves et rez-de-chaussée bas sont le premier poste à contrôler, et la saisonnalité tranche presque toujours.
Le Drouais et le ThymeraisDreux, Vernouillet, Saint-Lubin-des-Joncherets, Saint-Rémy-sur-Avre, Anet, Abondant, Nogent-le-Roi, Châteauneuf-en-Thymerais, Senonches, Brezolles. Terre crue, bauge et maçonneries mixtes, sur une craie du Turonien-Sénonien creusée de carrières souterraines. C’est ici que se concentrent les cavités du nord-ouest du département.
La Beauce et le DunoisChâteaudun, Bonneval, Cloyes-les-Trois-Rivières, Brou, Auneau-Bleury-Saint-Symphorien, Janville-en-Beauce, Toury, Voves, Orgères-en-Beauce. Grandes cultures sur limons profonds, calcaire fissuré dessous, dolines et bétoires qui avalent les eaux de surface. Les caves creusées dans le tuffeau des bords du Loir demandent un examen à part.
Le Perche et le pays de Chartres ouestNogent-le-Rotrou, La Loupe, Authon-du-Perche, Thiron-Gardais, Frazé, Illiers-Combray, Courville-sur-Eure, Fontaine-la-Guyon. Bocage, prairies humides, sols argileux et pluviométrie plus forte. Craie blanche, sables du Perche, silex à larges joints et soubassements de grès : l’eau y reste en surface et se rend au bas des vallons.
Ne pas confondre

Symptôme, cause probable, vérification

Ces tableaux ne remplacent pas un diagnostic. Ils montrent ce qu’un technicien cherche à confirmer ou à écarter en arrivant chez vous, et dans quel ordre.

Lecture des signes visibles et contrôles associés
Ce que vous observez Causes les plus probables Ce que l’on vérifie
Frange humide en pied de mur, limite ondulée, enduit pulvérulent Remontée capillaire dans une maçonnerie sans arase étanche Gradient d’humidité sur la hauteur, présence de sels, nature du mur et de l’enduit
Cave ou sous-sol qui se charge de novembre à avril Nappe proche en fond de vallée, ou eau retenue par l’argile sur les plateaux du Perche Contexte hydrogéologique, saisonnalité, drainage, pente des abords
Enduit ciment qui cloque et emporte le torchis Revêtement imperméable posé sur une maçonnerie de chaux ou de terre crue Composition de l’enduit d’origine, zones de rétention d’eau derrière le revêtement
Moisissures et buée apparues après une rénovation énergétique Condensation par renouvellement d’air insuffisant VMC en service, entrées d’air non obturées, température de paroi, hygrométrie
Tache qui suit les épisodes pluvieux ou les orages Infiltration de façade ou défaut d’évacuation des eaux pluviales Enduit, joints, appuis de fenêtre, gouttières, descentes et regards
Dépôt blanc qui revient après brossage Salpêtre : l’eau vient du sol et transporte des sels Nature du dépôt, récurrence saisonnière, humidité du support en profondeur
Fissures en escalier apparues après un été sec, puis un hiver humide Retrait-gonflement des argiles, aggravé par une eau mal évacuée aux abords Formation argileuse sous la construction, rejets d’eau pluviale, végétation proche, ouverture des fissures
Cuvette ou effondrement dans un champ, un jardin, une cour Doline en Beauce, ancienne carrière ou cave dans le Thymerais Écoulements de surface, fuites de réseau, historique de la parcelle — et signalement en mairie
Comparatif des quatre mécanismes rencontrés dans le département
Mécanisme Où cela apparaît Origine de l’eau Contrôle déterminant
Remontée capillaire Bas de murs de rez-de-chaussée, bâti antérieur à 1946 — un logement sur cinq Eau du sol aspirée par la porosité du calcaire, de la craie, du moellon et du mortier Profil d’humidité décroissant vers le haut, sels en surface
Humidité de partie enterrée Caves, celliers, sous-sols totaux, garages semi-enterrés Nappe de Beauce ou nappe alluviale en fond de vallée, eau retenue par l’argile à silex dans le Perche Position dans le versant, saisonnalité, drainage, pente des abords
Infiltration et ruissellement Façade exposée, appuis, jonctions, pied de mur et abords Pluie battante, eau pluviale mal évacuée, ruissellement de versant dans le Perche Corrélation avec les épisodes pluvieux, état des évacuations, pente du terrain
Condensation Angles, pourtours de fenêtres, parois froides, pièces humides Vapeur produite à l’intérieur, qui se dépose faute de sortie Écart entre température de paroi et point de rosée, débits d’air
Une cave ou un bas de mur qui se charge chaque hiver ?

