En Seine-et-Marne, des maisons posées sur un plateau qui garde l’eau
Ici, plus d’un logement sur deux est une maison, et six ménages sur dix sont propriétaires de leur logement. Sous les pieds, la Brie superpose des limons perméables et une argile verte qui, elle, ne laisse rien passer. L’eau de pluie descend, bute, puis repart de côté — souvent vers une cave ou un vide sanitaire.
- 507 communes dans le département
- Mesures sur place
- Devis après diagnostic

L’essentiel, en quatre points
Ce qui change quand on diagnostique une humidité en Seine-et-Marne plutôt qu’ailleurs en Île-de-France.
55,2 % des logements sont des maisons et 61,1 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale. Concrètement : un rez-de-chaussée posé sur le terrain, une cave ou un vide sanitaire dessous, des abords à entretenir soi-même. L’eau venue du sol y pèse beaucoup plus lourd que dans les départements de petite couronne.
Sous les limons et la formation de Brie, la carte géologique décrit une argile verte de Romainville épaisse de 6 à 7 mètres, imperméable. La nappe qu’elle porte est dite pelliculaire : moins de 6 mètres d’épaisseur mouillée. L’eau ne s’enfonce pas, elle circule à faible profondeur et arrive latéralement contre les murs enterrés.
Le CAUE de Seine-et-Marne décrit deux traditions d’enduit dans le département : plâtre associé à la chaux au nord, enduit à la chaux et au sable au sud. Ces façades sont conçues pour laisser sortir la vapeur. Un enduit ciment posé par-dessus enferme l’eau dans le mur, et le désordre réapparaît un peu plus haut.
Nous ne vendons pas de traitement par téléphone. Les relevés d’humidité, les températures de paroi, l’examen du terrain, des descentes d’eau et des parties enterrées se font sur place — et c’est seulement ensuite qu’une préconisation chiffrée a un sens.
Ce que la Seine-et-Marne a de particulier
Ces chiffres ne décrivent pas votre logement. Ils décrivent le type de bâti dominant et son âge — deux éléments qui déterminent par quelle hypothèse un technicien commence.
Que voyez-vous chez vous ?
Chaque signe ouvre une piste. Aucun ne suffit à conclure — mais il indique par où commencer, et ce qu’il faudra mesurer pour trancher.
Un bas de mur qui fonce en rez-de-chausséeLa trace part du sol, sa limite haute ondule, et elle revient chaque hiver au même endroit — fréquent dans le bâti ancien de la Brie.Remontée capillaire
Un enduit qui cloque ou qui se détacheIl sonne creux, s’effrite en plaques et laisse apparaître le moellon ou la meulière derrière — souvent là où un ciment a été posé sur un enduit ancien.Enduit imperméable sur mur ancien
Des moisissures dans un logement récentDans un angle, derrière un meuble, au pourtour des fenêtres, alors que la maison ou l’appartement a moins de vingt ans.Condensation ou ventilation insuffisante
Une tache après chaque gros orageElle apparaît sur la façade exposée au vent, près d’un appui de fenêtre ou au droit d’une descente d’eau pluviale.Infiltration de façade ou d’abords
Un dépôt blanc qui revient au brossageVous le retirez, il réapparaît quelques semaines plus tard, presque toujours en pied de mur de cave ou de sous-sol.Salpêtre, donc eau venue du sol
Un parc bâti pour moitié entre 1946 et 1990
La Seine-et-Marne a connu deux vagues : les lotissements pavillonnaires et les villes nouvelles des années 1970-1980, puis une construction récente soutenue. Entre les deux subsiste un bâti rural ancien, minoritaire mais très présent dans les bourgs.
| Période d’achèvement | Résidences principales | Part du parc |
|---|---|---|
| Avant 1919 | 50 119 | 8,6 % |
| 1919 – 1945 | 33 284 | 5,7 % |
| 1946 – 1970 | 96 927 | 16,7 % |
| 1971 – 1990 | 197 133 | 33,9 % |
| 1991 – 2005 | 103 530 | 17,8 % |
| 2006 – 2020 | 101 052 | 17,4 % |
Trois familles de bâti, trois façons de prendre l’eau
- Avant 1946 — 83 403 logements, 14,3 % : fermes briardes, maisons de bourg, corps de ferme reconvertis. Moellons calcaires, meulière, murs épais montés sans arase étanche, enduits au plâtre au nord du département et à la chaux au sud. Ces maçonneries pompent l’eau du sol par capillarité et l’évacuent par évaporation à travers l’enduit : tant que l’enduit respire, l’équilibre tient. C’est le terrain classique de la remontée capillaire et du salpêtre.
