Hauts-de-Seine · 92 · Agence Île-de-France

Dans les Hauts-de-Seine, l’humidité est d’abord une affaire d’immeuble

Neuf logements sur dix y sont des appartements. La trace en bas de mur, la cave qui sent le renfermé ou les moisissures d’angle ne se lisent pas comme dans un pavillon : il faut savoir ce qui relève de votre lot, ce qui relève des parties communes, et d’où vient réellement l’eau.

  • 36 communes couvertes
  • Mesures sur place
  • Devis après diagnostic
Technicien de KM Humidité contrôlant un mur humide dans un appartement occupé
88 %des logements du département sont des appartements — le diagnostic ne part pas des mêmes hypothèses

L’essentiel, en quatre points

Ce qui distingue un diagnostic d’humidité dans les Hauts-de-Seine d’un diagnostic ailleurs en Île-de-France.

Un parc à 88 % collectif

Le département compte 745 678 appartements pour 89 701 maisons. La question n’est presque jamais « d’où vient l’eau dans mon mur » seule, mais aussi « ce mur est-il à moi, mitoyen, ou en façade commune ». Cela change qui fait quoi, et dans quel ordre.

Du bâti ancien plus dense qu’ailleurs

18,6 % des résidences principales ont été achevées avant 1946 — davantage que dans les Yvelines voisines. Faubourien, meulière, brique, immeubles de rapport : autant de maçonneries montées sans coupure de capillarité systématique.

Un sous-sol creusé et dissous

Une vingtaine de communes sont concernées par d’anciennes carrières souterraines de calcaire, de craie ou de gypse. Ces vides et la dissolution du gypse modifient la circulation de l’eau bien avant d’inquiéter la structure.

Aucun devis sans mesure

Nous ne chiffrons pas un traitement à distance, et encore moins sur photo d’un mur d’appartement. Relevés d’humidité, conditions d’ambiance, examen des parties communes et des abords se font sur place.

Le département en données publiques

Ce que les Hauts-de-Seine ont de particulier

Ces indicateurs ne décrivent pas votre logement. Ils décrivent le type de bâti dominant et le sous-sol sur lequel il repose — deux éléments qui orientent l’ordre des hypothèses avant la première mesure.

846 710logements dans le département (INSEE, RP 2023)
88,1 %d’appartements, contre 10,6 % de maisons (INSEE, RP 2023)
18,6 %des résidences principales achevées avant 1946 (INSEE, RP 2023)
18communes couvertes par le plan de prévention du risque inondation (Préfecture 92)
Point de départ

Que voyez-vous chez vous ?

Chaque signe oriente vers une ou plusieurs hypothèses. Aucun ne suffit à conclure seul — mais il indique par où commencer, et souvent à qui poser la question.

Ces cartes sont une aide à l’observation, pas un diagnostic. En immeuble, deux causes coexistent très souvent — un mur froid mal ventilé au-dessus d’un pied de mur qui prend l’eau, par exemple. C’est justement ce que la visite sert à démêler.
Le parc de logements

Un immeuble sur cinq est antérieur à 1946

L’année de construction détermine ce que le mur possède — ou non — comme barrière contre l’eau du sol, et comment le logement a été conçu pour respirer. C’est le premier élément qui oriente un diagnostic.

Résidences principales des Hauts-de-Seine par période d’achèvement — INSEE, recensement 2023 (base : 740 961 logements achevés avant 2021)
Période d’achèvement Résidences principales Part du parc
Avant 1919 42 170 5,7 %
1919 – 1945 95 387 12,9 %
1946 – 1970 211 632 28,6 %
1971 – 1990 191 293 25,8 %
1991 – 2005 113 190 15,3 %
2006 – 2020 87 289 11,8 %

