Val-d’Oise · 95 · Agence Île-de-France

Le Val-d’Oise est le département le plus creusé d’Île-de-France

Anciennes carrières, gypse qui se dissout, versants cultivés qui ruissellent, plaines alluviales de l’Oise et de la Seine : ici, l’eau qui abîme un mur vient rarement de la façade. Elle vient du sol, et le sol du 95 n’est un bloc homogène nulle part.

  • 183 communes couvertes
  • Mesures sur place
  • Devis après diagnostic
Technicien de KM Humidité inspectant le bas d'un mur dans une cave humide
107communes du département sont couvertes par un périmètre de risque lié aux cavités souterraines

L’essentiel, en quatre points

Ce qui distingue un diagnostic d’humidité dans le Val-d’Oise d’un diagnostic ailleurs en Île-de-France.

Un sous-sol percé et soluble

107 communes sont concernées par des périmètres de risque liés aux cavités souterraines — 362 zones au total — et 70 communes présentent un risque de dissolution du gypse. Ces vides et ces tassements redistribuent l’eau du sol bien avant de menacer une structure.

Un département largement pavillonnaire

41,8 % des logements sont des maisons individuelles, une proportion sans commune mesure avec la petite couronne. Cela veut dire des murs en contact direct avec le sol, des caves, des sous-sols enterrés et des abords à examiner.

Deux rivières et beaucoup de versants

L’Oise et la Seine dessinent des plaines alluviales où la nappe suit le régime des cours d’eau, et 74 communes sont identifiées comme sensibles aux coulées de boue. Le ruissellement de versant est ici une cause à part entière.

Aucun devis sans mesure

Nous ne proposons pas de traitement à distance. Les relevés d’humidité, l’examen des abords, du terrain et des parties enterrées se font sur place, avant toute préconisation chiffrée.

Le département en données publiques

Ce que le Val-d’Oise a de particulier

Ces indicateurs ne décrivent pas votre maison. Ils décrivent le sol sur lequel elle repose et le type de bâti dominant — deux éléments qui orientent l’ordre des hypothèses avant la première mesure.

546 347logements dans le département (INSEE, RP 2023)
41,8 %de maisons individuelles, contre 56,8 % d’appartements (INSEE, RP 2023)
107communes en périmètre de risque lié aux cavités souterraines (Préfecture 95)
70communes exposées au risque de dissolution du gypse (Préfecture 95)
Le parc de logements

Un logement sur trois date des années 1971-1990

Le Val-d’Oise n’a pas le bâti ancien de Paris ni le pavillonnaire homogène des grandes banlieues ouest. Il a surtout été construit vite, entre la reconstruction et la ville nouvelle — et cela se lit dans les désordres qu’on y rencontre.

Résidences principales du Val-d’Oise par période d’achèvement — INSEE, recensement 2023 (base : 495 214 logements achevés avant 2021)
Période d’achèvement Résidences principales Part du parc
Avant 1919 24 597 5,0 %
1919 – 1945 35 409 7,2 %
1946 – 1970 116 148 23,5 %
1971 – 1990 172 545 34,8 %
1991 – 2005 70 974 14,3 %
2006 – 2020 75 541 15,3 %

Trois familles de bâti, trois problématiques distinctes

  • Avant 1946 — 60 006 logements, 12,1 % : cœurs de villages du Vexin et de la plaine de France, bourgs de la vallée de l’Oise, villas de la vallée de Montmorency. Pierre calcaire, meulière, moellon, murs montés sans arase étanche. C’est le terrain classique de la remontée capillaire et du salpêtre en pied de mur.
  • 1946 – 1990 — 288 693 logements, 58,3 % : près de six logements sur dix. Grands ensembles de Sarcelles et de Garges, lotissements pavillonnaires des Trente Glorieuses, puis la ville nouvelle de Cergy-Pontoise. Sous-sols semi-enterrés, garages en rez-de-jardin, maisons implantées en pente : l’humidité des parties enterrées et la condensation y pèsent au moins autant que les remontées.
  • Après 1991 — 146 515 logements, 29,6 % : l’étanchéité s’est nettement améliorée, mais l’enveloppe s’est refermée. Une ventilation défaillante suffit à faire apparaître des moisissures dans les angles froids, sans qu’aucune eau extérieure ne soit en cause.
Aucune de ces trois situations ne se règle avec le même produit. C’est pourquoi la date de construction, l’implantation dans la pente et la présence d’un sous-sol font partie des premières questions posées lors d’un diagnostic.
Géologie et hydrogéologie