- 1946 – 1990 — 294 060 logements, 50,5 % : la moitié du parc. Pavillons de lotissement des années 1960 à 1980, très souvent avec sous-sol total, garage semi-enterré ou vide sanitaire ; puis les villes nouvelles de Marne-la-Vallée et de Sénart. Isolation partielle, ponts thermiques en about de plancher, niveaux bas en contact direct avec un sol qui retient l’eau : les désordres s’y répartissent entre humidité de partie enterrée et condensation.
- Après 1991 — 204 582 logements, 35,1 % : plus d’un logement sur trois, dont 101 052 achevés à partir de 2006. Enveloppe étanche, menuiseries performantes, ventilation mécanique indispensable. Si la VMC s’arrête ou si les entrées d’air sont bouchées, la vapeur produite à l’intérieur se dépose sur les angles froids, sans qu’aucune eau extérieure n’entre en jeu.
Le plateau de la Brie, ou l’eau qui n’arrive jamais à descendre
Pour comprendre l’humidité en Seine-et-Marne, il faut lire le sous-sol de haut en bas. La carte géologique de la Brie décrit un empilement très régulier, et chacune de ses couches joue un rôle précis.
Tout en haut, des limons de plateau qui peuvent atteindre 6 mètres d’épaisseur : une couverture fine, sablo-argileuse, qui absorbe la pluie et la laisse passer. En dessous, la formation de Brie, épaisse d’une vingtaine de mètres, faite de blocs de meulière pris dans une matrice argileuse et de calcaire — c’est la pierre des vieilles maisons du plateau, et c’est aussi un réservoir. Puis vient la couche décisive : l’argile verte de Romainville, épaisse de 6 à 7 mètres, imperméable.
Le résultat se lit facilement. L’eau de pluie traverse les limons, s’installe dans la formation de Brie, rencontre l’argile verte et s’arrête. La notice géologique qualifie cette nappe de pelliculaire : moins de six mètres d’épaisseur mouillée. Elle ne s’enfonce pas, elle glisse sur le toit de l’argile en suivant la pente du plateau, et ressort en sources sur les flancs des vallées, drainée vers la Marne au nord.
Sous l’argile verte, la série continue avec des marnes supragypseuses d’une dizaine de mètres, puis le calcaire de Champigny qui porte la nappe du même nom. Dans les buttes du nord-ouest du département, cette série contient du gypse — la roche dont on tire le plâtre, exploitée de longue date, et soluble dans l’eau. Sa dissolution et les anciennes carrières ont justifié des plans de prévention des risques de mouvement de terrain, notamment à Crégy-lès-Meaux, approuvé le 24 décembre 2009, et à Nanteuil-lès-Meaux, annexé en août 2007. Pour un diagnostic d’humidité, ces documents disent une chose utile : sous ces communes, le terrain n’est pas un bloc homogène et l’eau souterraine y circule de façon peu intuitive.
Reste le cas des vallées. La Seine, la Marne, le Loing, l’Yerres, l’Essonne, le Grand et le Petit Morin traversent le département, et douze plans de prévention du risque inondation ou plans de surfaces submersibles y sont recensés. Dans ces fonds de vallée, la logique change : ce n’est plus une eau perchée sur l’argile, c’est une nappe alluviale proche de la surface, haute en hiver et au début du printemps. Caves et sous-sols y sont le premier poste à contrôler, avant même la façade.
- Remontée capillaire
- Nappe alluviale et parties enterrées
- Eau perchée sur l’argile verte
- Gypse et anciennes carrières
Coupe schématique, sans échelle. Elle montre pourquoi, sur le plateau, l’eau arrive latéralement contre les parties enterrées au lieu de s’infiltrer en profondeur, et pourquoi la logique s’inverse dans les fonds de vallée.
Quatre Seine-et-Marne, quatre points de départ
Avec 507 communes, le département n’a rien d’homogène. Le sol, l’âge du bâti et la façon dont l’eau circule changent d’un secteur à l’autre — et avec eux, l’ordre des hypothèses.