C’est le motif d’appel numéro un du département. Avant de parler drainage ou injection, il faut savoir d’où vient l’eau et à quelle saison elle arrive. Cela se mesure sur place.

Maison, terrain, abords

Sur une maison, la cause est souvent dehors

Quand 73,4 % des logements sont des maisons et que 66,3 % des ménages en sont propriétaires, l’enquête ne s’arrête pas au mur qui porte la tache. Elle commence par le terrain qui l’entoure — et en Eure-et-Loir, ce terrain travaille.

Ce que nous regardons à l’extérieur

  • Les gouttières, descentes d’eau pluviale et regards : une descente qui se déverse au pied du mur suffit à saturer un soubassement de calcaire, et c’est aussi ce qui alimente le gonflement d’une argile sous la fondation.
  • La pente du terrain autour de la construction : dans le Perche, une maison bâtie à mi-versant reçoit l’eau qui descend du plateau et pas seulement celle qui tombe sur son toit.
  • Le niveau du sol extérieur par rapport au plancher bas : une terrasse ou un enrobé refait plus haut que l’ancien seuil transforme un mur de façade en mur contre terre.
  • La végétation proche : arbres et haies puisent l’eau dans les argiles et accentuent les mouvements saisonniers du sol, notamment dans le Perche et le Thymerais.
  • Les soupiraux, aérations de vide sanitaire et grilles de cave, souvent obturés lors d’une rénovation, alors qu’ils assuraient le séchage du niveau bas.
  • L’état de l’enduit et des joints : un joint creusé ou un enduit ciment fissuré laisse entrer la pluie battante bien plus qu’une pierre poreuse.

Ce que nous regardons à l’intérieur

  • Le niveau enterré en premier : cave, cellier, sous-sol, garage, buanderie — hauteur des traces, sels, condensation sur les canalisations.
  • La nature réelle du mur derrière le revêtement, et si un enduit ou un doublage imperméable a été posé sur une maçonnerie de chaux, du torchis ou de la bauge.
  • La ventilation du logement, y compris dans une maison ancienne où elle repose souvent sur des entrées d’air devenues invisibles.
Si vous êtes en appartement ou en copropriété — c’est le cas de 26,0 % des logements du département, surtout à Chartres, Lucé, Mainvilliers, Dreux et Vernouillet — la logique est la même, mais la frontière compte : ventilation intérieure et revêtements relèvent en général du lot privatif, façades, toiture, caves et colonnes de VMC des parties communes. Nous ne tranchons pas cette question juridique ; nous établissons d’où vient l’eau, avec des mesures et des photos datées.
Notre méthode

Comment nous procédons

Sept étapes, toujours dans cet ordre. Le chiffrage arrive en dernier, une fois la cause établie.