Trois familles de bâti, trois problématiques distinctes

  • Avant 1946 — 137 557 logements, 18,6 % : immeubles de rapport, maisons de ville en meulière, bâti faubourien de Levallois, Clichy, Boulogne ou Asnières. Murs en pierre, meulière ou brique, montés sans arase étanche systématique, avec des caves voûtées sous l’emprise complète du bâtiment. C’est le terrain classique de la remontée capillaire et du salpêtre en pied de mur.
  • 1946 – 1990 — 402 925 logements, 54,4 % : plus de la moitié du parc. Grands ensembles, barres et tours de la reconstruction et des années 1970, avec sous-sols techniques, parkings enterrés, murs de refend béton et ponts thermiques nombreux. Ici, la condensation et l’humidité des niveaux enterrés pèsent au moins autant que les remontées.
  • Après 1991 — 200 479 logements, 27,1 % : l’étanchéité s’est nettement améliorée, mais l’enveloppe s’est refermée. Une VMC hors service, des entrées d’air obturées ou une salle de bains sans extraction suffisent à faire apparaître des moisissures dans les angles froids, sans qu’aucune eau extérieure ne soit en cause.
Aucune de ces trois situations ne se règle avec le même produit, ni avec le même interlocuteur. C’est pourquoi l’année de construction et le type d’immeuble font partie des premières questions posées lors d’un diagnostic.
Géologie et hydrogéologie

Une boucle de Seine, un coteau, et un sous-sol creusé

Les Hauts-de-Seine tiennent en trois reliefs : la plaine alluviale des boucles au nord, le coteau qui remonte vers l’ouest et le sud, et sous ce coteau, un sous-sol exploité pendant des siècles pour la pierre et le plâtre.

Au nord, le département est traversé par la Seine, qui y décrit deux grandes boucles — celle de Gennevilliers et celle de Boulogne. Sous ces plaines court la nappe alluviale, alimentée par le fleuve et donc soumise à son rythme : hautes eaux en hiver et au début du printemps, étiage l’été. Un mur enterré qui paraissait sec en août peut se recharger en février sans qu’aucune fuite ne soit apparue entre-temps.

Les services de l’État décrivent explicitement le département comme vulnérable aux inondations « par débordement de la Seine, par ruissellement… et par remontée de nappe ». Le plan de prévention du risque inondation, approuvé par arrêté préfectoral du 9 janvier 2004 puis modifié le 7 juillet 2017 et le 9 décembre 2024, couvre 18 communes : Asnières-sur-Seine, Bois-Colombes, Boulogne-Billancourt, Clichy, Colombes, Courbevoie, Gennevilliers, Issy-les-Moulineaux, Levallois-Perret, Meudon, Nanterre, Neuilly-sur-Seine, Puteaux, Rueil-Malmaison, Saint-Cloud, Sèvres, Suresnes et Villeneuve-la-Garenne.

Le département des Hauts-de-Seine est vulnérable aux inondations, par débordement de la Seine, par ruissellement… et par remontée de nappe.

Préfecture des Hauts-de-Seine, risque inondation

En s’éloignant du fleuve, le terrain remonte vers les buttes de Meudon, de Saint-Cloud, de Clamart et de Châtillon. C’est là que le sous-sol raconte une autre histoire : le calcaire grossier, la craie et le gypse y ont été exploités en carrières souterraines pendant des siècles. Une vingtaine de communes sont concernées — Antony, Bagneux, Châtillon, Chaville, Clamart, Courbevoie, Fontenay-aux-Roses, Issy-les-Moulineaux, Malakoff, Meudon, Montrouge, Nanterre, Puteaux, Rueil-Malmaison, Saint-Cloud, Sceaux, Sèvres, Suresnes, Vanves et Ville-d’Avray. Châtillon compte à elle seule plus de 90 % de son territoire concerné par ces anciennes exploitations.

Un arrêté préfectoral du 7 août 1985 a institué des périmètres de risque imposant une consultation en urbanisme sur ces zones, complétés depuis par des plans de prévention des risques de mouvement de terrain — celui de Chaville approuvé le 29 mars 2005, celui de Saint-Cloud le 2 juin 2006. Ces documents visent d’abord la stabilité du sol. Mais pour qui cherche l’origine d’un mur humide, ils disent autre chose : le sous-sol local n’est pas un bloc homogène, il est traversé de vides, de remblais et de fronts de taille qui redistribuent l’eau.

