Eure · 27 · Agence Île-de-France

Dans l’Eure, 509 communes sur 585 ont d’anciennes cavités sous leurs pieds

Près de 19 700 indices de cavités sont recensés dans le département — marnières, carrières, puits — creusés depuis l’époque gallo-romaine. Ils ne provoquent pas l’humidité, mais ils modifient la circulation de l’eau sous les maisons. Et au-dessus, un bâti de pan de bois et de silex qui ne supporte pas d’être mouillé en pied de mur.

  • 585 communes couvertes
  • Mesures sur place
  • Devis après diagnostic
Technicien de KM Humidité inspectant un mur humide avec un appareil de mesure dans une maison
77,2 %des logements de l’Eure sont des maisons individuelles

L’essentiel, en quatre points

Ce qui change quand on diagnostique une humidité dans l’Eure plutôt qu’ailleurs.

Un sous-sol criblé de cavités

Les services de l’État en Normandie recensent environ 19 700 indices de cavités dans le département, et 509 communes sur 585 sont concernées. Ce sont surtout des marnières, creusées pour amender les terres. Elles se dégradent, précise la plaquette départementale, « surtout si elles sont exposées à des infiltrations d’eau » : ce qui les fragilise est exactement ce que nous cherchons.

Un bâti qui doit rester sec en pied de mur

Le bâti rural de l’Eure associe pan de bois et torchis sur soubassement, silex noir et blond, moellons, brique et grès. Le torchis est un matériau qui vit très bien tant qu’il ne touche pas l’eau — et qui se délite dès que le soubassement se charge. C’est pour cela qu’ici le diagnostic commence presque toujours par le bas du mur.

Trois maisons sur quatre

77,2 % des logements sont des maisons individuelles et 65,4 % des ménages sont propriétaires. Un rez-de-chaussée posé sur le terrain, souvent une cave ou un cellier, des abords à entretenir soi-même : l’eau venue du sol pèse beaucoup plus lourd ici que la condensation d’un logement collectif.

Aucun chiffrage avant la visite

Nous ne vendons pas de traitement par téléphone. Les relevés d’humidité, les températures de paroi, l’examen du terrain, des descentes d’eau et des parties enterrées se font sur place — et c’est seulement ensuite qu’une préconisation chiffrée a un sens.

Le département en données publiques

Ce que l’Eure a de particulier

Ces chiffres ne décrivent pas votre logement. Ils décrivent le type de bâti dominant, son âge et le terrain sur lequel il repose — trois éléments qui déterminent par quelle hypothèse un technicien commence.

77,2 %de maisons individuelles, contre 22,0 % d’appartements (INSEE, RP 2023)
19 700indices de cavités recensés dans le département (État en Normandie)
509communes concernées par une cavité, sur les 585 du département (État en Normandie)
30,4 %des résidences principales achevées après 1991 (INSEE, RP 2023)
Point de départ

Que voyez-vous chez vous ?

Chaque signe ouvre une piste. Aucun ne suffit à conclure — mais il indique par où commencer, et ce qu’il faudra mesurer pour trancher.

Ces cartes aident à observer, elles ne diagnostiquent pas. Le dernier cas est le seul qui ne relève pas de nous : un affaissement de terrain doit être signalé au maire, qui en informe le préfet. Nous intervenons sur l’eau, pas sur la stabilité du sous-sol — mais les deux se croisent souvent, et nous vous dirons lequel des deux vous regardez.
Le parc de logements

Le parc le plus récent que nous couvrons — et un tiers de bâti ancien

Près d’un logement sur trois de l’Eure a été achevé après 1991 : c’est la proportion la plus élevée de tous les départements que nous couvrons. Mais 14 % du parc est antérieur à 1919, et ces deux extrêmes n’ont rien à voir l’un avec l’autre au moment du diagnostic.

