Var · 83 · Agence Côte d’Azur

Il pleut 57 jours par an à Toulon — et 286 mm sont tombés en une journée au Luc

Le Var reçoit moins de pluie que la moyenne française, mais elle arrive d’un coup. Ajoutez un logement sur quatre fermé une grande partie de l’année, un bâti ancien de pierre et de chaux sans barrière anticapillaire, et un sous-sol qui va du schiste imperméable des Maures au gypse soluble du Trias : quatre mécanismes différents, et un seul moyen de les départager — la mesure.

  • 153 communes couvertes
  • Mesures sur place
  • Devis après diagnostic
Technicien de KM Humidité inspectant un mur humide avec un appareil de mesure dans une maison
286,2mm tombés en 24 h au Luc le 15 juin 2010, pour 832 mm sur l’année

L’essentiel, en quatre points

Ce qui change quand on diagnostique une humidité dans le Var plutôt qu’ailleurs.

Peu de jours de pluie, mais des cumuls extrêmes

Toulon relève 633,4 mm par an répartis sur 57,5 jours — un jour sur six. Au Luc, dans l’intérieur, le record de la station est de 286,2 mm en 24 heures, le 15 juin 2010 : plus d’un tiers du cumul annuel en une seule journée. Ce n’est pas l’étanchéité courante qui cède, c’est la capacité d’évacuation au moment du pic.

Un logement sur quatre fermé une grande partie de l’année

183 660 résidences secondaires, soit 24,2 % du parc. Sur le littoral, la proportion s’inverse : 70,8 % au Lavandou, 68,3 % à Saint-Tropez, 55,7 % à Sainte-Maxime. Un logement fermé neuf mois n’est ni chauffé ni ventilé — c’est le scénario type de la moisissure découverte à la réouverture.

Ici, l’argile n’est jamais classée en aléa fort

La cartographie départementale du BRGM est catégorique : « il n’y a pas de secteur classé en aléa fort » de retrait-gonflement dans le Var. 10,4 % du territoire est en aléa moyen, 44 % en aléa faible. Quand une maison varoise fissure et se tache, il faut donc regarder ailleurs — notamment vers le gypse du Trias, qui se dissout et provoque des effondrements.

Aucun chiffrage avant la visite

Nous ne vendons pas de traitement par téléphone. Relevés d’humidité, températures de paroi, examen du terrain, des évacuations et des parties enterrées se font sur place — et c’est seulement ensuite qu’une préconisation chiffrée a un sens.

Le département en données publiques

Ce que le Var a de particulier

Ces chiffres ne décrivent pas votre logement. Ils décrivent le climat, le mode d’occupation et le sol — trois éléments qui déterminent par quelle hypothèse un technicien commence.

57,5jours de pluie par an à Toulon, pour 633,4 mm (Météo-France, 1991-2020)
24,2 %de résidences secondaires, jusqu’à 70,8 % au Lavandou (INSEE, RP 2023)
286,2mm tombés en 24 h au Luc le 15 juin 2010 (Météo-France)
0 %du territoire en aléa fort de retrait-gonflement des argiles (BRGM)
Point de départ

Que voyez-vous chez vous ?

Chaque signe ouvre une piste. Aucun ne suffit à conclure — mais il indique par où commencer, et ce qu’il faudra mesurer pour trancher.

Ces cartes aident à observer, elles ne diagnostiquent pas. Le dernier cas est le seul qui ne relève pas de nous : un affaissement de terrain doit être signalé au maire, et son expertise revient à un géotechnicien. Nous intervenons sur l’eau, pas sur la stabilité du sous-sol — mais les deux se croisent, et nous vous dirons lequel des deux vous regardez.
Le parc de logements

Un parc majoritairement récent, et un littoral qui vit une saison sur deux

33,2 % des résidences principales varoises ont été achevées après 1991, et seulement 13,6 % avant 1946. Mais le chiffre qui commande le diagnostic n’est pas l’âge du bâti : c’est le taux d’occupation.