Le gypse ajoute une difficulté propre à ce secteur : c’est une roche soluble. Sa dissolution progressive crée des vides et des tassements différentiels qui fissurent les maçonneries — et une fissure en pied de mur ouvre à l’eau un chemin aussi efficace qu’une nappe haute.
Coupe schématique des Hauts-de-Seine, de la boucle de Seine au coteau sous-miné Coupe montrant, en fond de vallée, un immeuble sur alluvions avec une nappe proche de la surface, une cave et un parking enterrés, et sur le coteau un immeuble dont la fissuration favorise l’infiltration, au-dessus d’anciennes galeries de carrière. Les quatre mécanismes d’humidité y sont situés : remontée capillaire, humidité de partie enterrée, infiltration de façade et condensation intérieure. De la boucle de Seine au coteau sous-miné : quatre mécanismes Pluie battante et infiltration Fissuration du bâti Coteau — calcaire, craie et gypse Anciennes carrières souterraines Remontée capillaire Condensation sur paroi froide Cave et parking enterrés La Seine Nappe alluviale — hautes eaux en hiver
  • Remontée capillaire
  • Nappe et parties enterrées
  • Infiltration et condensation
  • Anciennes carrières et gypse

Coupe schématique, sans échelle. Elle situe les quatre mécanismes selon la position dans le département : nappe, caves et parkings enterrés dans les boucles, fissuration, infiltration et anciennes carrières sur le coteau.

Profils de territoire

Quatre Hauts-de-Seine, quatre diagnostics

Le département tient dans 176 km², mais il n’a pas un profil d’humidité unique. Repérer le vôtre ne remplace pas une inspection : cela indique par quelle hypothèse commencer.

La boucle nordGennevilliers, Villeneuve-la-Garenne, Colombes, Asnières-sur-Seine, Clichy, Nanterre. Plaine alluviale, nappe proche de la surface, périmètres PPRI. Les caves, parkings et locaux techniques enterrés sont le premier poste à contrôler, avant même les murs des logements.
Le croissant d’affairesCourbevoie, Puteaux, Levallois-Perret, Neuilly-sur-Seine, La Garenne-Colombes, Bois-Colombes. Bâti dense, immeubles de rapport anciens et tours récentes qui se côtoient, sous-sols sur plusieurs niveaux. Remontées en pied d’immeuble ancien d’un côté, condensation en logement très étanche de l’autre.
Les coteaux de l’ouestSaint-Cloud, Suresnes, Sèvres, Meudon, Ville-d’Avray, Chaville, Garches, Marnes-la-Coquette, Vaucresson. Pente marquée, meulière et pierre, murs de soutènement et parties enterrées côté talus. L’eau de ruissellement retenue contre la paroi y pèse autant que la nappe.
Le sud sous-minéChâtillon, Clamart, Bagneux, Malakoff, Montrouge, Fontenay-aux-Roses, Le Plessis-Robinson, Sceaux, Bourg-la-Reine, Châtenay-Malabry, Antony, Vanves. Anciennes carrières de calcaire, de craie et de gypse, remblais, tassements différentiels. Ici, la fissure précède souvent l’humidité.
Ne pas confondre

Symptôme, cause probable, vérification

Ces tableaux ne remplacent pas un diagnostic : ils indiquent ce qu’un technicien va chercher à confirmer ou à écarter en arrivant chez vous.

