Landes · 40 · Agence Bordeaux

Du sable partout, et pourtant deux sols sur trois portent des traces d’engorgement

C’est le paradoxe landais : un sous-sol filtrant, et des maisons humides. La pluie tombe 127 jours par an, la nappe libre remonte à moins d’un mètre en hiver, et un logement sur cinq reste fermé la moitié de l’année. Ici, l’humidité vient rarement d’une fissure — elle vient du sol et de l’air.

  • 327 communes couvertes
  • Mesures sur place
  • Devis après diagnostic
Technicien de KM Humidité inspectant un mur humide avec un appareil de mesure dans une maison
127,4jours de pluie par an à Dax, pour 1 155,2 mm — plus d’un jour sur trois

L’essentiel, en quatre points

Ce qui change quand on diagnostique une humidité dans les Landes plutôt qu’ailleurs.

Un sable filtrant, mais une nappe qui remonte

La nappe des sables est libre : elle est rechargée directement par la pluie et son niveau bouge avec les saisons. Le BRGM mesure un battement de 1 à 1,5 mètre au piézomètre d’Escource. En hiver, l’eau se rapproche de la surface, et un vide sanitaire ou un plancher bas qui allait très bien en août devient froid et humide en janvier.

L’alios n’est pas une dalle étanche — c’est une éponge

On lui prête souvent le rôle de couche imperméable. L’INRAE corrige : « la perméabilité est plus faible dans l’alios que dans les autres volumes du sol, mais suffisante pour assurer un drainage vertical », et il est « le plus souvent discontinu sous forme de lentilles ». Ce qui compte, pour un mur, c’est sa forte porosité capillaire : il s’imbibe d’eau aux dépens de la nappe.

Ici, l’argile n’est presque jamais coupable

0,04 % seulement du territoire landais est en aléa fort de retrait-gonflement des argiles, et 7,65 % en aléa moyen — les valeurs les plus basses de tous les départements que nous couvrons. Quand une maison landaise fissure ou se tache, il faut chercher ailleurs : capillarité, nappe haute, condensation. C’est une piste de moins à explorer, et c’est une bonne nouvelle.

Aucun chiffrage avant la visite

Nous ne vendons pas de traitement par téléphone. Relevés d’humidité, températures de paroi, examen du terrain, des descentes d’eau et des parties basses se font sur place — et c’est seulement ensuite qu’une préconisation chiffrée a un sens.

Le département en données publiques

Ce que les Landes ont de particulier

Ces chiffres ne décrivent pas votre logement. Ils décrivent le climat, le sol et le mode d’occupation dominants — trois éléments qui déterminent par quelle hypothèse un technicien commence.

127,4jours de pluie par an à Dax, pour 1 155,2 mm (Météo-France, 1991-2020)
20,2 %de résidences secondaires, jusqu’à 75 % sur le littoral (INSEE, RP 2023)
2 sur 3des sols du massif landais portent des traces d’engorgement (IGN)
71,7 %de maisons individuelles, contre 27,5 % d’appartements (INSEE, RP 2023)
Point de départ

Que voyez-vous chez vous ?

Chaque signe ouvre une piste. Aucun ne suffit à conclure — mais il indique par où commencer, et ce qu’il faudra mesurer pour trancher.

Ces cartes aident à observer, elles ne diagnostiquent pas. Dans les Landes, deux d’entre elles reviennent bien plus souvent que les autres : la maison fermée l’hiver, et la partie basse qui ne réagit qu’en saison humide. L’une se traite par l’air, l’autre par le sol — et il faut mesurer pour savoir laquelle vous regardez.
Le parc de logements

Un parc récent, et un logement sur cinq fermé la moitié de l’année

43,4 % des résidences principales landaises ont été achevées après 1991 : c’est le parc le plus neuf de tous les départements que nous couvrons. Mais 20,2 % de l’ensemble des logements sont des résidences secondaires, et cette proportion change complètement la nature des désordres.

