Seine-et-Marne · 77 · Agence Île-de-France

En Seine-et-Marne, des maisons posées sur un plateau qui garde l’eau

Ici, plus d’un logement sur deux est une maison, et six ménages sur dix sont propriétaires de leur logement. Sous les pieds, la Brie superpose des limons perméables et une argile verte qui, elle, ne laisse rien passer. L’eau de pluie descend, bute, puis repart de côté — souvent vers une cave ou un vide sanitaire.

  • 507 communes dans le département
  • Mesures sur place
  • Devis après diagnostic
Technicien de KM Humidité relevant le taux d’humidité en pied de mur dans une maison
55,2 %des logements du département sont des maisons individuelles

L’essentiel, en quatre points

Ce qui change quand on diagnostique une humidité en Seine-et-Marne plutôt qu’ailleurs en Île-de-France.

Le département de la maison

55,2 % des logements sont des maisons et 61,1 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale. Concrètement : un rez-de-chaussée posé sur le terrain, une cave ou un vide sanitaire dessous, des abords à entretenir soi-même. L’eau venue du sol y pèse beaucoup plus lourd que dans les départements de petite couronne.

Une argile verte qui retient l’eau

Sous les limons et la formation de Brie, la carte géologique décrit une argile verte de Romainville épaisse de 6 à 7 mètres, imperméable. La nappe qu’elle porte est dite pelliculaire : moins de 6 mètres d’épaisseur mouillée. L’eau ne s’enfonce pas, elle circule à faible profondeur et arrive latéralement contre les murs enterrés.

Plâtre au nord, chaux au sud

Le CAUE de Seine-et-Marne décrit deux traditions d’enduit dans le département : plâtre associé à la chaux au nord, enduit à la chaux et au sable au sud. Ces façades sont conçues pour laisser sortir la vapeur. Un enduit ciment posé par-dessus enferme l’eau dans le mur, et le désordre réapparaît un peu plus haut.

Aucun chiffrage avant la visite

Nous ne vendons pas de traitement par téléphone. Les relevés d’humidité, les températures de paroi, l’examen du terrain, des descentes d’eau et des parties enterrées se font sur place — et c’est seulement ensuite qu’une préconisation chiffrée a un sens.

Le département en données publiques

Ce que la Seine-et-Marne a de particulier

Ces chiffres ne décrivent pas votre logement. Ils décrivent le type de bâti dominant et son âge — deux éléments qui déterminent par quelle hypothèse un technicien commence.

661 580logements dans le département (INSEE, RP 2023)
55,2 %de maisons individuelles, contre 43,5 % d’appartements (INSEE, RP 2023)
33,9 %des résidences principales achevées entre 1971 et 1990 (INSEE, RP 2023)
61,1 %de ménages propriétaires de leur résidence principale (INSEE, RP 2023)
Point de départ

Que voyez-vous chez vous ?

Chaque signe ouvre une piste. Aucun ne suffit à conclure — mais il indique par où commencer, et ce qu’il faudra mesurer pour trancher.

Ces cartes aident à observer, elles ne diagnostiquent pas. En Seine-et-Marne, la question la plus fréquente reste celle du niveau bas : cave, sous-sol, vide sanitaire ou garage semi-enterré. C’est là que l’eau retenue par l’argile arrive en premier, et c’est là qu’il faut commencer à mesurer.
Le parc de logements

Un parc bâti pour moitié entre 1946 et 1990

La Seine-et-Marne a connu deux vagues : les lotissements pavillonnaires et les villes nouvelles des années 1970-1980, puis une construction récente soutenue. Entre les deux subsiste un bâti rural ancien, minoritaire mais très présent dans les bourgs.