Lecture des signes visibles et contrôles associés
Ce que vous observez Causes les plus probables Ce que l’on vérifie
Frange humide en bas de mur, limite ondulée, en rez-de-chaussée Remontée capillaire Gradient d’humidité sur la hauteur, présence de sels, absence de coupure de capillarité
Dépôt blanc qui revient après brossage en cave Salpêtre, donc eau chargée en sels venue du sol Nature du dépôt, récurrence saisonnière, humidité du support
Tache localisée sur un pignon ou près d’une menuiserie Infiltration de façade État de l’enduit, joints, appuis de fenêtre, descentes d’eau et étanchéité des terrasses
Moisissures dans un angle, derrière un meuble, au plafond Condensation Température de paroi, hygrométrie ambiante, débits de ventilation, pont thermique
Buée persistante sur les vitrages, odeur au retour du travail Renouvellement d’air insuffisant VMC en service, entrées d’air non obturées, extraction en pièces humides
Murs de cave ou de box qui perlent, sol qui suinte Partie enterrée en contact avec l’eau du sol Niveau de la nappe, drainage périphérique, état des parois et du cuvelage éventuel
Trace récurrente sur un mur mitoyen ou de refend Cause située hors du lot : partie commune ou logement voisin Origine réelle du transfert d’eau, avant toute reprise dans votre lot
Peinture ou enduit qui cloque après réfection récente Support encore humide, quelle que soit la cause Taux d’humidité du support avant toute nouvelle reprise
Comparatif des quatre mécanismes rencontrés dans le département
Mécanisme Où cela apparaît Origine de l’eau Contrôle déterminant
Remontée capillaire Partie basse des murs de rez-de-chaussée, caves voûtées, murs de refend en pied Eau du sol aspirée par la porosité de la maçonnerie Profil d’humidité décroissant vers le haut, sels en surface
Infiltration Pignons, façades exposées, appuis, terrasses et toitures-terrasses Eau de pluie ou de ruissellement traversant l’enveloppe Corrélation avec les épisodes pluvieux, examen extérieur et en toiture
Condensation Angles, ponts thermiques, parois de refend froides, pièces humides Vapeur d’eau produite à l’intérieur, qui se dépose Écart entre température de paroi et point de rosée, débits d’air
Humidité de partie enterrée Caves, sous-sols, parkings, locaux techniques, murs contre terre Nappe, eau de ruissellement retenue contre la paroi Contexte hydrogéologique, drainage, saisonnalité du phénomène
Vous hésitez entre condensation, infiltration et remontées capillaires ?

C’est le cas le plus fréquent, et c’est normal : les trois laissent des traces qui se ressemblent. Un diagnostic sur place permet d’identifier la cause avant d’engager des travaux.

Appartement et copropriété

Chez vous, ou dans les parties communes ?

Dans un département où neuf logements sur dix sont des appartements, c’est la question qui débloque — ou qui bloque — la plupart des dossiers. Elle se tranche sur les faits, pas sur les principes.

Ce qui relève le plus souvent du lot privatif

  • La ventilation intérieure du logement : entrées d’air en menuiserie, bouches d’extraction, usage des pièces humides.
  • Les revêtements, cloisons et doublages posés à l’intérieur du logement.
  • Les désordres liés à des travaux réalisés dans le lot — isolation intérieure, obturation d’aérations, verrière, salle d’eau créée sans extraction.

Ce qui relève le plus souvent des parties communes

  • Les façades, pignons, enduits et joints, ainsi que les descentes d’eau pluviale.
  • La toiture, les terrasses et leur étanchéité.
  • Les murs porteurs et de refend, les caves, sous-sols, parkings et locaux techniques.
  • La colonne de VMC collective et les conduits communs.
Nous ne tranchons pas une question juridique : ce n’est pas notre rôle. Nous établissons d’où vient l’eau et par où elle circule, avec des mesures et des photos datées. C’est ce document qui permet ensuite à un propriétaire, à un syndic ou à un conseil syndical de savoir qui doit faire quoi — et d’éviter que chacun attende l’autre pendant deux hivers.
Notre méthode

Comment nous procédons

Sept étapes, dans cet ordre. Le chiffrage n’arrive qu’une fois la cause établie.

  1. Premier échangeVous décrivez ce que vous constatez, depuis quand, dans quelles pièces et à quelle saison. Nous situons la commune, l’étage, le type d’immeuble et l’année de construction.
  2. Inspection sur placeExamen du logement, mais aussi de ce qui l’entoure : façade et pignon correspondants, cave ou box associé, parties communes accessibles, abords et évacuations.
  3. MesuresRelevés d’humidité sur plusieurs points et plusieurs hauteurs, conditions d’ambiance, températures de paroi lorsque la condensation est en jeu.
  4. Recherche de la causeLes hypothèses sont écartées une à une. C’est l’étape qui distingue une remontée capillaire d’une infiltration de pignon ou d’un simple défaut de renouvellement d’air.
  5. Diagnostic remisCe qui a été mesuré, ce qui est retenu comme cause, ce qui reste à surveiller, et si le désordre trouve son origine dans le lot ou en dehors. Sans cette étape, aucun chiffrage n’a de sens.
  6. PréconisationsLes solutions envisageables sont présentées avec leurs limites, y compris lorsque l’action la plus utile ne relève pas de travaux lourds — ni de votre seule décision.
  7. Traitement, si nécessaireMise en œuvre après validation, puis remise en état une fois le support redevenu sec.
Nos prestations

Les solutions, selon la cause identifiée

Chaque prestation correspond à une page détaillée du site. Le choix se fait après le diagnostic, jamais avant.