Résidences principales des Landes par période d’achèvement — INSEE, recensement 2023 (base : 197 671 logements achevés avant 2021)
Période d’achèvement Résidences principales Part du parc
Avant 1919 19 038 9,6 %
1919 – 1945 11 678 5,9 %
1946 – 1970 30 423 15,4 %
1971 – 1990 50 718 25,7 %
1991 – 2005 38 841 19,6 %
2006 – 2020 46 972 23,8 %

Trois familles de bâti, trois façons de prendre l’eau

  • Avant 1946 — 30 716 logements, 15,5 % : l’habitat landais traditionnel. Le CAUE des Landes le décrit ainsi : « pans de bois remplis de torchis ou de briques dans la lande », « maçonneries de moellons ou galets, parfois associées à des pans de bois et adobes en pays d’Adour », « des enduits au mortier de chaux, recouverts d’un badigeon », « des soubassements et murs extérieurs en moellons ou pierres ». Aucune coupure de capillarité : ces soubassements pompent l’eau du sol et l’évacuent par leur surface.
  • 1946 – 1990 — 81 141 logements, 41,1 % : la période pavillonnaire. Dalles sur terre-plein ou sur vide sanitaire, garages accolés, isolation partielle. Dans les Landes, la question du plancher bas prime souvent sur celle du mur : c’est par là que l’humidité du sol entre quand la nappe remonte.
  • Après 1991 — 85 813 logements, 43,4 % : le parc le plus récent que nous couvrons, dont 46 972 achevés à partir de 2006. Enveloppe étanche, menuiseries performantes, ventilation mécanique indispensable. Ces maisons ne prennent pas l’eau de l’extérieur — mais si la VMC s’arrête, la vapeur produite à l’intérieur n’a plus aucune issue.
Le facteur qui pèse le plus lourd ici n’est pas l’âge du bâti, c’est le mode d’occupation. Un logement fermé six mois n’est ni chauffé ni ventilé : les parois refroidissent, l’air ambiant dépose son humidité sur les surfaces les plus froides, et les moisissures s’installent derrière les meubles et dans les angles. À Vieux-Boucau-les-Bains, 75,6 % des logements sont des résidences secondaires ou occasionnelles ; à Seignosse, 70,6 % ; à Mimizan, 47,4 %. Le désordre y est massivement de la condensation, pas une infiltration.
Géologie et hydrogéologie

Le sable ne protège de rien : il conduit l’eau

On imagine volontiers qu’un terrain sableux règle la question de l’humidité. Dans les Landes, c’est presque l’inverse : le sable est filtrant, mais il repose sur une nappe libre qui monte, et il contient des horizons qui retiennent l’eau par capillarité.

Le substratum landais est constitué du Sable des Landes, une formation « d’origine essentiellement éolienne, datant du Quaternaire », qui recouvre les terrains tertiaires et « peut atteindre une épaisseur de plusieurs dizaines de mètres » (IGN, inventaire forestier). C’est un sable de quartz, très filtrant, sur lequel 91 % des sols de la forêt de production sont podzolisés.

Cette podzolisation produit l’alios : l’accumulation d’hydroxydes de fer et de matières humiques forme, « à une profondeur de 40 à 100 cm dans le sol, un niveau de grès ferrugineux ». On le décrit souvent comme une dalle imperméable. C’est faux, et la nuance change tout pour un diagnostic.

L’INRAE est explicite : « contrairement à une croyance ancienne et encore assez répandue, la présence de l’alios n’entraîne pas la formation d’une nappe superficielle en hiver. La perméabilité est plus faible dans l’alios que dans les autres volumes du sol, mais suffisante pour assurer un drainage vertical. Par ailleurs, l’alios est le plus souvent discontinu sous forme de lentilles et donc incapable de former une barrière imperméable efficace. » Ce qui compte réellement pour un mur, c’est autre chose : « grâce à sa forte porosité capillaire, il s’imbibe d’eau par diffusion capillaire aux dépens de la nappe ». Autrement dit, l’alios ne bloque pas l’eau — il la stocke et la tient à disposition, juste sous vos fondations.

