Seine-Saint-Denis · 93 · Agence Île-de-France

En Seine-Saint-Denis, du bâti neuf très étanche sur un sol qui travaille

C’est le département qui se reconstruit le plus vite : un logement sur six a moins de vingt ans. Et il repose sur un sous-sol argileux cartographié comme l’un des plus sensibles d’Île-de-France, au-dessus d’un gypse qui se dissout. Deux causes d’humidité opposées, souvent dans la même rue.

  • 40 communes couvertes
  • Mesures sur place
  • Devis après diagnostic
Technicien de KM Humidité mesurant un mur froid près d'une fenêtre dans un appartement
32/40communes du département concernées par l’aléa retrait-gonflement des argiles

L’essentiel, en quatre points

Ce qui distingue un diagnostic d’humidité en Seine-Saint-Denis d’un diagnostic ailleurs en Île-de-France.

Le parc le plus récent que nous couvrons

17 % des résidences principales du département ont été achevées entre 2006 et 2020. Ces logements sont bien protégés de l’eau venue de l’extérieur, et beaucoup moins de celle qu’ils produisent : la condensation y est la première cause de moisissures.

Un sol argileux très cartographié

Le BRGM a identifié 17 formations argileuses ou marneuses dans le département et classé 41,7 % du territoire en aléa moyen ou fort de retrait-gonflement. 32 communes sur 40 sont concernées, soit environ 84 % de la surface départementale.

Du gypse antéludien en profondeur

Plusieurs communes disposent de périmètres de risques liés aux anciennes carrières ou à la dissolution du gypse antéludien, et un plan de prévention couvre les anciennes carrières de Pantin, du Pré-Saint-Gervais et des Lilas.

Aucun devis sans mesure

Nous ne proposons pas de traitement à distance. Les relevés d’humidité, les températures de paroi, l’examen des abords et des parties communes accessibles se font sur place, avant toute préconisation chiffrée.

Le département en données publiques

Ce que la Seine-Saint-Denis a de particulier

Ces indicateurs ne décrivent pas votre logement. Ils décrivent l’âge du bâti et la nature du sol — deux éléments qui orientent l’ordre des hypothèses avant la première mesure.

728 182logements dans le département (INSEE, RP 2023)
17,0 %des résidences principales achevées entre 2006 et 2020 (INSEE, RP 2023)
41,7 %du territoire en aléa moyen ou fort de retrait-gonflement des argiles (BRGM, 2007)
32communes sur 40 concernées par cet aléa (BRGM, 2007)
Point de départ

Que voyez-vous chez vous ?

Chaque signe oriente vers une ou plusieurs hypothèses. Aucun ne suffit à conclure seul — mais il indique par où commencer, et souvent à qui poser la question.

Ces cartes sont une aide à l’observation, pas un diagnostic. Dans ce département, la question la plus fréquente est celle du logement récent : des moisissures y apparaissent alors que l’enveloppe est neuve. Ce n’est presque jamais un défaut d’étanchéité, c’est un déséquilibre entre l’air produit à l’intérieur et l’air renouvelé.
Le parc de logements

Un logement sur six a moins de vingt ans

La Seine-Saint-Denis construit et reconstruit plus vite que ses voisins. Cela déplace nettement le centre de gravité des désordres : moins d’eau venue du sol, davantage d’air mal renouvelé.

Résidences principales de la Seine-Saint-Denis par période d’achèvement — INSEE, recensement 2023 (base : 658 194 logements achevés avant 2021)
Période d’achèvement Résidences principales Part du parc
Avant 1919 22 258 3,4 %
1919 – 1945 67 673 10,3 %
1946 – 1970 190 874 29,0 %
1971 – 1990 186 245 28,3 %
1991 – 2005 79 203 12,0 %
2006 – 2020 111 941 17,0 %