Du gypse qui se dissout, des carrières, deux rivières

Le Val-d’Oise cumule trois familles de contraintes rarement réunies ailleurs : un sous-sol exploité, une roche soluble sous les buttes, et des vallées alluviales où la nappe accompagne les rivières.

Commençons par le plus documenté. Les services de l’État recensent 107 communes du département couvertes par des périmètres de risque liés aux cavités souterraines — 362 zones au total — et 13 communes dotées d’un plan de prévention des risques de mouvement de terrain approuvé ou prescrit. Carrières de calcaire, de craie, de sable et surtout de gypse : le sous-sol a été exploité intensivement, en particulier autour de Cormeilles-en-Parisis, d’Argenteuil et de la butte de Montmorency.

Le gypse, lui, pose un problème d’une autre nature : c’est une roche soluble dans l’eau. 70 communes du Val-d’Oise présentent un risque de dissolution du gypse. La roche disparaît lentement au contact des circulations d’eau souterraine, créant des vides et des tassements différentiels. Le bâtiment ne s’effondre pas : il travaille. Une fissure s’ouvre dans un mur de soubassement, et l’eau y trouve un chemin qu’elle n’avait pas.

C’est la particularité du 95 : ici, la fissure précède très souvent l’humidité. Traiter la trace sans regarder ce que fait le sol revient à repeindre le symptôme tous les deux ans.

Vient ensuite l’eau de surface. Le département est traversé par l’Oise et par la Seine, qui se rejoignent à sa limite sud-ouest. 33 communes sont concernées par le risque d’inondation fluviale. Le plan de prévention du risque inondation de la vallée de l’Oise couvre 22 communes dans sa version révisée du 5 juillet 2007 ; côté Seine, celui d’Argenteuil-Bezons a été approuvé le 26 juin 2002. Dans ces plaines, la nappe alluviale suit le régime des rivières : hautes eaux en hiver et au début du printemps, étiage l’été. Les services de l’État notent d’ailleurs que l’ensemble des plaines alluviales du Val-d’Oise sont sensibles aux phénomènes de remontée de nappe.

Enfin, il y a le ruissellement. 74 communes du département sont identifiées comme sensibles au phénomène de coulée de boue, et deux plans de prévention du risque d’inondation pluviale ont été approuvés, à Presles et à Valmondois. Sur les versants cultivés du Vexin et de la plaine de France, un orage d’été suffit à envoyer contre un mur de soubassement une quantité d’eau qu’aucun drainage improvisé n’absorbe.

Reste l’argile, présente partout : les services de l’État indiquent que quasiment toutes les communes du département sont concernées, à des degrés divers, par le retrait-gonflement des sols argileux. Le mécanisme est le même que pour le gypse — un mouvement du sol qui fatigue la maçonnerie — mais il est saisonnier et lié à la sécheresse plutôt qu’à la dissolution.