Au-dessous, la nappe des sables est une nappe libre, rechargée directement par les précipitations et drainée par les cours d’eau. Le BRGM mesure au piézomètre d’Escource un battement saisonnier de 1 à 1,5 mètre : le niveau moyen reste stable d’une année sur l’autre, mais il monte chaque hiver. Là où la topographie est basse, la nappe affleure et alimente lagunes et zones marécageuses. C’est ce qui explique le chiffre le plus parlant du département : selon l’IGN, un tiers des sols seulement ne présente aucun signe d’engorgement, même temporaire — « ce qui est peu pour une roche mère sableuse ».

Reste la pierre du pays. La garluche, ou pierre des Landes, est « une sorte de grès ferrugineux très dur, formé en relation avec les nappes phréatiques », utilisée localement comme pierre à bâtir. Sa teneur en fer total atteint 15,7 à 25,5 % exprimée en oxydes, et son ciment ferrugineux obstrue « presque complètement les pores » : la pierre elle-même absorbe peu. L’eau passe donc par ailleurs — par les joints, par le mortier, par les remplissages de torchis, et par le pied de mur.

Et l’argile ? Presque absente du problème. La cartographie départementale du BRGM classe 0,04 % du territoire landais en aléa fort de retrait-gonflement et 7,65 % en aléa moyen, contre 54,87 % de zones a priori non concernées. C’est le département le moins exposé de tous ceux que nous couvrons : ici, une fissure accompagnée d’humidité s’explique rarement par un mouvement d’argile.
Coupe schématique des Landes : dune littorale, sable, lentilles d’alios, nappe libre et lagune Coupe d’ouest en est. À gauche, la dune littorale. Au centre et à droite, la plaine sableuse : sous une couverture de Sable des Landes de plusieurs dizaines de mètres, des lentilles discontinues d’alios apparaissent entre quarante centimètres et un mètre de profondeur. La nappe libre, dessinée en bleu, monte de un à un mètre et demi en hiver et affleure dans une dépression où se forme une lagune. À droite, une maison landaise posée sur un soubassement de moellons, sans coupure de capillarité, avec une flèche montrant l’eau qui remonte dans le mur. Au fond, le substratum tertiaire. Du sable, une nappe qui monte, et de l’alios en lentilles Dune littorale Lagune : la nappe affleure Soubassement de moellons, sans arase étanche Sable des Landes Alios en lentilles Nappe libre — battement de 1 à 1,5 m Sables du Plio-Quaternaire Substratum tertiaire
  • Remontée capillaire
  • Nappe libre et engorgement saisonnier
  • Pluie battante et infiltrations
  • Condensation en logement fermé

Coupe schématique, sans échelle. Elle montre pourquoi, dans les Landes, un vide sanitaire parfaitement sec en août peut être détrempé en janvier : ce n’est pas la maison qui a changé, c’est le niveau de la nappe.

Profils de territoire

Quatre Landes, quatre points de départ

327 communes réparties sur deux arrondissements, Dax et Mont-de-Marsan. Entre le littoral, la forêt de pins, les vallées de l’Adour et les coteaux de Chalosse, le sol, l’âge du bâti et le mode d’occupation changent radicalement — et avec eux, l’ordre des hypothèses.