Résidences principales de l’Eure par période d’achèvement — INSEE, recensement 2023 (base : 260 337 logements achevés avant 2021)
Période d’achèvement Résidences principales Part du parc
Avant 1919 36 338 14,0 %
1919 – 1945 17 511 6,7 %
1946 – 1970 48 312 18,6 %
1971 – 1990 79 143 30,4 %
1991 – 2005 38 836 14,9 %
2006 – 2020 40 196 15,4 %

Trois familles de bâti, trois façons de prendre l’eau

  • Avant 1946 — 53 849 logements, 20,7 % : le bâti rural normand. Pan de bois et torchis posés sur un soubassement de silex, de moellon ou de brique ; ailleurs, maçonnerie composite mêlant brique, silex noir et blond, grès et grison selon ce que la commune avait sous la main. Aucune coupure de capillarité. Ces murs pompent l’eau du sol et l’évacuent par évaporation : tant que l’enduit et le torchis respirent, l’équilibre tient.
  • 1946 – 1990 — 127 455 logements, 49,0 % : la moitié du parc, avec un pic très marqué entre 1971 et 1990 (30,4 % à eux seuls). Pavillons de lotissement avec sous-sol total, garage semi-enterré ou vide sanitaire, isolation partielle, ponts thermiques en about de plancher. Les désordres s’y répartissent entre humidité de partie enterrée et condensation.
  • Après 1991 — 79 032 logements, 30,4 % : près d’un tiers du parc, dont 40 196 achevés à partir de 2006. Enveloppe étanche, menuiseries performantes, ventilation mécanique indispensable. Si la VMC s’arrête ou si les entrées d’air sont bouchées, la vapeur produite à l’intérieur se dépose sur les angles froids, sans qu’aucune eau extérieure n’entre en jeu.
Une maison à pan de bois n’est pas censée être étanche : elle gère l’eau en la laissant repartir par le torchis et l’enduit à la chaux. Le réflexe qui aggrave le plus souvent la situation dans l’Eure consiste à la refermer — enduit ciment sur le soubassement, peinture filmogène, doublage collé — puis à constater que la trace remonte et que le torchis se creuse derrière.
Géologie et hydrogéologie

La craie, les limons — et 19 700 cavités entre les deux

Le sous-sol de l’Eure est simple à décrire et compliqué à vivre : un socle de craie, une couverture de limons et d’argile à silex, et entre les deux des siècles de creusement humain.

Sur les plateaux, la succession est presque toujours la même. En surface, des limons fertiles, fins et perméables. Dessous, l’argile à silex, produit de la dissolution de la craie : une couche compacte, peu perméable, qui retient l’eau et la fait circuler latéralement. Puis la craie elle-même, fissurée, qui porte la nappe principale du département et alimente les sources de fond de vallée.

C’est dans cette couverture qu’ont été creusées les marnières. Pour amender les terres acides des plateaux, on descendait un puits étroit à travers les limons et l’argile à silex jusqu’à la craie, puis on élargissait en chambre — la forme classique « en bouteille ». L’exploitation a été intense, précise la plaquette départementale, depuis l’époque gallo-romaine jusqu’au milieu du XIXe siècle. Les puits ont ensuite été rebouchés à la hâte, souvent avec ce qui traînait, et oubliés.

Ce qui fait s’effondrer une marnière est exactement ce que nous cherchons quand nous diagnostiquons une humidité : l’eau. Les cavités se dégradent « surtout si elles sont exposées à des infiltrations d’eau ». Une descente d’eau pluviale qui se déverse au pied du mur, un puits perdu, une fuite de réseau, un terrain qui ne draine plus : le même défaut alimente le mur humide et fragilise le vide en dessous. C’est la raison pour laquelle nous regardons toujours les abords avant le mur.

Les obligations qui s’y attachent méritent d’être connues. Toute personne qui a connaissance d’une cavité doit la signaler au maire ; le maire en informe le préfet et le conseil départemental, prend les mesures de prévention nécessaires et refuse les constructions dans le périmètre de sécurité lorsqu’elles ne sont pas techniquement justifiées. Ce périmètre se calcule à partir de la profondeur du puits et de la longueur maximale des galeries, majorée d’une marge d’incertitude ; pour une cavité naturelle, il est fixé forfaitairement à 35 mètres de rayon. Nous ne sommes ni géotechniciens ni experts en cavités — mais quand un affaissement apparaît dans un jardin que nous inspectons, nous le disons.