  1. Premier échangeVous décrivez ce que vous voyez, depuis quand, dans quelles pièces et à quelle saison. Nous notons la commune, l’année de construction, la nature du mur, la position dans le versant et le type de ventilation.
  2. Inspection sur placeLe logement, mais aussi ce qui l’entoure : façades et pignons, soubassement, niveau enterré, terrain et sa pente, gouttières, descentes et regards, seuils et soupiraux.
  3. MesuresRelevés d’humidité sur plusieurs points et plusieurs hauteurs, conditions d’ambiance, températures de paroi et débits de ventilation. C’est ce qui départage une eau venue du sol d’une vapeur produite à l’intérieur.
  4. Recherche de la causeLes hypothèses sont écartées une à une : remontée capillaire, eau retenue contre une paroi enterrée, infiltration, ruissellement de versant, condensation, désordre lié au terrain.
  5. Diagnostic remisCe qui a été mesuré, ce qui est retenu comme cause, ce qui reste à surveiller, et si l’origine se trouve dans le logement ou en dehors. Sans cette étape, aucun devis n’a de sens.
  6. PréconisationsLes solutions envisageables sont présentées avec leurs limites — y compris quand l’action la plus efficace consiste à reprendre une descente d’eau pluviale plutôt qu’à traiter un mur.
  7. Traitement, si nécessaireMise en œuvre après votre validation, puis remise en état une fois le support redevenu sec.
Nos prestations

Les solutions, selon la cause identifiée

Chaque prestation correspond à une page détaillée du site. Le choix vient après le diagnostic, jamais avant.

Traitement des remontées capillairesRétablir une barrière contre l’eau du sol dans une maçonnerie qui n’en a jamais eu — calcaire, craie, moellon, brique, silex.
Humidité des caves et sous-solsTraiter un niveau enterré en contact avec l’eau du sol, cave, cellier, garage semi-enterré ou vide sanitaire.
Infiltrations latéralesCas des murs qui reçoivent l’eau par le côté, contre un talus ou un terrain en pente — fréquent sur les versants du Perche.
Infiltration des eaux dans les mursReprendre le point d’entrée quand l’eau vient de l’extérieur et que la trace suit les épisodes pluvieux.
Traitement de l’humidité des façadesAgir sur l’enveloppe extérieure, joints compris, en respectant ce que l’enduit à la chaux était censé faire : laisser le mur sécher.
Condensation et buéeComprendre pourquoi la vapeur produite à l’intérieur ne sort plus, dans un logement récent comme dans une maison ancienne rénovée.
Ventilation mécanique par insufflationRenouveler l’air quand la ventilation existante ne suffit plus à évacuer l’humidité produite au quotidien.
Champignons et moisissuresAssainir les supports atteints une fois la cause traitée — dans cet ordre, sans quoi la reprise est certaine.
Déshumidification professionnelleAbaisser le taux d’humidité d’un volume pendant la phase de séchage, en complément du traitement de la cause.
Ce que nous ne faisons pasChiffrer un traitement sans être venus mesurer. Enduire ou repeindre un mur encore humide. Refermer une maçonnerie de chaux, un torchis ou une bauge avec un revêtement imperméable. Reprendre des fondations, sonder une doline ou expertiser une carrière souterraine : cela relève d’un géotechnicien, et l’effondrement doit d’abord être signalé en mairie.
Couverture départementale

Où nous intervenons en Eure-et-Loir

Les 365 communes du département sont couvertes par notre agence Île-de-France, du Perche à la Beauce. L’Eure-et-Loir ne dispose pas encore de pages commune par commune comme l’Île-de-France : les villes ci-dessous situent nos secteurs d’intervention, et le formulaire reste le plus simple pour nous décrire votre situation.

365 communes, 4 arrondissements · tout le département est couvertvoir toutes nos zones d’intervention

Chartres et la vallée de l’Eure

Chartres, Lucé, Mainvilliers, Luisant, Lèves, Champhol, Jouy, Saint-Prest, Sours, Morancez, Maintenon, Épernon, Pierres, Gallardon, Nogent-le-Roi.

Drouais et Thymerais

Dreux, Vernouillet, Saint-Lubin-des-Joncherets, Saint-Rémy-sur-Avre, Luray, Anet, Abondant, Bû, Boutigny-Prouais, Villemeux-sur-Eure, Châteauneuf-en-Thymerais, Senonches, Brezolles, Tremblay-les-Villages.