Le littoral et les lacsCapbreton, Soorts-Hossegor, Seignosse, Vieux-Boucau-les-Bains, Messanges, Moliets-et-Maa, Léon, Mimizan, Biscarrosse, Parentis-en-Born, Sanguinet. Le secteur où la résidence secondaire domine : 75,6 % des logements à Vieux-Boucau, 70,6 % à Seignosse. Maisons fermées l’hiver, air marin chargé, nappe très haute derrière le cordon dunaire. Ici, on commence presque toujours par la ventilation.
La Haute Lande et le MarensinMorcenx-la-Nouvelle, Labouheyre, Sabres, Pissos, Sore, Luxey, Labrit, Rion-des-Landes, Castets, Lit-et-Mixe, Roquefort. Le cœur du massif forestier : podzols, lentilles d’alios, lagunes et landes humides. C’est aussi là que se concentrent les cavités du département — Roquefort en compte à elle seule 43 sur les 144 recensées. Les désordres viennent du sol et des abords, rarement de la façade.
Dax, la côte sud et la vallée de l’AdourDax, Saint-Paul-lès-Dax, Tarnos, Saint-Vincent-de-Tyrosse, Soustons, Ondres, Saint-Geours-de-Maremne, Peyrehorade, Pouillon, Saint-Martin-de-Seignanx, Angresse. Alluvions de l’Adour et des barthes, nappe alluviale peu profonde, bourgs anciens à soubassement de moellons. C’est le secteur où les remontées capillaires sont le motif d’appel numéro un.
Le Marsan, l’Armagnac et la ChalosseMont-de-Marsan, Saint-Pierre-du-Mont, Aire-sur-l’Adour, Saint-Sever, Hagetmau, Grenade-sur-l’Adour, Villeneuve-de-Marsan, Mugron, Amou, Gabarret, Geaune. On quitte le sable pour les coteaux : sols plus lourds, bâti plus ancien, maisons de bourg mitoyennes avec caves et celliers. C’est la seule partie du département où l’argile entre vraiment dans l’équation.
Ne pas confondre

Symptôme, cause probable, vérification

Ces tableaux ne remplacent pas un diagnostic. Ils montrent ce qu’un technicien cherche à confirmer ou à écarter en arrivant chez vous, et dans quel ordre.

Lecture des signes visibles et contrôles associés
Ce que vous observez Causes les plus probables Ce que l’on vérifie
Frange humide en pied de mur, limite ondulée, enduit qui se pulvérise Remontée capillaire dans un soubassement de moellons ou de galets Gradient d’humidité sur la hauteur du mur, présence de sels, nature du mortier
Vide sanitaire ou garage humide uniquement de novembre à mars Remontée saisonnière de la nappe libre des sables Niveau du plancher bas, saisonnalité des relevés, ventilation du vide sanitaire
Moisissures dans un logement rouvert après plusieurs mois Condensation faute de chauffage et de renouvellement d’air Régime d’occupation réel, fonctionnement de la VMC, températures de paroi, hygrométrie
Plinthes décollées et revêtement de sol qui gondole en plain-pied Humidité remontant par une dalle sur terre-plein mal désolidarisée Humidité du support au sol, présence d’un film polyéthylène, niveau du terrain extérieur
Tache sur la seule façade exposée à l’ouest, après un coup de vent Pluie battante océanique et défaut ponctuel d’étanchéité Enduit, joints, appuis, jonctions de bardage, corrélation avec les épisodes venteux
Flaques qui stagnent des semaines sur un terrain pourtant sableux Engorgement perché au-dessus d’une lentille d’alios peu fracturée Profondeur d’apparition de l’alios, pente des abords, exutoire des eaux pluviales
Dépôt blanc qui revient après brossage sur un mur ancien Salpêtre : l’eau vient du sol et transporte des sels Nature du dépôt, récurrence saisonnière, humidité du support en profondeur
Odeur de renfermé permanente malgré des travaux récents Ventilation insuffisante ou entrées d’air obturées après un changement de fenêtres Débits aux bouches, état des entrées d’air, écart entre température de paroi et point de rosée
Comparatif des cinq mécanismes rencontrés dans le département
Mécanisme Où cela apparaît Origine de l’eau Contrôle déterminant
Remontée capillaire Soubassements du bâti antérieur à 1946 — 15,5 % du parc Eau du sol aspirée par le mortier, les joints et les remplissages Profil d’humidité décroissant vers le haut, sels en surface
Remontée de nappe Vides sanitaires, garages, planchers bas, caves des bourgs de vallée Nappe libre rechargée par la pluie, qui monte de 1 à 1,5 m en hiver Saisonnalité franche, relevés répétés à plusieurs mois d’écart
Condensation en logement fermé Résidences secondaires du littoral, logements peu occupés Vapeur de l’air ambiant se déposant sur des parois froides Occupation réelle, chauffage hors gel, débits d’air, point de rosée
Infiltration de pluie battante Façades et pignons exposés à l’ouest, appuis, jonctions Pluie poussée par le vent d’océan, ou eau pluviale mal évacuée Corrélation avec les épisodes venteux, état des évacuations
Engorgement de surface Abords, allées, jardins, pieds de mur sur sol podzolisé Eau retenue au-dessus d’un horizon d’alios peu perméable Profondeur de l’alios, pente du terrain, existence d’un exutoire
Une maison qui n’est humide qu’une partie de l’année ?