Trois familles de bâti, trois problématiques distinctes

  • Avant 1946 — 89 931 logements, 13,7 % : pavillons de banlieue des lotissements de l’entre-deux-guerres, cités-jardins, petits immeubles de faubourg. La part de 1919-1945 y est forte, 10,3 % à elle seule. Murs en meulière, en brique ou en moellon montés sans arase étanche systématique : c’est le terrain de la remontée capillaire et du salpêtre.
  • 1946 – 1990 — 377 119 logements, 57,3 % : près de six logements sur dix. Grands ensembles, barres et tours avec sous-sols techniques, parkings enterrés et ponts thermiques nombreux. La condensation et l’humidité des niveaux enterrés y pèsent au moins autant que les remontées.
  • Après 1991 — 191 144 logements, 29,0 % : près d’un logement sur trois, dont 111 941 achevés après 2006. L’étanchéité y est excellente et l’enveloppe complètement refermée. Une VMC hors service, des entrées d’air obturées ou une salle de bains sans extraction suffisent à faire apparaître des moisissures dans les angles froids, sans qu’aucune eau extérieure ne soit en cause.
Dans un logement récent, la présence de moisissures ne signifie presque jamais que le bâtiment prend l’eau. Elle signifie que la vapeur produite à l’intérieur — cuisine, douches, séchage du linge, respiration — ne trouve plus de sortie. La réponse passe par l’air, pas par un produit appliqué sur le mur.
Géologie et hydrogéologie

Des argiles qui bougent, du gypse qui disparaît

Le sous-sol de la Seine-Saint-Denis est l’un des mieux documentés d’Île-de-France, et pour une bonne raison : il bouge de deux façons différentes, à deux profondeurs différentes.

Commençons par la surface. Le BRGM a actualisé en 2007 la carte de l’aléa retrait-gonflement des sols argileux du département. Le constat est précis : 17 formations argileuses ou marneuses identifiées, 6,2 % du territoire en aléa fort et 35,5 % en aléa moyen, soit 41,7 % de la surface départementale. 32 communes sur 40 sont concernées, ce qui représente environ 84 % de la superficie du département.

Le mécanisme est saisonnier. L’argile gonfle quand elle s’imbibe en hiver et se rétracte quand elle sèche en été. Ce mouvement, de quelques millimètres, suffit à fatiguer une maçonnerie qui repose dessus : les fissures s’ouvrent en escalier, souvent en fin d’été, puis se referment partiellement. Une fissure n’est pas en soi un problème d’humidité — mais elle transforme une pluie battante en infiltration, et un pied de mur en point d’entrée.

C’est la combinaison la plus fréquente du département : une fissure ouverte par le retrait de l’argile, puis une trace humide qui apparaît à côté quelques mois plus tard. Traiter la trace sans regarder la fissure revient à repeindre le symptôme.

Descendons plus bas. Sous les buttes de l’est du département se trouve le gypse antéludien, une roche soluble dans l’eau. Sa dissolution progressive crée des vides et des tassements différentiels. Les services de l’État ont institué des périmètres de risques liés aux anciennes carrières ou à la dissolution du gypse antéludien sur plusieurs communes — Noisy-le-Sec, Aulnay-sous-Bois et Sevran en font partie — et un plan de prévention des risques de mouvement de terrain couvre les anciennes carrières de Pantin, du Pré-Saint-Gervais et des Lilas.

Ces documents visent d’abord la stabilité du sol. Pour un diagnostic d’humidité, ils apportent une information différente : sous le bâtiment, le terrain n’est pas un bloc homogène. Vides, remblais et anciens fronts de taille redistribuent l’eau souterraine de façon peu intuitive, et un mur peut rester sec des années puis se charger après un simple changement de drainage voisin.

Enfin, le nord-ouest du département borde la Seine, et le canal de l’Ourcq le traverse d’est en ouest. Dans ces secteurs bas, la nappe alluviale reste proche de la surface et suit un rythme saisonnier : hautes eaux en hiver et au début du printemps, étiage l’été. Caves, sous-sols et parkings enterrés y sont le premier poste à contrôler.