Résidences principales de la Seine-et-Marne par période d’achèvement — INSEE, recensement 2023 (base : 582 045 logements achevés avant 2021)
Période d’achèvement Résidences principales Part du parc
Avant 1919 50 119 8,6 %
1919 – 1945 33 284 5,7 %
1946 – 1970 96 927 16,7 %
1971 – 1990 197 133 33,9 %
1991 – 2005 103 530 17,8 %
2006 – 2020 101 052 17,4 %

Trois familles de bâti, trois façons de prendre l’eau

  • Avant 1946 — 83 403 logements, 14,3 % : fermes briardes, maisons de bourg, corps de ferme reconvertis. Moellons calcaires, meulière, murs épais montés sans arase étanche, enduits au plâtre au nord du département et à la chaux au sud. Ces maçonneries pompent l’eau du sol par capillarité et l’évacuent par évaporation à travers l’enduit : tant que l’enduit respire, l’équilibre tient. C’est le terrain classique de la remontée capillaire et du salpêtre.
  • 1946 – 1990 — 294 060 logements, 50,5 % : la moitié du parc. Pavillons de lotissement des années 1960 à 1980, très souvent avec sous-sol total, garage semi-enterré ou vide sanitaire ; puis les villes nouvelles de Marne-la-Vallée et de Sénart. Isolation partielle, ponts thermiques en about de plancher, niveaux bas en contact direct avec un sol qui retient l’eau : les désordres s’y répartissent entre humidité de partie enterrée et condensation.
  • Après 1991 — 204 582 logements, 35,1 % : plus d’un logement sur trois, dont 101 052 achevés à partir de 2006. Enveloppe étanche, menuiseries performantes, ventilation mécanique indispensable. Si la VMC s’arrête ou si les entrées d’air sont bouchées, la vapeur produite à l’intérieur se dépose sur les angles froids, sans qu’aucune eau extérieure n’entre en jeu.
Un mur ancien n’est pas censé être sec comme un mur neuf : il gère l’eau en la laissant repartir. Le réflexe qui aggrave le plus souvent la situation en Seine-et-Marne consiste à le refermer — enduit ciment, peinture filmogène, doublage collé — puis à constater que la trace remonte de trente centimètres.
Géologie et hydrogéologie

Le plateau de la Brie, ou l’eau qui n’arrive jamais à descendre

Pour comprendre l’humidité en Seine-et-Marne, il faut lire le sous-sol de haut en bas. La carte géologique de la Brie décrit un empilement très régulier, et chacune de ses couches joue un rôle précis.

Tout en haut, des limons de plateau qui peuvent atteindre 6 mètres d’épaisseur : une couverture fine, sablo-argileuse, qui absorbe la pluie et la laisse passer. En dessous, la formation de Brie, épaisse d’une vingtaine de mètres, faite de blocs de meulière pris dans une matrice argileuse et de calcaire — c’est la pierre des vieilles maisons du plateau, et c’est aussi un réservoir. Puis vient la couche décisive : l’argile verte de Romainville, épaisse de 6 à 7 mètres, imperméable.

Le résultat se lit facilement. L’eau de pluie traverse les limons, s’installe dans la formation de Brie, rencontre l’argile verte et s’arrête. La notice géologique qualifie cette nappe de pelliculaire : moins de six mètres d’épaisseur mouillée. Elle ne s’enfonce pas, elle glisse sur le toit de l’argile en suivant la pente du plateau, et ressort en sources sur les flancs des vallées, drainée vers la Marne au nord.

C’est le mécanisme le plus sous-estimé du département : une cave ou un vide sanitaire peut rester sec pendant des années puis se charger en eau parce qu’un terrain voisin a été terrassé, une haie arrachée ou un drainage modifié. L’eau ne monte pas d’une nappe profonde, elle arrive de côté, à faible profondeur.

Sous l’argile verte, la série continue avec des marnes supragypseuses d’une dizaine de mètres, puis le calcaire de Champigny qui porte la nappe du même nom. Dans les buttes du nord-ouest du département, cette série contient du gypse — la roche dont on tire le plâtre, exploitée de longue date, et soluble dans l’eau. Sa dissolution et les anciennes carrières ont justifié des plans de prévention des risques de mouvement de terrain, notamment à Crégy-lès-Meaux, approuvé le 24 décembre 2009, et à Nanteuil-lès-Meaux, annexé en août 2007. Pour un diagnostic d’humidité, ces documents disent une chose utile : sous ces communes, le terrain n’est pas un bloc homogène et l’eau souterraine y circule de façon peu intuitive.