Traitement des remontées capillairesRétablir une barrière contre l’eau du sol dans une maçonnerie qui n’en a pas — cas fréquent en pied d’immeuble ancien et en cave voûtée.
Humidité des caves et sous-solsTraiter les niveaux enterrés en contact avec l’eau du sol : caves, box, parkings et locaux techniques des immeubles collectifs.
Infiltration des eaux dans les mursReprendre le point d’entrée quand l’eau vient de l’extérieur et suit les épisodes pluvieux.
Infiltrations latéralesCas des murs recevant l’eau par le côté — fréquent sur les coteaux de l’ouest, contre un talus ou un mur mitoyen enterré.
Traitement de l’humidité des façadesAgir sur l’enveloppe extérieure, pignons compris, lorsque c’est elle qui laisse passer l’eau.
Condensation et buéeLa cause la plus souvent confondue avec une remontée en appartement — et celle qui ne se règle pas par un traitement de maçonnerie.
Ventilation mécanique par insufflationRenouveler l’air quand l’humidité produite à l’intérieur ne parvient plus à s’évacuer.
Champignons et moisissuresAssainir les supports atteints, une fois la cause de l’humidité traitée.
Déshumidification professionnelleAbaisser le taux d’humidité d’un volume pendant la phase de séchage, en complément du traitement de la cause.
Ce que nous ne faisons pasChiffrer un traitement sans être venus mesurer. Repeindre ou réenduire un mur encore humide. Promettre un résultat sur une cause qui n’a pas été identifiée. Arbitrer un litige entre copropriétaires.
Couverture départementale

Trouvez votre commune dans les Hauts-de-Seine

Les 36 communes du département sont couvertes par notre agence Île-de-France, et chacune dispose de sa page dédiée. Elles sont regroupées ci-dessous par secteur géographique.

Votre commune est couverte ? Parlons de votre problème.

Décrivez-nous ce que vous constatez : nous convenons d’un passage pour mesurer et chercher la cause sur place.

Ce sur quoi vous pouvez compter

Notre façon de travailler

Quatre engagements simples, qui expliquent pourquoi nous commençons toujours par une visite.

La cause avant le traitementNous n’appliquons pas un produit sur un symptôme. Les hypothèses sont écartées une à une jusqu’à isoler l’origine réelle de l’eau.
Des mesures, pas des impressionsRelevés d’humidité sur plusieurs points et plusieurs hauteurs, conditions d’ambiance, température de paroi quand la condensation est en jeu.
Un rapport utilisable en copropriétéMesures, photos datées et conclusion écrite : de quoi ouvrir une discussion avec un syndic ou un voisin sur des faits plutôt que sur des impressions.
Tout le départementLes 36 communes des Hauts-de-Seine sont couvertes par notre agence Île-de-France, de la boucle de Gennevilliers aux coteaux de Meudon.
Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande dans les Hauts-de-Seine

Mon appartement est humide : est-ce à moi ou à la copropriété d’agir ?

Cela dépend entièrement de l’origine de l’eau, et c’est précisément ce qu’un diagnostic établit. Une ventilation intérieure défaillante ou un doublage posé après coup relèvent en général du lot privatif. Une façade, un pignon, une descente d’eau pluviale, une toiture-terrasse, une cave ou une colonne de VMC collective relèvent en général des parties communes. Nous ne tranchons pas la question juridique — ce n’est pas notre rôle — mais nous établissons par où l’eau arrive, avec des mesures et des photos datées. C’est ce document qui permet ensuite à chacun de savoir quoi engager.

Ma cave est humide alors que je suis loin de la Seine. Est-ce normal ?

Fréquent n’est pas normal, et surtout pas sans explication. Dans les boucles de Gennevilliers et de Boulogne, la nappe alluviale suit le régime du fleuve : hautes eaux en hiver et au début du printemps, étiage l’été. Une cave qui semblait sèche en août peut se recharger en février. Sur les coteaux de l’ouest et dans le sud du département, l’explication est différente : eau de ruissellement retenue contre une paroi enterrée, drainage périphérique absent ou colmaté, ou circulation d’eau modifiée par d’anciens remblais. Trois situations distinctes, trois réponses distinctes.