Résidences principales du Var par période d’achèvement — INSEE, recensement 2023 (base : 521 744 logements achevés avant 2021)
Période d’achèvement Résidences principales Part du parc
Avant 1919 40 029 7,7 %
1919 – 1945 31 021 5,9 %
1946 – 1970 109 769 21,0 %
1971 – 1990 167 804 32,2 %
1991 – 2005 85 450 16,4 %
2006 – 2020 87 671 16,8 %

Trois familles de bâti, trois façons de prendre l’eau

  • Avant 1946 — 71 050 logements, 13,6 % : le bâti provençal des centres anciens et des bastides. Le CAUE du Var le décrit ainsi : on y observe « des enduits à la chaux naturelle, hydraulique ou aérienne, particulièrement adaptés au bâti ancien », qui « assurent la protection et l’isolation contre l’humidité des maçonneries composées de moellons de pierre, bâtis au mortier de chaux ou à la terre ». Les toitures sont « traditionnellement couvertes de deux couches inversées de tuiles rondes en terre cuite, dites aussi tuiles canal », sur des pentes de 27 à 33 %.
  • 1946 – 1990 — 277 573 logements, 53,2 % : plus de la moitié du parc, avec un pic très net entre 1971 et 1990. Villas de lotissement, immeubles littoraux, sous-sols et garages semi-enterrés, toitures-terrasses. Les désordres s’y répartissent entre défauts d’étanchéité et condensation.
  • Après 1991 — 173 121 logements, 33,2 % : enveloppe étanche, menuiseries performantes, ventilation mécanique indispensable. L’eau extérieure n’entre pas ; quand des moisissures apparaissent, c’est la vapeur produite à l’intérieur qui ne sort plus.
Le CAUE du Var pose le principe qui gouverne tout le bâti ancien du département : « construit avec des matériaux perméables à la vapeur d’eau et naturellement ventilés, on dit souvent du bâti ancien qu’il « respire ». Tout enduit, tout recouvrement ou toute isolation avec des matériaux hydrofuges ou étanches risquent de créer des désordres et des pathologies irréversibles. » Et il ajoute, pour le bâti récent : plus une maison devient étanche à l’air, plus il faut veiller au renouvellement de l’air intérieur « afin d’éviter le développement de moisissures et de salpêtre ».
Géologie et hydrogéologie

Deux sous-sols opposés, et un gypse qui se dissout entre les deux

Le BRGM résume le département en deux grands ensembles : « le socle et une couverture sédimentaire, auxquels s’ajoutent les terrains récents des formations superficielles ». Sur le terrain, cela donne deux comportements à l’eau radicalement différents — et une troisième formation, discrète, qui explique une bonne part des désordres.

Au sud-est, le socle : « les massifs cristallins et métamorphiques des Maures et de l’Estérel », faits de « gneiss, micaschistes et phyllades ». Ces roches ne laissent pas passer l’eau : elle ruisselle en surface, se concentre dans les vallons et arrive vite en bas. Le BRGM ajoute que « selon la pente et les directions de schistosité des phyllades, ces derniers peuvent être instables et être alors le siège de glissements de terrains ». Le massif de l’Estérel, lui, « est principalement composé de gneiss et de rhyolite ».

Au nord et au centre, la couverture sédimentaire : les formations du Jurassique — « calcaires, dolomies, calcaires dolomitiques » — qui forment les plateaux du Haut-Var et « les gorges du Verdon », et celles du Crétacé, aux « faciès variés : calcaires, alternances marno-calcaires, marnes, calcaires argileux, grès, sables, argiles ». Ici, l’eau disparaît dans la roche au lieu de ruisseler.

Entre les deux se glisse le Trias, et c’est lui qu’il faut surveiller. Le BRGM le décrit comme un ensemble « très hétérogène, composé d’argiles, gypses, dolomies, cargneules », et précise que « la présence de gypse, roche soluble, tendre et litée, provoque de multiples désordres ». Ce sont « principalement les effondrements liés à la présence de cavités souterraines dans le gypse que l’on remarque par leur fréquence et leurs dimensions » — l’effondrement de Bargemon atteint 80 mètres de diamètre. À l’échelle du département, les affaissements et effondrements représentent 90 événements, soit 12 % des mouvements de terrain recensés, et le BRGM les rattache d’abord aux formations gypseuses du Keuper.