Restent les vallées. La Seine, l’Eure, la Risle, l’Iton, l’Andelle et la Charentonne entaillent les plateaux et mettent la craie à nu sur leurs flancs. En fond de vallée, la nappe est proche de la surface et suit le rythme du cours d’eau : un mur enterré qui paraissait sec en août peut se recharger en février sans qu’aucune fuite ne soit apparue entre-temps.

Il ne pleut pas beaucoup dans l’Eure, mais il pleut souvent : la station d’Évreux-Huest relève 600,6 mm de précipitations par an, répartis sur 112,6 jours — soit près d’un jour sur trois. Un mur qui n’a jamais le temps de sécher entre deux épisodes n’a pas besoin d’un événement exceptionnel pour rester humide toute l’année.
Coupe schématique de l’Eure : plateau de craie couvert de limons et d’argile à silex, marnière et vallée Coupe du plateau vers la vallée. Sous les limons de surface, l’argile à silex forme une couche peu perméable qui retient l’eau ; dessous, la craie porte la nappe du département. Sous une maison à pan de bois, une marnière : un puits étroit traverse la couverture et s’élargit en chambre dans la craie, et les infiltrations d’eau la fragilisent. À droite, la vallée de la Seine, de l’Eure ou de la Risle, où la nappe est proche de la surface et où les murs enterrés se rechargent en hiver. Une couverture qui retient l’eau, une craie qui la porte Maison à pan de bois sur soubassement Infiltrations par le puits rebouché Limons de plateau Argile à silex — peu perméable Craie — nappe du département Marnière — puits étroit, chambre en cloche Vallée — nappe proche
  • Remontée capillaire
  • Nappe et parties enterrées
  • Infiltrations et abords
  • Marnières et cavités

Coupe schématique, sans échelle. Elle montre pourquoi, dans l’Eure, l’eau des abords compte autant que celle du mur : la même infiltration alimente le soubassement humide et fragilise l’ancienne marnière en dessous.

Profils de territoire

Quatre Eure, quatre points de départ

Avec 585 communes réparties sur trois arrondissements, le département n’a rien d’homogène. Le sol, l’âge du bâti et la façon dont l’eau circule changent d’un secteur à l’autre — et avec eux, l’ordre des hypothèses.

La vallée de la Seine et les AndelysVernon, Gaillon, Saint-Marcel, Les Andelys, Val-de-Reuil, Louviers, Pont-de-l’Arche, Le Vaudreuil. Fond de vallée à nappe proche, coteaux de craie à pic, maisons bâties au pied du versant. Les niveaux enterrés et les rez-de-chaussée bas sont le premier poste à contrôler, et la saisonnalité tranche presque toujours.
Le Roumois, le Lieuvin et le pays d’OucheBourgtheroulde, Brionne, Bernay, Beaumont-le-Roger, Broglie, Rugles, Conches-en-Ouche, Breteuil. Le cœur du bâti à pan de bois et torchis, sur soubassement de silex ou de grison. Plateaux limoneux, argile à silex dessous, marnières nombreuses : abords et pied de mur avant tout le reste.
Le plateau du Neubourg et la plaine de Saint-AndréLe Neubourg, Évreux, Saint-André-de-l’Eure, Nonancourt, Damville, Gravigny, Guichainville. Grandes cultures sur limons profonds, fermes à cour, bourgs de brique et de silex. C’est ici que la densité de marnières est la plus forte : un affaissement dans un jardin n’y est pas une curiosité.
Le Vexin normand et le pays de LyonsGisors, Étrépagny, Lyons-la-Forêt, Fleury-sur-Andelle, Charleval, Écouis. Mêmes matériaux que le Vexin voisin — brique, silex, moellon — sur un plateau entaillé par l’Andelle et l’Epte. Versants marqués, ruissellement vers le bas des vallons, caves anciennes taillées dans la craie.
Ne pas confondre

Symptôme, cause probable, vérification

Ces tableaux ne remplacent pas un diagnostic. Ils montrent ce qu’un technicien cherche à confirmer ou à écarter en arrivant chez vous, et dans quel ordre.