Les anciennes carrières ont-elles un rapport avec l’humidité de mes murs ?

Indirectement, oui. Le sous-sol d’une vingtaine de communes du département a été exploité pour le calcaire, la craie et le gypse, et un arrêté préfectoral du 7 août 1985 a institué des périmètres de risque sur ces zones. Châtillon compte plus de 90 % de son territoire concerné. Ces vides et les remblais qui les accompagnent modifient la circulation de l’eau dans le sol. Le gypse, en particulier, est une roche soluble : sa dissolution progressive provoque des tassements différentiels qui fissurent les maçonneries. Une fissure n’est pas en soi un problème d’humidité, mais elle transforme une pluie battante en infiltration.

J’ai fait isoler par l’intérieur et des moisissures sont apparues. Pourquoi ?

Parce qu’une isolation intérieure déplace le point froid dans la paroi sans rien changer à la quantité de vapeur d’eau produite dans le logement. Si le renouvellement d’air ne suit pas — VMC absente ou hors service, entrées d’air obturées, extraction insuffisante en cuisine et salle de bains — cette vapeur se condense là où la paroi reste froide : angles, jonctions avec le plancher, arrière des meubles, pourtour des fenêtres. Ce n’est pas un défaut de l’isolant en soi, c’est un déséquilibre entre l’enveloppe et la ventilation. La réponse passe donc d’abord par l’air, pas par un produit appliqué sur le mur.

Un rez-de-chaussée est-il forcément plus exposé ?

Il est plus exposé à un mécanisme précis : la remontée capillaire, parce que ses murs sont en contact direct avec le sol. Dans les immeubles antérieurs à 1946 — 137 557 logements du département, soit 18,6 % du parc — la coupure de capillarité n’était pas systématique, et l’eau du sol monte alors dans la maçonnerie par construction. Mais un dernier étage sous toiture-terrasse ou un appartement d’angle très étanche peuvent être tout aussi touchés, pour des raisons complètement différentes. L’étage oriente l’hypothèse, il ne la détermine pas.

Comment distinguer une condensation d’une remontée capillaire ?

Trois différences se lisent à l’œil avant toute mesure. La remontée part du bas et sa limite supérieure est ondulée, jamais rectiligne ; elle laisse un dépôt blanc qui revient après nettoyage ; elle est présente des deux côtés du mur. La condensation, elle, se dépose sur les surfaces froides — angles, pourtours de fenêtres, murs derrière un meuble — et s’accompagne souvent de buée sur les vitrages le matin. La mesure tranche : dans un cas le taux d’humidité décroît en montant, dans l’autre il suit la température de la paroi.

Intervenez-vous dans toutes les communes du 92 ?

Oui, les 36 communes des Hauts-de-Seine sont couvertes par notre agence Île-de-France, de la boucle de Gennevilliers aux coteaux de Meudon et jusqu’au sud du département. Chaque commune dispose de sa page dédiée sur ce site ; la liste par secteur ci-dessus permet de retrouver la vôtre. Pour les modalités pratiques de déplacement, le plus simple est de nous appeler au 01 30 76 13 26 ou de passer par le formulaire de contact.

Comment se déroule un diagnostic humidité ?

Il commence par un échange sur ce que vous observez, depuis quand et dans quelles conditions. Vient ensuite l’inspection sur place : le logement, mais aussi la façade correspondante, la cave ou le box associé et les parties communes accessibles. Puis les relevés d’humidité sur plusieurs points et plusieurs hauteurs. Les hypothèses sont écartées une à une jusqu’à isoler la cause. Vous recevez enfin ce qui a été mesuré, ce qui est retenu et ce qui reste à surveiller. Le chiffrage ne vient qu’après, une fois la cause établie.

Aller plus loin

Sources des données citées

Prochaine étape

Faisons le point sur votre mur

Décrivez-nous ce que vous voyez : une trace en bas de mur, une cave qui sent le renfermé, des moisissures dans un angle de chambre. Nous venons mesurer et chercher la cause — le devis ne vient qu’après.

Agence Île-de-France · 36 communes des Hauts-de-Seine couvertes · Lundi au samedi, 8h – 20h