Dans les vallées, enfin, « les différents cours d’eau qui traversent le département sont à l’origine du dépôt d’alluvions quaternaires composées de limons, cailloutis, graviers, sable ». Ce sont ces terrains — le long de l’Argens, de la Nartuby, du Gapeau — qui portent l’essentiel des bourgs de fond de vallée, et qui accompagnent la rivière quand elle monte.

Un point mérite d’être dit clairement, parce qu’il change l’ordre des hypothèses : dans le Var, le retrait-gonflement des argiles n’est jamais classé en aléa fort. La cartographie départementale du BRGM est explicite : « il n’y a pas de secteur classé en aléa fort », et retient 10,4 % du territoire en aléa moyen, 44 % en aléa faible, 45,6 % en aléa a priori nul. Le département a tout de même recensé 2 882 sinistres déclarés liés à la sécheresse, et 45 communes sur 153 avaient été reconnues en catastrophe naturelle à ce titre entre 1989 et 2002.

Quant aux cavités naturelles, l’inventaire du BRGM couvrant les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse en recense 3 653 sur 253 communes, dont 71 % dans des calcaires et 12 % dans des dolomies : « les cavités recensées se situent pour l’essentiel dans un contexte de formations calcaires et dolomitiques et tiennent leur origine dans les phénomènes de dissolution karstique ». Les communes varoises les plus concernées sont Signes, avec 422 cavités, Évenos avec 221, Mons avec 129 et Aiguines avec 109.
Coupe schématique du Var : plateau calcaire et gypse, vallée de l’Argens, massif des Maures et littoral Coupe du nord vers le sud-est. À gauche, le plateau calcaire du Haut-Var, sous lequel une lentille de gypse abrite une cavité de dissolution : au-dessus d’elle, la surface s’est effondrée. Le versant descend vers la vallée de l’Argens, tapissée d’alluvions, où une maison de bourg porte la ligne d’eau atteinte lors de la crue du 15 juin 2010. À droite s’élève le socle cristallin des Maures, en schistes imperméables sur lesquels l’eau ruisselle, avec une villa à flanc de versant, puis la Méditerranée. Le calcaire avale l’eau, le schiste la fait ruisseler Plateau calcaire du Haut-Var Effondrement en surface Calcaires et dolomies Gypse du Trias : cavité de dissolution Crue du 15 juin 2010 Alluvions de l’Argens Villa à flanc de versant Socle cristallin des Maures Méditerranée
  • Remontée capillaire
  • Crues et séchage des maçonneries
  • Ruissellement de versant et infiltrations
  • Condensation en logement fermé

Coupe schématique, sans échelle. Elle montre pourquoi la même pluie ne produit pas les mêmes désordres selon l’endroit : elle disparaît dans le calcaire au nord, ruisselle sur le schiste des Maures, et se rassemble dans les alluvions de la vallée.

Profils de territoire

Quatre Var, quatre points de départ

153 communes réparties sur trois arrondissements — Toulon, Draguignan et Brignoles. Entre la rade de Toulon, le golfe de Saint-Tropez, la vallée de l’Argens et les plateaux calcaires du Haut-Var, le sol, le bâti et le mode d’occupation changent complètement, et avec eux l’ordre des hypothèses.