Reste le cas des vallées. La Seine, la Marne, le Loing, l’Yerres, l’Essonne, le Grand et le Petit Morin traversent le département, et douze plans de prévention du risque inondation ou plans de surfaces submersibles y sont recensés. Dans ces fonds de vallée, la logique change : ce n’est plus une eau perchée sur l’argile, c’est une nappe alluviale proche de la surface, haute en hiver et au début du printemps. Caves et sous-sols y sont le premier poste à contrôler, avant même la façade.

Coupe schématique de la Seine-et-Marne : eau perchée sur l’argile verte du plateau de la Brie Coupe du plateau de la Brie vers une vallée. En haut, une couverture de limons ; dessous, la formation de Brie constituée de meulière et de calcaire ; puis l’argile verte de Romainville, imperméable, sur laquelle l’eau de pluie s’accumule et glisse latéralement vers la vallée. Une maison avec cave reçoit cette eau contre sa paroi enterrée. À gauche, une butte contenant du gypse. À droite, la vallée avec sa rivière et sa nappe alluviale proche de la surface. Le plateau de la Brie : de l’eau retenue sur l’argile verte Butte à gypse Maison avec cave et vide sanitaire Limons de plateau Formation de Brie — meulière et calcaire Argile verte — niveau imperméable Eau perchée, qui glisse vers la vallée Vallée : nappe alluviale proche
  • Remontée capillaire
  • Nappe alluviale et parties enterrées
  • Eau perchée sur l’argile verte
  • Gypse et anciennes carrières

Coupe schématique, sans échelle. Elle montre pourquoi, sur le plateau, l’eau arrive latéralement contre les parties enterrées au lieu de s’infiltrer en profondeur, et pourquoi la logique s’inverse dans les fonds de vallée.

Profils de territoire

Quatre Seine-et-Marne, quatre points de départ

Avec 507 communes, le département n’a rien d’homogène. Le sol, l’âge du bâti et la façon dont l’eau circule changent d’un secteur à l’autre — et avec eux, l’ordre des hypothèses.

Marne-la-Vallée et la vallée de la MarneChelles, Champs-sur-Marne, Torcy, Noisiel, Lognes, Bussy-Saint-Georges, Serris, Montévrain, Lagny-sur-Marne, Vaires-sur-Marne. Le secteur le plus récemment construit, en collectif comme en maison de ville. Enveloppes très étanches, VMC déterminante : la condensation y devance les causes venues du sol, sauf en bord de Marne où la nappe alluviale reprend la main.
Le nord et le pays de MeauxMeaux, Nanteuil-lès-Meaux, Crégy-lès-Meaux, Villenoy, Trilport, Esbly, Claye-Souilly, Mitry-Mory, Dammartin-en-Goële. Les buttes contiennent le gypse dont on tirait le plâtre, avec anciennes carrières et plans de prévention des mouvements de terrain. Sol hétérogène, pentes marquées, vallée de la Marne en contrebas : fissuration et mur enterré se contrôlent ensemble.
Le plateau de la BriePontault-Combault, Roissy-en-Brie, Ozoir-la-Ferrière, Brie-Comte-Robert, Tournan-en-Brie, Fontenay-Trésigny, Nangis, Coulommiers, Provins. Bourgs anciens en moellon et en meulière, corps de ferme, enduits au plâtre ou à la chaux. Sous les limons, l’argile verte bloque l’eau : caves, celliers et vides sanitaires sont le premier poste à examiner.
Les vallées de la Seine et du LoingMelun, Dammarie-les-Lys, Le Mée-sur-Seine, Savigny-le-Temple, Combs-la-Ville, Bois-le-Roi, Fontainebleau, Avon, Nemours, Montereau-Fault-Yonne. Fonds de vallée à nappe alluviale proche et plans de prévention du risque inondation, plateaux sableux au sud. Ici l’eau vient d’en bas : niveaux enterrés, cuvelages et drainages passent avant la façade.
Ne pas confondre

Symptôme, cause probable, vérification

Ces tableaux ne remplacent pas un diagnostic. Ils montrent ce qu’un technicien cherche à confirmer ou à écarter en arrivant chez vous, et dans quel ordre.