Lecture des signes visibles et contrôles associés
Ce que vous observez Causes les plus probables Ce que l’on vérifie
Frange humide en pied de mur, limite ondulée, torchis qui se creuse Remontée capillaire dans un soubassement sans arase étanche Gradient d’humidité sur la hauteur, présence de sels, nature du soubassement et de l’enduit
Cave, cellier ou sous-sol humide toute l’année Eau du sol retenue contre la paroi enterrée Pente du terrain, drainage périphérique, position dans le versant, saisonnalité
Enduit qui cloque, sonne creux ou se détache Revêtement imperméable posé sur un mur ancien qui doit respirer Composition de l’enduit d’origine, zones de rétention d’eau derrière le revêtement
Moisissures dans un angle ou derrière un meuble, logement récent Condensation par renouvellement d’air insuffisant VMC en service, entrées d’air non obturées, température de paroi, hygrométrie
Tache qui apparaît après les fortes pluies Infiltration de façade ou défaut d’évacuation des eaux pluviales Enduit, joints, appuis de fenêtre, gouttières, descentes et regards
Dépôt blanc qui revient après brossage Salpêtre : l’eau vient du sol et transporte des sels Nature du dépôt, récurrence saisonnière, humidité du support en profondeur
Dépression, trou ou fissure en étoile dans le terrain Ancienne marnière ou puits rebouché, fragilisé par les infiltrations Écoulements de surface, fuites de réseau, historique de la parcelle — et signalement en mairie
Odeur de renfermé au retour de vacances, buée sur les vitrages Ventilation insuffisante pour l’usage du logement Débits d’extraction, usage des pièces humides, séchage du linge, occupation
Comparatif des quatre mécanismes rencontrés dans le département
Mécanisme Où cela apparaît Origine de l’eau Contrôle déterminant
Remontée capillaire Soubassements et bas de murs de rez-de-chaussée, bâti antérieur à 1946 Eau du sol aspirée par la porosité du silex, du moellon et du mortier Profil d’humidité décroissant vers le haut, sels en surface
Humidité de partie enterrée Caves, celliers, sous-sols totaux, garages semi-enterrés Nappe de la craie en fond de vallée, ou eau retenue par l’argile à silex Contexte hydrogéologique, saisonnalité, drainage, pente des abords
Infiltration Façade exposée, appuis, jonctions, pied de mur et abords Pluie battante ou eau pluviale mal évacuée Corrélation avec les épisodes pluvieux, état des évacuations
Condensation Angles, pourtours de fenêtres, parois froides, pièces humides Vapeur produite à l’intérieur, qui se dépose faute de sortie Écart entre température de paroi et point de rosée, débits d’air
Un soubassement ou une cave qui reste humide ?

C’est le motif d’appel numéro un du département. Avant de parler drainage ou injection, il faut savoir d’où vient l’eau et à quelle saison elle arrive. Cela se mesure sur place.

Maison, terrain, abords

Sur une maison, la cause est souvent dehors

Quand plus de trois logements sur quatre sont des maisons et que deux ménages sur trois en sont propriétaires, l’enquête ne s’arrête pas au mur qui porte la tache. Elle commence par le terrain qui l’entoure — et dans l’Eure, ce terrain a une histoire.

Ce que nous regardons à l’extérieur

  • Les gouttières, descentes d’eau pluviale et regards : une descente qui se déverse au pied du mur suffit à saturer un soubassement de silex, et c’est aussi ce qui fragilise une ancienne marnière en dessous.
  • La pente du terrain autour de la construction : un jardin remblayé au fil des années renvoie l’eau vers le mur au lieu de l’en éloigner.
  • Le niveau du sol extérieur par rapport au plancher bas : une terrasse ou un enrobé refait plus haut que l’ancien seuil transforme un mur de façade en mur contre terre.
  • La position dans le versant : une maison bâtie au pied d’un coteau de craie reçoit l’eau qui descend du plateau, et pas seulement celle qui tombe sur son toit.
  • Les soupiraux, aérations de vide sanitaire et grilles de cave, souvent obturés lors d’une rénovation, alors qu’ils assuraient le séchage du niveau bas.
  • L’état du soubassement lui-même : un joint creusé entre deux silex laisse entrer la pluie battante bien plus qu’une pierre poreuse.