Toulon, la rade et l’ouest varoisToulon, La Seyne-sur-Mer, La Garde, La Valette-du-Var, Six-Fours-les-Plages, Ollioules, Sanary-sur-Mer, Bandol, Le Beausset, Évenos, Solliès-Pont, La Crau, Hyères. Le secteur le plus urbain et le plus collectif : immeubles, toitures-terrasses, ventilation par conduits collectifs. C’est aussi le plus sec du département — 633,4 mm par an à Toulon — ce qui rend les épisodes intenses d’autant plus révélateurs des défauts d’évacuation.
Le golfe de Saint-Tropez et la côte des MauresSaint-Tropez, Sainte-Maxime, Cogolin, Gassin, Ramatuelle, Grimaud, La Croix-Valmer, Cavalaire-sur-Mer, Le Lavandou, Bormes-les-Mimosas, La Londe-les-Maures. Le domaine du schiste et de la résidence secondaire : 70,8 % des logements au Lavandou, 68,3 % à Saint-Tropez. Terrain en pente sur socle imperméable, villas adossées au versant, et des maisons fermées neuf mois par an.
Fréjus, l’Estérel et la DracénieFréjus, Saint-Raphaël, Puget-sur-Argens, Roquebrune-sur-Argens, Le Muy, Draguignan, Trans-en-Provence, Vidauban, Lorgues, Figanières, Bargemon, Callas. La basse vallée de l’Argens et ses affluents, dont la Nartuby. C’est ici que la crue du 15 juin 2010 a frappé le plus fort, et c’est le secteur où la question du séchage des maçonneries après inondation revient le plus souvent.
La Provence verte et le Haut-VarBrignoles, Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, Le Luc, Le Val, Barjols, Cotignac, Aups, Salernes, Tourves, Garéoult, Rians, Aiguines, Mons, Signes. Le pays des plateaux calcaires et des cavités : Signes en compte 422 à elle seule, Évenos 221, Mons 129, Aiguines 109. C’est aussi là que le Trias affleure, avec ses gypses solubles et les effondrements qui les accompagnent.
Ne pas confondre

Symptôme, cause probable, vérification

Ces tableaux ne remplacent pas un diagnostic. Ils montrent ce qu’un technicien cherche à confirmer ou à écarter en arrivant chez vous, et dans quel ordre.

Lecture des signes visibles et contrôles associés
Ce que vous observez Causes les plus probables Ce que l’on vérifie
Moisissures dans un logement rouvert après plusieurs mois Condensation faute de chauffage et de renouvellement d’air Régime d’occupation réel, fonctionnement de la ventilation, températures de paroi, hygrométrie
Frange humide en pied de mur, limite ondulée, joint qui se creuse Remontée capillaire dans une maçonnerie de moellons sans arase étanche Gradient d’humidité sur la hauteur, présence de sels, nature du mortier — chaux ou terre
Mur qui reste sombre en pied des mois après une inondation Maçonnerie encore saturée, séchage incomplet Humidité du support en profondeur et à plusieurs hauteurs, revêtements posés depuis la décrue
Tache soudaine après un orage violent Évacuation saturée, toiture-terrasse ou point d’entrée ponctuel Capacité des descentes et des gouttières, état de l’étanchéité, corrélation avec les épisodes
Paroi amont d’une maison en pente qui perle en permanence Ruissellement de versant retenu contre un mur enterré, sur socle imperméable Position dans le versant, drainage périphérique, ventilation du volume enterré
Enduit qui cloque et se détache par plaques Revêtement au ciment posé sur une maçonnerie de chaux ou de terre Composition de l’enduit d’origine, hauteur du décollement, rétention d’eau derrière
Dépôt blanc qui revient après brossage Salpêtre : l’eau vient du sol et transporte des sels solubles Nature du dépôt, récurrence saisonnière, humidité du support en profondeur
Dépression ou affaissement qui se creuse dans le terrain Dissolution du gypse du Trias ou cavité karstique Écoulements de surface, fuites de réseau, historique de la parcelle — et signalement en mairie
Comparatif des cinq mécanismes rencontrés dans le département
Mécanisme Où cela apparaît Origine de l’eau Contrôle déterminant
Condensation d’inoccupation Résidences secondaires du littoral — un logement sur quatre du département Vapeur de l’air ambiant déposée sur des parois froides Occupation réelle, chauffage maintenu, débits d’air, point de rosée
Remontée capillaire Bas de murs du bâti ancien — 13,6 % du parc est antérieur à 1946 Eau du sol aspirée par le mortier de chaux ou de terre et par les joints Profil d’humidité décroissant vers le haut, sels en surface, permanence sur l’année
Séchage après inondation Rez-de-chaussée et niveaux bas des vallées de l’Argens, de la Nartuby, du Gapeau Eau de la crue encore stockée dans l’épaisseur du mur Mesure en profondeur, date de la décrue, revêtements reposés depuis
Infiltration par pluie intense Toitures, terrasses, appuis, jonctions, abords Épisode méditerranéen dépassant la capacité des évacuations Corrélation avec les épisodes, état et dimensionnement des évacuations
Ruissellement de versant Murs amont des constructions à flanc de colline, Maures et Estérel Eau de pluie ruisselant sur un socle imperméable jusqu’à la paroi enterrée Pente du terrain, interception en amont, drainage, saisonnalité lente
Un désordre qui ne revient qu’après les gros épisodes ?