Lecture des signes visibles et contrôles associés
Ce que vous observez Causes les plus probables Ce que l’on vérifie
Cave, sous-sol ou vide sanitaire humide toute l’année Eau du sol retenue contre la paroi enterrée Pente du terrain, drainage périphérique, état des parois, saisonnalité, présence d’un cuvelage
Frange humide en pied de mur, limite ondulée, en rez-de-chaussée Remontée capillaire dans une maçonnerie sans arase étanche Gradient d’humidité sur la hauteur, présence de sels, nature du mur et de l’enduit
Enduit qui cloque, sonne creux ou se détache en plaques Revêtement imperméable posé sur un mur ancien qui doit respirer Composition de l’enduit d’origine, zones de rétention d’eau derrière le revêtement
Moisissures dans un angle ou derrière un meuble, logement récent Condensation par renouvellement d’air insuffisant VMC en service, entrées d’air non obturées, température de paroi, hygrométrie
Tache qui apparaît après les fortes pluies Infiltration de façade ou défaut d’évacuation des eaux pluviales Enduit, joints, appuis de fenêtre, gouttières, descentes et regards
Dépôt blanc qui revient après brossage Salpêtre : l’eau vient du sol et transporte des sels Nature du dépôt, récurrence saisonnière, humidité du support en profondeur
Fissure qui s’ouvre en fin d’été puis se referme Mouvement du sol argileux sous les fondations Géométrie de la fissure, évolution, végétation proche, abords et écoulements
Odeur de renfermé au retour de vacances, buée sur les vitres Ventilation insuffisante pour l’usage du logement Débits d’extraction, usage des pièces humides, séchage du linge, occupation
Comparatif des quatre mécanismes rencontrés dans le département
Mécanisme Où cela apparaît Origine de l’eau Contrôle déterminant
Humidité de partie enterrée Caves, sous-sols totaux, garages semi-enterrés, vides sanitaires Eau perchée sur l’argile ou nappe alluviale en fond de vallée Contexte hydrogéologique, pente des abords, drainage, saisonnalité
Remontée capillaire Partie basse des murs de rez-de-chaussée, bâti ancien de bourg Eau du sol aspirée par la porosité du moellon et du mortier Profil d’humidité décroissant vers le haut, sels en surface
Infiltration Façade exposée, appuis, jonctions, pied de mur mal drainé Pluie battante ou eau pluviale mal évacuée Corrélation avec les épisodes pluvieux, état des évacuations
Condensation Angles, pourtours de fenêtres, parois froides, pièces humides Vapeur produite à l’intérieur, qui se dépose faute de sortie Écart entre température de paroi et point de rosée, débits d’air
Une cave ou un sous-sol qui reste humide ?

C’est le motif d’appel numéro un du département. Avant de parler cuvelage ou drainage, il faut savoir d’où vient l’eau et à quelle saison elle arrive. Cela se mesure sur place.

Maison, terrain, abords

Sur une maison, la cause est souvent dehors

Quand plus d’un logement sur deux est une maison et que six ménages sur dix en sont propriétaires, l’enquête ne s’arrête pas au mur qui présente la tache. Elle commence par le terrain qui l’entoure.

Ce que nous regardons à l’extérieur

  • La pente du terrain autour de la construction : un jardin qui a été remblayé au fil des années renvoie l’eau vers le mur au lieu de l’en éloigner.
  • Les gouttières, descentes d’eau pluviale et regards : une descente qui se déverse au pied du mur suffit à saturer un soubassement, et cela se voit à chaque orage.
  • Le niveau du sol extérieur par rapport au plancher bas : une terrasse ou un enrobé refait plus haut que l’ancien seuil transforme un mur de façade en mur contre terre.
  • Les soupiraux, aérations de vide sanitaire et grilles de cave, souvent obturés lors d’une rénovation, alors qu’ils assuraient le séchage du niveau bas.
  • La végétation proche et les arbres de haute tige, qui modifient la teneur en eau du sol argileux et son comportement au fil des saisons.