Coupe schématique du Val-d’Oise, du versant cultivé à la butte de gypse Coupe montrant, à gauche, un plateau cultivé d’où l’eau ruisselle vers la vallée ; au centre, une maison de fond de vallée avec cave enterrée au-dessus d’une nappe alluviale accompagnant la rivière ; à droite, une butte où la dissolution du gypse crée une cavité sous une maison fissurée. Les quatre mécanismes d’humidité y sont situés : remontée capillaire, humidité de partie enterrée, ruissellement et infiltration, dissolution du gypse. Du versant cultivé à la butte de gypse : quatre mécanismes Plateau cultivé — ruissellement et coulées de boue Pluie battante et infiltration Fissuration du bâti Butte de gypse et de marnes Dissolution du gypse — cavité Remontée capillaire Cave enterrée L’Oise Nappe alluviale — hautes eaux en hiver
  • Remontée capillaire
  • Nappe et parties enterrées
  • Ruissellement et infiltration
  • Dissolution du gypse et cavités

Coupe schématique, sans échelle. Elle situe les quatre mécanismes selon la position dans le département : ruissellement sur les versants cultivés, nappe et parties enterrées en fond de vallée, dissolution du gypse et fissuration sous les buttes.

Profils de territoire

Quatre Val-d’Oise, quatre diagnostics

Entre le Vexin rural et la boucle d’Argenteuil, le département change complètement de nature. Repérer votre secteur ne remplace pas une inspection : cela indique par quelle hypothèse commencer.

Les boucles de SeineArgenteuil, Bezons, Cormeilles-en-Parisis, Montigny-lès-Cormeilles, La Frette-sur-Seine, Herblay-sur-Seine. Plaine alluviale, nappe proche de la surface, PPRI approuvé pour Argenteuil-Bezons. Le sous-sol y a par ailleurs été massivement exploité pour le gypse. Parties enterrées et fissuration se contrôlent ensemble.
La vallée de MontmorencyMontmorency, Enghien-les-Bains, Soisy-sous-Montmorency, Saint-Gratien, Sannois, Ermont, Eaubonne, Deuil-la-Barre, Andilly, Margency. Buttes de gypse et de marnes, villas anciennes, terrains en pente, caves nombreuses. Le secteur où la dissolution du gypse et le ruissellement de versant se combinent le plus souvent.
La vallée de l’Oise et Cergy-PontoiseCergy, Pontoise, Saint-Ouen-l’Aumône, Osny, Éragny, Vauréal, Auvers-sur-Oise, Méry-sur-Oise, L’Isle-Adam, Beaumont-sur-Oise, Persan. PPRI de la vallée de l’Oise sur 22 communes, nappe alluviale rythmée par la rivière, et un bâti largement postérieur à 1970. Les niveaux enterrés sont le premier poste à contrôler.
Plaine de France et Vexin françaisSarcelles, Garges-lès-Gonesse, Villiers-le-Bel, Gonesse, Goussainville, Écouen, Louvres, Magny-en-Vexin, Marines, Vigny. Grands ensembles au sud-est, villages de pierre calcaire à l’ouest. Versants cultivés, coulées de boue, argiles présentes : ici le sol bouge avec les saisons et l’eau arrive par la surface.
Ne pas confondre

Symptôme, cause probable, vérification

Ces tableaux ne remplacent pas un diagnostic : ils indiquent ce qu’un technicien va chercher à confirmer ou à écarter en arrivant chez vous.