Dans le Var, une année de pluie tombe en moins de soixante jours. Ce n’est pas la pluie ordinaire qui révèle un défaut, c’est le pic — et un défaut qui ne se voit qu’une fois par an reste un défaut. Cela se mesure sur place.

Maison, appartement, copropriété

Un parc partagé presque à parts égales

Le Var compte 52,7 % d’appartements et 46,2 % de maisons : c’est le département le plus équilibré que nous couvrions. La méthode de diagnostic ne change pas, mais ce que l’on examine — et qui devra faire les travaux — dépend entièrement de ce partage.

En maison et en villa : le terrain d’abord

  • La position dans la pente : sur le socle des Maures et de l’Estérel, l’eau ne s’infiltre pas, elle ruisselle. Une villa adossée au versant reçoit donc tout ce qui descend au-dessus d’elle, et le mur amont est enterré sans drainage neuf fois sur dix.
  • L’interception en amont : fossé, caniveau, drain, restanque en bon état. C’est le levier le plus efficace, et le moins coûteux, sur un terrain en pente.
  • Les gouttières, descentes et regards, et surtout leur capacité : une évacuation dimensionnée pour une pluie ordinaire est dépassée quand il tombe 150 mm en quelques heures.
  • Le niveau du sol extérieur par rapport au plancher bas, souvent relevé par une terrasse, une piscine ou un accès refait.
  • La nature réelle du revêtement de façade : enduit à la chaux d’origine, ravalement au ciment, peinture filmogène. C’est ce qui explique le plus souvent pourquoi la trace est remontée d’un étage.
  • Dans les secteurs où le Trias affleure, tout indice d’affaissement : dépression fermée, fissuration en escalier accompagnée d’un mouvement, désordre localisé sur une seule partie du bâtiment.

En appartement et en copropriété : où passe la frontière

  • Ventilation intérieure, revêtements et menuiseries privatives relèvent en général du lot ; façades, toiture-terrasse, descentes d’eaux pluviales, caves et colonnes de ventilation relèvent des parties communes.
  • Une tache en plafond de dernier étage ou une infiltration de façade se traite donc au niveau de la copropriété, avec un rapport écrit et daté à présenter au syndic : c’est exactement ce que nous produisons.
  • Dans une résidence où beaucoup de lots sont fermés hors saison, l’humidité d’un logement occupé peut migrer vers un logement froid et vide. Le désordre apparaît alors chez quelqu’un qui n’en est pas la source.
Nous ne tranchons pas la question juridique de la répartition des charges, et nous ne sondons pas un vide souterrain — cela relève d’un géotechnicien. Nous établissons d’où vient l’eau, avec des mesures, des photos datées et une conclusion écrite : le document qui permet ensuite à chacun, occupant, bailleur ou syndic, de savoir de quoi il est responsable.
Notre méthode

Comment nous procédons

Sept étapes, toujours dans cet ordre. Le chiffrage arrive en dernier, une fois la cause établie.

  1. Premier échangeVous décrivez ce que vous voyez, depuis quand, dans quelles pièces et à quelle saison. Ici, trois questions orientent tout : le logement est-il occupé toute l’année, est-il en pente ou en fond de vallée, et le désordre suit-il les épisodes de pluie ?
  2. Inspection sur placeLe logement, mais aussi ce qui l’entoure : façades et pignons, pied de mur, terrasse, parties enterrées, terrain et sa pente, gouttières, descentes, regards, fossés et exutoires.
  3. MesuresRelevés d’humidité sur plusieurs points et plusieurs hauteurs, conditions d’ambiance, températures de paroi et débits de ventilation. C’est ce qui départage une eau venue de l’extérieur d’une vapeur produite ou piégée à l’intérieur.
  4. Recherche de la causeLes hypothèses sont écartées une à une : condensation d’inoccupation, remontée capillaire, séchage incomplet après inondation, infiltration par pluie intense, ruissellement de versant.
  5. Diagnostic remisCe qui a été mesuré, ce qui est retenu comme cause, ce qui reste à surveiller, et si l’origine se trouve dans le logement, dans les parties communes ou à l’extérieur. Sans cette étape, aucun devis n’a de sens.
  6. PréconisationsLes solutions envisageables sont présentées avec leurs limites — y compris quand la bonne décision consiste à intercepter l’eau en amont, à remettre une ventilation en service ou simplement à laisser sécher une saison de plus.
  7. Traitement, si nécessaireMise en œuvre après votre validation, puis remise en état une fois le support redevenu sec et mesuré comme tel.
Nos prestations