Dans les Landes, c’est le cas le plus fréquent — et le plus mal diagnostiqué. La saisonnalité est une information, pas un détail : elle oriente vers la nappe ou vers l’air. Cela se mesure sur place.

Maison, terrain, abords

Sur une maison, la cause est souvent dehors — ou dessous

Quand 71,7 % des logements sont des maisons et que 66,5 % des ménages en sont propriétaires, l’enquête ne s’arrête pas au mur qui porte la tache. Dans les Landes, elle descend même sous la maison : le plancher bas y est plus souvent en cause que la façade.

Ce que nous regardons à l’extérieur

  • Le niveau du terrain autour de la maison : sur un terrain plat et sableux, quelques centimètres de remblai ou une terrasse refaite suffisent à faire stagner l’eau contre le mur au lieu de l’éloigner.
  • Les gouttières, descentes et regards, et surtout leur exutoire : dans un sol podzolisé, une descente qui se déverse au pied du mur crée une zone gorgée d’eau qui ne se ressuie pas.
  • Les aérations du vide sanitaire : c’est le premier point que nous contrôlons. Elles sont très souvent obturées, alors qu’elles conditionnent tout le séchage de la partie basse.
  • La présence d’un exutoire pour les eaux de surface — fossé, noue, drain — quand une lentille d’alios empêche l’eau de descendre assez vite.
  • L’exposition de la façade au vent d’ouest, et l’état des joints, des appuis et des jonctions de bardage sur cette seule orientation.
  • La nature du soubassement : moellon, galet, garluche, brique ou parpaing, et l’existence — ou non — d’une coupure de capillarité.

Ce que nous regardons à l’intérieur

  • Le plancher bas en priorité : dalle sur terre-plein, vide sanitaire, cave ou garage semi-enterré — hauteur des traces, condensation sur les canalisations, état des plinthes.
  • La ventilation, et surtout son fonctionnement réel : une VMC coupée à chaque départ, dans une maison occupée quelques semaines par an, produit exactement le désordre que vous constatez en revenant.
  • La nature du mur derrière le revêtement, et si un doublage ou une peinture filmogène a été posé sur une maçonnerie ancienne qui devait respirer.
  • L’écart entre température de paroi et point de rosée dans les pièces humides, mesuré et non estimé.
Si vous êtes en appartement ou en copropriété — 27,5 % des logements du département, une part élevée qui s’explique par les résidences de bord de mer et par Mont-de-Marsan et Dax — la logique est la même, mais la frontière compte : ventilation intérieure et revêtements relèvent en général du lot privatif, façades, toiture, parties enterrées et colonnes de VMC des parties communes. Nous ne tranchons pas cette question juridique ; nous établissons d’où vient l’eau, avec des mesures et des photos datées.
Notre méthode

Comment nous procédons

Sept étapes, toujours dans cet ordre. Le chiffrage arrive en dernier, une fois la cause établie.