Ce que nous regardons à l’intérieur

  • Le niveau enterré en premier : cave, cellier, sous-sol, garage, buanderie — hauteur des traces, sels, condensation sur les canalisations.
  • La nature réelle du mur derrière le revêtement, et si un enduit ou un doublage imperméable a été posé sur une maçonnerie ancienne ou sur du torchis.
  • La ventilation du logement, y compris dans une maison ancienne où elle repose souvent sur des entrées d’air devenues invisibles.
Si vous êtes en appartement ou en copropriété — c’est le cas de 22,0 % des logements du département, surtout à Évreux, Vernon, Louviers et Val-de-Reuil — la logique est la même, mais la frontière compte : ventilation intérieure et revêtements relèvent en général du lot privatif, façades, toiture, caves et colonnes de VMC des parties communes. Nous ne tranchons pas cette question juridique ; nous établissons d’où vient l’eau, avec des mesures et des photos datées.
Notre méthode

Comment nous procédons

Sept étapes, toujours dans cet ordre. Le chiffrage arrive en dernier, une fois la cause établie.

  1. Premier échangeVous décrivez ce que vous voyez, depuis quand, dans quelles pièces et à quelle saison. Nous notons la commune, l’année de construction, la nature du mur, la position dans le versant et le type de ventilation.
  2. Inspection sur placeLe logement, mais aussi ce qui l’entoure : façades et pignons, soubassement, niveau enterré, terrain et sa pente, gouttières, descentes et regards, seuils et soupiraux.
  3. MesuresRelevés d’humidité sur plusieurs points et plusieurs hauteurs, conditions d’ambiance, températures de paroi et débits de ventilation. C’est ce qui départage une eau venue du sol d’une vapeur produite à l’intérieur.
  4. Recherche de la causeLes hypothèses sont écartées une à une : remontée capillaire, eau retenue contre une paroi enterrée, infiltration, condensation, désordre lié au terrain.
  5. Diagnostic remisCe qui a été mesuré, ce qui est retenu comme cause, ce qui reste à surveiller, et si l’origine se trouve dans le logement ou en dehors. Sans cette étape, aucun devis n’a de sens.
  6. PréconisationsLes solutions envisageables sont présentées avec leurs limites — y compris quand l’action la plus efficace consiste à reprendre une descente d’eau pluviale plutôt qu’à traiter un mur.
  7. Traitement, si nécessaireMise en œuvre après votre validation, puis remise en état une fois le support redevenu sec.
Nos prestations

Les solutions, selon la cause identifiée

Chaque prestation correspond à une page détaillée du site. Le choix vient après le diagnostic, jamais avant.

Traitement des remontées capillairesRétablir une barrière contre l’eau du sol dans un soubassement qui n’en a jamais eu — silex, moellon, brique, grison.
Humidité des caves et sous-solsTraiter un niveau enterré en contact avec l’eau du sol, cave, cellier, garage semi-enterré ou vide sanitaire.
Infiltrations latéralesCas des murs qui reçoivent l’eau par le côté, contre un talus ou un terrain en pente — fréquent au pied des coteaux de craie.
Infiltration des eaux dans les mursReprendre le point d’entrée quand l’eau vient de l’extérieur et que la trace suit les épisodes pluvieux.
Traitement de l’humidité des façadesAgir sur l’enveloppe extérieure, joints compris, en tenant compte de ce que l’enduit d’origine était censé faire : laisser le mur sécher.
Condensation et buéeComprendre pourquoi la vapeur produite à l’intérieur ne sort plus, dans un logement récent comme dans une maison ancienne rénovée.
Ventilation mécanique par insufflationRenouveler l’air quand la ventilation existante ne suffit plus à évacuer l’humidité produite au quotidien.
Champignons et moisissuresAssainir les supports atteints une fois la cause traitée — dans cet ordre, sans quoi la reprise est certaine.
Déshumidification professionnelleAbaisser le taux d’humidité d’un volume pendant la phase de séchage, en complément du traitement de la cause.
Ce que nous ne faisons pasChiffrer un traitement sans être venus mesurer. Enduire ou repeindre un mur encore humide. Refermer une maçonnerie ancienne ou du torchis avec un revêtement imperméable. Combler, sonder ou expertiser une cavité souterraine : cela relève d’un géotechnicien, et l’affaissement doit d’abord être signalé en mairie.
Couverture départementale

Où nous intervenons dans l’Eure

Les 585 communes du département sont couvertes par notre agence Île-de-France, de la vallée de la Seine au pays d’Ouche. L’Eure ne dispose pas encore de pages commune par commune comme l’Île-de-France : les villes ci-dessous situent nos secteurs d’intervention, et le formulaire reste le plus simple pour nous décrire votre situation.