Beauce et Dunois

Châteaudun, Bonneval, Cloyes-les-Trois-Rivières, Brou, Dangeau, Auneau-Bleury-Saint-Symphorien, Aunay-sous-Auneau, Béville-le-Comte, Janville-en-Beauce, Toury, Voves, Orgères-en-Beauce.

Perche et ouest chartrain

Nogent-le-Rotrou, La Loupe, Authon-du-Perche, Thiron-Gardais, Frazé, Illiers-Combray, Courville-sur-Eure, Fontaine-la-Guyon.

Votre commune est en Eure-et-Loir ? Parlons de votre problème.

Décrivez-nous ce que vous constatez : nous convenons d’un passage pour mesurer et chercher la cause sur place.

Ce sur quoi vous pouvez compter

Notre façon de travailler

Quatre engagements simples, qui expliquent pourquoi nous commençons toujours par une visite.

La cause avant le traitementNous n’appliquons pas un produit sur un symptôme. Les hypothèses sont écartées une à une jusqu’à isoler l’origine réelle de l’eau.
Le terrain autant que le murPente des abords, gouttières, descentes, regards, végétation et soupiraux sont examinés au même titre que la maçonnerie. Sur une maison, la cause est souvent dehors.
Des mesures, pas des impressionsHumidité du support, températures de paroi, hygrométrie et débits de ventilation : ce sont les chiffres qui départagent l’eau du sol et la vapeur intérieure.
Un rapport écrit et datéMesures, photos et conclusion : un document utilisable face à un assureur, un artisan, un syndic ou un futur acquéreur.
Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande en Eure-et-Loir

J’habite en Beauce, sur du calcaire. D’où peut venir l’humidité de ma cave ?

De trois endroits, et il faut les départager. La nappe de Beauce d’abord : elle se tient à une trentaine de mètres sous les plateaux mais affleure dans les vallées, et ses variations sont lentes et pluriannuelles — une cave peut se charger progressivement sur plusieurs hivers successifs. Les eaux de surface ensuite : le calcaire est fissuré, l’eau y descend vite, et une descente d’eau pluviale mal évacuée alimente directement le pourtour de la paroi enterrée. Le mur lui-même enfin, s’il est en calcaire ou en moellon sans coupure de capillarité. La mesure et la saisonnalité tranchent.

Pourquoi mon voisin du Perche n’a-t-il pas les mêmes problèmes que moi en Beauce ?

Parce que vous n’avez pas le même sous-sol. En Beauce, le calcaire fissuré laisse la pluie s’infiltrer : l’eau descend jusqu’à la nappe et les désordres viennent d’en bas, lentement. Dans le Perche, l’argile à silex sous une mince couverture retient l’eau à faible profondeur et la fait circuler latéralement vers le bas des vallons : les désordres viennent du côté et de la surface, et suivent les épisodes pluvieux de plus près. Il y tombe aussi davantage de pluie — plus de 770 mm par an à Senonches contre 606 mm à Chartres. Même symptôme visible, deux enquêtes différentes.

Mon enduit ciment s’est décollé et a emporté le torchis. Que faire ?

Ne pas refaire la même chose. Le CAUE d’Eure-et-Loir le dit sans détour : les maçonneries traditionnelles du département sont montées au mortier de chaux naturelle pour rester perspirantes, et les produits à base de ciment piègent l’humidité et dégradent la pierre. Sur du torchis ou de la bauge, l’effet est encore plus net : l’eau qui montait s’évacuait par l’enduit, elle a été bloquée, elle est ressortie plus haut et a délité la terre. La réparation n’a de sens qu’une fois le pied de mur redevenu sec — et le séchage d’une maçonnerie ancienne se compte en mois.

J’ai des fissures et de l’humidité en même temps. Est-ce lié ?