  1. Premier échangeVous décrivez ce que vous voyez, depuis quand, dans quelles pièces et à quelle saison. Dans les Landes, deux questions comptent plus que les autres : le logement est-il occupé toute l’année, et le désordre revient-il chaque hiver ?
  2. Inspection sur placeLe logement, mais aussi ce qui l’entoure : façades et pignons, pied de mur, vide sanitaire ou dalle, terrain et son niveau, gouttières, descentes, regards et exutoires.
  3. MesuresRelevés d’humidité sur plusieurs points et plusieurs hauteurs, conditions d’ambiance, températures de paroi et débits de ventilation. C’est ce qui départage une eau venue du sol d’une vapeur produite ou piégée à l’intérieur.
  4. Recherche de la causeLes hypothèses sont écartées une à une : remontée capillaire, remontée de nappe, humidité de plancher bas, infiltration de pluie battante, condensation en logement peu occupé.
  5. Diagnostic remisCe qui a été mesuré, ce qui est retenu comme cause, ce qui reste à surveiller, et si l’origine se trouve dans le logement ou en dehors. Sans cette étape, aucun devis n’a de sens.
  6. PréconisationsLes solutions envisageables sont présentées avec leurs limites — y compris quand la bonne réponse consiste à rouvrir des aérations de vide sanitaire ou à remettre la ventilation en service plutôt qu’à traiter un mur.
  7. Traitement, si nécessaireMise en œuvre après votre validation, puis remise en état une fois le support redevenu sec et mesuré comme tel.
Nos prestations

Les solutions, selon la cause identifiée

Chaque prestation correspond à une page détaillée du site. Le choix vient après le diagnostic, jamais avant.

Traitement des remontées capillairesRétablir une barrière contre l’eau du sol dans un soubassement qui n’en a jamais eu — moellon, galet, garluche, mortier de chaux.
Humidité des caves et sous-solsTraiter une partie basse en contact avec l’eau du sol : cave, garage semi-enterré, vide sanitaire, buanderie.
Infiltrations latéralesCas des murs qui reçoivent l’eau par le côté, contre un remblai ou un terrain dont le niveau a été relevé.
Infiltration des eaux dans les mursReprendre le point d’entrée quand l’eau vient de l’extérieur et que la trace suit les épisodes de pluie battante.
Traitement de l’humidité des façadesAgir sur l’enveloppe extérieure, joints compris, en respectant ce que l’enduit à la chaux était censé faire : laisser le mur sécher.
Condensation et buéeLe motif d’appel le plus fréquent du littoral landais : comprendre pourquoi la vapeur ne sort plus d’un logement peu occupé.
Ventilation mécanique par insufflationRenouveler l’air en continu quand la ventilation existante ne suffit plus, y compris pendant les périodes d’absence.
Champignons et moisissuresAssainir les supports atteints une fois la cause traitée — dans cet ordre, sans quoi la reprise est certaine.
Déshumidification professionnelleAbaisser le taux d’humidité d’un volume pendant la phase de séchage, en complément du traitement de la cause.
Ce que nous ne faisons pasChiffrer un traitement sans être venus mesurer. Enduire, doubler ou repeindre un mur encore humide. Refermer une maçonnerie ancienne avec un revêtement imperméable. Traiter un mur alors que le désordre vient du plancher bas ou d’une ventilation à l’arrêt : c’est le contresens le plus coûteux, et le plus courant dans ce département.
Couverture départementale

Où nous intervenons dans les Landes

Les 327 communes du département sont couvertes par notre agence Bordeaux, de Biscarrosse à Aire-sur-l’Adour. Les Landes ne disposent pas encore de pages commune par commune comme l’Île-de-France : les villes ci-dessous situent nos secteurs d’intervention, et le formulaire reste le plus simple pour nous décrire votre situation.

327 communes, 2 arrondissements · tout le département est couvertvoir toutes nos zones d’intervention

Le littoral et les lacs

Capbreton, Soorts-Hossegor, Seignosse, Vieux-Boucau-les-Bains, Messanges, Moliets-et-Maa, Léon, Vielle-Saint-Girons, Saint-Julien-en-Born, Mimizan, Biscarrosse, Parentis-en-Born, Sanguinet, Gastes, Labenne, Ondres.

Dax, Tyrosse et le Pays d’Orthe

Dax, Saint-Paul-lès-Dax, Tarnos, Saint-Vincent-de-Tyrosse, Soustons, Saint-Geours-de-Maremne, Saint-Martin-de-Seignanx, Angresse, Bénesse-Maremne, Josse, Peyrehorade, Pouillon, Port-de-Lanne, Saint-Vincent-de-Paul, Narrosse, Yzosse, Rivière-Saas-et-Gourby.