Symptôme, cause probable, vérification
Ces tableaux ne remplacent pas un diagnostic. Ils montrent ce qu’un technicien cherche à confirmer ou à écarter en arrivant chez vous, et dans quel ordre.
| Ce que vous observez | Causes les plus probables | Ce que l’on vérifie |
|---|---|---|
| Cave, sous-sol ou vide sanitaire humide toute l’année | Eau du sol retenue contre la paroi enterrée | Pente du terrain, drainage périphérique, état des parois, saisonnalité, présence d’un cuvelage |
| Frange humide en pied de mur, limite ondulée, en rez-de-chaussée | Remontée capillaire dans une maçonnerie sans arase étanche | Gradient d’humidité sur la hauteur, présence de sels, nature du mur et de l’enduit |
| Enduit qui cloque, sonne creux ou se détache en plaques | Revêtement imperméable posé sur un mur ancien qui doit respirer | Composition de l’enduit d’origine, zones de rétention d’eau derrière le revêtement |
| Moisissures dans un angle ou derrière un meuble, logement récent | Condensation par renouvellement d’air insuffisant | VMC en service, entrées d’air non obturées, température de paroi, hygrométrie |
| Tache qui apparaît après les fortes pluies | Infiltration de façade ou défaut d’évacuation des eaux pluviales | Enduit, joints, appuis de fenêtre, gouttières, descentes et regards |
| Dépôt blanc qui revient après brossage | Salpêtre : l’eau vient du sol et transporte des sels | Nature du dépôt, récurrence saisonnière, humidité du support en profondeur |
| Fissure qui s’ouvre en fin d’été puis se referme | Mouvement du sol argileux sous les fondations | Géométrie de la fissure, évolution, végétation proche, abords et écoulements |
| Odeur de renfermé au retour de vacances, buée sur les vitres | Ventilation insuffisante pour l’usage du logement | Débits d’extraction, usage des pièces humides, séchage du linge, occupation |
| Mécanisme | Où cela apparaît | Origine de l’eau | Contrôle déterminant |
|---|---|---|---|
| Humidité de partie enterrée | Caves, sous-sols totaux, garages semi-enterrés, vides sanitaires | Eau perchée sur l’argile ou nappe alluviale en fond de vallée | Contexte hydrogéologique, pente des abords, drainage, saisonnalité |
| Remontée capillaire | Partie basse des murs de rez-de-chaussée, bâti ancien de bourg | Eau du sol aspirée par la porosité du moellon et du mortier | Profil d’humidité décroissant vers le haut, sels en surface |
| Infiltration | Façade exposée, appuis, jonctions, pied de mur mal drainé | Pluie battante ou eau pluviale mal évacuée | Corrélation avec les épisodes pluvieux, état des évacuations |
| Condensation | Angles, pourtours de fenêtres, parois froides, pièces humides | Vapeur produite à l’intérieur, qui se dépose faute de sortie | Écart entre température de paroi et point de rosée, débits d’air |
C’est le motif d’appel numéro un du département. Avant de parler cuvelage ou drainage, il faut savoir d’où vient l’eau et à quelle saison elle arrive. Cela se mesure sur place.
Sur une maison, la cause est souvent dehors
Quand plus d’un logement sur deux est une maison et que six ménages sur dix en sont propriétaires, l’enquête ne s’arrête pas au mur qui présente la tache. Elle commence par le terrain qui l’entoure.
Ce que nous regardons à l’extérieur
- La pente du terrain autour de la construction : un jardin qui a été remblayé au fil des années renvoie l’eau vers le mur au lieu de l’en éloigner.
- Les gouttières, descentes d’eau pluviale et regards : une descente qui se déverse au pied du mur suffit à saturer un soubassement, et cela se voit à chaque orage.
- Le niveau du sol extérieur par rapport au plancher bas : une terrasse ou un enrobé refait plus haut que l’ancien seuil transforme un mur de façade en mur contre terre.
- Les soupiraux, aérations de vide sanitaire et grilles de cave, souvent obturés lors d’une rénovation, alors qu’ils assuraient le séchage du niveau bas.
- La végétation proche et les arbres de haute tige, qui modifient la teneur en eau du sol argileux et son comportement au fil des saisons.
Ce que nous regardons à l’intérieur
- Le niveau enterré en premier : cave, sous-sol, garage, cellier, buanderie — hauteur des traces, sels, condensation sur les canalisations.
- La nature réelle du mur derrière le revêtement, et si un enduit ou un doublage imperméable a été posé sur une maçonnerie ancienne.
- La ventilation du logement, y compris dans une maison ancienne où elle repose souvent sur des entrées d’air devenues invisibles.
Comment nous procédons
Sept étapes, toujours dans cet ordre. Le chiffrage arrive en dernier, une fois la cause établie.
- Premier échangeVous décrivez ce que vous voyez, depuis quand, dans quelles pièces et à quelle saison. Nous notons la commune, l’année de construction, la présence d’une cave ou d’un vide sanitaire et le type de ventilation.