Lecture des signes visibles et contrôles associés
Ce que vous observez Causes les plus probables Ce que l’on vérifie
Frange humide en bas de mur, limite ondulée Remontée capillaire Gradient d’humidité sur la hauteur, présence de sels, absence de coupure de capillarité
Dépôt blanc qui revient après nettoyage Salpêtre, donc eau chargée en sels venue du sol Nature du dépôt, récurrence saisonnière, humidité du support
Fissure en pied de mur, parfois en escalier, avec trace humide Mouvement de terrain — dissolution du gypse ou retrait-gonflement Géométrie et évolution de la fissure, contexte géologique, état du soubassement
Trace côté terrain en pente, marquée après les orages Ruissellement retenu contre la paroi Topographie des abords, exutoires, drainage périphérique, niveau du terrain naturel
Cave ou sous-sol humide, sol qui suinte Partie enterrée en contact avec l’eau du sol Niveau de la nappe, drainage, état des parois enterrées et du cuvelage éventuel
Tache localisée en hauteur ou près d’une ouverture Infiltration de façade État de l’enduit, joints, descentes d’eau, seuils et appuis
Moisissures dans un angle, derrière un meuble, sur le pourtour des fenêtres Condensation Température de paroi, hygrométrie ambiante, débits de ventilation
Peinture ou enduit qui cloque et se décolle Support encore humide, quelle que soit la cause Taux d’humidité du support avant toute reprise
Comparatif des quatre mécanismes rencontrés dans le département
Mécanisme Où cela apparaît Origine de l’eau Contrôle déterminant
Remontée capillaire Partie basse des murs, jusqu’à un mètre environ, à l’intérieur comme à l’extérieur Eau du sol aspirée par la porosité de la maçonnerie Profil d’humidité décroissant vers le haut, sels en surface
Humidité de partie enterrée Caves, sous-sols, garages semi-enterrés, murs contre terre Nappe alluviale, eau de ruissellement retenue contre la paroi Contexte hydrogéologique, drainage, saisonnalité du phénomène
Ruissellement et infiltration Façades exposées, pied de mur côté pente, seuils et soupiraux Eau de pluie ou de ruissellement de versant Corrélation avec les épisodes pluvieux, topographie et examen extérieur
Condensation Angles, ponts thermiques, parois froides, pièces humides Vapeur d’eau produite à l’intérieur, qui se dépose Écart entre température de paroi et point de rosée, débits d’air
Une fissure et une trace humide au même endroit ?

Dans le Val-d’Oise, c’est une combinaison fréquente et rarement anodine. Un diagnostic sur place permet d’établir lequel des deux phénomènes a commencé — et donc par quoi il faut reprendre.

Notre méthode

Comment nous procédons

Sept étapes, dans cet ordre. Le chiffrage n’arrive qu’une fois la cause établie.

  1. Premier échangeVous décrivez ce que vous constatez, depuis quand, dans quelles pièces et à quelle saison. Nous situons la commune, le type de bâti, la présence d’un sous-sol et l’implantation dans la pente.
  2. Inspection sur placeExamen de l’intérieur et des abords : façades, descentes d’eau, seuils, niveau du terrain naturel, parties enterrées, ventilation existante, et état des fissures éventuelles.
  3. MesuresRelevés d’humidité sur plusieurs points et plusieurs hauteurs, conditions d’ambiance, températures de paroi lorsque la condensation est en jeu.
  4. Recherche de la causeLes hypothèses sont écartées une à une. C’est l’étape qui distingue une remontée capillaire d’un ruissellement de versant, d’une infiltration ou d’un désordre lié au mouvement du sol.
  5. Diagnostic remisCe qui a été mesuré, ce qui est retenu comme cause, ce qui reste à surveiller. Sans cette étape, aucun chiffrage n’a de sens.
  6. PréconisationsLes solutions envisageables sont présentées avec leurs limites, y compris lorsque l’action la plus utile ne relève pas de travaux lourds — ou lorsqu’elle relève d’abord d’une étude de sol.
  7. Traitement, si nécessaireMise en œuvre après validation, puis remise en état une fois le support redevenu sec.
Nous ne sommes ni géotechniciens ni bureau d’études structure. Lorsque les mesures et l’observation orientent vers un mouvement de sol — et le Val-d’Oise s’y prête —, nous le disons clairement dans le diagnostic plutôt que de traiter une trace d’humidité qui reviendra.
Nos prestations

Les solutions, selon la cause identifiée

Chaque prestation correspond à une page détaillée du site. Le choix se fait après le diagnostic, jamais avant.