Mont-de-Marsan et le Marsan

Mont-de-Marsan, Saint-Pierre-du-Mont, Saint-Avit, Bougue, Campagne, Bretagne-de-Marsan, Benquet, Haut-Mauco, Saint-Perdon, Uchacq-et-Parentis, Mazerolles, Pouydesseaux.

La Haute Lande et le Marensin

Morcenx-la-Nouvelle, Labouheyre, Sabres, Pissos, Sore, Luxey, Labrit, Rion-des-Landes, Castets, Lit-et-Mixe, Lesperon, Onesse-Laharie, Ychoux, Liposthey, Roquefort, Tartas, Pontonx-sur-l’Adour.

La Chalosse, le Tursan et l’Armagnac

Saint-Sever, Hagetmau, Aire-sur-l’Adour, Grenade-sur-l’Adour, Villeneuve-de-Marsan, Mugron, Amou, Montfort-en-Chalosse, Geaune, Gabarret, Labastide-d’Armagnac, Samadet, Pomarez, Castel-Sarrazin.

Votre commune est dans les Landes ? Parlons de votre problème.

Décrivez-nous ce que vous constatez : nous convenons d’un passage pour mesurer et chercher la cause sur place.

Ce sur quoi vous pouvez compter

Notre façon de travailler

Quatre engagements simples, qui expliquent pourquoi nous commençons toujours par une visite.

La cause avant le traitementNous n’appliquons pas un produit sur un symptôme. Les hypothèses sont écartées une à une jusqu’à isoler l’origine réelle de l’eau.
Le terrain autant que le murNiveau des abords, gouttières, descentes, exutoires et aérations de vide sanitaire sont examinés au même titre que la maçonnerie.
Des mesures, pas des impressionsHumidité du support, températures de paroi, hygrométrie et débits de ventilation : ce sont les chiffres qui départagent l’eau du sol et la vapeur intérieure.
Un rapport écrit et datéMesures, photos et conclusion : un document utilisable face à un assureur, un artisan, un syndic ou un futur acquéreur.
Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande dans les Landes

Mon terrain est sableux. Comment puis-je avoir un problème d’humidité ?

Parce qu’un sol filtrant n’est pas un sol sec. Le sable laisse passer l’eau, mais il repose ici sur une nappe libre rechargée directement par les pluies, dont le BRGM mesure un battement saisonnier de 1 à 1,5 mètre. En hiver, cette nappe se rapproche de la surface, et l’eau redevient disponible juste sous vos fondations. L’IGN est d’ailleurs formel : dans le massif landais, « un tiers des sols seulement ne présente pas de signe d’engorgement, même temporaire, ce qui est peu pour une roche mère sableuse ». Le sable ne protège pas — il transmet.

On m’a dit que l’alios rendait mon terrain imperméable. Est-ce vrai ?

C’est une idée reçue, et l’INRAE la corrige explicitement : « contrairement à une croyance ancienne et encore assez répandue, la présence de l’alios n’entraîne pas la formation d’une nappe superficielle en hiver. La perméabilité est plus faible dans l’alios que dans les autres volumes du sol, mais suffisante pour assurer un drainage vertical. Par ailleurs, l’alios est le plus souvent discontinu sous forme de lentilles. » Ce qui compte pour votre maison, c’est sa forte porosité capillaire : il s’imbibe d’eau aux dépens de la nappe. Localement, quand il est continu et peu fracturé, il peut effectivement retenir l’eau au-dessus de lui — cela se constate sur place, cela ne se suppose pas.

Ma maison de vacances sent le moisi à chaque printemps. Que faire ?

C’est le motif d’appel numéro un du littoral landais, et il n’a presque jamais de rapport avec une infiltration. Un logement fermé plusieurs mois n’est ni chauffé ni ventilé : les parois refroidissent, l’humidité de l’air se dépose sur les surfaces les plus froides, et les moisissures s’installent dans les angles et derrière les meubles. Le contexte l’explique : 20,2 % des logements du département sont des résidences secondaires, et cette part monte à 75,6 % à Vieux-Boucau-les-Bains et 70,6 % à Seignosse. La réponse passe par la ventilation et par un chauffage minimal maintenu en votre absence, pas par un traitement de maçonnerie.