- Inspection sur placeLe logement, mais aussi ce qui l’entoure : façades et pignons, niveau enterré, terrain et sa pente, gouttières, descentes et regards, seuils et soupiraux.
- MesuresRelevés d’humidité sur plusieurs points et plusieurs hauteurs, conditions d’ambiance, températures de paroi et débits de ventilation. C’est ce qui départage une eau venue du sol d’une vapeur produite à l’intérieur.
- Recherche de la causeLes hypothèses sont écartées une à une : remontée capillaire, eau retenue contre une paroi enterrée, infiltration, condensation, désordre lié au mouvement du sol.
- Diagnostic remisCe qui a été mesuré, ce qui est retenu comme cause, ce qui reste à surveiller, et si l’origine se trouve dans le logement ou en dehors. Sans cette étape, aucun devis n’a de sens.
- PréconisationsLes solutions envisageables sont présentées avec leurs limites — y compris quand l’action la plus efficace consiste à reprendre une descente d’eau pluviale plutôt qu’à traiter un mur.
- Traitement, si nécessaireMise en œuvre après votre validation, puis remise en état une fois le support redevenu sec.
Les solutions, selon la cause identifiée
Chaque prestation correspond à une page détaillée du site. Le choix vient après le diagnostic, jamais avant.
Trouvez votre commune en Seine-et-Marne
Le département compte 507 communes, et 500 d’entre elles disposent déjà d’une page dédiée sur ce site. Les principales sont regroupées ci-dessous par secteur géographique.
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- MeauxTraitement humidité
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Décrivez-nous ce que vous constatez : nous convenons d’un passage pour mesurer et chercher la cause sur place.
Notre façon de travailler
Quatre engagements simples, qui expliquent pourquoi nous commençons toujours par une visite.
Ce qu’on nous demande en Seine-et-Marne
Ma cave est humide depuis toujours. Est-ce vraiment traitable ?
Dans la plupart des cas oui, mais pas par le même geste selon l’origine de l’eau. Sur le plateau de la Brie, l’eau de pluie traverse les limons, s’arrête sur l’argile verte imperméable et repart latéralement : elle arrive contre la paroi enterrée, à faible profondeur. En fond de vallée, c’est la nappe alluviale qui remonte en hiver. Les deux situations se voient à la mesure et à la saisonnalité, et elles n’appellent pas la même réponse — reprise du drainage et des abords dans un cas, cuvelage ou traitement de paroi dans l’autre. C’est précisément pour cela que nous ne chiffrons rien avant d’être venus.
J’ai fait refaire l’enduit de ma maison et l’humidité est revenue plus haut. Pourquoi ?
Parce que la maçonnerie ancienne du département n’est pas étanche, et n’a jamais été conçue pour l’être. Le CAUE de Seine-et-Marne rappelle que les façades y sont traditionnellement enduites au plâtre associé à la chaux dans le nord, et à la chaux et au sable dans le sud. Ces enduits laissent la vapeur ressortir : le mur pompe un peu d’eau au sol et l’évapore en surface. Si on le recouvre d’un ciment ou d’une peinture filmogène, l’évaporation est bloquée mais l’eau continue de monter — elle ressort donc plus haut, là où le revêtement s’arrête. Le désordre n’a pas empiré, il s’est déplacé.
Qu’est-ce que l’argile verte de Romainville, et pourquoi m’en parle-t-on ?
C’est une couche d’argile de 6 à 7 mètres d’épaisseur, décrite par la carte géologique de la Brie, qui se trouve sous la formation de meulière et de calcaire du plateau. Elle est imperméable. L’eau qui s’infiltre depuis la surface descend jusqu’à elle, ne peut pas aller plus bas, et forme au-dessus une nappe très mince — la notice la qualifie de pelliculaire, moins de six mètres d’épaisseur mouillée. Cette eau suit ensuite la pente du toit de l’argile. C’est ce qui explique qu’une cave puisse rester sèche pendant dix ans puis se charger après un simple terrassement voisin ou une modification de drainage.
Mon logement a moins de quinze ans et il y a des moisissures. Est-ce normal ?
Ce n’est pas normal, mais ce n’est presque jamais un défaut d’étanchéité. Plus d’un tiers du parc du département a été achevé après 1991, et 101 052 résidences principales l’ont été à partir de 2006. Ces logements sont très bien fermés : l’eau extérieure n’entre pas. En revanche, la vapeur produite à l’intérieur — cuisine, douches, séchage du linge, respiration — doit sortir, et c’est le rôle de la ventilation. VMC arrêtée ou encrassée, entrées d’air en menuiserie obturées, hotte raccordée sur le réseau d’extraction : la vapeur se dépose alors sur les surfaces les plus froides. La réponse passe par l’air, pas par un traitement de maçonnerie.