585 communes, 3 arrondissements · tout le département est couvertvoir toutes nos zones d’intervention

Vallée de la Seine et Andelys

Vernon, Gaillon, Saint-Marcel, Les Andelys, Val-de-Reuil, Louviers, Pont-de-l’Arche, Le Vaudreuil, Alizay, Gasny.

Roumois, Lieuvin et pays d’Ouche

Bernay, Brionne, Beaumont-le-Roger, Bourgtheroulde-Infreville, Broglie, Rugles, Conches-en-Ouche, Breteuil, Beuzeville, Pont-Audemer.

Plateau du Neubourg et plaine de Saint-André

Évreux, Le Neubourg, Saint-André-de-l’Eure, Nonancourt, Gravigny, Guichainville, Damville, Verneuil d’Avre et d’Iton, Saint-Sébastien-de-Morsent, Pacy-sur-Eure.

Vexin normand et pays de Lyons

Gisors, Étrépagny, Lyons-la-Forêt, Fleury-sur-Andelle, Charleval, Écouis, Romilly-sur-Andelle, Le Thuit-Signol.

Votre commune est dans l’Eure ? Parlons de votre problème.

Décrivez-nous ce que vous constatez : nous convenons d’un passage pour mesurer et chercher la cause sur place.

Ce sur quoi vous pouvez compter

Notre façon de travailler

Quatre engagements simples, qui expliquent pourquoi nous commençons toujours par une visite.

La cause avant le traitementNous n’appliquons pas un produit sur un symptôme. Les hypothèses sont écartées une à une jusqu’à isoler l’origine réelle de l’eau.
Le terrain autant que le murPente des abords, gouttières, descentes, regards, seuils et soupiraux sont examinés au même titre que la maçonnerie. Sur une maison, la cause est souvent dehors.
Des mesures, pas des impressionsHumidité du support, températures de paroi, hygrométrie et débits de ventilation : ce sont les chiffres qui départagent l’eau du sol et la vapeur intérieure.
Un rapport écrit et datéMesures, photos et conclusion : un document utilisable face à un assureur, un artisan, un syndic ou un futur acquéreur.
Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande dans l’Eure

Y a-t-il une marnière sous ma maison ?

C’est une question statistiquement légitime : environ 19 700 indices de cavités sont recensés dans l’Eure et 509 communes sur 585 sont concernées. Mais ce n’est pas à nous d’y répondre. Le recensement est tenu par les services de l’État et la commune ; toute personne qui a connaissance d’une cavité doit la signaler au maire, qui en informe le préfet. Ce que nous pouvons dire, en revanche, c’est si l’eau qui abîme votre mur vient des abords — et si c’est le cas, la corriger sert aussi le sous-sol, puisque les cavités se dégradent surtout sous l’effet des infiltrations.

Mon torchis se creuse en bas du mur. Faut-il le remplacer ?

Pas avant d’avoir traité la cause, sinon le neuf se dégradera comme l’ancien. Le torchis et le pan de bois sont posés sur un soubassement de silex, de moellon ou de brique, précisément pour éloigner le bois du sol. Quand ce soubassement se charge en eau, l’humidité franchit la limite et attaque le torchis par le bas. La réparation n’a de sens qu’une fois le pied de mur redevenu sec, et le séchage d’une maçonnerie ancienne prend des mois, pas des jours. Nous mesurons le taux d’humidité du support avant de valider toute reprise.

Pourquoi ma cave se charge-t-elle en hiver et sèche-t-elle en été ?

Parce que c’est la signature d’une eau venue du sol, et non d’une fuite. Deux mécanismes sont en cause dans l’Eure. En fond de vallée — Seine, Eure, Risle, Iton, Andelle — la nappe de la craie suit le rythme du cours d’eau et monte en saison humide. Sur les plateaux, c’est l’argile à silex sous les limons qui retient l’eau de pluie et la fait circuler latéralement à faible profondeur, jusqu’à la paroi enterrée. Dans les deux cas, la saisonnalité et la mesure tranchent, et la réponse n’est pas la même.