Coupe schématique de la Seine-Saint-Denis : argiles en surface, gypse antéludien en profondeur Coupe montrant un pavillon ancien fissuré par le retrait-gonflement des argiles et, à côté, un immeuble récent très étanche où la condensation se dépose sur les parois froides. Sous la surface, une couche argileuse qui gonfle en hiver et se rétracte en été ; plus bas, une poche de gypse antéludien en dissolution. À gauche, le canal et la Seine. Argiles en surface, gypse antéludien en profondeur Canal et Seine Fissuration en escalier Remontée capillaire Bâti récent très étanche — condensation Argiles — gonflement l’hiver, retrait l’été Gypse antéludien — dissolution Cave et sous-sol
  • Remontée capillaire
  • Nappe et parties enterrées
  • Condensation en bâti récent
  • Argiles et dissolution du gypse

Coupe schématique, sans échelle. Elle situe les mécanismes selon la profondeur : condensation et remontée capillaire au niveau du bâti, retrait-gonflement dans la couche argileuse de surface, dissolution du gypse antéludien en profondeur.

Profils de territoire

Quatre Seine-Saint-Denis, quatre diagnostics

De la plaine Saint-Denis aux buttes de l’est, le département change de sol et de bâti. Repérer votre secteur ne remplace pas une inspection : cela indique par quelle hypothèse commencer.

La plaine et les bords de SeineSaint-Denis, Saint-Ouen, L’Île-Saint-Denis, Épinay-sur-Seine, Villetaneuse, Pierrefitte-sur-Seine, Aubervilliers. Terrains bas, nappe alluviale proche, anciens sols industriels et remblais. Caves, sous-sols et parkings enterrés sont le premier poste à contrôler.
Le croissant en renouvellementBobigny, Pantin, Bondy, La Courneuve, Drancy, Le Blanc-Mesnil, Le Bourget, Dugny, Stains. Le secteur où la construction récente est la plus dense. Logements très étanches, VMC déterminante : la condensation y devance nettement les causes venues du sol.
Les buttes de l’estMontreuil, Bagnolet, Romainville, Les Lilas, Le Pré-Saint-Gervais, Noisy-le-Sec, Rosny-sous-Bois, Villemomble. Anciennes carrières, gypse antéludien, pentes marquées. Fissuration et mur enterré côté talus se contrôlent ensemble.
Le pavillonnaire du nord-estAulnay-sous-Bois, Sevran, Livry-Gargan, Les Pavillons-sous-Bois, Le Raincy, Clichy-sous-Bois, Montfermeil, Villepinte, Tremblay-en-France, Gagny, Coubron, Vaujours. Lotissements de l’entre-deux-guerres sur argiles : le terrain type du retrait-gonflement et de la remontée capillaire.
Ne pas confondre

Symptôme, cause probable, vérification

Ces tableaux ne remplacent pas un diagnostic : ils indiquent ce qu’un technicien va chercher à confirmer ou à écarter en arrivant chez vous.

Lecture des signes visibles et contrôles associés
Ce que vous observez Causes les plus probables Ce que l’on vérifie
Moisissures dans un angle, derrière un meuble, au plafond, en logement récent Condensation par renouvellement d’air insuffisant VMC en service, entrées d’air non obturées, température de paroi, hygrométrie ambiante
Fissure en escalier apparue ou aggravée en fin d’été Retrait-gonflement des argiles Géométrie et évolution de la fissure, nature du sol, végétation proche et abords
Frange humide en bas de mur, limite ondulée, en rez-de-chaussée Remontée capillaire Gradient d’humidité sur la hauteur, présence de sels, absence de coupure de capillarité
Dépôt blanc qui revient après brossage en cave Salpêtre, donc eau chargée en sels venue du sol Nature du dépôt, récurrence saisonnière, humidité du support
Cave, sous-sol ou parking humide, sol qui suinte Partie enterrée en contact avec l’eau du sol Niveau de la nappe, drainage périphérique, état des parois et du cuvelage éventuel
Tache localisée sur un pignon ou près d’une menuiserie Infiltration de façade État de l’enduit, joints, appuis de fenêtre, descentes d’eau et étanchéité des terrasses
Trace récurrente sur un mur mitoyen ou de refend Cause située hors du lot : partie commune ou logement voisin Origine réelle du transfert d’eau, avant toute reprise dans votre lot
Buée sur les vitrages et odeur au retour du travail Ventilation insuffisante pour l’usage du logement Débits d’extraction, usage des pièces humides, séchage du linge, occupation
Comparatif des quatre mécanismes rencontrés dans le département
Mécanisme Où cela apparaît Origine de l’eau Contrôle déterminant
Condensation Angles, ponts thermiques, parois de refend froides, pièces humides Vapeur d’eau produite à l’intérieur, qui se dépose Écart entre température de paroi et point de rosée, débits d’air
Retrait-gonflement des argiles Fissures en escalier, soubassements, angles de bâtiment Aucune : c’est le sol qui bouge, l’eau entre ensuite par la fissure Saisonnalité de l’ouverture, nature du sol, abords et végétation
Remontée capillaire Partie basse des murs de rez-de-chaussée, caves du pavillonnaire ancien Eau du sol aspirée par la porosité de la maçonnerie Profil d’humidité décroissant vers le haut, sels en surface
Humidité de partie enterrée Caves, sous-sols, parkings, locaux techniques Nappe, eau de ruissellement retenue contre la paroi Contexte hydrogéologique, drainage, saisonnalité du phénomène
Des moisissures dans un logement récent ?