Ce que nous regardons à l’intérieur

  • Le niveau enterré en premier : cave, sous-sol, garage, cellier, buanderie — hauteur des traces, sels, condensation sur les canalisations.
  • La nature réelle du mur derrière le revêtement, et si un enduit ou un doublage imperméable a été posé sur une maçonnerie ancienne.
  • La ventilation du logement, y compris dans une maison ancienne où elle repose souvent sur des entrées d’air devenues invisibles.
Si vous êtes en appartement ou en copropriété — c’est le cas de 43,5 % des logements du département — la logique est la même, mais la frontière compte : ventilation intérieure et revêtements relèvent en général du lot privatif, façades, toiture, caves, parkings et colonnes de VMC des parties communes. Nous ne tranchons pas cette question juridique ; nous établissons d’où vient l’eau, avec des mesures et des photos datées.
Notre méthode

Comment nous procédons

Sept étapes, toujours dans cet ordre. Le chiffrage arrive en dernier, une fois la cause établie.

  1. Premier échangeVous décrivez ce que vous voyez, depuis quand, dans quelles pièces et à quelle saison. Nous notons la commune, l’année de construction, la présence d’une cave ou d’un vide sanitaire et le type de ventilation.
  2. Inspection sur placeLe logement, mais aussi ce qui l’entoure : façades et pignons, niveau enterré, terrain et sa pente, gouttières, descentes et regards, seuils et soupiraux.
  3. MesuresRelevés d’humidité sur plusieurs points et plusieurs hauteurs, conditions d’ambiance, températures de paroi et débits de ventilation. C’est ce qui départage une eau venue du sol d’une vapeur produite à l’intérieur.
  4. Recherche de la causeLes hypothèses sont écartées une à une : remontée capillaire, eau retenue contre une paroi enterrée, infiltration, condensation, désordre lié au mouvement du sol.
  5. Diagnostic remisCe qui a été mesuré, ce qui est retenu comme cause, ce qui reste à surveiller, et si l’origine se trouve dans le logement ou en dehors. Sans cette étape, aucun devis n’a de sens.
  6. PréconisationsLes solutions envisageables sont présentées avec leurs limites — y compris quand l’action la plus efficace consiste à reprendre une descente d’eau pluviale plutôt qu’à traiter un mur.
  7. Traitement, si nécessaireMise en œuvre après votre validation, puis remise en état une fois le support redevenu sec.
Nos prestations

Les solutions, selon la cause identifiée

Chaque prestation correspond à une page détaillée du site. Le choix vient après le diagnostic, jamais avant.

Humidité des caves et sous-solsLe motif le plus fréquent du département : traiter un niveau enterré en contact avec l’eau retenue par le sol, cave, cellier, garage ou vide sanitaire.
Traitement des remontées capillairesRétablir une barrière contre l’eau du sol dans une maçonnerie qui n’en a jamais eu — moellon calcaire, meulière, murs de bourg et corps de ferme.
Infiltrations latéralesCas des murs qui reçoivent l’eau par le côté, contre un talus, un terrain remblayé ou une paroi enterrée — la situation typique du plateau de la Brie.
Infiltration des eaux dans les mursReprendre le point d’entrée quand l’eau vient de l’extérieur et que la trace suit les épisodes pluvieux.
Traitement de l’humidité des façadesAgir sur l’enveloppe extérieure, en tenant compte de ce que l’enduit d’origine était censé faire : laisser le mur sécher.
Condensation et buéeComprendre pourquoi la vapeur produite à l’intérieur ne sort plus, dans un logement récent comme dans une maison ancienne rénovée.
Ventilation mécanique par insufflationRenouveler l’air quand la ventilation existante ne suffit plus à évacuer l’humidité produite au quotidien.
Champignons et moisissuresAssainir les supports atteints une fois la cause traitée — dans cet ordre, sans quoi la reprise est certaine.
Déshumidification professionnelleAbaisser le taux d’humidité d’un volume pendant la phase de séchage, en complément du traitement de la cause.
Ce que nous ne faisons pasChiffrer un traitement sans être venus mesurer. Enduire ou repeindre un mur encore humide. Refermer une maçonnerie ancienne avec un revêtement imperméable. Traiter un mur alors que l’eau vient d’une descente pluviale ou d’un terrain mal drainé.
Couverture départementale