Les solutions, selon la cause identifiée

Chaque prestation correspond à une page détaillée du site. Le choix vient après le diagnostic, jamais avant.

Condensation et buéeLe motif d’appel le plus fréquent du littoral : comprendre pourquoi la vapeur ne sort plus d’un logement fermé une grande partie de l’année.
Traitement des remontées capillairesRétablir une barrière contre l’eau du sol dans une maçonnerie de moellons montée au mortier de chaux ou à la terre.
Infiltrations latéralesCas des murs qui reçoivent l’eau par le côté, contre un versant ou une restanque — la configuration type des Maures et de l’Estérel.
Infiltration des eaux dans les mursReprendre le point d’entrée quand la trace suit les épisodes de pluie intense et se limite à une face ou à un niveau.
Humidité des caves et sous-solsTraiter un niveau enterré en contact avec l’eau du sol : cave, cellier, garage semi-enterré, local technique.
Traitement de l’humidité des façadesAgir sur l’enveloppe extérieure, joints compris, en respectant ce que l’enduit à la chaux était censé faire : laisser le mur sécher.
Ventilation mécanique par insufflationRenouveler l’air en continu quand la ventilation existante ne suffit plus, y compris pendant les périodes d’absence.
Champignons et moisissuresAssainir les supports atteints une fois la cause traitée — dans cet ordre, sans quoi la reprise est certaine.
Déshumidification professionnelleAccélérer le séchage d’un volume après une inondation ou pendant la phase de ressuyage d’une maçonnerie.
Ce que nous ne faisons pasChiffrer un traitement sans être venus mesurer. Enduire, doubler ou repeindre un mur encore humide, en particulier après une crue. Refermer une maçonnerie de chaux avec un revêtement imperméable. Sonder ou expertiser un vide souterrain, une cavité karstique ou une dissolution de gypse : cela relève d’un géotechnicien, et tout affaissement doit d’abord être signalé en mairie.
Couverture départementale

Où nous intervenons dans le Var

Les 153 communes du département sont couvertes par notre agence Côte d’Azur, basée à Mandelieu-la-Napoule, de Saint-Raphaël à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Le Var ne dispose pas encore de pages commune par commune comme l’Île-de-France : les villes ci-dessous situent nos secteurs d’intervention, et le formulaire reste le plus simple pour nous décrire votre situation.

153 communes, 3 arrondissements · tout le département est couvertvoir toutes nos zones d’intervention

Toulon, la rade et l’ouest varois

Toulon, La Seyne-sur-Mer, La Garde, La Valette-du-Var, Six-Fours-les-Plages, Ollioules, Sanary-sur-Mer, Bandol, Saint-Cyr-sur-Mer, La Cadière-d’Azur, Le Beausset, Évenos, Le Revest-les-Eaux, Le Pradet, Carqueiranne, La Crau, Solliès-Pont, Hyères.

Le golfe de Saint-Tropez et la côte des Maures

Saint-Tropez, Sainte-Maxime, Cogolin, Gassin, Ramatuelle, Grimaud, La Croix-Valmer, Cavalaire-sur-Mer, Le Lavandou, Bormes-les-Mimosas, La Londe-les-Maures, Rayol-Canadel-sur-Mer, La Môle, Plan-de-la-Tour, Le Muy.

Fréjus, Saint-Raphaël et l’Estérel

Fréjus, Saint-Raphaël, Puget-sur-Argens, Roquebrune-sur-Argens, Bagnols-en-Forêt, Les Adrets-de-l’Estérel, Callian, Montauroux, Fayence, Seillans, Tourrettes, Saint-Paul-en-Forêt.