J’ai fait poser un enduit ciment sur mon soubassement et l’humidité est revenue plus haut. Pourquoi ?

Parce qu’une maçonnerie ancienne n’est pas étanche et n’a jamais été conçue pour l’être. Le mur pompe un peu d’eau au sol et l’évapore en surface : tant que cette évaporation reste possible, l’équilibre tient. Un enduit ciment ou une peinture filmogène la bloque, mais l’eau continue de monter — elle ressort donc plus haut, là où le revêtement s’arrête, c’est-à-dire souvent dans le torchis. Le désordre n’a pas empiré, il s’est déplacé. C’est pour cette raison que nous refusons de réenduire un support dont le taux d’humidité n’a pas été relevé.

Ma maison a moins de vingt ans et j’ai des moisissures. Est-ce normal ?

Ce n’est pas normal, mais ce n’est presque jamais un défaut d’étanchéité. Près d’un tiers des résidences principales de l’Eure ont été achevées après 1991 — c’est le parc le plus récent de tous les départements que nous couvrons. Ces logements sont très bien fermés : l’eau extérieure n’entre pas. En revanche, la vapeur produite à l’intérieur — cuisine, douches, séchage du linge, respiration — doit sortir, et c’est le rôle de la ventilation. VMC arrêtée ou encrassée, entrées d’air obturées après un changement de fenêtres : la vapeur se dépose alors sur les surfaces les plus froides. La réponse passe par l’air, pas par un traitement de maçonnerie.

Une dépression est apparue dans mon jardin. Que dois-je faire ?

Signalez-la en mairie sans attendre : c’est une obligation prévue par le code de l’environnement, et le maire doit en informer le préfet et le conseil départemental. N’essayez pas de la combler vous-même et tenez-vous à distance. Le périmètre de sécurité se calcule à partir de la profondeur du puits et de la longueur maximale des galeries, majorée d’une marge d’incertitude — pour une cavité naturelle, il est fixé forfaitairement à 35 mètres de rayon. Notre métier s’arrête là : nous traitons l’humidité, pas la stabilité du sous-sol. En revanche, si une descente d’eau pluviale ou une fuite alimente le phénomène, nous le verrons pendant le diagnostic et nous vous le dirons.

Comment distinguer une remontée capillaire d’une infiltration ?

Trois indices se lisent avant toute mesure. La remontée part du sol et sa limite supérieure ondule, jamais rectiligne ; elle laisse un dépôt blanc qui revient après nettoyage ; elle est présente été comme hiver, avec un maximum en saison humide. L’infiltration, elle, apparaît ou s’aggrave après un épisode pluvieux précis, se localise souvent près d’un appui de fenêtre, d’une jonction ou d’une descente d’eau, et se limite à une face du mur. La mesure tranche : dans un cas le taux d’humidité décroît régulièrement en montant, dans l’autre il est maximal au point d’entrée puis diminue autour.

Il ne pleut pas tant que ça dans l’Eure. Pourquoi mon mur reste-t-il humide ?

Parce que ce qui compte n’est pas la quantité, c’est la fréquence. La station d’Évreux-Huest relève 600,6 mm de précipitations par an — moins que beaucoup de départements — mais répartis sur 112,6 jours, soit près d’un jour sur trois. Un mur ne sèche pas en quelques heures : il lui faut des jours consécutifs sans pluie et un air suffisamment sec. Quand les épisodes se succèdent, le support n’a jamais le temps de revenir à l’équilibre et reste chargé toute l’année. C’est pourquoi un défaut mineur — une gouttière percée, un terrain qui ne draine plus — suffit ici à entretenir un désordre permanent.

Aller plus loin

Sources des données citées

Prochaine étape

Faisons le point sur votre mur

Un soubassement qui fonce chaque hiver, une cave qui se charge à la saison humide, un torchis qui se creuse, des moisissures dans un logement récent : décrivez-nous ce que vous voyez. Nous venons mesurer et chercher la cause — le devis ne vient qu’après.

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