Trouvez votre commune en Seine-et-Marne

Le département compte 507 communes, et 500 d’entre elles disposent déjà d’une page dédiée sur ce site. Les principales sont regroupées ci-dessous par secteur géographique.

Vous ne trouvez pas votre commune ? — voir toutes nos zones d’intervention

Votre commune est couverte ? Parlons de votre problème.

Décrivez-nous ce que vous constatez : nous convenons d’un passage pour mesurer et chercher la cause sur place.

Ce sur quoi vous pouvez compter

Notre façon de travailler

Quatre engagements simples, qui expliquent pourquoi nous commençons toujours par une visite.

La cause avant le traitementNous n’appliquons pas un produit sur un symptôme. Les hypothèses sont écartées une à une jusqu’à isoler l’origine réelle de l’eau.
Le terrain autant que le murPente des abords, gouttières, descentes, regards, seuils et soupiraux sont examinés au même titre que la maçonnerie. Sur une maison, la cause est souvent dehors.
Des mesures, pas des impressionsHumidité du support, températures de paroi, hygrométrie et débits de ventilation : ce sont les chiffres qui départagent l’eau du sol et la vapeur intérieure.
Un rapport écrit et datéMesures, photos et conclusion : un document utilisable face à un assureur, un syndic, un artisan ou un futur acquéreur.
Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande en Seine-et-Marne

Ma cave est humide depuis toujours. Est-ce vraiment traitable ?

Dans la plupart des cas oui, mais pas par le même geste selon l’origine de l’eau. Sur le plateau de la Brie, l’eau de pluie traverse les limons, s’arrête sur l’argile verte imperméable et repart latéralement : elle arrive contre la paroi enterrée, à faible profondeur. En fond de vallée, c’est la nappe alluviale qui remonte en hiver. Les deux situations se voient à la mesure et à la saisonnalité, et elles n’appellent pas la même réponse — reprise du drainage et des abords dans un cas, cuvelage ou traitement de paroi dans l’autre. C’est précisément pour cela que nous ne chiffrons rien avant d’être venus.

J’ai fait refaire l’enduit de ma maison et l’humidité est revenue plus haut. Pourquoi ?

Parce que la maçonnerie ancienne du département n’est pas étanche, et n’a jamais été conçue pour l’être. Le CAUE de Seine-et-Marne rappelle que les façades y sont traditionnellement enduites au plâtre associé à la chaux dans le nord, et à la chaux et au sable dans le sud. Ces enduits laissent la vapeur ressortir : le mur pompe un peu d’eau au sol et l’évapore en surface. Si on le recouvre d’un ciment ou d’une peinture filmogène, l’évaporation est bloquée mais l’eau continue de monter — elle ressort donc plus haut, là où le revêtement s’arrête. Le désordre n’a pas empiré, il s’est déplacé.

Qu’est-ce que l’argile verte de Romainville, et pourquoi m’en parle-t-on ?

C’est une couche d’argile de 6 à 7 mètres d’épaisseur, décrite par la carte géologique de la Brie, qui se trouve sous la formation de meulière et de calcaire du plateau. Elle est imperméable. L’eau qui s’infiltre depuis la surface descend jusqu’à elle, ne peut pas aller plus bas, et forme au-dessus une nappe très mince — la notice la qualifie de pelliculaire, moins de six mètres d’épaisseur mouillée. Cette eau suit ensuite la pente du toit de l’argile. C’est ce qui explique qu’une cave puisse rester sèche pendant dix ans puis se charger après un simple terrassement voisin ou une modification de drainage.