Traitement des remontées capillairesRétablir une barrière contre l’eau du sol dans une maçonnerie qui n’en a pas, ou dont la coupure d’origine ne joue plus son rôle.
Humidité des caves et sous-solsTraiter les parties enterrées en contact avec l’eau du sol, question centrale dans les vallées de l’Oise et de la Seine.
Infiltrations latéralesCas des murs recevant l’eau par le côté — le cas type des maisons implantées dans une pente, très fréquent dans la vallée de Montmorency.
Infiltration des eaux dans les mursReprendre le point d’entrée quand l’eau vient de l’extérieur et suit les épisodes pluvieux.
Traitement de l’humidité des façadesAgir sur l’enveloppe extérieure lorsque c’est elle qui laisse passer l’eau.
Condensation et buéeLa cause la plus souvent confondue avec une remontée — et celle qui ne se règle pas par un traitement de maçonnerie.
Ventilation mécanique par insufflationRenouveler l’air quand l’humidité produite à l’intérieur ne parvient plus à s’évacuer.
Champignons et moisissuresAssainir les supports atteints, une fois la cause de l’humidité traitée.
Déshumidification professionnelleAbaisser le taux d’humidité d’un volume pendant la phase de séchage, en complément du traitement de la cause.
Ce que nous ne faisons pasChiffrer un traitement sans être venus mesurer. Repeindre ou réenduire un mur encore humide. Traiter une trace d’humidité en ignorant une fissure active. Nous substituer à une étude de sol quand elle s’impose.
Couverture départementale

Trouvez votre commune dans le Val-d’Oise

Les 183 communes du département sont couvertes par notre agence Île-de-France. Les villes ci-dessous sont regroupées par secteur géographique — chacune dispose de sa page dédiée.

60 villes ci-dessous, regroupées par secteur · les 183 communes du département sont couvertesvoir toutes nos zones d’intervention

Votre commune est couverte ? Parlons de votre problème.

Décrivez-nous ce que vous constatez : nous convenons d’un passage pour mesurer et chercher la cause sur place.

Ce sur quoi vous pouvez compter

Notre façon de travailler

Quatre engagements simples, qui expliquent pourquoi nous commençons toujours par une visite.

La cause avant le traitementNous n’appliquons pas un produit sur un symptôme. Les hypothèses sont écartées une à une jusqu’à isoler l’origine réelle de l’eau.
Des mesures, pas des impressionsRelevés d’humidité sur plusieurs points et plusieurs hauteurs, conditions d’ambiance, température de paroi quand la condensation est en jeu.
Un devis qui vient aprèsLe chiffrage n’arrive qu’une fois le diagnostic remis. Y compris quand la conclusion est qu’il n’y a pas de gros travaux à engager.
Tout le départementLes 183 communes du Val-d’Oise sont couvertes par notre agence Île-de-France, de la boucle d’Argenteuil au Vexin et jusqu’à la vallée de l’Oise.
Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande dans le Val-d’Oise

Le gypse peut-il vraiment être à l’origine d’un mur humide ?

Pas directement, mais très souvent en amont. Le gypse est une roche soluble : au contact des circulations d’eau souterraine, il disparaît progressivement et laisse des vides. Le terrain se tasse alors de façon inégale, et la maçonnerie qui repose dessus travaille. Une fissure s’ouvre dans un soubassement, un enduit se décolle, un seuil se désolidarise — et l’eau entre par là. Soixante-dix communes du département présentent ce risque. C’est pourquoi, ici, nous regardons systématiquement les fissures avant de conclure sur une trace humide.

Ma maison est dans un périmètre d’anciennes carrières. Est-ce grave pour l’humidité ?

Le périmètre de risque concerne d’abord la stabilité du sol, pas l’humidité — et il concerne 107 communes du département, réparties en 362 zones. Mais il vous apprend quelque chose d’utile : sous vos fondations, le sol n’est pas un bloc homogène. Vides, remblais, fronts de taille et anciens puits redistribuent l’eau souterraine de façon peu intuitive. Un mur peut rester sec pendant des années puis se charger après un simple changement de drainage voisin. C’est une information à donner au technicien qui vient chez vous, pas une raison de s’alarmer.

Ma cave se remplit chaque hiver. Que se passe-t-il ?