Draguignan et la Dracénie

Draguignan, Trans-en-Provence, Vidauban, Lorgues, Le Luc, Les Arcs, Taradeau, Figanières, Callas, Bargemon, Flayosc, Salernes, Villecroze, Aups, Tourtour.

La Provence verte et le Haut-Var

Brignoles, Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, Le Val, Barjols, Cotignac, Tourves, Garéoult, Rians, Rougiers, Nans-les-Pins, Plan-d’Aups-Sainte-Baume, Mazaugues, Signes, Mons, Aiguines.

Votre commune est dans le Var ? Parlons de votre problème.

Décrivez-nous ce que vous constatez : nous convenons d’un passage pour mesurer et chercher la cause sur place.

Ce sur quoi vous pouvez compter

Notre façon de travailler

Quatre engagements simples, qui expliquent pourquoi nous commençons toujours par une visite.

La cause avant le traitementNous n’appliquons pas un produit sur un symptôme. Les hypothèses sont écartées une à une jusqu’à isoler l’origine réelle de l’eau.
Le terrain autant que le murPente du versant, interception en amont, gouttières, descentes, fossés et exutoires sont examinés au même titre que la maçonnerie.
Des mesures, pas des impressionsHumidité du support, températures de paroi, hygrométrie et débits de ventilation : ce sont les chiffres qui départagent l’eau extérieure et la vapeur intérieure.
Un rapport écrit et datéMesures, photos et conclusion : un document utilisable face à un assureur, un artisan, un syndic ou un futur acquéreur.
Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande dans le Var

Ma maison de vacances sent le moisi à chaque retour. Que faire ?

C’est le motif d’appel numéro un du littoral varois, et il n’a presque jamais de rapport avec une infiltration. Le contexte l’explique : 24,2 % des logements du département sont des résidences secondaires, et la proportion s’inverse sur la côte — 70,8 % au Lavandou, 68,3 % à Saint-Tropez, 55,7 % à Sainte-Maxime. Un logement fermé neuf mois n’est ni chauffé ni ventilé : les parois refroidissent, l’humidité de l’air se dépose sur les surfaces les plus froides, et les moisissures s’installent dans les angles et derrière les meubles. Le CAUE du Var le dit à sa façon : plus une maison est étanche à l’air, plus il faut veiller au renouvellement de l’air « afin d’éviter le développement de moisissures et de salpêtre ». La réponse passe par la ventilation et par un chauffage minimal maintenu en votre absence.

Il pleut peu dans le Var. Pourquoi mon mur prend-il l’eau ?

Parce que ce n’est pas le cumul qui compte, c’est l’intensité. La station de Toulon relève 633,4 mm de précipitations par an, réparties sur 57,5 jours seulement (normales 1991-2020) : un jour sur six. Mais au Luc, à l’intérieur, le record de la station est de 286,2 mm en 24 heures — le 15 juin 2010 — pour un cumul annuel de 832,3 mm. Plus d’un tiers d’une année de pluie en une journée. Une évacuation dimensionnée pour une pluie ordinaire est alors dépassée, et un défaut qui ne se voit jamais le reste de l’année se révèle d’un coup.

Mon rez-de-chaussée a été inondé. Quand puis-je refaire les murs ?

Plus tard qu’on ne le croit, et c’est la principale cause de travaux à refaire dans les vallées de l’Argens et de la Nartuby. Une maçonnerie de moellons qui a été immergée stocke une quantité d’eau considérable et ne l’évacue que par sa surface, très lentement. Refermer trop tôt — enduit, doublage, peinture filmogène — empêche ce séchage et déplace le désordre : la trace ressort plus haut, l’isolant se dégrade, les moisissures s’installent à l’interface. La seule façon de savoir où en est le mur est de mesurer son humidité en profondeur, à plusieurs hauteurs et à plusieurs semaines d’intervalle. Une déshumidification peut accélérer le ressuyage, mais elle ne remplace pas la mesure.

Mes murs fissurent. Est-ce le retrait-gonflement des argiles ?