C’est le cas le plus fréquent du département, et le plus mal traité : on cherche une fuite là où il n’y en a pas. Un diagnostic sur place mesure la paroi, l’air et les débits avant de conclure.

Appartement et copropriété

Chez vous, ou dans les parties communes ?

Avec plus de sept logements sur dix en collectif, c’est la question qui débloque — ou qui bloque — la plupart des dossiers. Elle se tranche sur les faits, pas sur les principes.

Ce qui relève le plus souvent du lot privatif

  • La ventilation intérieure du logement : entrées d’air en menuiserie, bouches d’extraction, usage des pièces humides.
  • Les revêtements, cloisons et doublages posés à l’intérieur du logement.
  • Les désordres liés à des travaux réalisés dans le lot — isolation intérieure, obturation d’aérations, salle d’eau créée sans extraction.

Ce qui relève le plus souvent des parties communes

  • Les façades, pignons, enduits et joints, ainsi que les descentes d’eau pluviale.
  • La toiture, les terrasses et leur étanchéité.
  • Les murs porteurs et de refend, les caves, sous-sols, parkings et locaux techniques.
  • La colonne de VMC collective et les conduits communs — un point décisif dans les immeubles récents du département.
Nous ne tranchons pas une question juridique : ce n’est pas notre rôle. Nous établissons d’où vient l’eau et par où elle circule, avec des mesures et des photos datées. Sur une VMC collective défaillante, c’est souvent ce document qui permet enfin d’objectiver ce que plusieurs logements constatent séparément.
Notre méthode

Comment nous procédons

Sept étapes, dans cet ordre. Le chiffrage n’arrive qu’une fois la cause établie.

  1. Premier échangeVous décrivez ce que vous constatez, depuis quand, dans quelles pièces et à quelle saison. Nous situons la commune, l’étage, l’année de construction et l’existence d’une ventilation mécanique.
  2. Inspection sur placeExamen du logement, mais aussi de ce qui l’entoure : façade et pignon correspondants, cave ou box associé, parties communes accessibles, abords et évacuations.
  3. MesuresRelevés d’humidité sur plusieurs points et plusieurs hauteurs, conditions d’ambiance, températures de paroi et débits de ventilation — l’élément décisif quand la condensation est en jeu.
  4. Recherche de la causeLes hypothèses sont écartées une à une. C’est l’étape qui distingue une condensation d’une infiltration, d’une remontée capillaire ou d’un désordre lié au mouvement du sol.
  5. Diagnostic remisCe qui a été mesuré, ce qui est retenu comme cause, ce qui reste à surveiller, et si le désordre trouve son origine dans le lot ou en dehors. Sans cette étape, aucun chiffrage n’a de sens.
  6. PréconisationsLes solutions envisageables sont présentées avec leurs limites, y compris lorsque l’action la plus utile relève de la ventilation plutôt que de la maçonnerie.
  7. Traitement, si nécessaireMise en œuvre après validation, puis remise en état une fois le support redevenu sec.
Nos prestations

Les solutions, selon la cause identifiée

Chaque prestation correspond à une page détaillée du site. Le choix se fait après le diagnostic, jamais avant.