Une fissure s’est ouverte cet été sur ma maison. Est-ce lié à l’humidité ?
Pas directement, mais les deux se croisent souvent. Les sols argileux gonflent quand ils s’imbibent et se rétractent quand ils sèchent ; ce mouvement saisonnier fatigue la maçonnerie qui repose dessus, et les fissures s’ouvrent généralement en fin d’été, en suivant les joints. Ce qui nous intéresse pour un diagnostic d’humidité, c’est qu’une fissure ouverte transforme une pluie battante en infiltration. Nous regardons donc les deux ensemble : la géométrie et l’évolution de la fissure, mais aussi la végétation proche, la pente du terrain et les écoulements d’eau pluviale, qui modifient la teneur en eau du sol autour des fondations.
Comment distinguer une remontée capillaire d’une infiltration ?
Trois indices se lisent avant toute mesure. La remontée part du sol et sa limite supérieure ondule, jamais rectiligne ; elle laisse un dépôt blanc qui revient après nettoyage ; elle est présente été comme hiver, avec un maximum en saison humide. L’infiltration, elle, apparaît ou s’aggrave après un épisode pluvieux précis, se localise souvent près d’un appui de fenêtre, d’une jonction ou d’une descente d’eau, et se limite à une face du mur. La mesure tranche : dans un cas le taux d’humidité décroît régulièrement en montant, dans l’autre il est maximal au point d’entrée puis diminue autour.
Le gypse du nord du département me concerne-t-il ?
Cela dépend de votre commune. Les buttes du nord-ouest de la Seine-et-Marne contiennent le gypse dont on tirait le plâtre, exploité de longue date, et cette roche se dissout au contact de l’eau. Là où d’anciennes carrières et la dissolution du gypse présentent un enjeu, l’État a établi des plans de prévention des risques de mouvement de terrain — c’est le cas à Crégy-lès-Meaux, approuvé en décembre 2009, et à Nanteuil-lès-Meaux, annexé en août 2007. Pour un diagnostic d’humidité, l’information utile n’est pas le risque de mouvement en lui-même, mais le fait que le terrain sous le bâtiment n’est pas homogène : l’eau souterraine y circule de façon irrégulière, et un mur peut se charger sans cause apparente en surface.
Intervenez-vous partout dans le 77, y compris en zone rurale ?
Le département compte 507 communes et notre agence Île-de-France couvre la Seine-et-Marne, de Marne-la-Vallée au pays de Meaux, du plateau de la Brie aux vallées de la Seine et du Loing. 500 communes disposent déjà de leur page dédiée sur ce site, et la liste par secteur ci-dessus reprend les principales. Si vous ne trouvez pas la vôtre, la page des zones d’intervention les recense toutes, ou le plus simple reste de nous appeler au 01 30 76 13 26 pour convenir d’un passage.
Aller plus loin
Remontées capillairesQuand l’eau du sol monte dans la maçonnerie
Notre expertiseMéthode, moyens de mesure et champ d’intervention
Zones d’interventionL’ensemble des territoires couverts par KM Humidité
Conséquences sur le bâtimentCe qu’un mur humide finit par abîmer
Conséquences sur la santéPourquoi l’humidité ne se limite pas à un problème esthétique
- INSEE — Dossier complet, département de Seine-et-Marne, recensement 2023 : parc de logements, part des maisons et des appartements, périodes d’achèvement, statut d’occupation.
- BRGM — Notice de la carte géologique de la France au 1/50 000, feuille de Coulommiers, 1989 : limons de plateau, formation de Brie, argile verte de Romainville, marnes supragypseuses, comportement pelliculaire de la nappe.
- CAUE de Seine-et-Marne — Maisons de plâtre, maisons de chaux et Une géologie omniprésente : matériaux traditionnels, enduits au plâtre au nord et à la chaux au sud, gypse des buttes du nord-ouest.
- Ville de Crégy-lès-Meaux — Plan de prévention des risques de mouvement de terrain, note de présentation : carrières de gypse et dissolution, arrêté d’approbation du 24 décembre 2009.
- Département de Seine-et-Marne — Plans de prévention des risques d’inondation : vallées couvertes par un PPRI ou un plan des surfaces submersibles.
Faisons le point sur votre mur
Une cave qui reste humide, un pied de mur qui fonce chaque hiver, un enduit qui cloque, des moisissures dans une maison récente : décrivez-nous ce que vous voyez. Nous venons mesurer et chercher la cause — le devis ne vient qu’après.
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