Mon logement a moins de quinze ans et il y a des moisissures. Est-ce normal ?

Ce n’est pas normal, mais ce n’est presque jamais un défaut d’étanchéité. Plus d’un tiers du parc du département a été achevé après 1991, et 101 052 résidences principales l’ont été à partir de 2006. Ces logements sont très bien fermés : l’eau extérieure n’entre pas. En revanche, la vapeur produite à l’intérieur — cuisine, douches, séchage du linge, respiration — doit sortir, et c’est le rôle de la ventilation. VMC arrêtée ou encrassée, entrées d’air en menuiserie obturées, hotte raccordée sur le réseau d’extraction : la vapeur se dépose alors sur les surfaces les plus froides. La réponse passe par l’air, pas par un traitement de maçonnerie.

Une fissure s’est ouverte cet été sur ma maison. Est-ce lié à l’humidité ?

Pas directement, mais les deux se croisent souvent. Les sols argileux gonflent quand ils s’imbibent et se rétractent quand ils sèchent ; ce mouvement saisonnier fatigue la maçonnerie qui repose dessus, et les fissures s’ouvrent généralement en fin d’été, en suivant les joints. Ce qui nous intéresse pour un diagnostic d’humidité, c’est qu’une fissure ouverte transforme une pluie battante en infiltration. Nous regardons donc les deux ensemble : la géométrie et l’évolution de la fissure, mais aussi la végétation proche, la pente du terrain et les écoulements d’eau pluviale, qui modifient la teneur en eau du sol autour des fondations.

Comment distinguer une remontée capillaire d’une infiltration ?

Trois indices se lisent avant toute mesure. La remontée part du sol et sa limite supérieure ondule, jamais rectiligne ; elle laisse un dépôt blanc qui revient après nettoyage ; elle est présente été comme hiver, avec un maximum en saison humide. L’infiltration, elle, apparaît ou s’aggrave après un épisode pluvieux précis, se localise souvent près d’un appui de fenêtre, d’une jonction ou d’une descente d’eau, et se limite à une face du mur. La mesure tranche : dans un cas le taux d’humidité décroît régulièrement en montant, dans l’autre il est maximal au point d’entrée puis diminue autour.

Le gypse du nord du département me concerne-t-il ?

Cela dépend de votre commune. Les buttes du nord-ouest de la Seine-et-Marne contiennent le gypse dont on tirait le plâtre, exploité de longue date, et cette roche se dissout au contact de l’eau. Là où d’anciennes carrières et la dissolution du gypse présentent un enjeu, l’État a établi des plans de prévention des risques de mouvement de terrain — c’est le cas à Crégy-lès-Meaux, approuvé en décembre 2009, et à Nanteuil-lès-Meaux, annexé en août 2007. Pour un diagnostic d’humidité, l’information utile n’est pas le risque de mouvement en lui-même, mais le fait que le terrain sous le bâtiment n’est pas homogène : l’eau souterraine y circule de façon irrégulière, et un mur peut se charger sans cause apparente en surface.

Intervenez-vous partout dans le 77, y compris en zone rurale ?

Le département compte 507 communes et notre agence Île-de-France couvre la Seine-et-Marne, de Marne-la-Vallée au pays de Meaux, du plateau de la Brie aux vallées de la Seine et du Loing. 500 communes disposent déjà de leur page dédiée sur ce site, et la liste par secteur ci-dessus reprend les principales. Si vous ne trouvez pas la vôtre, la page des zones d’intervention les recense toutes, ou le plus simple reste de nous appeler au 01 30 76 13 26 pour convenir d’un passage.

Aller plus loin

Sources des données citées

Prochaine étape

Faisons le point sur votre mur

Une cave qui reste humide, un pied de mur qui fonce chaque hiver, un enduit qui cloque, des moisissures dans une maison récente : décrivez-nous ce que vous voyez. Nous venons mesurer et chercher la cause — le devis ne vient qu’après.

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