Condensation et buéeLa première cause du département, et celle qui ne se règle jamais par un traitement de maçonnerie. Comprendre pourquoi la vapeur produite à l’intérieur ne sort plus.
Ventilation mécanique par insufflationRenouveler l’air quand l’humidité produite à l’intérieur ne parvient plus à s’évacuer, en logement récent comme en logement rénové.
Champignons et moisissuresAssainir les supports atteints, une fois la cause de l’humidité traitée — et pas l’inverse.
Humidité des caves et sous-solsTraiter les niveaux enterrés en contact avec l’eau du sol : caves, box, parkings et locaux techniques.
Traitement des remontées capillairesRétablir une barrière contre l’eau du sol dans une maçonnerie qui n’en a pas — pavillons en meulière et en brique de l’entre-deux-guerres.
Infiltration des eaux dans les mursReprendre le point d’entrée quand l’eau vient de l’extérieur et suit les épisodes pluvieux.
Infiltrations latéralesCas des murs recevant l’eau par le côté, contre un talus ou un mur mitoyen enterré — fréquent sur les buttes de l’est.
Traitement de l’humidité des façadesAgir sur l’enveloppe extérieure, pignons compris, lorsque c’est elle qui laisse passer l’eau.
Déshumidification professionnelleAbaisser le taux d’humidité d’un volume pendant la phase de séchage, en complément du traitement de la cause.
Ce que nous ne faisons pasChiffrer un traitement sans être venus mesurer. Repeindre ou réenduire un mur encore humide. Traiter en maçonnerie une condensation qui relève de la ventilation. Traiter une trace d’humidité en ignorant une fissure active.
Couverture départementale

Trouvez votre commune en Seine-Saint-Denis

Les 40 communes du département sont couvertes par notre agence Île-de-France, et chacune dispose de sa page dédiée. Elles sont regroupées ci-dessous par secteur géographique.

Votre commune est couverte ? Parlons de votre problème.

Décrivez-nous ce que vous constatez : nous convenons d’un passage pour mesurer et chercher la cause sur place.

Ce sur quoi vous pouvez compter

Notre façon de travailler

Quatre engagements simples, qui expliquent pourquoi nous commençons toujours par une visite.

La cause avant le traitementNous n’appliquons pas un produit sur un symptôme. Les hypothèses sont écartées une à une jusqu’à isoler l’origine réelle de l’eau.
L’air autant que le murTempératures de paroi, hygrométrie et débits de ventilation sont mesurés au même titre que l’humidité du support. C’est ce qui départage condensation et eau venue du sol.
Un rapport utilisable en copropriétéMesures, photos datées et conclusion écrite : de quoi objectiver ce que plusieurs logements constatent séparément, notamment sur une VMC collective.
Tout le départementLes 40 communes de la Seine-Saint-Denis sont couvertes par notre agence Île-de-France, de la plaine Saint-Denis aux buttes de l’est.
Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande en Seine-Saint-Denis

Mon logement est récent et il y a des moisissures. Est-ce un défaut de construction ?

Presque jamais au sens où on l’entend. Un logement récent est très étanche : l’eau extérieure n’entre pas. Mais la vapeur produite à l’intérieur — cuisine, douches, séchage du linge, respiration — doit sortir, et c’est le rôle de la ventilation. Si la VMC est arrêtée, encrassée, mal réglée, ou si les entrées d’air en menuiserie ont été obturées, cette vapeur se condense sur les surfaces les plus froides : angles, pourtours de fenêtres, arrière des meubles. Dans un département où 17 % des résidences principales ont été achevées après 2006, c’est de loin le cas le plus fréquent.

Une fissure est apparue en fin d’été. Faut-il s’inquiéter ?

Il faut la faire regarder, pas nécessairement s’alarmer. Le BRGM a classé 41,7 % du territoire du département en aléa moyen ou fort de retrait-gonflement des sols argileux, et 32 communes sur 40 sont concernées. L’argile se rétracte quand elle sèche : le sol descend légèrement sous une partie du bâtiment, la maçonnerie travaille, et une fissure s’ouvre — typiquement en escalier, en suivant les joints. Ce qui compte pour un diagnostic d’humidité, c’est que cette fissure devient un chemin d’entrée pour l’eau de pluie. On regarde donc les deux ensemble.