Souvent, oui, mais pas dans le sens qu’on croit. Le BRGM classe 26,4 % du territoire départemental en aléa moyen à fort de retrait-gonflement des argiles et 69,1 % en aléa non nul, sur vingt-trois formations argileuses distinctes. L’argile gonfle quand elle est mouillée et se rétracte quand elle sèche : les fondations bougent, les fissures s’ouvrent, et l’eau entre par là. L’humidité n’est donc pas la cause des fissures, mais leur conséquence — et une eau pluviale mal évacuée aux abords aggrave les deux. Nous traitons l’eau ; la structure relève d’un bureau d’études géotechnique, et nous vous le dirons clairement si c’est le cas.

Une cuvette s’est formée dans mon champ ou mon jardin. Est-ce grave ?

Signalez-la en mairie sans attendre et tenez-vous à distance. En Beauce, il s’agit le plus souvent d’une doline ou d’une bétoire : une dépression naturelle creusée par la dissolution du calcaire, qui avale les eaux de surface — l’inventaire du BRGM en recense 525 dans le département. Dans le Thymerais et la vallée de l’Eure, c’est plutôt une ancienne carrière souterraine ou une cave : le département compte 386 carrières et marnières et 401 caves recensées. Ce n’est pas notre métier, et nous ne comblons ni ne sondons rien. En revanche, si une descente d’eau pluviale ou une fuite alimente le phénomène, nous le verrons pendant le diagnostic.

Ma maison est ancienne. Faut-il l’isoler avant ou après avoir traité l’humidité ?

Après, toujours. Un doublage posé sur un mur encore chargé en eau enferme l’humidité entre l’isolant et la maçonnerie : le support ne sèche plus, l’isolant perd sa performance et les moisissures apparaissent à l’interface, invisibles. C’est l’une des situations les plus fréquentes que nous rencontrons dans le bâti antérieur à 1946, qui représente 22,4 % des résidences principales du département. L’ordre correct est : identifier la cause, la traiter, laisser sécher le support, mesurer, puis isoler — avec un système compatible avec un mur qui doit continuer à respirer.

Comment distinguer une remontée capillaire d’une infiltration ?

Trois indices se lisent avant toute mesure. La remontée part du sol et sa limite supérieure ondule, jamais rectiligne ; elle laisse un dépôt blanc qui revient après nettoyage ; elle est présente été comme hiver, avec un maximum en saison humide. L’infiltration, elle, apparaît ou s’aggrave après un épisode pluvieux précis, se localise souvent près d’un appui de fenêtre, d’une jonction ou d’une descente d’eau, et se limite à une face du mur. La mesure tranche : dans un cas le taux d’humidité décroît régulièrement en montant, dans l’autre il est maximal au point d’entrée puis diminue autour.

Ma maison est récente et j’ai des moisissures. Est-ce normal ?

Ce n’est pas normal, mais ce n’est presque jamais un défaut d’étanchéité. Un quart des résidences principales du département ont été achevées après 1991, et 24 956 depuis 2006. Ces logements sont très bien fermés : l’eau extérieure n’entre pas. En revanche, la vapeur produite à l’intérieur — cuisine, douches, séchage du linge, respiration — doit sortir, et c’est le rôle de la ventilation. VMC arrêtée ou encrassée, entrées d’air obturées après un changement de fenêtres : la vapeur se dépose alors sur les surfaces les plus froides. La réponse passe par l’air, pas par un traitement de maçonnerie.

Aller plus loin

Sources des données citées

Prochaine étape

Faisons le point sur votre mur

Un bas de mur qui fonce chaque hiver, une cave qui se charge à la saison humide, un enduit qui se décolle, des moisissures après une rénovation : décrivez-nous ce que vous voyez. Nous venons mesurer et chercher la cause — le devis ne vient qu’après.

Agence Île-de-France · Eure-et-Loir, 365 communes couvertes · Lundi au samedi, 8h – 20h