Si vous êtes dans la plaine alluviale de l’Oise ou de la Seine, l’explication la plus probable est le rythme de la nappe : hautes eaux en hiver et au début du printemps, étiage l’été. Les services de l’État indiquent d’ailleurs que l’ensemble des plaines alluviales du Val-d’Oise sont sensibles aux remontées de nappe, et 33 communes sont concernées par le risque d’inondation fluviale. Hors de ces plaines, la même saisonnalité peut venir d’un drainage périphérique colmaté ou absent, qui laisse l’eau de pluie stagner contre la paroi enterrée. Deux causes, deux réponses très différentes.

Après un orage, l’eau arrive contre mon mur côté jardin. Est-ce fréquent ?

Oui, et c’est même un risque officiellement identifié : 74 communes du Val-d’Oise sont recensées comme sensibles au phénomène de coulée de boue, et deux plans de prévention du risque d’inondation pluviale ont été approuvés dans le département, à Presles et à Valmondois. Sur les versants cultivés du Vexin et de la plaine de France, la terre nue laisse filer l’eau très vite. Le mur qui reçoit cette eau n’est pas défaillant : il est simplement placé au mauvais endroit d’un bassin de ruissellement. La réponse relève alors de la gestion des abords autant que du traitement de la maçonnerie.

Comment distinguer une condensation d’une remontée capillaire ?

Trois différences se lisent à l’œil avant toute mesure. La remontée part du bas et sa limite supérieure est ondulée, jamais rectiligne ; elle laisse un dépôt blanc qui revient après nettoyage ; elle est présente à l’intérieur comme à l’extérieur du mur. La condensation, elle, se dépose sur les surfaces froides — angles, pourtours de fenêtres, murs derrière un meuble — et s’accompagne souvent de buée sur les vitrages. La mesure tranche : dans un cas le taux d’humidité décroît en montant, dans l’autre il suit la température de la paroi.

Les maisons récentes du 95 sont-elles épargnées ?

Elles sont mieux protégées contre l’eau venue du sol, et beaucoup moins contre celle qu’elles produisent. Près de trois logements sur dix du département ont été achevés après 1991 : l’enveloppe y est bien plus étanche, mais elle ne pardonne aucun défaut de ventilation. Une VMC hors service, des entrées d’air obturées ou une salle de bains sans extraction suffisent à faire apparaître des moisissures dans les angles froids. Le mécanisme n’a rien à voir avec une remontée capillaire, et le traitement non plus.

Intervenez-vous dans toutes les communes du 95 ?

Oui, les 183 communes du Val-d’Oise sont couvertes par notre agence Île-de-France, de la boucle d’Argenteuil au Vexin français et jusqu’à la vallée de l’Oise. Chaque commune dispose de sa page dédiée sur ce site ; la liste par secteur ci-dessus en présente soixante, et la page des zones d’intervention recense l’ensemble. Pour les modalités pratiques de déplacement, le plus simple est de nous appeler au 01 30 76 13 26 ou de passer par le formulaire de contact.

Comment se déroule un diagnostic humidité ?

Il commence par un échange sur ce que vous observez, depuis quand et dans quelles conditions. Vient ensuite l’inspection sur place, intérieur et abords compris — avec, dans ce département, une attention particulière portée au terrain, à la pente et aux fissures. Puis les relevés d’humidité sur plusieurs points et plusieurs hauteurs. Les hypothèses sont écartées une à une jusqu’à isoler la cause. Vous recevez enfin ce qui a été mesuré, ce qui est retenu et ce qui reste à surveiller. Le chiffrage ne vient qu’après.

Aller plus loin

Sources des données citées

Prochaine étape

Faisons le point sur votre mur

Décrivez-nous ce que vous voyez : une trace en bas de mur, une cave qui se remplit l’hiver, une fissure qui s’ouvre côté jardin. Nous venons mesurer et chercher la cause — le devis ne vient qu’après.

Agence Île-de-France · 183 communes du Val-d’Oise couvertes · Lundi au samedi, 8h – 20h