Qu’est-ce que le gypse antéludien, et cela me concerne-t-il ?

C’est une formation de gypse présente en profondeur sous plusieurs secteurs du département. Le gypse est soluble dans l’eau : il disparaît lentement au contact des circulations souterraines, ce qui crée des vides et des tassements différentiels. Les services de l’État ont institué des périmètres de risques liés aux anciennes carrières ou à la dissolution du gypse antéludien sur plusieurs communes, dont Noisy-le-Sec, Aulnay-sous-Bois et Sevran, et un plan de prévention couvre les anciennes carrières de Pantin, du Pré-Saint-Gervais et des Lilas. Pour un diagnostic d’humidité, l’information utile est que le sol sous vos fondations n’est pas homogène.

Mon appartement est humide : est-ce à moi ou à la copropriété d’agir ?

Cela dépend entièrement de l’origine de l’eau. Une ventilation intérieure défaillante ou un doublage posé après coup relèvent en général du lot privatif. Une façade, un pignon, une descente d’eau pluviale, une cave, un parking ou une colonne de VMC collective relèvent en général des parties communes. Ce dernier point est important ici : dans les immeubles récents, une colonne de VMC mal entretenue produit les mêmes symptômes dans plusieurs logements à la fois. Nous ne tranchons pas la question juridique, mais nous établissons par où l’eau arrive, avec des mesures et des photos datées.

J’ai fait isoler par l’intérieur et les moisissures ont empiré. Pourquoi ?

Parce qu’une isolation intérieure déplace le point froid dans la paroi sans rien changer à la quantité de vapeur d’eau produite dans le logement. Si le renouvellement d’air ne suit pas, cette vapeur se condense là où la paroi reste froide : angles, jonctions avec le plancher, arrière des meubles, pourtour des fenêtres. Ce n’est pas un défaut de l’isolant, c’est un déséquilibre entre l’enveloppe et la ventilation. La réponse passe donc d’abord par l’air.

Comment distinguer une condensation d’une remontée capillaire ?

Trois différences se lisent à l’œil avant toute mesure. La remontée part du bas et sa limite supérieure est ondulée, jamais rectiligne ; elle laisse un dépôt blanc qui revient après nettoyage ; elle est présente des deux côtés du mur. La condensation, elle, se dépose sur les surfaces froides — angles, pourtours de fenêtres, murs derrière un meuble — et s’accompagne souvent de buée sur les vitrages le matin. La mesure tranche : dans un cas le taux d’humidité décroît en montant, dans l’autre il suit la température de la paroi.

Intervenez-vous dans toutes les communes du 93 ?

Oui, les 40 communes de la Seine-Saint-Denis sont couvertes par notre agence Île-de-France, de la plaine Saint-Denis aux buttes de l’est et jusqu’au pavillonnaire du nord-est. Chaque commune dispose de sa page dédiée sur ce site ; la liste par secteur ci-dessus les présente toutes. Pour les modalités pratiques de déplacement, le plus simple est de nous appeler au 01 30 76 13 26 ou de passer par le formulaire de contact.

Comment se déroule un diagnostic humidité ?

Il commence par un échange sur ce que vous observez, depuis quand et dans quelles conditions. Vient ensuite l’inspection sur place : le logement, la façade correspondante, la cave ou le box associé et les parties communes accessibles. Puis les relevés — humidité du support, mais aussi température de paroi, hygrométrie et débits de ventilation, car c’est ce qui départage la condensation d’une eau venue du sol. Les hypothèses sont écartées une à une jusqu’à isoler la cause. Vous recevez enfin ce qui a été mesuré, ce qui est retenu et ce qui reste à surveiller. Le chiffrage ne vient qu’après.

Aller plus loin

Sources des données citées

Prochaine étape

Faisons le point sur votre mur

Décrivez-nous ce que vous voyez : des moisissures dans un angle, une fissure qui s’est ouverte cet été, une cave qui sent le renfermé. Nous venons mesurer et chercher la cause — le devis ne vient qu’après.

Agence Île-de-France · 40 communes de la Seine-Saint-Denis couvertes · Lundi au samedi, 8h – 20h