Mon vide sanitaire est sec en été et trempé en hiver. Est-ce normal ?

Ce n’est pas normal, mais c’est parfaitement logique ici. La nappe des sables monte de un à un mètre et demi en saison humide : ce qui était à distance de votre plancher bas en août arrive à son contact en janvier. Trois choses se vérifient alors : le niveau réel du vide sanitaire par rapport au terrain, l’état des aérations — presque toujours obturées, alors qu’elles conditionnent tout le séchage — et la présence d’un exutoire pour les eaux pluviales. Nous mesurons à plusieurs mois d’intervalle, car c’est justement la saisonnalité qui signe une remontée de nappe.

Il pleut beaucoup dans les Landes. Est-ce la cause ?

Ce n’est pas le cumul qui compte, c’est la fréquence. La station de Dax relève 1 155,2 mm de précipitations annuelles réparties sur 127,4 jours (normales 1991-2020), soit plus d’un jour de pluie sur trois. Un mur ne sèche pas en quelques heures : il lui faut des jours consécutifs sans pluie et un air suffisamment sec. Quand les épisodes se succèdent, le support n’a jamais le temps de revenir à l’équilibre. La pluie n’est donc pas la cause du désordre, mais elle enlève au bâtiment sa capacité à se réparer tout seul — et un défaut mineur suffit alors à installer un problème permanent.

Mes murs fissurent. Est-ce le retrait-gonflement des argiles ?

Dans les Landes, c’est très peu probable. La cartographie départementale du BRGM classe 0,04 % seulement du territoire en aléa fort de retrait-gonflement et 7,65 % en aléa moyen, contre près de 55 % de zones a priori non concernées : c’est le département le moins exposé de tous ceux que nous couvrons. Seuls les coteaux de Chalosse et du Tursan sont réellement concernés. Ailleurs, une fissure accompagnée d’humidité s’explique plutôt par un tassement différentiel dans le sable, par une reprise de charge mal faite, ou simplement par le vieillissement d’un enduit — et c’est la fissure qui laisse entrer l’eau, pas l’inverse.

Ma maison est en garluche. Est-elle plus sensible à l’humidité ?

La pierre elle-même, non : la garluche est un grès ferrugineux très dur, dont le ciment obstrue « presque complètement les pores ». C’est ailleurs que l’eau passe. Une maçonnerie ancienne landaise associe pierre ou galet, mortier de chaux, parfois des pans de bois remplis de torchis, et un soubassement posé directement sur le sol sans arase étanche. L’eau monte donc par les joints, le mortier et les remplissages, pas par la pierre. La conséquence pratique est importante : reprendre les joints avec un mortier au ciment ne règle rien et aggrave généralement la situation, puisque le mur perd sa capacité à évacuer l’eau qu’il continue d’absorber.

Faut-il isoler avant ou après avoir traité l’humidité ?

Après, toujours. Un doublage posé sur un mur encore chargé en eau enferme l’humidité entre l’isolant et la maçonnerie : le support ne sèche plus, l’isolant perd sa performance et les moisissures apparaissent à l’interface, invisibles jusqu’au jour où l’on rouvre. Le raisonnement vaut aussi pour un plancher bas, cas fréquent dans le département : poser un revêtement étanche sur une dalle qui reçoit encore l’humidité du sol déplace le problème vers les plinthes et les bas de cloison. L’ordre correct est identique dans les deux cas : identifier la cause, la traiter, laisser sécher, mesurer, puis isoler.

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Sources des données citées

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Un vide sanitaire qui ne réagit qu’en hiver, une maison de bord de mer rouverte au printemps, un soubassement qui se creuse, un sol de plain-pied qui reste froid : décrivez-nous ce que vous voyez. Nous venons mesurer et chercher la cause — le devis ne vient qu’après.

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