Dans le Var, c’est peu probable, et c’est une bonne nouvelle. La cartographie départementale du BRGM est formelle : « il n’y a pas de secteur classé en aléa fort » de retrait-gonflement, et « aucune zone d’affleurement des formations argileuses n’apparaît en aléa fort ». Le département compte 10,4 % de son territoire en aléa moyen et 44 % en aléa faible. Il faut donc chercher ailleurs — et dans certains secteurs, notamment là où le Trias affleure, la piste sérieuse est la dissolution du gypse, qui provoque des effondrements. Le BRGM recense 90 affaissements ou effondrements dans le département, soit 12 % des mouvements de terrain, et les rattache d’abord aux formations gypseuses.

Une cuvette se creuse dans mon terrain. Que dois-je faire ?

Signalez-la en mairie sans attendre et tenez-vous à distance. Le BRGM décrit le Trias varois comme un ensemble « très hétérogène, composé d’argiles, gypses, dolomies, cargneules », et souligne que « la présence de gypse, roche soluble, tendre et litée, provoque de multiples désordres » — dont des effondrements « remarquables par leur fréquence et leurs dimensions », celui de Bargemon atteignant 80 mètres de diamètre. Ce n’est pas notre métier et nous ne sondons rien : l’expertise revient à un géotechnicien. En revanche, si une descente d’eau pluviale, une fuite de réseau ou un rejet alimente le phénomène, nous le verrons pendant le diagnostic et nous vous le dirons.

Puis-je faire enduire ma maison en pierre au ciment ?

Le CAUE du Var répond sans détour : « parce qu’ils sont rigides et imperméables, les enduits contemporains à base de ciment industriel ne sont pas adaptés au bâti ancien. Ils emprisonnent l’humidité qui, de façon naturelle, transite à travers les murs anciens, et qui doit pouvoir être évacuée en s’évaporant. » Il précise même la conséquence pour un rez-de-chaussée en moellons : « ne pas utiliser d’enduit-ciment, car l’eau et les sels solubles gagneront alors les étages supérieurs ». L’enduit à la chaux, lui, « laisse passer la vapeur d’eau tout en protégeant de la pluie ». Autrement dit, le ciment n’empêche pas le mur de pomper : il l’empêche seulement de rendre.

Ma villa est adossée au versant et le mur du fond suinte. Pourquoi ?

Parce que dans les Maures et l’Estérel, le sous-sol ne draine pas. Le BRGM décrit ces massifs comme faits de « gneiss, micaschistes et phyllades » — des roches imperméables. L’eau de pluie n’y disparaît pas dans le sol : elle ruisselle sur le versant et arrive contre le premier obstacle, qui est souvent votre mur amont, enterré sur toute sa hauteur et sans drainage. Cuveler la face intérieure sans avoir intercepté cette arrivée revient à mettre l’eau sous pression derrière l’enduit. L’action efficace se joue en amont : fossé, drain, restanque en bon état, et une évacuation qui conduit l’eau ailleurs qu’au pied du bâtiment.

Comment distinguer une remontée capillaire d’une infiltration ?

Trois indices se lisent avant toute mesure. La remontée part du sol et sa limite supérieure ondule, jamais rectiligne ; elle laisse un dépôt blanc qui revient après nettoyage ; elle est présente été comme hiver. L’infiltration, elle, apparaît ou s’aggrave après un épisode pluvieux précis, se localise près d’un appui, d’une jonction ou d’une descente d’eau, et se limite à une face du mur. La mesure tranche : dans un cas le taux d’humidité décroît régulièrement en montant, dans l’autre il est maximal au point d’entrée puis diminue autour. Avec 13,6 % du parc antérieur à 1946 — des maçonneries de moellons montées au mortier de chaux ou à la terre — la remontée capillaire reste une hypothèse sérieuse dans les centres anciens, mais elle se vérifie, elle ne se suppose pas.

Aller plus loin

Sources des données citées

Prochaine étape

Faisons le point sur votre logement

Une maison rouverte au printemps, un rez-de-chaussée qui n’a pas reséché, un mur amont qui suinte dans les Maures, une tache après l’orage : décrivez-nous ce que vous voyez. Nous venons mesurer et chercher la cause — le devis ne vient qu’après.

Agence Côte d’Azur · Var, 153 communes couvertes · Lundi au samedi, 8h – 20h